Ami du jour, bonjour ! Ami du soir, bonsoir !

Nouvel OS tout beau, tout propre ! Au programme : des virus qui causent quelques soucis (et frayeurs) à l'unité…

Un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire l'OS précédent, et un plus grand encore à ceux qui ont laissé une pythite trace de leur passage. Spéciale dédicace à Gwen qui prend toujours le temps de commenter et qui m'a demandé un texte un peu plus centré sur Merlin. J'espère qu'il te plaira ! Merci également à Staffy pour la correction de ce texte

Une bonna pythie lecture !

Disclaimer : Aucun des personnages torturés ci-dessous n'est à moi ! Ils appartiennent soit à la légende, soit à la BBC (ou les deux).


Réponse au review anonyme

Personne inconnu : Merci pour ta review ! Evidement que Leon ne peut pas vivre sous le même toit qu'un Français ! Sir Talbot a des valeurs ! Pour l'instant…


« Atchoum ! »

Gwen jeta un regard inquiet du côté de Merlin. Depuis quelques jours, elle trouvait son ami patraque. Mais, ce jour-là, il ne semblait pas du tout dans son assiette. Il était arrivé au bureau sous trois couches de vêtements, avec un visage pâle à faire peur et, depuis, il ne cessait d'éternuer.

« Tout va bien ? » Lui demanda-t-elle en s'approchant de bureau de l'informaticien.

« Suber ! » Affirma ce dernier après s'être mouché. « Juste un betit virus qui ne veut bas me lâcher depuis quelques jours. Une pêtise ! »

Il ponctua son discours d'un sourire joyeux qui ne convainquit pas beaucoup la secrétaire.

« Tu ne penses pas que tu devrais rentrer chez toi avant de contaminer tout le commissariat ? »

Le jeune homme secoua la tête.

« Buisque je te dis que tout va pien ! » Rit-il avant d'éternuer pour la énième fois. « Tant que je beux taper sur mon clavier, je continuerais à travailler ! »

« Comme tu veux… » Céda la métisse.

Elle retourna donc à son bureau et reprit ses activités. La fin du mois arrivait et elle devait s'occuper des paies de tous les employés. De temps à autre, elle vérifiait que tout se passait bien du côté de l'informaticien.

Son virus ne l'empêchait pas de pianoter sur son ordinateur à une vitesse incroyable. Ses doigts semblaient danser au-dessus de son clavier tandis que son regard était fixé sur l'écran. Parfois, il détournait la tête et se mettait à éternuer. Il n'en restait pas moins que regarder Merlin travailler sur son PC restait un spectacle plutôt impressionnant. Surtout quand, comme elle, vous aviez été éduqué à la bonne vieille école du papier et du crayon.

La journée se passait plutôt bien jusqu'à ce qu'un agent dans un bureau à proximité ne se mette à jurer copieusement.

« Bordel ! C'est quoi ce bazar ! » Hurla un autre, un peu plus éloigné.

Une autre exclamation se fit entendre. Puis une autre. Et encore une autre. Bientôt, tout le commissariat commença à pester. C'était toujours la même plainte : leur ordinateur venait de tomber en rade.

Gwen se tourna à nouveau vers Merlin. Son ami s'était figé devant son écran, les mains immobilisées au-dessus de son clavier, une grimace sur le visage.

« Oubs… » Murmura-t-il, avant de repartir dans un concert d'éternuement.

SsSsSsS

La mine perplexe, Freya effectua encore quelques clics sur l'ordinateur de Merlin avant de relever la tête. Arthur, Lancelot, Leon, Gwen et Perceval la fixaient comme si elle était leur dernier espoir.

« Dîtes, j'ai juste une petite question… » Fit-elle en les regardant tour à tour. « Votre type, c'est un informaticien ou un hackeur ? »

« Disons que Merlin est un génie… » Répondit très diplomatiquement Leon. « Et qu'on peut s'estimer heureux qu'il soit du bon côté de la loi ! »

Elle avait sa réponse…

« Tu peux faire quelque chose ? » Lui demanda à son tour son frère.

Tous les ordinateurs du commissariat étaient morts, terrassés par un virus informatique. En fait, Merlin était en train de travailler sur un projet annexe quand, à cause de sa vitesse d'exécution ou son mauvais état de forme – sans doute un peu des deux –, il avait effectué une fausse manipulation et envoyé ledit projet à tous les PC connectés sur le même réseau que lui.

Uther avait été fou de rage. Et, encore maintenant, on n'était pas sûr qu'il se soit réellement calmé. Il avait hurlé sur Merlin, lui reprochant son inconscience, d'abord, parce qu'on ne vient pas travailler avec un mauvais virus qu'on peut refiler à tous ces collègues, ensuite parce que, quand on utilise ses heures de travail pour faire autre chose que ce à quoi on est payé, il faut au moins avoir la décence de ne pas le partager avec tout le monde ! Il avait donc exigé que l'informaticien rentre chez lui et ne revienne pas avant d'être complétement guéri, puis s'était enfermé dans son bureau pour pester au calme.

Après avoir prévenu Gaius, Arthur et Perceval avaient donc reconduit leur ami chez lui, lui avait fait avaler un bouillon et l'avait obligé à se coucher avant de repartir pour le commissariat, non sans avoir pris soin de mettre sous clé tous ses ordinateurs et tablettes, histoire que l'informaticien ne cède pas à la tentation (il était hors de question qu'il touche à nouveau à un PC avant d'aller mieux !).

Lorsqu'ils étaient revenus, ils avaient découvert que leurs collègues avaient essayé de remettre en marche leur machine, sans succès. Visiblement, Merlin avait malencontreusement propagé son virus à tous les ordinateurs du commissariat. Gwen n'avait pas pu s'empêcher d'avoir un rire nerveux à ce propos. Quand elle avait dit à son ami qu'il allait finir par contaminer tout le bâtiment, ce n'était pas vraiment à ce genre de virus qu'elle pensait…

Puisqu'aucun d'entre eux ne s'y connaissait suffisamment en informatique pour régler le problème, Lancelot avait proposé de demander de l'aide à sa sœur, qui, elle, se débrouillait plutôt bien avec un clavier. Leon avait d'abord protesté – hors de question de s'abaisser à demande la charité à un frog ! Et encore moins à celle-là ! –, mais les autres avaient insisté et il avait dû se résoudre à accepter que Lancelot l'appelle.

« Comme l'a dit le Rosbif, ce type est un génie. Et moi, une modeste amatrice. » Rétorqua Freya, une pointe de jalousie dans la voix. « C'est au-dessus de mes compétences ! »

Elle exagérait. Elle était loin d'être une amatrice. En réalité, elle était même plutôt douée. Mais, en comparaison avec le type qui avait pu créer un tel monstre, elle ne pouvait qu'admettre son infériorité !

Tous les beaux espoirs de l'équipe se tarirent à cet aveu d'impuissance.

« Et vous n'avez pas de noms de personnes qui pourraient arranger ça à nous donner ? » Demanda quand même Perceval, qui continuait encore d'espérer un peu.

La Française prit un air désolé.

« Honnêtement, ce virus est d'une complexité incroyable. Les seuls noms qui me viennent en tête vont vous demander des sommes astronomiques, et je ne suis même pas sûre qu'ils arriveront à vous aider. Je crois sincèrement que le seul qui pourra vous nettoyer ça, c'est le type qui vous l'a mis… »

Et l'homme en question était indisponible pour une durée indéterminée….

SsSsSsS

Merlin fut absent une semaine. Une semaine durant laquelle le commissariat de la rue Tintagelle tourna au ralenti. Tous les jours, Arthur téléphonait à Gaius pour prendre des nouvelles en espérant que le médecin-légiste lui annoncerait que son protégé était déjà en route pour le boulot. Et, tous les jours, il grimaçait quand le vieil homme lui déclarait que l'informaticien n'allait pas mieux.

Cette semaine s'apparenta un véritable cauchemar. À l'heure du numérique, absolument tout était informatisé. Tous les rapports étaient tapés à la machine et archivés dans la base de données et l'accès à ces archives se faisaient à travers un ordinateur. Or, aucun des PC du commissariat n'était en état de fonctionner. Pire encore, aucun ordinateur quel qu'il soit n'était en état de fonctionner !

Le lendemain de l'incident, Yvain avait apporté son propre portable au commissariat, histoire de voir s'il pouvait quand même accéder à certaines informations pour une enquête en cours. Sauf que, dès qu'il fut connecté au réseau, le virus de Merlin s'était installé sur l'appareil, au grand désespoir de tout le commissariat.

Dans l'unité, le degré d'inquiétude était plutôt varié. Lancelot était sans doute le plus détendu. À la limite, il était plus inquiet pour l'état de santé de Merlin que pour ce qui découlait de la situation. Arthur et Gwen n'étaient pas non plus trop préoccupés par la situation, même s'ils espéraient qu'elle ne s'éternise pas trop. Par contre, ceux qui étaient vraiment inquiets, c'était Leon et Perceval. Ils avaient besoin que Merlin revienne au plus vite ! C'était une question de vie ou de mort !

Alors, quand l'informaticien pointa le bout de nez, frais comme un gardon, ce matin-là, tout le commissariat soupira de soulagement. Le jeune homme fut traité au petit soin et, surtout, gentiment poussé vers son bureau pour qu'il puisse enfin régler le problème.

Merlin eut un petit rire gêné lorsqu'il comprit ce qu'il avait fait et s'excusa platement. Tout le monde était d'accord pour lui pardonner à condition qu'il règle ça au plus vite. Ce qu'il fit en quelques clics.

Là, une vague de soulagement envahit le commissariat. Fini les heures d'explorations dans les tréfonds des archives papiers. Fini de devoir rédiger les rapports en sachant pertinemment qu'ils allaient devoir les retaper plus tard. Fini de devoir se taper tous les jours le labo scientifique parce qu'ils ne pouvaient pas recevoir les résultats par mail.

Mais, surtout, fini d'attendre désespérément que leurs paies tombent enfin ! Fini l'angoisse de ne pas pouvoir régler leur loyer à temps !

Oui, ils s'en souviendraient longtemps, des virus de Merlin !


Et voilà ! Bonbons ou tomates ? Dans tous les cas, merci d'avoir pris le temps de lire ce texte !

Je rappelle encore et toujours que, si vous avez des idées à proposer pour la suite des opérations et des remarques qui pourraient faire avancer l'affaire, je suis tout ouïe ! (promis, je ne mors pas !)

Que la pythie soit avec vous !

Nerya