Le cœur vidé

Le combat qui venait de se dérouler avait boulversé tout le monde. Ussop était à terre, écrasé par la puissance de son capitaine. Il ne pouvait plus bouger. Evidemment que Luffy était plus fort que lui, il n'avait pas besoin qu'il lui dise... Le chapeau de paille se leva, triste et calme. Il glissa à son ancien camarade d'un ton calme et direct :

« Fais ce que tu veux du Vogue Merry. On va se prendre un nouveau navire. Et continuer notre aventure à son bord. »

Il continua de s'avancer vers la caravelle, et dit tout doucement ses derniers mots à son vieil ami :

« Adieu Ussop. Je me suis bien amusé à tes côtés... »

L'équipage entier était déchiré par ce spectacle auquel jamais il ne pensait assister un jour. Chopper commença à s'agiter, il voulait aller soigner Ussop mais Sanji lui interdit. Après l'humiliation qu'il venait de recevoir, ce n'était pas une bonne idée de l'aider, pour sa fierté. Cepedant Chopper n'était pas de son avis, il était médecin avant tout ! Le cuistot dû bloquer violemment le renne qui s'était transformé. Jamais une telle discorde ne s'était produite au sein des mugiwaras...

Luffy se tenait en bas du Merry. Ses yeux étaient cachés par son chapeau de paille, lui donnant un air grave. Seuls ses larmes qui ruisselaient sur sa peau étaient visibles.

« C'est dur..., sanglota-t-il.

-C'est ça, être capitaine. Reste fort. Si tu flanches, à qui pourra-t-on se fier ? » Répondit Zoro au malheur de son capitaine. Lui ne pleurait pas mais éait terriblement touché par cette scène. Il n'avait jamais vu Luffy verser autant de larmes, lui qui avait été le premier à le rejoindre dans l'aventure. Son cœur était brisé également mais il devait rester droit et fort, pour soutenir le seul qu'il a décidé d'épauler à vie.

Pendant ce temps, Chopper avait réussi par courir vers Ussop lui déposer quelques médicaments. Aussitôt fait il reparti, car malgré tout, le discours de Sanji l'avait marqué et il dût s'y tenir. Il ne voulait pas qu'Ussop se sente mal vis à vis de cette aide. Une fois sur le navire, ce fut Zoro qui marqua la fin de cet épisode tragique :

« Abandonnons le navire. Aujourd'hui... c'était notre dernier jour à son bord. »

Chacun de leur côté, les deux combattants versaient de chaudes larmes silencieuses. L'équipe pirate décida de réunir leur affaire et de se trouver en ville un hôtel.

Une fois les affaires en leur possession, tous se dirigèrent vers les lumières de Water Seven dans le plus grand des calmes. Ils gardèrent tous la tête haute pour ne pas montrer leur larme face au corps de leur sniper. Car oui, il s'agissait d'un corps, car il qui paraissait mort tant il avait morflé pendant ce combat. Il ne c'était pas remis de l'attaque qu'il avait subi par les sbires de la Franky Family et avait enchaîné sur ce duel. Cette vue était déchirante pour chaque membre mais personne ne pouvait revenir en arrière... La décision de leur capitaine était prise et c'était leur sniper lui-même qui l'avait déclenché.

C'est au bout d'une demie heure de marche que les pirates tombèrent sur un hôtel. Nami ravala ses larmes et pris les réservations de chambres.

« Il ne reste que trois chambres, je vous confies vos clefs, j'ai pris celle avec un seul lit pour moi. On se voit demain. » dit d'une voix à peine audible la navigatrice et monta vers sa chambre.

Chopper et Sanji se dirigèrent vers la leur ainsi que Zoro et Luffy.

La rousse s'écroula en sanglot par terre, dés sa porte refermée. Elle ne pouvait y croire, c'était un terrible événement pour leur équipage. Robin était toujours portée disparue, leur bâteau était irréparable et maintenant Ussop les avait lâché. Au moment où elle décida de prendre une douche, elle entendit sa porte s'ouvrir. Paniquée, elle prit un des fusils qu'elle gardait oujours au cas où dans ces situations-là et ouvrit brusquemment la porte en le pointant face à l'intru. Quand elle découvrit qui était en face d'elle, elle lâcha son arme sous le choc. C'était Luffy. Il se tenait droit, tête baissée, son chapeau dans la main. Il s'avança vers le lit, posa son chapeau et ne bougea plus.

« Nami... qu'est-ce qu'il vient de se passer ? Je suis au bout de... je suis au bout. » prononça difficilement le jeune capitaine.

La rousse n'en revenait pas de le voir dans cet état. Elle avait envie de pleurer tout ce dont il était possible pour son corps de produire mais elle se retint. Luffy devait être celui qui souffrait le plus dans cette histoire, elle devait l'épauler. Il l'avait sorti de la misère, c'était à son tour de l'aider. Il était sale, rempli du reste de leur affrontement, il avait du sang séché partout sur lui. Elle s'approcha doucement de lui et le serra fort contre elle.

« Luffy, vas te laver, tu ne peux pas rester dans cet état-là, fit-elle d'une voix réconfortante.

-Je n'en peux plus, je n'ai plus de force, aide moi Nami... tu es la seule qui... tu es la seule...

-Je... Luffy... très bien, je vais t'accompagner te doucher. »

Elle poussa doucement son chef vers la salle de bain, ferma la porte et alluma l'eau pour la chauffer. Luffy ne bougeait pas, il avait le regard vide.

« Je vais enlever tes vêtements Luffy, ne m'en veux pas. Tu ne peux pas rester dans cette saleté... »

Mugiwara ne répondit pas. Il était vidé, à bout comme il l'avait exprimé. La navigatrice retira les boutons de sa chemise un par un, délicatement. Elle le déchaussa, et fit tomber son bas. Ses mains tremblaient, elle se sentait gênée et confuse mais ce n'était pas le moment d'y penser.

« Luffy, je vais enlever ton... euh... caleçon... dit-elle en tremblant »

Celui-ci ne répondant toujours pas, elle détourna le regard et retira le dernier vêtement qu'il restait à son capitaine. Elle le guida vers la douche, rouge de gêne. Elle commença à lui rincer les cheveux difficilement, elle essayait de ne pas rentrer à son tour dans la cabine, étant encore habillée. Elle poussa d'un coup un cri aigue, lorsqu'elle sentit l'eau lui couler entièrement dessus. Luffy l'avait ramené contre lui. Sans dire un mot, il lui retira son haut, toujours sans expression, le visage plongé dans le noir de la tristesse et de l'épuisement.

« Luffy, qu'est-ce que tu..., bégaya-elle.

-Désolée Nami, c'est mon dernier ordre pour aujourd'hui. Tu es mon seul réconfort possible... »

Elle n'osait bougeait en entendant ses mots. Il avait parlé d'une voix sur un ton qu'elle n'avait jamais perçu jusqu'à présent, un ton calme, sérieux et... sexy ? Sexy ? La navigatrice paniqua mais ne put faire un geste de plus lorsqu'il continua de lui retirer le reste de ses habits. Elle était maintenant en sous-vêtements et était complètement perdue dans cette brume humide. Son capitaine dégraffa son soutien gorge et lui enleva avec une délicatesse dont elle l'ignorait capable. L'atmosphère changea d'un coup et elle détourna le regard lorsqu'il fit flisser son tanga au sol. Les voilà nus, pour la première fois, l'un en face de l'autre, dans cette douche d'hôtel. Sa respiration s'accéléra, elle était à deux doigts de la crise de panique. Luffy l'attrapa et la serra contre lui.

« Tu peux me doucher maintenant, tu ne mouilleras pas tes vêtements comme ça.

-Ah.. Oui, oui... »

Elle était totalement déconcertée par cette situation mais s'employa à la tâche. Elle mis dans sa mis du shampoing et commença à laver les cheveux de son chef. Aucun ne parlait, et ce silence l'a gêna. Luffy la regardait fixement pendant qu'elle faisait sa toilette. Lorsqu'elle termina ses cheveux, elle descendit à son cou et ses épaules pour commencer à retirer toutes les traces qu'il lui restait du combat. Quand elle toucha sa peau, le chapeau de paille fit un soupir et laissa tomber légèrement sa tête en arrière. Tout en continuant de le laver, Nami observa son capitaine. Il était magnifique pensa-t-elle... La rouquine avait toujours eu un faible pour lui dés lors où il l'avait sauvé d'Arlong. Cependant, elle avait constament refoulé ce sentiment car Luffy était spontané avec tout le monde, gentil avec tout le monde, plus ou moins pareill avec tout le monde... du moins de sa vision à elle. Alors elle n'avait jamais cru à un retour possible, elle pensait plutôt qu'il était agacé par elle mais qu'elle l'amusait, c'est tout. Et ses talents de navigatrice était indispensable à l'équipage après tout. Mais là, sous cette eau, elle ne pu que retomber sous le charme du brun. Il était fin mais musclé, ses cheveux mouillés lui tombant sur le visage et sa cicatrice était très affolante pour Nami. Elle ne put se retenir de passer ses doigts sur sa blessur au visage et fut surprise de croiser le regard de Luffy. Ils se regardèrement pendant un instant, qui parut couper le temps. Il lui pris la main qu'elle avait laissé sur son visage et posa sa tête dessus, la bougeant tel un chat qui cherche à fixer son odeur. Tout en maintenant cette main collée sur le côté de son visage, il se posa sur la poitrine de Nami. Elle passa sa main dans ses cheveux et sentit son cœur lâcher. Elle l'aimait, c'était certain...

« Nami... soupira-t-il. Je suis fatigué...

-On va aller se reposer capitaine, c'est promis. »

Luffy et Nami finirent leur toilette, tranquillement et silencieusement. La rousse éteignit l'eau mais à peine sortit de la douche, elle poussa un cri. Elle se retrouva assise sur le rebord du lavabo, portée d'un geste vif par le brun.

« Luffy, qu'est-ce que tu.. tu es fatigué et perdu, arrête tes bétises... dit-elle paniquée, ne sachant où regarder. »

Il lui attrapa le menton et la força à le regarder. Son regard était intense et profond et de sa voix la plus sérieuse possible il lui dit :

« Repousse moi Nami si tu ne veux pas, mais promets moi, je t'en prie... Promets moi de ne jamais me quitter. »

Des larmes commençaient à perler son beau visage et la navigatrice en fut chamboulée. Elle arracha à son capitaine un bref baiser et le fixa dans les yeux.

« Idiot ! Cria-t-elle en lui tapant doucement la tête. Jamais je ne te quitterai. C'est moi Luffy, qui ai peur de te perdre depuis que je navigue avec toi... »

Luffy perdit tout contrôle et la rousse le sentit. Ils s'embrasèrent, s'embrasèrent et s'embrasèrent jusqu'à ne plus pouvoir respirer. La pièce était remplie de leur soupirs, c'était la libération de leur sentiment à tous les deux. Luffy s'attaqua à la peau de sa belle. Il la combla de baiser, commeça par son cou et descendit à sa poitrine. Nami était folle, folle de lui et de ce moment. Elle avait lâché complètement prise, faisant confiance aveugle à son capitaine. Elle soupira le nom de ce dernier, qui le rendait fou en retour. De ses deux mains il malaxait la douce poitrine de sa navigatrice et léchait de ses lèvres avides ses tétons, un par un, la faisant gémir de plaisir. Il descendit à son ventre, jouant avec ses doigts autour de son nombril et écarta d'un coup les cuisses de Nami. Il posa ses mains sur ses fesses, qu'il avait toujours rêvé toucher et commença à poser divers coup de langues sur le clitoris de sa rouquine. Elle n'en revenait pas, de le voir comme ça, pris par ce désir monstre de la dévorer. Elle se sentait femme près de lui, et était prête à lui céder tout ce dont il désirait. Après plusieurs minutes à s'occuper de l'entrejambe de la rousse, il se leva sec, et la porta jusqu'au lit. Elle suffoquait, ne comprenait plus rien au présent, ne ressenant que le plaisir que Luffy lui procurait. Il la regarda et pendant quelques secondes il eut son air à lui, enfantin, dont elle aimait tant le paysage.

« Nami... est-ce que je peux... te faire l'amour ? Demanda-t-il innocememt.

-Idiot, me demander ça maintenant... Je suis toute à toi, Luffy, rigola la rousse doucement. »

Le capitaine n'attenda pas plus que de raison, déjà nus tous les deux, il était fou de ce contact peau contre peau avec sa belle navigatrice. Il caressait son visage d'une main pendant qu'il tenait son sexe de l'autre. Il contemplait Nami d'un regard tendre et l'embrassa. Il commença doucement par frotter son plaisir contre le clitoris de sa rousse. Cette dernière laisse échapper des soupirs, qui se font vite accompagnés par ceux de Luffy, complètement plongé dans un bonheur extrème. Il continua ses caresses sexe contre sexe, dégustant cet instant qui fit monter la chaleur très rapidement. Les soupirs de Nami devenaient de plus en plus bruyant. Il décida de la préserver pour la suite et stoppa son action. Il la regarda, lui fit un sourir dont la miss s'étonna car rempli d'envie sexuelle envers elle et il la pénétra. C'est à ce moment-là que les deux perdirent les pédales. Cette joie intense qu'ils ressentaient en total symbiose n'avait pas de mots. Ils comprirent tous les deux que c'était quelque chose qui devait être accompli depuis longtemps, qu'ils étaient fait pour ce moment-là... Alors le brun commença ses mouvements de bassins. La pièce était emplie de leurs respiration forte, de leur chaleur corporel qui augmentait de minutes en minutes. Leur rythme d'ondulation accèlerait de plus en en plus. Nami n'en pouvait plus, passionnée par ce moment, elle se mordait les lèvres, entre deux baisers intenses de Luffy. Le chapeau de paille, pris d'un élan, mis les jambes de sa belle sur ses épaules et devint plus agressif, il en voulait toujours plus. Suants, leurs rauques augmenta, étouffant leur chambre d'hôtel de leur passion.

« Luffy ! Luffy, je... Oh... Luffy ! »

Il regarda alors sa belle, transpirante, criante, désirante. Il donna ses derniers coups de reins avec toute sa force qu'il lui restait en poussa un cri commun avec Nami qui clotura leur élan charnel. Les jambes de la rousse retombèrent sur le lit. Luffy, toujours en elle, ne voulait perde ce doux contact et s'allongea ainsi sur elle, cherchant à reprendre un souffle régulier. Leur rythme cardiaque se calma, et le capitaine se retira délicatement de sa navigatrice. Il se mit sur le côté, la surpomblant, une main sur son visage calé, pour la regarder encore. Elle reprenait tranquillement son souffle, n'osant ouvrir les yeux. Luffy pris alors appuie sur sa main pour se retrouver au-dessus d'elle.

« Nami... Eh Nami... sussura-t-il

-Ou-oui... répondit-elle faiblement en détourna le regard.

-Regarde moi. »

Quand leur regard se percuta, elle sentit les lèvres de son capitaine se poser sur les siennes si tendrement, qu'elle se laisae avoir. Il se recula après plusieurs minutes à l'embrasser et lui dit :

« Je crois que je t'aime depuis trop longtemps. »