Nous rentrons de mission.

Demain, ce sera le jour de l'épreuve finale pour l'examen Jônin.

« Tu le sens comment, Kashi ? »

« Plutôt bien … »

Nous allons tous les deux chez moi, après avoir souhaité une bonne soirée au senseï et à Rin. Une fois la porte passée, Obito ne se retient plus et baisse mon masque avant de m'embrasser doucement.

« Tobi … » dit-je entre deux baisers.

Il pose un doigt sur ma bouche en souriant.

« Imagine si le senseï vient … » dis-je à voix basse.

Il m'embrasse de nouveau. Les minutes deviennent des heures et Obito se retrouve blotti dans mes bras, allongé dans mon lit.

« Tobi … »

« Dors, Kashi … C'est un jour important pour toi demain. » me dit-il en m'embrassant dans le cou.

Il s'endort et alors, je le serre doucement contre moi.

Je détourne le regard de Iruka. Il me force à le regarder de nouveau, en posant sa main sur ma joue.

« Kashi ? »

« Je ne peux pas … Je … »

Iruka soupire, en regardant le plafond. Des larmes perlent sur son torse dévêtu et il me regarde.

« Tu pleures encore, Kashi ? »

« Ruka, je suis désolé. » dis-je.

Je m'apprête à me relever mais Iruka me maintient contre lui. Je le regarde, en soupirant.

« Ruka … Je … »

Il m'embrasse tendrement, pressant sa main contre ma nuque. Je stoppe le baiser.

« Kashi … Cesse de penser que tu le trahis … Tu ne fais que continuer à vivre et je pense que c'est ce qu'il aurait voulu … »

« Il aurait surtout voulu vivre … »

Je me relève finalement et le Chûnin ne me retient pas cette fois-ci. Il me regarde enfiler mes vêtements et remettre mon masque en place.

« J'ai cours jusque 18h. » me dit-il.

Je me stoppe sur le pas de la porte.

« Et ? »

« Juste une information. Si tu venais à changer d'avis. »

Je serre mes poings, regardant Iruka, à moitié déshabillé dans mon canapé, chez moi.

Je me refuse ça ? Moi, Kakashi Hatake, sans aucun doute le senseï le plus pervers de Konoha ?

Je soupire en fermant les yeux puis m'en vais, entendant un soupir derrière moi.

La journée passe et j'attends, les mains dans les poches, devant l'Académie. C'est vrai que j'ai hésité toute la journée mais en repensant à ma vision de ce matin …

Iruka arrive, saluant Konohamaru. Je m'éclipse plus loin : aucune envie qu'un jeune shinobi croit que j'attendais son senseï.

Le Chûnin sort de l'Académie, semblant chercher quelqu'un du regard. Il soupire et s'éloigne dans la rue, traînant des pieds. Kurenaï le rejoint et je m'approche discrètement.

« Cela n'a pas l'air d'aller, Ruka. Qu'est-ce qui t'arrive ? »

« Je me suis fait de fausses illusions. Encore une fois … »

« Kashi ? »

« Le même baka, ouais … »

« Tu devais t'y attendre tu sais ? Tu le connais. Niveau relation, il n'est pas très fidèle. »

Iruka hausse les épaules, tout en soupirant une nouvelle fois. J'hésite à me montrer mais lorsque Kurenaï prend la main du jeune senseï je reste figé sur place.

« Je suis là, moi, tu le sais ça ? »

Iruka sourit et la Jônin l'embrasse sur la joue. Elle s'éloigne en lui lançant un petit sourire. Je finis par descendre de mon arbre.

« Yo Ruka. » dis-je.

Il me regarde, blêmissant un peu.

« Tu étais là ? »

« Sympa, Kurenaï, n'est-ce pas ? »

« Bordel, Kashi ! T'aurais pu te manifester ! » s'énerve-t-il.

Je le pousse contre un mur, baisse mon masque et l'embrasse avec fougue. Il gémit contre mes lèvres mais répond au baiser.

« Kakashi-senseï ? » demande la voix de Naruto.

Et mince … Juste au moment où je commençais à apprécier le moment …

Je me recule de Iruka, qui a les joues rouges. Je soupire et me tourne vers Naruto.

« Quoi ? »

« Vous … Enfin … »

« Je te l'ai dit. Cela ne te regarde pas encore … »

Naruto esquisse un sourire et s'en va en courant.

« Allons chez toi … Nou serons plus tranquille … » me dit-il avec un sourire en coin.

« C'est une invitation ? »

Nous allons chez moi et une fois la porte passée et refermée, je l'embrasse avec fougue finissant par le pousser sur le canapé. Nos vêtements se retrouvent au sol les uns après les autres. Je l'embrasse dans le cou, ses doigts entremêlés dans mes cheveux.

« Kashi … » souffle-t-il.

Je le regarde et caresse tendrement sa joue, en souriant.

« Ruka … » dis-je en gardant mon sourire malicieux.

Je lui caresse du bout des doigts le torse et il frémit au contact. Je souris et poursuis mes caresses de plus en plus bas.

« Dites-moi, Iruka-senseï, cela vous plaît-il ? »

« Baka … » marmonne-t-il.

Je garde mon sourire, bien décidé à m'amuser avec lui. Je le mordille dans le cou tendrement et je l'entends gémir.

« Kashi … »

« Iruka-kun, oui ? »

Il rougit légèrement et je l'embrasse tendrement. Ses doigts parcourent mes cheveux et mon dos, ce qui me fait légèrement frissonner.

« Tu vas t'amuser avec moi, n'est-ce pas, Kashi ? »

« Tu comprends vite … »

Je l'embrasse doucement dans le cou. Les minutes deviennent des heures et Iruka s'est endormi, blotti dans mes bras. Je le regarde, caressant doucement sa joue.

En le voyant, comme ça contre moi, je me croyais incapable de montrer le moindre signe de tendresse. Pourtant, mes gestes avec ce jeune senseï sont tendres et dénués de la moindre violence.

« Kakashi-kun ? » me demande-t-il en ouvrant ses yeux.

« Hum ? »

« Je crois bien que je t'aime … » me dit-il à mi-voix.

Je souris faiblement, ne lui donnant pas la réponse qu'il attend sûrement de ma part. Il referme les yeux, s'endormant de nouveau. Je le serre doucement contre moi, déposant un léger baiser sur sa joue. Je finis par le lâcher et me lève sans le réveiller.

Je vais dans la salle de bain et me regarde dans le miroir. Obito apparaît derrière moi.

« Si je n'avais pas eu à sacrifier ma vie … Nous aurions été comme ça … » me dit-il.

Il s'approche de moi et m'enlace par la taille.

« Pourquoi, Kashi ? Pourquoi nous n'avons pas pu être heureux tous les deux ? »

« Va-t'en. Tu es mort. » dis-je.

« Kashi … » me dit-il à voix basse.