Bonjour tout le monde ^^

Déjà je remercie Annabesse, JeTapeL'Incruste et d'avoir laissé une review. Je ne pensais pas vraiment avoir "tant" de review pour une fanfiction sur Skyrim.

Et oui, comme vous auriez pu le deviner, mon Oc Val est un véritable aimant à problèmes (comme la majorité de mes Ocs en fait...). Ou, plutôt, comme l'aurait dit un célèbre sorcier "Ce n'est pas moi qui cherche les problèmes. Ce sont les problèmes qui me trouvent".

En tout cas j'espère que cette suite vous plaira et je vous souhaite bonne lecture ^^


Chapitre 1

Vous avez dit dragon ?


La première chose que Val remarqua, c'était qu'elle était attachée.

Fallait dire que l'enfoi… que la personne qui l'avait fait n'était pas aller de mains mortes sur les nœuds. Ses poignets la brûlaient. Elle suspectait même que ce soit la même personne qu'il l'avait frappé à la tête.

A tous les coups, elle devait avoir une bosse.

Observant les alentours, elle nota plusieurs choses. Déjà, elle était dans une chariote. Ensuite, qu'elle n'était pas seule. Elle ne put s'empêcher de fixer ses camarades d'infortunes. Un blond qui devait avoir dans la trentaine. Un brun au visage blafard et aux yeux cernés. Et un homme, un peu plus âgé que les deux premiers, blond lui aussi. Mais contrairement aux autres, il était bâillonné.

Des Nordiques, assurément.

Elle poussa un soupir, se maudissant de s'être fait attrapée, ce qui attira l'attention du premier homme.

« Tiens, vous avez fini par vous réveiller ? A ce qu'on raconte, vous avez tentée de voler les Impériaux, c'est vrai ?

- Ouais. » grogna-t-elle, mal à l'aise.

Elle n'aimait pas vraiment parler aux inconnus.

« Maudits Sombrages, cracha le brun en se tournant vers eux. Bordeciel allait parfaitement bien avant votre arrivée. L'Empire était calme et nonchalant. Si la Légion n'avait pas été à votre recherche, j'aurais pu voler ce cheval et je serais déjà arrivée à Lenclume. »

Le cœur de Val bondit dans sa poitrine. Des Sombrages ! Voilà pourquoi leur accoutrement lui disait quelque chose !

Du bleu et de l'argent, à l'opposé du rouge et or des Impériaux.

« Vous, là-bas. »

Val se tourna vers le brun, en haussant un sourcil. Qu'est-ce qu'il lui voulait ?

« Vous et moi, nous ne devrions pas être ici. Ce sont ces Sombrages que l'Empire veut. »

Elle ne put s'empêcher d'hocher vivement la tête. Elle n'arrivait rien fait de mal à l'Empire. Bon à part essayer de les voler. Certes. Mais en contrepartie, ne les aidait pas à se débarrasser de la racaille ?

« Nous sommes tous des frères et sœurs liés, répliqua le blond avant de se faire interrompre par un des gardes.

- Silence, derrière ! »

Ils baissèrent d'un ton.

« Et lui, pourquoi il est là ? » finit par demander le brun.

Val suivit son regard et observa le plus âgé. Elle aurait juré que pendant un instant il la fixait.

« Un peu de respect, siffla le Sombrage. Vous parlez à Ulfric Sombrage, le vrai haut-roi. »

Le brun ne fut pas le seul à être surpris. La jeune voleuse retint également une exclamation.

Ulfric ? Ulfric Sombrage ? L'homme qui avait assassiné l'ancien roi par la seule force de sa voix ?

Elle ne savait pas vraiment si elle devait se sentir honorée ou non de se tenir à ses côtés. Surtout vu la situation…

« Ulfric ? Le jarl de Vendeaume ? C'est vous qui menez la rébellion. »

Val se retint de lui dire d'arrêter de lui parler comme s'il pouvait lui répondre. Elle se contenta d'écouter sagement. Sachant pertinemment que c'était la seule chose qu'elle pouvait faire actuellement.

« Mais puisque vous vous êtes fait prendre… Par les dieux, où nous emmènent-ils ? »

La jeune femme se posait justement la même question. Mais n'osait pas la poser de peur de la réponse.

« Aucune importance, soupira le blond à sa gauche. Sovngarde est au bout du chemin.

- Non, c'est impossible. C'est impossible ! »

Val aurait voulu hurler, elle aussi. Mais elle se contenta de fixer un point invisible, les mains tremblantes et les larmes menaçants de couler.

Elle ne voulait pas mourir. Pas maintenant. Pas comme ça. Pas pour ça.

Fichue avarice. Fichus Impériaux. Fichus Sombrages.

« Hé, de quel village venez-vous ? » lança le Nordique, comme pour changer de sujet.

Elle ne savait pas vraiment s'il s'adressait à eux deux ou à une personne en particulier. Du coup elle fut bien contente quand le brun répondit en premier :

« En quoi ça vous intéresse ? cracha-t-il froidement.

- Les dernières pensées d'un Nordique devraient aller vers son foyer. »

Le voleur resta un moment silencieux avant d'avouer :

« Rorikbourg. Je… Je suis de Rorikbourg. »

Si les souvenirs de Val étaient bons, il s'agissait d'un petit village de Blancherive.

« Et vous ? »

L'homme la fixa. Et il n'était pas le seul. Cherchant sans doute à savoir ce qui se cachait derrière ses cheveux bruns, cette peau légèrement hâlée, ses cicatrices qui barraient sa joue, ses taches de rousseur et ses yeux bleus.

Elle ressemblait à une Impériale mais ses yeux étaient ceux d'une Nordique.

Elle laisse un sourire étirer ses lèvres. Ouais, elle connaissait que trop bien ce regard songeur.

« J'ai grandie à Faillaise »

Le blond hocha la tête et le silence s'installa dans la chariote. Plus personne n'osait parler et ils se contentèrent de rester là, la tête baissée.

« Général Tullius, chef ! beugla l'un des gardes. Le bourreau attend !

- Bien, dépêchons-nous d'en finir. »

Près d'elle, elle entendit le brun prier les dieux. Elle ferma les yeux, priant avec lui mentalement.

« Shor. »

Créateur du Monde. Dieu de la puissance. Chef du Panthéon.

« Mara. »

Déesse de l'amour et de la fertilité.

« Dibella. »

Déesse de la beauté, du chant et du sexe.

« Kynareth. »

Déesse du ciel, des esprits, du vent et des éléments.

« Akatosh. »

Dieu Dragon du Temps.

« Divins, s'il vous plaît, aidez-nous. » conclut-il.

Val préféra ne rien dire mais elle n'était pas vraiment sûre qu'un de ses dieux leur vienne en aide. Même s'ils les entendaient.

Elle ne voulait pas mourir. A vrai dire, elle pensait fortement qu'aucun d'entre eux ne le désirait. Même si les Sombrages faisaient en sorte de cacher leur peur et leur désespoir, contrairement au voleur. Enfin, elle ne pouvait pas les juger. Derrière son masque de froideur, elle attendait une occasion de se faire la malle.

Elle fixa de nouveau Ulfric Sombrage. Peut-être qu'avec son aide…

« Regardez-le. »

Val tourna la tête vers le nordique blond et remarqua qu'ils commençaient à pénétrer dans la ville.

« Général Tullius. Gouverneur militaire. »

Il désignait un Impérial à l'armure étincelante, à cheval, en train de discuter avec des elfes.

« On dirait que des Thalmor sont avec lui, continua-t-il. Satanés elfes… Je parie qu'ils ont quelque chose à voir dans tout ça. »

La jeune femme hocha la tête en silence. Elle se disait la même chose… Elle ne portait pas vraiment les elfes dans son cœur mais les Thalmor restaient les pires d'entre tous.

« Où sommes-nous ? elle finit par demander en regardant les habitations.

- Nous voilà à Helgen, lui répondit le blond. J'y ai courtisé une fille, autrefois. Je me demande si Vilod met toujours des genièvres dans son hydromel. »

Son regard se fixa sur les tours, nostalgique.

« C'est amusant… quand j'étais petit, les remparts et les tours des Impériaux me donnaient un sentiment de sécurité. »

Le nordique était sympathique. Certes. Mais parlait beaucoup trop au goût de Val. Peut-être parce qu'elle n'était plus habituée à la conversation.

La population commençait à se réunir sur la place, surement pour assister à l'exécution. Elle pouvait même entendre des voix d'enfants.

Soudainement, leur calèche s'arrêta, alarmant le voleur.

« Pourquoi nous arrêtons-nous ?

- A votre avis ? La fin du voyage, répondit le Sombrage avant de se tourner vers Val. Allons-y. Ne faisons pas attendre les dieux. »

Les dents serrées, elle se redressa tant bien que mal et descendit de la chariote, sous les protestations du brun :

« Non, attendez ! Nous ne sommes pas des rebelles !

- Affrontez la mort avec courage. » l'encouragea l'autre.

Ils étaient des voleurs. Les voleurs ne connaissaient pas le courage. Sinon il n'aurait pas essayé de dérober un cheval pour s'échapper. Et elle, serait déjà morte depuis longtemps.

« Vous devez leur dire ! On n'était pas avec vous ! C'est une erreur !

- La ferme ! » cracha alors la jeune femme qui en avait plus que marre de ses pleurs.

Devant eux, deux soldats Impériaux. Une femme, sûrement un capitaine vu sa tenue, et un autre, plus jeune.

« Avancez en direction du billot quand vous entendez votre nom, ordonna la femme. Un seul à la fois.

- L'Empire adore ses satanées listes, renifla le blond près d'elle.

- Ulfric Sombrage, jarl de Vendeaume. » appela l'homme.

Celui-ci se dirigea sans un regard en arrière vers ses hommes et s'avança vers le billot.

« Ce fut un honneur, jarl Ulfric ! »

« Quel défaitisme… » pensa Val, qui n'attendait que le bon moment pour prendre les jambes à son cou.

« Ralof de Rivebois. »

Au grand étonnement de la brune, se fut son partenaire d'infortune qui s'avança. Alors comme ça, il s'appelait Ralof ? C'était toujours mieux que le « blond », le « nordique » ou encore le « Sombrage ».

« Lokir de Rorikbourg.

- Non, je ne suis pas un rebelle ! insista le voleur, le fameux Lokir. Vous n'avez pas le droit !

- Halte-là ! »

« Mais quel idiot ! » jura mentalement Val en le voyant courir en plein milieu de la foule d'Impérial.

« Vous n'arriverez pas à me tuer !

- Archers ! » ordonna la femme.

L'instant d'après, il tombait sur le sol, une flèche dans le dos.

Raide mort.

« Quelqu'un d'autre a envie de s'enfuir ? »

Val avala sa salive. Quel crétin ! Il venait de signer leur arrêt de mort. A tous les deux.

Au même moment, le deuxième soldat Impérial regarda sa liste pour la voleuse en fronçant les sourcils.

« Attendez. Vous, là ! Avancez. »

Comprenant qu'il s'adressait à elle, elle avança d'un pas. Essayant du mieux qu'elle pouvait d'être la plus indifférente possible. Alors qu'en vérité, elle était morte de trouille.

« Qui êtes-vous ? l'interrogea le soldat, septique.

- Je m'appelle Val Calidius. » répondit-elle simplement.

Il lui jeta alors un regard chagriné. Sûrement à cause de son nom de famille, typiquement Impérial. Ce qui eux le don de l'agacer. Voilà pourquoi elle ne se mêlait pas des affaires entre l'Empire et les Sombrage.

« Capitaine, que fait-on ? Elle ne figure pas sur la liste. »

Etait-ce un miracle ? Enfin, elle vu un espoir de s'échapper.

Espoir qui fut de courte durée.

« Peu importe qu'elle ne soit pas sur la liste, répliqua froidement sa supérieure. Elle va au billot comme les autres.

- A vos ordres, capitaine.

- QUOI ?! »

Cette fois-ci, elle ne put retenir son cri. Comment cette sale garce osait-elle ?!

Elle s'apprêtait à lui rentrer dedans, tout en criant un nombre incalculable d'insultes, mais on la retint de justesse.

« Désolé, s'excusa sincèrement le soldat. Nous nous assurerons que votre cadavre soit renvoyé… »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle lui cracha au visage.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié. »

Elle n'avait besoin de personne…

On la poussa vers les autres condamnés, alors qu'elle s'efforçait de ne pas pleurer. Merde. Elle ne voulait pas crever. Pas comme ça. Rien qu'en fixant la hache de son futur bourreau, elle ressentit une vive douleur à la nuque. Et impossible de bouger avec ses fichus liens !

« Ulfric Sombrage ! commença celui qu'elle reconnut comme le Général Tullius. Certains ici, à Helgen, vous prennent pour un héros, mais un héros n'utilise pas un pouvoir comme celui de la Voix pour assassiner son roi et usurper son trône. »

Le chef des Sombrage laissa échapper un grognement, étouffé par son bâillon. Tandis qu'à quelques mètres d'eux, Val serra les dents. Comme si les soldats Impériaux s'y connaissaient en héroïsme !

« Vous avez commencé cette guerre, continua le Général, plongé Bordeciel dans le chaos… Désormais, l'Empire va vous abattre et rétablir la paix. »

Soudain, l'assemblée pu entendre un son horrible venir de la montagne. Quelque chose qui fit penser au rugissement d'une bête à la jeune femme.

« Qu'est-ce que c'était que ça ? demanda le soldat Impérial qui lui avait souhaité bonne chance.

- Ce n'est rien, continuez !

- Oui, général Tullius. Accordez-leur leurs derniers rites, ordonna la femme capitaine à la prêtresse qui se tenait prêt du bourreau.

- Nous recommandons vos âmes à Aetherius, commença à réciter celle-ci. Que les huit Divins vous bénissent, car vous êtes le sel et la terre de Nirn, notre bien-aimée…

- Pour l'amour de Talos, la coupa net un Sombrage dont Val ignorait le nom, taisez-vous et finissons-en.

- Comme vous voudrez… »

Elle semblait déçue.

L'homme s'approcha du bourreau et s'adressa aux Impériaux :

« Allez, je n'ai pas toute la journée. »

Au moins l'homme avait de l'humour, se dit Val.

La femme Impérial le mis à genoux devant le billot, quand il tourna la tête vers le bourreau.

« Mes ancêtres me sourient, Impériaux. Pouvez-vous en dire autant ? »

Ce qui fit sourire la jeune voleuse. Elle l'aimait bien, ce Sombrage…

Puis le bourreau abattit sa hache et son sourire disparu.

« Chiens d'Impériaux ! hurla une Sombrage, la voix tremblante, à la fois de colère et de tristesse.

- Aussi courageux dans sa mort que pendant toute sa vie. » elle entendit murmurer Ralof, à ses côtés.

Val tremblait elle aussi. Mais par peur. Peur qui se concrétisa réellement quand elle croisa le regard de la femme Impériale.

« Et maintenant, à vous ! »

La voleuse priait intérieurement qu'elle s'adressait à quelqu'un derrière elle et non à elle.

Au même moment, un rugissement semblable à celui qu'ils avaient entendus tout à l'heure retentit.

« Cela recommence. Vous avez entendu ?

- J'ai dit, au suivant ! »

« C'est ça, c'est ça, dépêchez-vous de tous nous tuer, qu'on en finisse. » pensa Val en serrant les dents.

On la poussa vers le billot puis, l'obligea à se mettre à genoux. Ses yeux fixant la tête de son prédécesseur qu'on n'avait même pas pris la peine de retirer. Elle regarda le soldat qui lui faisait face. Celui-ci la regardait avec une certaine forme de tristesse. Ou bien était-ce de la pitié. Elle ne savait pas vraiment…

Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle allait mourir. Comme ça, comme une… merde. Une paria. A seulement dix-huit ans. Si ce n'était pas triste.

Elle pleurait déjà quand elle tourna la tête vers son bourreau. Les larmes brouillant sa vision alors que ses sanglots étouffaient les cris autour d'elle. De toute façon, pourquoi criaient-ils ? Elle n'était rien de plus qu'une voleuse…

Mais alors qu'on allait la décapiter, le sol se mit à trembler sous ses pieds, faisant tomber la hache qui était censé causer sa mort. Et dans la panique, elle n'eut juste le temps d'apercevoir une silhouette immense et noire sur la tour en face d'elle. Puis elle entendit un mot. Un simple mot qui fit résonner des tas de souvenirs dans sa mémoire.

Dragon.


Je tiens à dire que je mettrais sûrement BEAUCOUP plus de temps à publier le deuxième chapitre. Sachant que je dois publier les autres chapitres sur mes autres fanfic' *soupire*

En tout cas, j'espère que vous avez aimé. En tout cas, il a été assez difficile d'intégrer des dialogues pour Val. C'est qu'il cause le Ralof quand même !

Allez, je vous laisse deviner quelle est la race de Val et quel "camp" elle choisira ^^ Même si je pense que pour le deuxième cas, vous avez déjà deviné...

Sur ceux, à la prochaine.

LaFaucheuse01