Ami du jour, bonjour ! Ami du soir, bonsoir !
Troisième OS de Legenda Aurea. Cette fois-ci, on retourne dans la passé pour faire plus ample connaissance avec la personnalité d'un chevalier en particulier… J'espère que vous apprécierez !
Taille : 865 mots
Personnage : Shion, Mû, Shaka, Semeio et Sema des Gémeaux (OC), Alfred de la Vierge (OC), Duncan du Taureau (OC) et Aasir du Lion (OC). D'autres sont mentionnés, mais je n'ai pas le courage de tous les lister.
Remerciement à : Staffy, pour la correction ! Merci à tous ceux qui ont pris la peine de lire le chapitre précédent, et encore plus à ceux qui ont signalé leur passage, que ce soit par un favori, un follower ou une review !
Disclaimer : Aucun des personnages torturés ci-dessous n'est à moi, mais bien à Masami Kurumada. Quant aux OC's introduits ou évoqués dans cette fic, ils sortent de ma petite caboche…
Encens et cannabis
Semeio avait rarement vu le Grand-Pope aussi remonté. Puisqu'il portait son masque, le Gémeau ne pouvait pas voir son visage. Néanmoins, il l'imaginait rouge de colère. Tout chez lui, de son attitude corporelle au ton de sa voix, indiquait sa mauvaise humeur.
Seulement, Alfred ne semblait pas vraiment conscient de sa fâcheuse situation. Complètement défoncé, tout ce qui lui importait, c'était d'avoir son amoureux à câliner. En conséquence, la scène donnait plutôt l'impression que c'était Leander qui se prenait l'engueulade de Shion tandis que la Vierge le consolait, et pas l'inverse.
D'ailleurs, Sema se laissa induire en erreur lorsqu'il rejoignit son frère après l'entraînement d'Aioros et des jumeaux.
« Qu'est-ce qu'il a encore fait pour s'attirer les foudres du vieux ? » Demanda-t-il à son aîné à voix basse. « Ne me dis pas qu'Alessandro et lui se sont encore foutus sur la gueule ! »
L'hypothèse était tout à fait plausible. Depuis quelques temps, les tensions entre le Cancer et le Scorpion atteignaient leur paroxysme. Il était plusieurs fois arrivé que la petite rivalité entre les deux chevaliers, jusque-là assez inoffensive, dépasse le stade du concours de noms d'oiseaux et prenne un aspect plus pratique, avec cosmos ou poing. Il s'en était souvent fallu de peu – et l'intervention de Duncan ou d'Aasir – pour que leur confrontation dégénère vraiment. Shion avait beau être intervenu, rien n'y faisait. Pour l'instant, la balance de la relation entre les deux assassins penchait plus du côté de la haine viscérale que de celui de l'amitié fraternelle.
La raison de tout ce fatras ? Semeio n'en avait pas la moindre idée, à l'instar d'une bonne partie du Sanctuaire. Plusieurs théories circulaient néanmoins. La plus probable désignait Angelo – ou plutôt Deathmask, comme beaucoup l'appelait désormais – comme pomme de discorde. Ce n'était en effet un secret pour personne que Leander menait la vie dure à son apprenti. Et il était connu de tous qu'Alessandro était très attentif au bien-être du petit Italien.
Toutefois, pour une fois, ce n'était pas le Danois qui était en cause, mais bien son compagnon.
« Raté ! L'engueulade est pour Alfred. »
Sema prit un air surpris. Il considéra la scène d'un œil nouveau et constata qu'effectivement, la fureur de l'Atlante n'était pas dirigée vers le Cancer, mais vers l'Américain dans ses bras. Qu'avait donc bien pu faire la Vierge, d'habitude si discrète, pour s'attirer ainsi les foudres du Grand-Pope ?
« Espèce d'irresponsable ! » Hurlait toujours ce dernier à un Alfred toujours aussi indifférent à ce qui l'entourait. « Comment peut-on être aussi négligent ? »
Les jumeaux grimacèrent. L'Atlante prenait cette affaire très à cœur, c'était certain. Ils se demandèrent un instant si, vu sa colère, la bêtise d'Alfred n'aurait pas des retombées sur l'ensemble de la garde dorée d'Athéna.
« Qu'est-ce qui s'est passé au juste ? » Finit par demander Sema. »
Semeio ricana. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres.
« Tu vas voir, c'est hilarant… »
SsSsSsS
« N'empêche, on aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de confier un enfant aussi jeune à Alfred… »
Occupé à ranger ses remèdes dans l'armoire de l'infirmerie, Aasir prit néanmoins la peine de lancer au Taureau un regard des plus explicites. Duncan prenait-il vraiment conscience d'une chose aussi évidente seulement maintenant ?
Alfred de la Vierge était beaucoup de choses. Un chevalier émérite. Un adversaire imprévisible et redoutable. Un philosophe accompli. Un homme d'une patience et d'une sérénité exemplaire – du moins, tant qu'il n'était pas en manque. Mais certainement pas quelqu'un de responsable. Il oublierait presque de s'occuper de lui-même si Leander n'était pas là pour veiller au grain.
Donc, oui, lui confier un enfant de quatre ans n'était pas la décision la plus éclairée que le Grand-Pope avait prise.
Le Lion jeta un rapide coup d'œil en direction du lit où étaient installés ses jeunes patients. Ces derniers étaient attentivement surveillés par Duncan, mais aussi par Aldébaran et Angelo – Deathmask – l'apprenti du Cancer ayant visiblement insisté auprès de son maître pour accompagner le Taureau à l'infirmerie.
Il devait l'avouer, Alfred avait fait fort. Lorsqu'il avait vu débarquer le gardien du deuxième temple, les jeunes apprentis du Bélier et de la Vierge sous le bras et accompagné du futur Cancer et de son propre disciple, le Kenyan avait haussé un sourcil. Et, quand l'Ecossais lui avait expliqué toute l'histoire, il avait eu peine à y croire.
Pour faire plaisir au Taureau (et pour éviter d'avoir des comptes à rendre au Grand-Pope si un problème survenait), il avait examiné les petits. Seulement, sans grande surprise, il avait constaté son impuissance. Il ne pouvait pas faire grand-chose, si ce n'était attendre que les enfants reprennent leurs esprits et vérifier qu'ils n'avaient subi aucun traumatisme de leur petite expérience impromptue.
Donc, ils attendaient.
« Dîtes, Seigneur Aasir, pourquoi y a-t-il des éléphants roses avec le même kilt que le Seigneur Duncan qui dansent le Sirtaki sur des arcs-en-ciel dans votre infirmerie ? »
Dans tous les cas, ils devraient impérativement obliger Alfred à mieux planquer son cannabis. Ou, du moins, à ne plus le ranger à côté de son encens, histoire que son apprenti ne confonde plus les deux lorsqu'il voudrait méditer.
Des remarques ? Des critiques ? Dans tous les cas, merci d'avoir pris le temps de lire cette histoire !
Vu que le texte est très court, je vais essayer d'en poster un autre dans une semaine (ouais, les miracles, ça existe !).
À très vite ! Et que la Pythie soit avec vous !
Nerya.
