Bonjour Bonjour !
Et oui, je suis déjà de retour. Je vous poste ici ma dernière fic. Il va falloir que je m'y remettes sérieusement maintenant si je veux continuer de poster.
Pour le moment vous devrez vous contenter de cette petite fic.
Je vous la poste de suite en espérant qu'elle vous plaira.
Bonne lecture et dites moi ce que vous en avez pensé !
PSs : - Comme toujours Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, ne l'oublions pas poste de fics plus géniales les unes que les autres ! Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille :)
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Se perdre pour mieux se retrouver
La machine observait le monde. Elle observait comme elle n'avait jamais cessé de le faire depuis sa naissance. La période où elle avait dû se résoudre à "dormir" un moment pour se cacher de Samaritain lui semblait si loin maintenant. Le monde continuait de tourner, jour après jour. Nuit après nuit. Et pourtant elle ne cessait de vouloir protéger ce monde, comme son "père" le souhaitait.
Elle observa Sameen Shaw sortir d'un immeuble, à la suite du dernier numéro dont elle s'occupait dernièrement. Oui, la machine était bel et bien toujours en état de fonctionner, et elle continuait d'accomplir sa mission. Oui, elle avait su se défaire de son alter-ego et ce grâce à ceux qui s'étaient toujours battu pour, mais surtout avec elle. Elle était revenue plus forte et déterminée que jamais. Elle avait ainsi retrouvée son réseau qu'elle s'était créé peu à peu. Retrouvant ses équipes d'agents, sélectionnées avec soin.
Sameen, première personne au courant de son retour n'avait pas hésité une seule seconde avant de reprendre du service. Elle n'avait rien de mieux à faire de toute façon, comme le répétait parfois la jeune femme. Et puis, ainsi, elle respectait le souhait de celle qu'elle avait tant aimée. Root ne lui aurait en effet sûrement pas pardonné de déserter son poste. Shaw imaginait à chaque fois parfaitement le visage renfrogné de la hackeuse si elle quittait son poste, et cela l'amusait.
Fusco, lui, n'avait pas vraiment besoin d'elle pour le moment. Il faisait très bien son job. Bien mieux qu'avant son arrivée dans l'équipe. Consciencieux, le lieutenant s'évertuait jour après jour de faire le bien. De plus, elle se doutait qu'en cas de besoin, Sameen n'hésiterait pas à faire appel à lui. Contrairement à l'époque de son arrivée parmi eux, elle comptait désormais bien plus sur les autres. Elle était même capable de l'appeler pour une information qu'elle possédait déjà. Juste par caprice. Juste pour l'embêter. Juste pour passer le temps. Juste pour retrouver un peu de l'ancienne équipe, même si elle ne serait jamais plus au grand complet. Pensée qui l'attristait à chaque fois, et qu'elle chassait dès qu'elle revenait la hanter.
Root s'était sacrifiée pour ce en quoi elle croyait. Pour elle. Pour eux. Pour son créateur, son père. Elle ne la remercierait jamais assez pour tous ce qu'elle avait pu faire. Reese. John Reese s'était lui aussi sacrifié. Pour eux. Mais surtout et avant tout pour lui. Elle l'avait vu évoluer peu à peu. Changeant un peu plus chaque jour à son contact. S'ouvrant davantage. Réapprenant à vivre petit à petit. Réapprenant à croire. Mais surtout réapprenant à aimer. La personne qui avait su lui apporter tout cela ne devait même pas se douter de l'impact qu'il avait pu avoir sur sa vie. Mais tout ça c'était aussi du passé. Tout l'était après tout...
Elle quitta finalement les images d'un passé si loin et si proche pour elle, avant de se concentrer de nouveau sur la personne qu'elle considérait comme la plus importante. Cela ne lui plairait sûrement pas qu'elle le considère ainsi, mais tant pis, c'était la vérité et rien ne pourrait changer cela.
Harold Finch entra dans la cuisine de l'appartement où il vivait désormais.
- Bonjour, dit-il en entrant dans la pièce.
- Bonjour. Bien dormi ? Lui demanda la femme en face de lui.
- Parfaitement, répondit Finch en souriant. Comme tous les autres matins, ajouta-t-il ensuite.
- Ça fait maintenant six mois que tu as réapparu, commença Grâce, mais j'ai toujours l'impression que tu pourrais disparaître en un clin d'œil.
- Ne t'en fais pas, je n'ai aucune raison de partir, lui répondit l'informaticien avec un nouveau sourire.
- Je sais bien, ça va passer, ne t'en fais pas, répondit Grâce avec un sourire aussi triste que celui de son fiancé.
Aucune raison de partir ? Se demanda Grâce. Ce n'est pas plutôt aucun lieu où repartir ? Personne vers qui aller ?
Depuis le retour soudain de son fiancé en plein parc où elle peignait, Grâce n'avait jamais cessé de l'observer. Elle l'aimait toujours comme au premier jour, mais c'était pourtant rendu compte avec le temps qu'il n'était plus vraiment celui qu'elle avait connu et attendu durant toutes ces années. Elle ne savait pas grande chose de ce qu'il avait vécu : il avait disparu pour la protéger. De quoi ? De qui ? En quoi était-ce dangereux de rester près de lui ? Pourquoi préférait-il rester seul ? Elle ne devait pas s'en faire, il ne l'était pas vraiment... Mais avec qui était-il alors ? Ce n'est plus important maintenant... Où sont-ils ? Il répondait alors par un sourire si triste et plein de douleur, qu'elle ne pouvait que garder le silence, ne posant alors pas plus de questions...
Elle ne cessait pourtant de se demander ce qu'il avait bien pu traverser pour avoir un tel regard. Elle voulait tant savoir qui avait bien pu être à ses côtés durant tout ce temps, mais cela semblait le faire tant souffrir d'y repenser... Mais pourquoi ? Ce simple mot tournait en boucle dans son esprit. Elle était bien évidemment heureuse de l'avoir de nouveau près d'elle, mais et lui ? Et puis, était-il vraiment revenu ? Son esprit n'est-il pas ailleurs depuis son retour ?
Elle secoua doucement la tête alors que Finch se servait une tasse de thé. Il observa celle-ci et son regard se voila de nouveau. Grâce se retint de soupirer devant le regard perdu de son fiancé.
- Il aimait le thé ? Tenta Grâce d'une voix douce.
- Non, répondit Finch sans vraiment s'en rendre compte.
Grâce eut un pincement au cœur devant le sourire si doux et si nostalgique qu'affichait son partenaire. Un sourire doux et triste qui lui fit bien mal.
Se rendant finalement compte de ce qui venait de se passer, Finch se tourna vers elle, surpris. Pourquoi avait-elle demandé cela ? Que savait-elle au juste ?
- Tu parles dans ton sommeil, avoua alors Grâce. À chaque fois que ton sommeil est agité, c'est un certain John que tu appelles. Lui et seulement lui, acheva-t-elle d'un ton qu'elle voulut le plus neutre possible.
Elle doutait d'y être parvenue au vu du regard coupable qu'affichait désormais l'informaticien. Il s'en voulait, elle le voyait parfaitement, mais pourquoi exactement ? Que pouvait-il lui cacher ? Et puis, était-ce vraiment pour son bien à elle, comme il ne cessait de lui dire, ou pour son bien à lui ? Elle ne savait pas vraiment...
- Je suis désolé, dit alors Finch, coupant ainsi le fil des pensées de l'illustratrice.
- Pourquoi ? Ne put s'empêcher de demander Grâce.
Pourquoi ? Se demanda Finch sans pour autant savoir quoi répondre. Une question pourtant si simple, alors pourquoi ne pouvait-il donner la moindre réponse ?
- Ce n'est pas important, reprit finalement Grâce avant de se lever. Le plus important c'est que tu sois ici, en vie. J'ai mon rendez-vous dans une demi-heure, je vais y aller.
Elle s'approcha de lui, avant de poser sa tasse dans l'évier. Elle déposa un baiser sur la joue de Finch avant de partir.
- À quoi bon courir après un fantôme ? Murmura-t-il pour lui-même, une fois seul.
Il porta finalement son regard vers son ordinateur portable, non loin de lui, ouvert.
- Est-ce que tu me vois ? Demanda l'informaticien sans vraiment savoir pourquoi.
Il le referma avant de quitter à son tour la pièce. Souhaitait-il une quelconque réponse ? Il ne le savait pas vraiment lui-même.
Finch s'installa un peu après dans la pièce où il se sentait le plus à l'aise : la bibliothèque. Tout ici lui rappelait les années passées, mais c'était pourtant bien parmi les livres qu'il se sentait le mieux. Ici, il se sentait vraiment vivant. Comment se passait le boulot pour le lieutenant Fusco ? Son partenaire était-il une bonne personne ? Digne de confiance comme Carter ou Reese ? Et Shaw ? Se remettait-elle de la disparition de Root ? Allait-elle un peu mieux ou était-elle retombée dans une spirale destructrice ? Gardait-elle contact avec Fusco ? Il espérait que c'était bien le cas, ainsi le lieutenant pourrait garder un œil sur la jeune femme. Et Bear ? Qui s'occupait de lui ? Allait-il bien ? Manquait-il au chien ? Et Reese, lui manquait-il ?
Il soupira faiblement alors qu'une nouvelle fois l'image de l'ex-agent surgissait dans son esprit. Mais comment pouvait-il effacer des années de boulot, d'amitié ? Comment oublier des sentiments aussi forts en si peu de temps ? Il repensa alors à Grâce... Avait-elle comprit ce que John représentait à ses yeux ? Elle était intelligente, mais surtout très perspicace quand ça le concernait, alors... savait-elle l'ampleur de ses sentiments envers l'ex-agent ? L'idée que ce soit bien le cas l'effraya autant que ça le soulageait. Il n'aurait ainsi plus de raison de lui mentir, lui cachant ses pensées les plus intimes si c'était effectivement le cas... Mais qu'est-ce qui était le mieux pour elle ? Pour lui ? Pour eux ?
Finch sursauta alors quand quinze heures sonnèrent à l'horloge de la pièce. Il se leva péniblement avant de jeter un œil par la fenêtre de la bibliothèque. La rue grouillait de monde, mais personne qu'il ne connaissait. Aucun visage familier parmi cette foule. Comme à chaque fois qu'il regardait dehors, l'informaticien semblait toujours chercher quelqu'un du regard. Grâce elle-même lui avait fait la remarque après deux semaines.
- Non, personne... avait finalement répondu Finch peu sûr de lui.
Grâce n'avait rien ajouté ce jour-là, ne voulant pas le forcer à parler. Ne voulant pas le brusquer ou violer son jardin secret.
Finch se détourna de la fenêtre avant de quitter la pièce. Il retrouva alors Grâce peignant dans une autre pièce.
- Tu es rentrée depuis longtemps ? Lui demanda Finch étonné qu'elle ne soit pas venue le trouver.
- Depuis bientôt deux heures maintenant, répondit-elle après avoir vérifié l'heure. Je ne voulais pas te déranger, ajouta-t-elle devinant la question que Finch allait lui poser.
- Mais tu ne me déranges jamais, rétorqua l'informaticien étonné.
- Vraiment ? Demanda Grâce en lui faisant face. Ton repas est dans le micro-onde, dit-elle finalement alors que Finch ne savait quoi répondre, une nouvelle fois.
- Je n'ai pas faim, reprit l'informaticien.
Alors que Finch faisait demi-tour, prêt à quitter la pièce, Grâce ajouta d'une voix douce :
- Je ne pensais pas te revoir un jour, mais... es-tu seulement vraiment revenu ?
Finch se stoppa net. Il ne s'était pas attendu à une telle question. Elle était justifiée, mais tellement inattendue. Il fit de nouveau face à sa fiancée.
- Parfois, même souvent, poursuivit Grâce, tu parais tellement loin. Ici, mais ailleurs, conclut-elle finalement dans un murmure.
- Je suis désolé, ne put que répondre Finch.
Grâce lui sourit faiblement.
- John ? Demanda-t-elle.
Devant le silence de l'informaticien, elle comprit qu'elle avait vu juste.
- J'ai rencontré un John qui semblait te connaître. Tu te rappelles, quand je me suis fait enlever ? Je t'en ai parlé...
Comment pouvait-il oublier une telle chose ! Grâce lui avait bien évidemment tout raconté peu après son retour, mais elle ignorait encore qu'il le savait déjà. Il était, après tout, au centre de toute cette histoire.
Finch hocha faiblement la tête.
- Est-ce lui qui occupe toutes tes pensées ? Demanda-t-elle enfin, le cœur battant comme jamais.
Harold savait qu'il ne pouvait plus fuir devant cette question. Il était temps qu'il lui fasse face, sans détours ni mensonge. Être honnête, il lui devait bien ça. Après tout ce temps. Après tout ce qu'elle avait traversé à cause de lui...
- En effet, répondit simplement l'informaticien.
- Je vois, rétorqua Grâce après quelques secondes. Il savait que tu étais en vie ?
Nouveau hochement de tête de la part de Finch.
- Il était là pour toi ? Continua l'illustratrice, voulant tout savoir.
- Toujours, répondit Finch conscient qu'il devait blesser celle qu'il avait pourtant tant aimé.
Grâce soupira faiblement. Cette discussion lui faisait autant de mal qu'elle lui faisait de bien. Elle s'approchait enfin de la vérité. Elle avait conscience de l'avoir perdu, il y a des années de cela maintenant, lors de l'explosion. Le retenir près d'elle n'était bon ni pour elle, ni pour lui. Après tout, il faut savoir laisser partir les gens que l'on aime...
- Tu l'aimes ? Demanda-t-elle enfin, péniblement.
Finch se perdit une nouvelle fois dans ses souvenirs. Quand était-ce déjà que ses sentiments avaient autant changés ? Après son enlèvement par Root ? La mort de Carter ? Lors de son arrestation à la banque, croyant le perdre ? Ou plutôt quand il était parti de son propre chef, loin de lui, en Italie justement ? Ou plutôt à son retour près de lui ? Quand ils avaient été séparés pendant leur fuite, pourchassés par Samaritain ?
Quand était ce que la gentillesse de John l'avait vraiment atteint ? Quand était-ce que ses attentions étaient devenues pour lui une nécessité ? Quand était-ce que sa voix avait fini par le faire frémir ? Quand était-ce déjà que ses sourires étaient devenus comme un rayon de soleil dans ses sombres journées ? Ses taquineries une bouffées d'air frais ? C'était quand déjà ? Quand était-ce qu'il avait enfin commencé à apprécier la surprotection de l'ex-agent ?
Et lui, quand est-ce qu'il s'était trouvé à le suivre du regard, à attendre ses appels, à espérer le voir, ne serait-ce que quelques secondes ? Quand est-ce qu'il s'était mis à craindre vraiment de le voir partir loin de lui ? Il ne savait pas vraiment... Tout ce qu'il savait, c'est qu'il s'était un jour levé avec l'absolu certitude de l'aimer plus que quiconque. De n'avoir besoin de rien d'autre que de lui. De vouloir son bonheur plus que toute autre chose, même si cela voulait dire le perdre aussi... Alors, qu'elle cruauté que de l'avoir vraiment perdu et pour sa propre survie. Une vie si inutile à ses yeux...
- À ce point ? Dit alors Grâce, le ramenant sur Terre.
- Je suis... commença l'informaticien.
- Ne t'excuse pas. S'il te plaît, tout mais pas ça, le coupa Grâce.
Elle lui montra le fauteuil, lui demandant alors d'y prendre place. Il s'installa, alors qu'elle bougeait légèrement de son tabouret, pour pouvoir ainsi lui faire face.
- Tu connaissais aussi ce lieutenant ? Et cette... personne un peu folle du commissariat ? Et l'autre femme ? Et puis...
Finch leva la main pour l'interrompre, ce qu'elle fit.
- C'est une longue histoire. Es-tu sûr de vouloir l'entendre ? Préféra demander l'informaticien, tout en connaissant déjà la réponse.
Grâce hocha simplement la tête. Ça y est, elle était sur le point de tout savoir !
- Bien. Tout a commencé quand j'étais enfant et que mon père commença à perdre la tête à cause d'Alzheimer, commença-t-il alors tout en se perdant une nouvelle fois dans son passé.
Grâce écouta attentivement l'histoire de celui qu'elle pensait connaître un minium depuis tant d'années avant de se rendre à l'évidence : il y avait bien trop de chose qu'elle ignorait à son sujet. Le pire était qu'il ne s'agissait pas de choses sans importance, bien au contraire. C'était l'essence même ce celui qu'elle avait rencontré...
Elle comprit enfin la raison de sa fausse mort. Enfin elle savait pourquoi il l'avait laissé. Enfin elle comprenait pleinement la signification des mots "C'était pour te protéger". Il avait tant fait pour elle, année après année, et ce n'était que maintenant qu'elle l'apprenait. Une larme coula silencieusement le long de sa joue. Il avait tant perdu, tant sacrifié pour les autres. Pour elle. Pour des inconnus... En voyant cela, Finch s'interrompit.
- Désolé, murmura Finch, pensant l'avoir blessé.
Grâce secoua faiblement la tête.
- Ne t'excuse pas. J'ai même l'impression que ce serait à moi de te demander de me pardonner. Tu as tant fait pour moi, durant tout ce temps. Et moi...
- Je t'ai surtout mise en danger, rappela Finch avec un léger sourire.
- Danger duquel tu m'as encore sauvé, au prix de ta liberté, répondit Grâce en souriant à son tour. Tu as toujours veillé sur moi...
Elle repensa alors soudainement à la personne qui l'avait rattrapé quand elle avait perdu l'équilibre. Les yeux bandés, elle n'avait jamais pu savoir qui l'avait aidé. Et si...
- C'était toi ? Demanda-t-elle alors. Quand j'avais les yeux bandés...
- Un simple échange, répondit Finch comme si de rien était. Tu étais mon point faible et il le savait pertinemment. Mais je m'en suis sorti, alors tout va bien, voulu la rassurer l'informaticien.
- John ? Demanda-t-elle tout en devinant déjà la réponse.
- Il a toujours été là pour moi. Toujours à me sauver la vie, même au détriment de la sienne... murmura-t-il faiblement.
Une ombre passa dans son regard.
- Il est... commença Grâce sans pour autant oser finir sa phrase, craignant d'avoir enfin compris ce qui torturait tant son fiancé.
Finch reprit son histoire, arrivant finalement à l'explosion de l'immeuble. Il avait trouvé un médecin pour soigner sa blessure par balle avant de quitter la ville où plus personne n'avait vraiment besoin de lui... Il acheva ainsi son récit sur leurs retrouvailles, six mois plus tôt.
Grâce garda le silence, elle aussi. Elle était encore en train de digérer toutes ces informations. Tellement en si peu de temps...
Celui qu'elle avait en face d'elle était une personne bien plus grande qu'elle ne l'aurait pensé. Il avait créé une machine si complexe et si importante qu'une partie du pays l'avait pris pour cible. Il avait voulu faire le bien et cela c'était finalement retourné contre lui. Il avait tout perdu pour ce même monde qu'il avait pourtant continué de protéger. Et pourquoi au final ? Pour tout perdre et se retrouver seul, sans les siens... Encore une fois, il ne lui restait rien d'autre que ses souvenirs. Combien de souffrance devrait-il encore endurer avant que le monde ne soit satisfait et qu'il le laisse enfin goûter à un vrai bonheur ? Pas éphémère cette fois-ci. Lui qui était si bon, souffrait pour mille...
- Et si on commandait à manger ce soir ? Demanda Finch en se levant.
Grâce regarda l'heure avant de se lever à son tour.
- Bonne idée.
Ils quittèrent la quiétude de la pièce, ensemble. Le repas passa finalement et Finch se coucha le premier.
- J'aimerai passer un peu de temps sur mon tableau. Je n'ai pas eu beaucoup de temps aujourd'hui, lui rappela-t-elle.
- Bien. Bonne nuit, dit alors l'informaticien avant de l'embrasser sur la joue.
Il se coucha finalement alors que Grâce reprenait place devant sa toile.
Une semaine passa ainsi. Grâce était au parc, celui-là même où ils s'étaient retrouvés après tant d'années.
- Je vais chercher des boissons, dit-elle après avoir jeté un œil à sa montre.
- Je vais y aller, ajouta Finch en se levant à son tour.
- Non, ça me fera du bien de marcher un peu. Attends-moi là, acheva-t-elle avant de partir.
Finch se mit à observer les gens autour de lui. Il se souvenait encore parfaitement d'avoir vu Grâce se retourner vers lui, comme si elle avait pu sentir sa présence parmi la foule. L'informaticien se retourna alors soudainement, comme Grâce six mois plus tôt. Il se figea sur place devant le regard toujours aussi rieur de John Reese.
Non, il devait rêver. Oui, cela ne pouvait pas être autrement. L'ex-agent ne pouvait tout simplement pas se trouver à quelques pas seulement de lui.
Non loin, Grâce assistait à ces retrouvailles. Elle sourit faiblement avant de faire demi-tour et de rentrer chez elle. Elle ne voulait en aucun cas les déranger dans un moment si important pour eux deux. Elle se remémora les événements une semaine plus tôt, à la suite des aveux de l'informaticien.
OOOoooOOOooo Flash-Back oooOOOoooOOO
Une fois Finch dans la chambre, Grâce s'était réinstallée devant son tableau. Elle était restée cinq minutes sans bouger, pensant simplement à tout ce que l'informaticien lui avait dit. Elle s'était alors tournée vers son ordinateur portable posé sur la table basse. Elle l'avait finalement saisit avant de l'ouvrir et de fixer la petite caméra. Elle avait l'impression d'être ridicule, mais elle avait dit pourtant :
- Tu es là ?
Un silence de plomb lui avait alors répondu. Elle ne savait pas pourquoi, mais si c'était la création de Finch, elle ne voyait pas comment elle aurait pu se perdre et disparaître ainsi. Si elle tenait tant que cela à son créateur, il était normal de vouloir le protéger, non ? Et au vu de ce que le hacker lui avait raconté, il semblait bien que ce soit le cas. Tout comme son "père", elle voulait protéger les êtres qui lui étaient cher. Était-ce si stupide que de croire en sa survie ?
Après une vingtaine de seconde qui lui avait parue durée une éternité, son portable avait vibré. Après une légère hésitation, elle s'en était emparée avant de lire le message qu'elle venait de recevoir.
- Oui.
Ce simple mot lui avait coupé la respiration avant qu'un sourire ne s'affiche sur son visage. Sans savoir pourquoi, elle y croyait. Si la machine était encore là, alors peut-être que...
- Harold ne court plus aucun danger, n'est-ce pas ? Avait-elle tout de même voulu s'assurer.
- Non, répondit immédiatement la machine.
- Tu continues de veiller sur lui ?
- Oui.
- Est-il toujours en vie ? Demanda-t-elle finalement le cœur battant.
- Qui ? Demanda la machine après réflexion.
- John Reese, dit-elle dans un souffle.
- …
- Harold a besoin de lui. Plus que de moi. Plus que de quiconque, c'est de lui dont il a surtout besoin, avait-elle tenté, espérant la faire réagir.
La machine avait semblé de nouveau réfléchir avant de répondre enfin :
- Oui.
Grâce en avait été bien plus heureuse qu'elle ne l'aurait pensé
- Où est-il ? Que fait-il ? Pourquoi n'est-il pas venu le retrouver ? S'était emporté légèrement l'illustratrice.
- Il continue aussi à veiller sur lui, pensant que c'est mieux ainsi.
- Est-il en Italie ? Devina Grâce.
- Oui.
- Peux-tu lui dire de venir ? Tenta-telle.
- Non.
- Alors le faire venir dans un endroit précis ?
- C'est faisable.
- Dans ce cas, à mon tour de tout faire pour le rendre heureux. Veux-tu m'aider à faire ça ? Avait demandé ensuite Grâce.
- Oui.
Grâce avait sourit à cette réponse. Harold avait tellement de gens qui veillait en fait sur lui, sans même que celui-ci ne le sache. Elle lui demanda de le faire venir dans une semaine, dans le parc où elle avait retrouvé l'espoir, des mois plus tôt. Patiemment, elle avait compté les jours, jusqu'au jour fatidique.
OOOoooOOOooo Fin du Flash-Back oooOOOoooOOO
- Ce n'est pas... commença l'informaticien.
- … possible ? Acheva Reese pour lui.
L'ex-agent combla rapidement l'espace qui les séparait encore. C'est avec un grand sourire qu'il se posta devant le hacker.
- C'est bien moi, pas besoin d'en douter, dit alors Reese.
- Je n'en doute pas. Je sais avec certitude que c'est bien vous, mais comment est-ce possible ? Demanda enfin Finch.
- La machine avait prévu un plan de secours pour moi. Je ne pouvais pas accepter de vous laisser faire, comme je vous l'ai dit ce jour-là. J'ai passé un accord avec elle, mais elle y avait aussi mis une condition : je devais survivre aussi. Les hommes que vous avez vu me rejoindre sur le toit, certains avaient été engagé par la machine elle-même, expliqua enfin l'ex-agent. On a tout juste eu le temps de rejoindre le bunker sous-terrain avant que l'immeuble n'explose. Quand je suis sorti, une dizaine de jours s'étaient écoulés...
- Comment...
- J'avais perdu connaissance suite à mes blessures. Mieux que personne vous devez savoir à qu'elle point je ne me préoccupe pas de ce genre de détails, plaisanta Reese.
Finch secoua la tête en se rappelant le nombre de fois où il lui avait justement reproché de ne pas prendre assez soin de lui.
- Et deux mois après l'explosion je vous retrouve avec Grâce. Vous aviez enfin la vie que vous méritiez. Après tout ce temps...
- Et vous alors ? Demanda Finch n'en croyant pas ses oreilles.
- Moi ? S'étonna quelque peu Reese.
- Oui, s'emporta légèrement Finch. En quoi êtes-vous heureux ainsi ? Pourquoi rester ici alors que rien ne vous y retiens ? Pourquoi ne pas m'avoir tout simplement dit que vous alliez bien !? Pourquoi...
N'y tenant plus, Reese éclata de rire, à la grande surprise de l'informaticien qui ne sut comment réagir face à ce rire venu de nul part. Pas qu'il ne l'appréciait pas, surtout après tant de temps sans l'avoir entendu, mais qu'elle en était la raison ?
- Désolé, s'excusa Reese. Mais vous n'avez pas changé. Vous me faites encore passé avant vous. Pourquoi suis-je resté ? Continua l'ex-agent en voyant que l'informaticien allait répliquer, c'est pourtant simple : pour garder un œil sur vous, évidemment, dit-il simplement, comme une évidence.
Finch sembla enregistrer la réponse.
- Vous n'avez rien de mieux à faire de vos journées ?
- Non, répondit honnêtement l'ex-agent.
Bien trop honnêtement pour Finch qui ne put s'empêcher de rougir au grand étonnement de Reese.
- Comment se fait-il que vous soyez pourtant devant moi aujourd'hui ? Demanda Finch après réflexion.
- J'ai reçu une publicité pour une exposition aujourd'hui, mais quand j'ai vu qu'il n'y avait rien en réalité, mais qu'à la place vous, vous étiez présent, j'ai vérifié les infos. Aucune expo n'est prévue ici...
- Alors pourquoi... commença Finch en réfléchissant.
- J'ai vu Grâce s'éloigner un peu et peu après elle m'a vu.
Finch fut étonné, mais les rouages de son cerveau étaient déjà en train d'assembler les pièces du puzzle. Il comprenait peu à peu ce qui se passait. Mais était-ce possible au moins ? Seule, elle n'aurait jamais pu organiser tout ceci, mais... avec la machine elle aurait pu.
- Elle m'a sourit et j'ai compris que vous étiez le but de ma venue ici. Mais j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, avoua Reese.
- Quoi donc ? Demanda Finch espérant pouvoir répondre à son interrogation.
- Pourquoi aurait-elle voulu que je vous retrouve ? Vous vous êtes enfin retrouvés, après tant d'années. Vous êtes ensemble, de nouveau heureux, alors pourquoi...
Finch baissa les yeux. Lui, il savait. Un voile de tristesse passa dans son regard. Elle faisait tout cela pour lui. Il lui en était reconnaissant, mais il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir en même temps.
- Finch ? L'appela doucement Reese. Dites-moi tout, demanda l'ex-agent d'une voix douce. Vous savez pourquoi elle a fait ça, je me trompe ?
- En effet. Elle s'est rendu compte que quelque chose continuait de me hanter depuis mon retour. Il y a une semaine, après quelques questions, j'ai décidé de tout lui raconter, expliqua l'informaticien.
- Tout ? Répéta Reese pour être sûr.
- C'est ça.
- Et puis-je savoir ce qui vous hantait, même ici ? Demanda Reese après une légère hésitation.
- Mes sentiments... vous concernant, avoua alors Finch. Il se trouve que je vous aime et que Grâce s'en est finalement rendu compte, conclut Finch en encrant son regard dans celui de son vis-à-vis.
Il lut l'étonnement dans les yeux bleus de ce dernier. Normal, pensa Finch. Du soulagement ? Mais pourquoi ? Se demanda-t-il ensuite.
- Ça tombe bien, répondit alors Reese, parce qu'il se trouve que je vous aime aussi, avoua tout naturellement l'ex-agent.
Ce fut au tour de l'informaticien d'être étonné, mais devant le rire cristallin de Reese, il put enfin sourire. Un vrai sourire de bonheur se dessina sur son visage. La machine et Grâce les avaient aidé à se retrouver pour enfin s'avouer l'inavouable : leurs sentiments étaient bien réciproques.
Quand Reese avait compris qu'il n'y avait pas d'exposition et que le son de la voix de l'informaticien lui était parvenu aux oreilles, il avait naturellement pensé à fuir. Puis, Grâce s'était levée et l'envie de l'observer encore un peu l'avait saisi. Il avait suivi du regard le départ de Grâce avant que cette dernière ne semble chercher quelqu'un dans la foule. Leurs regards s'étaient alors croisés. Elle lui avait souri tendrement avant de porter son regard vers son fiancé et de nouveau vers lui. Comme une invitation à le rejoindre. Elle s'était ensuite éloignée de quelques pas encore. Il avait alors reporté toute son attention sur l'informaticien et avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, ce dernier s'était tourné vers lui. Il comprit alors : il ne voulait plus s'éloigner de lui. Pour aucune raison que ce soit.
Lui, qui avait cru le perdre à de nombreuses reprises, ne voulait plus l'observer de loin. Pas maintenant qu'il savait que l'informaticien l'aimait aussi. Au début, bien que Finch l'ait sauvé de la rue, de ses ténèbres, Reese était resté méfiant à son égard. Mais peu à peu un intérêt réel pour l'informaticien était né en lui. De la curiosité à l'amitié. De l'amitié à une profonde affection. De l'affection à l'amour. Finch lui avait donné tout ce dont il avait besoin et bien plus encore. Un travail, un but, un partenaire, un ami, un confident, un sauveur même ! Il lui avait appris peu à peu à se pardonner et à s'aimer de nouveau. Mais surtout, il lui avait donné la chance d'aimer quelqu'un de nouveau. Du plus profond de son cœur. Réapprendre à vivre était dur, et aimer encore plus. Cette fois-ci il ne laisserait pas la personne qui faisait battre son cœur, souffrir. Il le protégerait coûte que coûte. Et ce même s'il devait y perdre la vie. Bien sûr, il préférait vivre, même si ce n'était pas aux côtés de Finch. Le savoir heureux lui suffirait amplement.
Pourtant, ils se retrouvaient face à face, s'avouant des sentiments longtemps tus et cachés. N'y tenant plus après tant d'années, Reese posa une main sur la joue de l'informaticien avant de l'attirer délicatement vers lui. Il posa enfin ses lèvres sur celle tant désirées de Finch. Un rêve qui se concrétisait enfin pour eux deux. Un premier baiser emplit des fantômes du passé, mais surtout plein de promesses pour l'avenir. Quelques baisers après, et se souvenant du lieu dans lequel ils se trouvaient encore, les deux hommes se séparèrent. Un sourire plein d'amour de part et d'autre et les voilà qui quittaient le parc, main dans la main.
Ils prirent la direction de l'appartement où Grâce devait se trouver.
Le cœur battant, tournant en rond dans le salon, l'illustratrice ne cessait de se demander comment ça se passait entre les deux hommes. Quand elle entendit la porte d'entrée suivit des voix de deux personnes dont Finch, elle retint son souffle un court instant avant de sourire.
- Ça veut dire qu'on a réussi ? Demanda faiblement Grâce.
- Oui, lut-elle sur son portable.
Quelques secondes après, la porte du salon s'ouvrit sur Finch... et Reese.
- Ravi de vous revoir, dit-elle à Reese.
- Moi de même. Et désolé de n'avoir rien pu vous dire à l'époque, s'excusa tout de même l'ex-agent en refermant la porte derrière lui.
- Ce n'est rien.
- Grâce, je... commença Finch ne sachant pourtant quoi dire.
- Un simple "merci" me suffira, dit-elle alors en souriant tendrement devant leurs mains enlacées. Tu en as suffisamment fait pour les autres, moi en grande partie, alors il est temps pour toi d'en profiter un peu maintenant. Enfin, je veux dire il est temps pour vous deux d'être heureux, conclut-elle.
- Merci, dit alors Finch avec gratitude.
Reese, lui, lui sourit en remerciement. Sans elle et la machine, il serait encore à l'observer de loin. À l'aimer sans un mot.
Ils prirent finalement place. Grâce dans un fauteuil et Finch et Reese en face, dans le canapé. Après quelques banalités, Grâce demanda finalement :
- Vous rentrez quand ?
Devant l'étonnement des deux hommes et le regard qu'ils échangèrent, elle ajouta :
- Votre vie n'est pas ici. Et même si cela ne m'enchante pas, des gens vous attendent encore là-bas, il me semble. Se serait cruel de les laisser dans l'ignorance.
- Je pense que Miss Shaw s'en sort parfaitement, commença Finch.
- Et Lionel doit apprécier ses vacances sans que je sois sur son dos, remarqua avec humour Reese, faisant sourire l'informaticien.
- Et Bear... Oh non, avec ces deux-là, il doit être encore plus gâté que d'habitude. Ils sont pires que vous John ! Remarqua malicieusement Finch.
Grâce n'avait jamais vu l'informaticien sourire ainsi. Plaisantant librement. Souriant. Taquinant l'ex-agent comme si de rien était. Boudant même faussement devant les répliques de son partenaire. Jamais elle n'avait vu ces facettes de sa personnalité, même après des mois passés à vivre avec lui. Le vrai Harold, pensa-t-elle alors. John avait le don, selon elle, d'éveiller l'informaticien comme personne. Elle sourit en voyant les deux hommes se chamailler et plaisanter ainsi.
- Désolé Grâce, ajouta Finch en se rendant compte qu'elle était mise de côté depuis plusieurs minutes maintenant.
Depuis le retour de Reese, il était si heureux, que le reste du monde semblait disparaître.
- Ce n'est rien, continuez.
Elle aimait les voir ainsi. Cela la rendait sincèrement heureuse pour eux.
Le reste de la journée se passa parfaitement et trois jours après, les deux hommes se présentaient à l'aéroport, devant la porte d'embarquement.
- Ne t'en fais pas, je dois passer à Manhattan dans deux mois. On se reverra à ce moment-là, dit une nouvelle fois Grâce à Harold.
- Et puis l'Italie c'est la porte à côté, ajouta Reese. Surtout quand on connaît un pilote, dit-il avec un clin d'œil vers Grâce.
- Tu pilotes ? S'étonna l'illustratrice. J'ai l'impression de découvrir de nouvelle chose sur toi jour après jour.
- Quand vous passerez, je vous raconterais pleins de choses ! Promit Reese en plaisantant.
- John, faites attention à ce que vous dites ! S'exclama Finch en fronçant les sourcils.
Cette réaction amusa un peu Reese tout comme elle amusa Grâce. Elle était heureuse de le découvrir sous un nouveau jour.
Après un dernier au revoir, les deux hommes montèrent à bord. Des heures plus tard, ils débarquèrent à Manhattan.
- Vous êtes sûr John ? Demanda Finch.
- Je crois que nous le sommes tous les deux, non ? Questionna en retour l'ex-agent.
- On dirait bien.
Le portable de Finch vibra. Il porta son regard vers Reese.
- Si vous êtes sûr, lut Finch, rendez-vous à cette adresse.
- On dirait que les affaires reprennent, dit alors Reese en prenant la main de Finch dans la sienne et en l'entraînant à sa suite.
Le portable vibra une nouvelle fois.
- Merci, père et bon retour, lut Finch pour lui-même.
Il jeta un regard à une caméra non loin et sourit.
- Non, merci à toi d'exister.
Ces quelques mots suffirent à la machine pour lui faire comprendre qu'elle avait bien fait. Bien qu'ayant désobéi aux ordres initiaux, elle avait finalement bien fait sur le long terme.
Une vingtaine de minutes plus tard, alors qu'ils arrivaient en bas d'une immense bâtisse, Sameen Shaw sorti à quelques pas d'eux. Bear tira sur la laisse, faisant se tourner la jeune femme. D'abord surprise, elle sourit en secouant la tête.
- Quand je dis que personne ne peut vous avoir, on dirait bien que j'ai raison, remarqua-t-elle. Mais vous êtes en retard ! Finch, tout vous attends à l'intérieur. Reese, voilà Bear, va à cette adresse. Moi, je rentre dormir un peu !
Elle partit sans un mot de plus. Dans le bâtiment, ils trouvèrent quasiment la même installation qu'à la bibliothèque. Une fois le tour fait, les marques prises, l'identité de leur premier numéro ne fut pas un mystère bien longtemps.
- Comme je l'ai dit : les affaires reprennent !
- Soyez prudent, John, ajouta Finch comme un rappel du passé.
- Toujours Harold, répondit Reese.
Un baiser, une caresse sur la joue et Reese partait sauver le monde à l'aide de son partenaire et compagnon. Plus rien ni personne ne pourrait les séparer.
- J'ai hâte de voir la tête de Lionel, s'amusa Shaw en rentrant chez elle.
Ce dernier allait en effet être des plus surpris en les voyant, pour le plus grand plaisir de Sameen qui s'amusa beaucoup de sa réaction. Tout semblait revenu à la normale, la seule ombre au tableau était bien sûr l'absence de Root à leurs côtés.
La vie reprit peu à peu le dessus et les deux hommes ne cessèrent jamais de s'aimer, sous la protection bienveillante de la machine.
