Drabble écrit à l'improviste comme message dans un serveur Discord. À la base, c'était une punition pour rentrer dans les bonnes grâces de notre modo d'amour, j'ai nommé Sea \o/ (et ça a marché) (je crois)
Bref. Ça faisait longtemps que j'avais pas écrit un truc aussi court u.u (même si c'est pas la taille qui compte)
Quoi qu'il en soit, bonne lecture !
Pas merci à Queenie, Koya, Veri, Varda, Doudou et Sea pour le titre. Que la chatouillade vous emporte ! Merci à Jack (et aussi Koya, même si je te souhaite quand même des chatouilleries) qui a voté sérieusement (c'était mon préféré aussi !).
OoOoOoOoO
La réponse D (Pas sauvé par le gong)
La Giudecca, 31 décembre, 23:57...
Plus que trois minutes, bordel, trois minutes. Tout ça à cause d'Aiolos, qui avait attendu 23:30 avant de venir chopper un Saga gris (mais pas psychopathe, juste bourré) et particulièrement affectueux, qui s'accrochait à son frère en lui faisant des bisous baveux parfumés au gin. Vraiment, il y avait des baffes qui se perdaient... !
- Oh monsieur Kanon, qu'est-ce qui vous amène par ic...
Kanon l'ignora. Il n'avait pas le temps de tailler une bavette avec Valentine, dont il connaissait la tendance au bavardage... intensif. Et là, il ne lui restait que deux minutes. Deux minutes pour honorer le rendez-vous le plus important de sa vie et sauver son couple du naufrage. Alors Valentine et ses gossips sur les Enfers... Le bleuté ralentit, hésita. S'il y passait juste trente secondes, peut-être qu'il pourrait avoir des nouvelles sur le dernier drama entre Eaque et Myu... Ah, c'était tentant ! Regard à sa montre. 23:59. Merde ! Kanon repartit au pas de course. Les aventures d'Eaque et Myu au pays du couple bancal devraient attendre.
Arrivé au bout du couloir, il prit à droite, envoya Zélos qui venait en sens inverse s'étaler contre le mur ("ça, c'est pour Camus", songea-t-il avec satisfaction), et arriva enfin, rouge, essoufflé, les cheveux en bataille (damn ! il avait pourtant passé un coup de brosse avant de partir !), devant LA porte. Celle du bureau de Rhadamanthe. S'il ne s'était pas perdu en chemin (par Athéna, faites qu'il ne se soit pas perdu en chemin, pitié). Il inspira un grand coup, poussa la porte.
- Rhad, je suis venu te dire que je suis désolé d'être parti comme ça et que je t'...
- Wouf !
L'énorme corgi de Rhadamanthe lui sauta dessus, lui léchant le visage en guise de bienvenue. Le premier coup de minuit sonna, puis le deuxième, et le troisième. Lafayette dans les bras, Kanon s'approcha du bureau. Rhadamanthe le fixait, impénétrable.
- Je t'aime, termina le bleuté alors que sonnait le cinquième coup.
- Tu as failli être en retard.
- Heu... Oui, heu, mon frère... Aiolos...
Rhadamanthe haussa un sourcil ironique :
- Quoi, les deux ont comploté pour te piéger dans un labyrinthe des Gémeaux dans l'espoir que tu n'aies pas le temps de venir me voir avant la date-limite ?
- Ouais bah, si t'étais pas venu donner ton ultimatum alors que j'étais en train de faire une soirée avec la moitié du Sanctuaire pour oublier que je m'étais comporté comme un gamin de trois ans et demi, bah ils auraient pas été au courant !
Silence.
- Tu t'es sérieusement fait piéger ?
- Oh ça va, ça arrive à tout le monde !
Rhadamanthe pouffa de rire. Kanon grogna, dissimulant à grand peine un sourire.
- Arrête de te moquer, Rhad.
- Désolé, mais c'est plus fort que moi, je suis en train d'imaginer Saga et Aiolos parler de leur plan diabolique en essayant de se trouver des excuses parce que c'est quand même pas très moral d'emprisonner leur frère et beau-frère.
Kanon ricana :
- Cinq heures de débat. Ils me croyaient endormi. Ensuite, j'ai essayé de m'enfuir, mais j'ai trébuché sur les pavés devant le temple et je me suis assommé. Et après, bah... Il est doué, Saga. Mais il ne résiste pas à la flatterie, du coup j'ai pu négocier de passer le réveillon avec lui, et j'ai fait pression sur Aiolos pour qu'il m'en débarrasse.
Kanon lâcha Lafayette qui retourna se blottir dans son panier pour mâchonner ce qui ressemblait à un... tibia ? Mieux valait ne pas se poser la question.
Souriant, Kanon s'approcha de Rhadamanthe, jusqu'à se tenir juste devant lui. Il nota au passage qu'il y avait deux verres sur le bureau. Le blond lui sourit en retour et lui ouvrit les bras. Le Gémeaux ne se le fit pas dire deux fois et s'installa confortablement sur les genoux de son aimé.
- Donc, reprit Rhadamanthe en lui servant un whisky. On se remet ensemble ?
- On s'était séparés ?
Sourires. Non, bien évidemment.
- C'est bien ce que je pensais, lâcha Kanon avec une satisfaction soulagée.
Il avala une gorgée de whisky. Le Juge l'embrassa sur la joue.
- Ce soir, je top, annonça-t-il.
Kanon faillit s'étouffer avec son whisky.
- Ah non ! s'exclama-t-il d'un air outré. On ne va pas recommencer avec cette histoire !
