Ami du jour, bonjour ! Ami du soir, bonsoir !
Nouvel OS tout beau, tout propre ! Pour celui-là, on revient à des longueurs normales (non parce qu'un pareil au précédent, ça prend quand même des plombes à rédiger…). Au programme du jour, un Leon bien embêté et de pénibles recherches !
Petite précision chronologique : ce OS est un des premiers chronologiquement parlant, il se passe plus ou moins à la même période que Plus d'un forgeron s'appelle Smith. Donc pas de Lancelot…
Un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire l'OS précédent, et un plus grand encore à ceux qui ont laissé une pythite trace de leur passage. Merci également à Staffy pour la correction de ce texte.
Une bonna pythie lecture !
Disclaimer : Aucun des personnages torturés ci-dessous n'est à moi ! Ils appartiennent soit à la légende, soit à la BBC (ou les deux).
Réponse aux reviews anonymes
Personne inconnu : Merci pour ta review et tes compliments ! J'espère que ce nouvel OS te plaira tout autant !
Leai26 : Merci pour tes reviews (et les bonbons) ! En espérant que la suite en méritera également à tes yeux !
Lorsqu'Arthur passa la porte de la pièce qui leur servait de bureau à Leon, Perceval et lui et qu'il constata que le bouclé s'y trouvait déjà, le fils Pendragon trouva cela suspect. Certes, Leon était une personne extrêmement ponctuelle, qui n'arrivait jamais en retard – ni en avance d'ailleurs, mais exactement à l'heure précise. Sauf qu'à cause de travaux sur la route, Arthur était obligé de partir assez tôt de chez lui pour éviter les bouchons dans la circulation déjà infernale de Londres et arrivait donc tout aussi tôt au commissariat. Et, à chaque fois, il était précédé de Leon.
« Tu crècherais pas au commissariat par hasard ? » Plaisanta le blond en s'installant à son bureau.
Il perdit bien vite l'envie de rire quand il vit la grimace des plus explicites de son coéquipier.
« Merde, tu dors vraiment ici ? »
Toujours sans prononcer le moindre mot, le bouclé désigna d'un regard bien placé un sac déposé au pied de son bureau. Arthur se rappela alors qu'effectivement son coéquipier était arrivé un beau matin de la semaine précédente avec ce sac sur l'épaule et que ce dernier n'avait plus quitté le bâtiment depuis.
Cela faisait donc une semaine que Leon prenait le commissariat pour une auberge et personne n'avait rien remarqué. Arthur en serait bien tombé de sa chaise.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » Demanda-t-il à son coéquipier, encore surpris.
« Ma mère n'a pas vraiment apprécié un de mes commentaires lors du dernier repas de famille. Elle m'a donc gentiment dit que, si je tenais tant à m'intégrer aux basses classes de la société, je devrais également vivre comme eux. »
Arthur grimaça lorsque son ami parla de "basses classes". Même si Leon ne faisait que rapporter les mots de sa mère, les attendre sortir de sa bouche n'avait rien d'agréable.
« Elle t'a coupé les vivres. » En déduisit le blond.
Le bouclé secoua la tête.
« Pas tout à fait. Elle a juste fermé le robinet temporairement. Elle espère que je vais revenir la queue entre les jambes et accepter de renoncer à mon emploi pour parrainer je ne sais quelle association comme tout bon petit lord qui se respecte. C'est bien mal me connaître… On verra bien qui cédera le premier… »
Leon était l'héritier d'une des plus vieilles familles d'Angleterre. Son arbre généalogique remontait au moins jusqu'à Henri VIII. Et, visiblement, la ténacité était un trait de caractère qui se transmettait de génération en génération chez les Talbot. Le duel entre le bouclé et sa mère risquait d'être intéressant.
« Et d'ici là, que comptes-tu faire ? »
« Au cas où tu l'aurais oublié, je suis quand même payé pour vous supporter, Perceval et toi. Certes, ce ne sont pas les sommes que je percevais du domaine familial, mais je devrais m'en sortir avec un peu d'organisation. »
Et l'organisation, c'était le grand dada de Leon.
« Cela ne m'explique toujours pas pourquoi tu utilises ce bureau comme auberge. »
« J'ai dû résilier le bail de mon appartement. Le loyer est trop cher pour mon salaire de flic. Seulement, je n'ai toujours pas trouvé un logement convenable dans mes prix. »
Ça, il voulait bien le croire. Néanmoins, ce qu'Arthur avait retenu de sa petite explication, c'était que la situation durait depuis un certain et que Leon n'en avait rien dit.
« Bon, ce soir, tu dors sur mon canapé. Pas la peine de protester, je ne te laisse pas le choix ! Ensuite, on va éplucher les petites annonces pour te trouver un colocataire sympa. »
Leon haussa un sourcil.
« Une colocation ? Tu es sûr que c'est une bonne idée ? »
Pas vraiment. Après tout, le fils Pendragon était bien placé pour savoir que le bouclé n'était pas forcément facile à vivre – spécialement le matin, avant qu'il ne boive son English Breakfast.
« C'est pas comme si tu avais le choix ! La colocation, c'est le seul moyen de te trouver un appartement sans te ruiner ! »
Ils n'avaient plus qu'à trouver quelque chose qui conviendrait au monstre d'exigence qu'était Leon. Et ça, c'était loin d'être gagné.
SsSsSsS
Essai n°1
« Et votre profession ? »
« Je gère une petite entreprise commerciale. Rien d'extraordinaire, mais ça marche bien… »
Arthur et Leon considéraient l'homme assis en face d'eux, assez satisfaits de leur discussion. Sérieux, poli, organisé. Celui-là, il semblait prometteur.
« Par contre, c'est un commerce à domicile. Je risque d'avoir pas mal de visites… »
« Et que vendez-vous ? »
Non parce que si l'appartement devenait un entrepôt pour électro-ménagers, la cohabitation risquait vite de tourner court.
« Oh pas de trucs vraiment encombrants ! » Répondit-il comme s'il avait deviné leurs pensées. « C'est juste des herbes à usage thérapeutique. Vous savez, la phytothérapie, tout ça. »
Haussement de sourcils intrigués.
« Phytothérapie ? »
« Ben oui ! Du cannabis quoi ! »
Les deux flics se regardèrent, hésitants. Devaient-ils sortir leurs plaques ou pas ?
Essai n°4
« Et celui-là ? »
Leon lut avec attention la fiche de présentation que lui tendait son coéquipier. Après leur mésaventure avec le premier candidat, ils avaient trouvé plus judicieux de mener une petite enquête avant de rencontrer les potentiels futurs colocataires. Après tout, à quoi bon travailler dans un commissariat ou connaître un des meilleurs détectives privés de Londres si on ne pouvait pas s'en servir…
Et le profil que lui présentait Arthur lui semblait tout à fait correct. Un étudiant étranger, venu à Londres pour y passer son doctorat en sciences. Très sérieux, pas trop jeune et concentré sur ses études. Bref, le bonheur.
Le bouclé grimaça lorsqu'il lut la ligne suivante.
« Ça va pas être possible. » Déclara-t-il, catégorique, en rendant le dossier au blond.
Ce dernier le considéra, l'air surpris.
« Mais pourquoi ? »
La minute d'avant, Leon était enchanté. Qu'est-ce qui avait bien pu le faire changer d'avis aussi rapidement ?
« Il est Français. » Lâcha son coéquipier comme s'il s'agissait de pire chose sur terre.
Cela expliquait tout. Arthur fit de la feuille une boulette de papier et la lança dans la poubelle. Même pour tout l'or du monde, Leon ne cohabiterait jamais avec un Français. Jamais.
Essaie n°13
Lorsqu'il lut le message qu'il venait de recevoir, Perceval poussa un petit soupir découragé. Cela attira l'attention de Merlin, qui lui jeta un regard en coin. Le jeune informaticien était installé au bureau d'Arthur et tentait de réparer les dégâts que le fils Pendragon avait infligé à son pauvre ordinateur. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était pas gagné. Du coup, un peu de distraction sous la forme des déboires du Gallois serait plus que bienvenue.
« Un problème ? »
Le grand blond secoua la tête.
« Rien de grave, rassure-toi. C'est juste que mon coloc part vivre avec sa copine. Du coup, je dois absolument lui trouver un remplaçant pour garder mon appart. J'avais proposé à un pote, mais il vient de m'envoyer que c'était pas possible pour lui… Ca me ferait vraiment chier si je devais partir. Les voisins sont supers et il n'est pas trop loin du commissariat. »
Merlin ne l'écoutait plus. Il avait arrêté de suivre dès que Perceval avait mentionné qu'il cherchait un colocataire. L'informaticien avait en effet suivi avec beaucoup d'attention – et d'amusement – les investigations minutieuses d'Arthur et de Leon pour trouver un logement à ce dernier. Et il avait peine à croire que Perceval n'était pas au courant de cette histoire.
« Tu cherches un coloc ? »
Le Gallois fut surpris de son ton intéressé.
« Quoi, tu cherches un appart ? »
« Moi, non. Mais tu devrais parler avec Leon quand il rentrera. Vous pourriez avoir une discussion intéressante… »
SsSsSsS
« Tu n'as que ça comme cartons ? » S'étonna Perceval.
Les possessions de Leon se résumaient à un sac de sport rempli de vêtements et à deux cartons pas tout à fait pleins entre les mains d'Arthur et de Perceval.
« Mon ancien appartement était meublé et équipé. » Expliqua le bouclé. « Et ma mère m'a seulement coupé les vivres, pas expulsé définitivement. Je suis encore convié au repas de famille du dimanche et ma chambre au domaine est restée intacte. »
L'appartement de Perceval se trouvait au première étage. Lorsqu'ils étaient arrivés devant l'ascenseur, celui-ci s'était révélé bondé. Le trio avait donc décidé après une courte concertation de prendre les escaliers pour rejoindre Merlin et Gwen qui les attendaient déjà à l'intérieur.
La secrétaire et l'informaticien discutaient joyeusement tout en préparant le petit pot prévu pour célébrer l'installation de Leon. Arthur et Perceval, qui portaient les caisses, furent d'ailleurs absolument ravis de trouver de quoi s'hydrater à leur retour.
« Aux nouveaux colocataires ! » Trinqua Arthur lorsque tout le monde eut reçu un verre.
« En espérant qu'ils pourront se supporter H24 ! » Les taquina Merlin.
Les deux principaux concernés se regardèrent, puis haussèrent les épaules. Ils avaient déjà eu une discussion à ce propos lorsque le Gallois avait proposé à son collègue la chambre libre de son appartement.
En vérité, c'était cet élément bien précis qui avait fait hésiter le bouclé. Perceval et lui se côtoyaient déjà énormément au commissariat. Pourraient-ils se supporter encore plus ?
Finalement, le grand blond avait joué carte sur table. Il n'avait aucune envie de quitter son appartement et avait besoin d'un colocataire pour l'aide à payer son loyer – et rapidement si possible. Et, de ce qu'il avait compris, le canapé d'Arthur était peut-être confortable, mais certainement pas une solution que le fils Pendragon et Gwen voulaient voir s'éterniser. Il avait donc proposé à l'Anglais de tester la cohabitation pendant trois mois. Un d'essai et, si l'expérience n'était pas concluante, cela leur en laisserait deux pour trouver une alternative.
Leon balaya la pièce du regard. L'appartement était bien moins grand que celui qu'il occupait précédemment. Néanmoins, il était confortable et plutôt bien situé. Sans compter qu'il était assez bon marché (Perceval lui avait expliqué que le propriétaire était un très bon ami).
Il sourit en pensant à la réaction de sa mère lorsqu'elle apprendrait la nouvelle. Après tout, c'était elle qui avait indirectement poussé son héritier à habiter sous le même toit qu'un Gallois issu des cités.
De quoi faire enrager la parfaitement correcte Lady Talbot…
Et voilà ! Bonbons ou tomates ? Dans tous les cas, merci d'avoir pris le temps de lire ce texte !
Je rappelle encore et toujours que, si vous avez des idées à proposer pour la suite des opérations et des remarques qui pourraient faire avancer l'affaire, je suis tout ouïe ! (promis, je ne mors pas !)
Que la pythie soit avec vous !
Nerya
