Cela faisait longtemps que je n'avais pas dit coucou. Je sais très longtemps, trop longtemps. J'en suis désolée. Mais les vacances c'est compliqué. Je suis encore moins libre que pendant l'année. Je tiens à dire que ce chapitre a été écrit dans le plus grand confort de l'avion et de la voiture et posté avec le wifi de l'aéroport.

Bon pour parler du chapitre, c'est le premier qui explore les relations tendues entre Drago et Harry et Severus et Remus. Le problème c'est que ne ce sont pas des relatons inexistantes, mais au contraires compliqués. Ce qui est le plus drôle mais aussi le plus complexe pour moi. J'y suis arrivée, enfin j'espère… J'espère que vous allez aimer.

J'essaierai de mettre moins de temps pour écrire le prochain chapitre, maintenant que c'est la rentrée (qui est aussi une période tendue). Je tiens surtout à remercier les critiques qui m'ont donné envie de continuer plus rapidement. Je dis cela, je ne dis rien, mais il serait sans doute arrivé plus tard sans certaines critiques. Ce n'est pas du chantage, juste une technique de négociation !

Bref, je vous laisse lire ! Au passage c'est le plus long des plus long…pour m'excuser du temps, je sais je dis cela à chaque fois, je vais finir par faire un chapitre de 80 pages…(c'est pas pour tout de suite)

Lune P.

La nouvelle vie d'Harry après la mort de Sirius

9. Seuls ?

Des milliers et des milliers de journaux défilèrent devant les yeux d'Harry. En une, le portrait d'un jeune homme à lunettes rondes avec écrit en en-tête « Le Survivant n'est autre qu'un meurtrier ». Harry se débattait et virait les Gazettes de son passages, après de nombreux efforts, une seule lui resta dans la main et le monde autour de lui devint très sombre. Il n'arrivait plus à voir devant lui. Ses yeux étaient confrontés au noir le plus total, mais ses oreilles, elles, étaient encore très efficaces, malheureusement.

J'aurais pu les prévenir que le célèbre Harry Potter n'était qu'un tueur, regardez-moi…je ne suis pas surpris…

Harry avait réussi à identifier la voix de Cédric Diggory, ou plutôt son fantôme. Heureusement qu'il faisait sombre, le jeune sorcier aurait été incapable de voir le plus grand face à face. Il avait tant à lui dire, mais il en était incapable. Il n'avait pas le droit de demander pardon, alors qu'un enfant, un enfant était mort de sa faute. Il avait ôté la vie d'un fils.

J'aurais bien aimé que tu me le dises, cela m'aurait évité de m'occuper de lui. Il a bien joué son jeu, il a réussi à me mener à ma perte. Il m'a évité la prison et les détraqueurs pour me voir mourir de ses propres yeux j'espère que le spectacle lui a plu.

Non, Siri, non…

Harry n'avait pas les mots pour dire à son parrain, à quel point, il se trompait, il donnerait tout pour annuler ce qu'il a fait, y compris sa vie, surtout sa vie. Pas le temps de dire quoi que ce soit de plus, de nouvelles personnes arrivèrent. Une rousse aux yeux d'un vert émeraude ainsi qu'un homme brun aux cheveux ébouriffés entrèrent en scène.

Oh, Harry, arrête un peu, on sait tous que tu es un tueur, un meurtrier. Depuis ta naissance, nous avons été tes premières victimes, ton père et moi. Commencer par tes propres parents après, c'est sûr plus rien ne peut nous étonner.

Mais maman, je ne voulais pas…

Je suis peut-être ta mère, mais je ne serais jamais ta maman, tu as perdu le droit de m'appeler maman quand tu as causé ma mort et celle de ton père. Tu nous as déçu, tu avais tant de chose et tu as tout ruiné…

Maman, je suis désolé, je ne voulais pas, c'est Voldemort…

Rejeter sa faute sur un autre, bravo, maintenant que tu l'as tué, il ne peut même plus se défendre…

Quoi ? Je l'ai tué, j'ai réussi à tuer Voldemort ?

Oui, tu es content en plus ? C'était lui aussi un monstre certes parce qu'il tuait des gens, en le tuant qu'est-ce que tu deviens ? Oui toi aussi un monstre…

Maman, non…

Harry, tu n'es bon qu'à tuer de toute façon, regarde tes années à Poudlard, tu n'excellais pas en cours, mais pour tuer un gnome, un basilic, un élève, ton propre parrain, là tu n'as pas eu de soucis…

Papa, pas toi…

Tout le monde autour de toi finit non seulement par mourir, mais cela par ta faute !

Ses parents étaient les seules personnes qui devraient rester de son côté coute que coute. Mais non, or ces parents avaient été des personnes admirées et admirables, s'ils lui tournaient le dos, c'est qu'il l'avait mérité. Tout le monde l'avait abandonné, mais il n'était pas une victime, tout était sa faute… Aujourd'hui, il restait que deux personnes autour de lui, jusqu'à quand allaient ils rester avec lui, jusqu'à quand…Remus Lupin vint compléter le tableau des adultes qui avaient comptés dans la vie d'Harry, on passait bien volontiers les Dursley.

C'est vrai Harry, dis-moi quand as-tu prévu de me tuer, moi aussi ?

Hein, Harry quand ?

Pour finir Abbygail s'assit à côté de Cédric, avec Remus, ils étaient les deux seuls visibles aux yeux d'Harry, les seuls qu'il aurait pu atteindre avant que le brouillard s'épaissît et tourbillonna, pour laisser entendre qu'un mot répété indéfiniment :

« Quand ? » « Quand ? » « Quand ? »

Le jeune Gryffondor se tortillait sur son lit, il cherchait à se reconnecter avec son espace-temps. Il tira couette, drap et oreiller. Il n'avait pas fait un bruit, il n'avait pas été surpris d'entendre ses parents. Leurs mots avaient fait mal, mais il devait supporter cette peine, il la méritait, il l'avait cherché. Il n'avait pas le droit de s'en plaindre. Revenu à lui, il cligna des yeux quelques fois pour chasser ses mauvaises pensées. Au fond de lui, il savait que c'étaient ses propres émotions qui avaient parlé et non Cédric, Sirius et ses parents…Mais qu'aurait-il dit, si cela avait été eux ?

Enfin réaccoutumé à son lit, sa chambre, sa vie, il remercia le noir, il savait qu'il ne faisait pas de bruit pendant ses cauchemars, heureusement pour lui. Habitude des Dursley, les réveiller n'était vraiment pas une bonne idée. Aujourd'hui, réveiller Drago ne paraissait pas meilleur. Il ne voulait surtout pas paraitre faible devant lui. Il ne paraitrait pas, c'est ce qu'il était, faible. Ne pas pouvoir fermer l'œil de la nuit sans voir apparaitre maman et papa, rechercher leur accord, leur amour. Malgré tout ce qu'il avait vécu, Harry Potter n'était qu'un enfant, et il ne voulait vraiment pas le montrer à son colocataire.

Sur le lit adjacent, Drago Malfoy n'avait pas fermé l'œil, et n'avait donc rien raté de la bagarre entre son ennemi et son lit. Il n'y avait pas de doute pour le Serpentard que le grand Harry Potter était victime de cauchemars. Tout Poudlard aurait pensé que c'était l'occasion parfaite pour le prince des serpents de se moquer, de se venter. Mais le Drago allongé en cet instant, n'était pas le Malfoy de Poudlard, il était un adolescent, qui, lui aussi, pendant la nuit s'agitait dans tous les sens. Il ressentait évidemment de la honte pour ne pas pouvoir faire la chose la plus simple ne rien faire, dormir. Il était un incapable, indigne d'être un Malfoy – fallait-il être vraiment digne pour cela – pire que tout indigne d'être un sorcier. Oui, en temps de guerre, le futur mangemort ne trouvait rien de mieux que de crier à perdre raison blottis sous sa couette. Contrairement à Harry, qui avait fait preuve de la discrétion la plus totale, le Serpentard ne se faisait pas seulement remarquer le jour par ses mondanités, mais aussi et surtout la nuit par l'opposé. C'est pourquoi, il ne s'était délibérément pas laissé engouffrer dans son sommeil. Il ne voulait pas réveiller toute la maisonnée, sa nouvelle « famille », comme l'avait appelé Dumbledore. Il ne désirait surtout pas se faire remarquer. Pour la première fois de sa vie, Drago Malfoy voulait être invisible. Il ne voulait pas disparaitre comme le voulait Harry, il voulait que le Malfoy en lui disparaisse, mais surtout disparaissent aux yeux des autres. Il voulait renaitre, il voulait être libre. Il était peut-être libéré des mains de son père, mais pas de sa réputation. C'étaient aussi ses réflexions qui le tenaient éveillé, mais qui l'épuisait aussi. Il était rare que le Serpentard ne trouve pas de solutions à ses problèmes ou ne rusent pas pour les obtenir.

Harry, qui était de se douter de tout ce qui se tramait dans la tête de son voisin de lit, avait besoin de prendre l'air. Il ne voulait pas rester avec Malfoy qui dormait paisiblement. Cela augmentait sa jalousie, le Serpentard n'avait pas le poids du monde sur ses épaules. Il n'allait pas devenir tout ce qu'il rejetait. Il n'avait pas à distinguer la limite entre le bien et le mal. Il n'était pas lui, et personne n'était lui. Il était seul dans ce combat. Il se leva, mais un des livres de sa table de nuit, surement celui de potion – qu'il avait sorti la veille pour essayer cette impossible rédaction demander par Snape pour la rentrée – tomba sur le sol en faisant un gros bruit. Un sourire satisfait s'affichait sur les lèvres du blond, il était clair que la discrétion quittait le Gryffondor dès qu'il se levait. Ce dernier parti le plus vite possible sans faire de bruit supplémentaire. Il n'était pas dans un état où aurait pu se dire qu'après le gros « Bang », Malfoy était forcément réveillé, qu'il allait se moquer de lui et tout. Il voulait seulement aller se mettre de l'eau sur son visage, oublié ce cauchemar, et trouver une solution pour ne plus en faire. Direction tout d'abord la salle de bain.

Dans cette même pièce quelques minutes plus tôt, Abbygail était la seule à ne pas être dans la même pièce que son ennemi. Elle était plutôt avec un ami, ou plutôt son meilleur ami retrouvé, son rasoir. Elle savait que les deux adultes étaient encore en bas dans le salon, à faire elle ne savait quoi, et que les garçons étaient au moins dans leur chambre. Elle avait l'habitude de toujours savoir où était les personnes autour d'elle. Elle y était obligée pour savoir quand lancer le sortilège, ou quand il était possible de l'enlever. Cette faculté lui avait été aussi très utile, il y a des années, et elle l'était de nouveau, pour exactement la même raison. Elle savait que ce n'était pas bien, elle savait donc qu'elle devait le cacher aux autres. Avec tant d'habitants maintenant, il lui restait de moins en moins de temps pour être seule, libre. Surtout avec Remus qui la surveillait. Il était assez discret pour ne pas éveiller les soupçons, mais c'était suffisant pour énerver la jeune fille. Il ne lui en fallait pas beaucoup, et encore moins passée pour une victime. Elle n'était pas une victime, une faible, une handicapée. Oui, tout revenait toujours au même point dans sa tête. Son handicap avait changé sa vie, il était surtout toute sa vie. Elle ne pourrait jamais s'en défaire complètement. Elle l'avait cherché et elle continuerait de chercher, mais plus le temps passait, moins elle avait d'espoir. Elle devait se faire à l'idée. Autour d'elle, on pourrait croire que c'était fait, que cela ne l'empêchait pas d'être heureuse, mais non. Elle avait toujours été très doué pour cacher ses émotions derrière des sourires plus ou moins forcés. Elle avait toujours pensé que c'était son problème, elle ne pouvait pas infliger sa douleur à ses parents. Vu le résultat, elle avait eu raison. Aucune sorcière ou sorcier n'était comme elle, donc personne au monde ne peut savoir ce que c'était d'être-elle. C'était son problème, rien qu'à elle, elle était seule dedans. Et tant qu'elle ne comprendrait pas que ce n'était pas le cas, elle sera dans la même situation à s'entailler la peau de ses cuisses pour se rappeler qu'elle est vivante, et ce que toute sa vie a causé…

Comme un signe du destin pour lui rappeler qu'elle n'était pas seule comme elle le pensait, elle entendit un genre de boum, surement un objet qui a du tomber quelque part, surement dans la chambre des garçons. Au lieu de se servir de ce son, pour se rappeler que d'autres personnes étaient là pour elle, elle se dépêcha surtout de nettoyer toutes les traces de ce qu'elle avait fait. Quand seulement après une ou deux minutes, un Harry terrorisé poussa la porte sans se demander s'il pouvait y avoir quelqu'un. De son côté Abby profita de la confusion de son presque frère pour rabaisser son bas de pyjama et caché sa lame dans sa poche. C'est à cela que servait les poches dans les pyjamas.

- Désolé Abby, je croyais qu'il n'y avait personne vu que c'était ouvert…

- Oui, ne t'inquiète pas j'ai dû oublier, mais ce n'est pas grave.

Oulla, elle était tellement en manque qu'elle s'était précipitée sans penser à fermer la porte. Fallait qu'elle se calme. Elle n'avait pas eu le temps de toute la journée, et il y avait beaucoup de chances que cela continue sur la même lancée. Il fallait absolument qu'elle trouve une meilleure organisation. Elle ne pensait pas un seul instant à arrêter, elle savait que pour l'instant, elle en était incapable, elle avait surtout aucune raison d'arrêter. La fierté dans les yeux de Remus n'était pas suffisante même si…

Il s'était installé un silence quelque peu bizarre entre les deux jeunes sorciers, les deux étaient perdus quelque part dans leur tête. Harry essayait tant bien que mal d'oublier son cauchemar en lui donnant malheureusement raison. Il était plus facile de croire les fantômes de sa tête que les vivants en dehors. Surtout que, c'était certains, bien en vie, qui lui avait tout d'abord fait penser qu'il était un faible, une erreur, un monstre, qu'il ne méritait pas de vivre. Les Dursley bien sûr, Snape, pour qui, il n'était pas à la hauteur de sa mère, et tous les autres sorciers, qui ne voyait en lui que le héros, l'arme, le pion de cette guerre. Battre Voldemort était devenu plus qu'un objectif, plus qu'une vengeance sur la vie. C'était pour prouver qu'il pouvait être utile, comme s'il avait besoin d'être ce survivant pour être apprécié et aimé.

Abbygail l'aimait, non pas parce qu'il était le garçon qui avait survécu, mais simplement parce qu'il était un garçon bien. Mais en cet instant si elle pouvait le faire dégager à coup de point de la pièce, elle ne se gênerait pas. C'était déjà assez qu'il connaisse son autre secret, pas besoin qu'il sache qu'elle était tellement faible qu'elle avait besoin de se tailler les veines pour survivre. Ils avaient le même problème, la même vision d'eux-mêmes, le même sentiment, mais pour l'instant aucun n'en parlera ni pour s'aider lui-même, ni pour aider l'autre.

- Alors toi aussi tu n'arrives pas à dormir, Abby ?

- Mouai, on peut dire ça…

Ce n'était pas un mensonge à proprement parlé, son besoin la tenait éveillée. Mais ce n'était pas non plus vrai de vrai, et puis, elle n'avait pas non plus mis toute la persuasion nécessaire. C'était comme si elle s'en fichait, l'adrénaline retombait, et elle sentait qu'elle pouvait être libre avec le sorcier. Il inspirait confiance et pas de jugement. Mais Harry avait pris cette réponse pour ce qu'elle était, un évitement.

- C'est en rapport avec ta maladie ?

- Oui, j'ai un peu mal aux jambes la nuit. Comme je relâche le sort que la nuit, toute la douleur accumulée la journée apparait seulement maintenant et je n'arrive pas toujours à m'endormir…

Là non plus, elle n'avait pas vraiment menti, elle avait mal la nuit, ce qu'elle n'avait pas dit c'est que la plus grande partie de la douleur qu'elle ressentait venait de sa propre main. Mais tout cela avait bien un rapport avec sa maladie. Donc ce n'était vraiment pas un mensonge, et elle sera prête à argumenter le jour où Harry découvrira qu'elle n'avait pas dit la stricte vérité. Néanmoins, elle ressentait comme une boule dans sa gorge, sans doute un peu de culpabilité. Il était temps qu'ils parlent d'autre chose, pas d'elle et de tous ses problèmes.

- Et toi Harry ?

- Je préfère rester les yeux ouverts avec un Serpentard à quelques pas de mon lits, de ma baguette et de moi…

- Mais bien sûr Harry…Que dirais tu qu'on aille dans votre chambre comme cela si tu t'endors d'abord je reste éveillée et surveille tes affaires…et si c'est l'inverse et ben tu veilleras sur tes affaires et sur moi…

Il n'en fallait pas plus, pour que l'esprit de héros et de sauveur du monde entier du jeune sorcier se mette en place. Bien sûr qu'il allait la protéger, il le devait, elle était déjà tellement en danger d'être proche de lui, s'il ne pouvait pas l'éloigner de lui, il devait au contraire ne plus la lâcher. Elle était sa responsabilité, bien sûr face au Serpentard, mais ce sentiment dépassait la situation de cette nuit…

C'était ainsi que les deux jeunes sorciers se retrouvèrent sur le lit d'Harry, ils se sentaient tous les deux plus en sécurité collé l'un à l'autre, comme le seraient un frère et une sœur. La fatigue, ou plutôt la fin de la prise de tête arriva en premier pour le Gryffondor. Abby le vit ralentir sa respiration, il était parti dans un sommeil qu'ils espéraient, tous les deux, récupérateur. La jeune fille était fière d'elle, elle avait réussi à faire se réendormir Harry. Elle n'était pas aussi naïve que lui, elle savait bien qu'il avait fait un cauchemar. Elle savait aussi combien, il était compliqué de fermer les yeux après un, aussi compliqué que devait être ceux d'Harry. Quand elle avait proposé cette idée, elle ne l'avait pas vu autrement, si elle devait faire une nuit blanche pour que son ami puisse se reposer, elle le fera. Elle aimait gérer les problèmes surtout ceux des autres. Elle le faisait dans la plus grande discrétion, plutôt que forcer Harry à parler de son cauchemar, ce qui les aurait fait se disputer, et finalement se retrouver seuls, elle l'avait fait dormir. Et elle sera là pour le réveiller au premier tremblements, elle sera pour lui…

Elle admirait le brun à lunettes dans son lit, on n'avait pas l'impression que le poids du monde était sur ses épaules quand il dormait. Il ne devrait pas avoir ce poids, cette responsabilité. C'était injuste, et s'il y avait une chose que la jeune fille ne supportait pas c'était l'injustice. Elle en voulait à Harry d'accepter aussi facilement tous ce qu'on lui demande, à Dumbledore d'imposer tous ces sacrifices à son soi-disant élève préféré, à Voldemort pour être aussi cruel. Il ne fallait vraiment pas qu'il se retrouve face à elle, elle lui monterait de quoi est capable une sang mêlée.

Elle regardait aussi le nouvel habitant. Elle ne le connaissait pas et attendrait avant de se faire des aprioris. Elle n'était pas comme certains à penser que les Serpentards était tous des futurs mangemorts. Elle pensait que l'ambition et la ruse était des qualités admirables. Elle pouvait aussi prendre l'exemple de Mme Pomfresh ou de Merlin pour prouver qu'ils n'étaient pas tous mauvais. Si cela se trouvait, elle aurait pu même aller dans cette maison si elle était allée à Poudlard. Faut bien dire que ce sortilège et cacher ses secrets, jouer sur les mots, mentir par omission était des normalités dans les cachots. C'est pourquoi, elle s'assura que Drago Malfoy dans le lit d'à côté dormait à points fermés. C'était le cas, en effet, que le Gryffondor par excellence puisse faire des cauchemars rassura Drago. Il pouvait lui aussi laisser tomber ses paupières.

Pendant que les trois jeunes passaient une nuit compliquée, les adultes étaient restés dans le salon. Ils ne savaient pas trop quoi se dire. Ils n'avaient jamais réellement discuté de quoi que ce soit. Il y a deux ans les professeurs ne parlait pas plus qu'il le devait professionnellement. L'un enfermé dans sa jalousie soi-disant pour un poste, mais ce qui était vraiment la cause du ressentiment de Severus était que Dumbledore n'hésitait pas à engager un loup garou déjà, mais un loup garou qui avait tenté de le tuer. L'autre sorti d'une phase un peu compliquée, pendant laquelle il se demandait sans cesse où était sa place, avec en plus son ancien petit ami, un traitre, en fuite. Si Remus était retourné à Poudlard avec son calme et son esprit rationnel connu de tous ses camarades de Poudlard, il aurait pu résoudre le problème nommé Severus Snape connu pour sa froideur. Le Remus actuel avait regagné du calme et surtout encore plus de compréhension. Il savait au fond de lui, et il avait en vérité toujours su qu'il y avait une raison pour que le maitre des potions agisse comme cela. Il ne croyait pas au mal, à proprement parlé, chaque action à une raison, une bonne ou non, une suffisante ou non…Remus comprenait mieux que n'importe qui le fait de se cacher. Avec ses parents il s'était caché dans cette maison isolée du monde pour cacher sa deuxième identité, il avait caché son secret à ses amis à Poudlard, il s'était enfuit après la mort de James et Lilly. Lui s'était caché et enfuit au sens littéral, il se doutait que le véritable Severus Snape était caché sous tant de masques que quasiment personne ne voyait en dessous, même le grand Albus Dumbledore. La seule qui avait vraiment vu et connu le Severus Snape que le monde entier aimerait était Lilly, à l'époque, Evans. Il était tant que Remus voit et comprenne ce que sa meilleure amie aimait chez ce personnage. Cet été allait donc pouvoir assouvir la curiosité du loup garou. Mais cela n'allait pas être gagné…

Car sans compter l'année de Poudlard, où ils étaient tous les deux professeurs, ce que Severus veut se rappeler de Remus était le garçon du groupe qui lui gâchait la vie, les maraudeurs. Lupin était surement le moins pire, il était trop occupé à faire comme si ses meilleurs amis ne faisaient rien de mal. Il passait son temps à fermer les yeux. Le Severus adolescent n'avait pas compris que Black et Potter était les seuls qui avait accepté le loup en Remus. Ils ne faisaient pas comme s'il n'existait pas, ils en faisaient surement trop, mais ils faisaient ce qu'ils pouvaient. Lupin devait donc faire de même, accepter les blagues les plus idiotes de ces compatriotes. Ce que le Severus adolescent n'avait pas assez de recul pour accepter, l'adulte ne pouvait pas l'accepter. Il ne pouvait pas, ce serait accepter bien d'autres choses, la mort de Lilly qui était sa faute, son mauvais et idiot choix. Pour Severus Snape, Remus Lupin serait toujours ce garçon invisible aux côtés des deux plus populaires de l'école. Mais le loup-garou n'était pas le seule curieux de la maisonnée, Severus l'était lui aussi et tenait à savoir qui était celui qu'il l'avait remplacé dans le cœur de sa meilleure amie. Alors pourquoi pas se servir des manigances de Dumbledore pour tenter de comprendre le passé. Mais le passé était bien là, où il était, et ce pour les deux sorciers.

Le silence commençait à se faire lourd au rez de chaussé, mais il se brisa non pas par eux, mais par un fameux « bang » venant du premier étage.

- Tu penses qu'ils commencent déjà à se battre entre eux ?

- Lupin, s'ils se battaient, on entendrait bien plus qu'un seul bruit.

Le ton était toujours froid mais des sourires moqueurs s'étaient dessinées sur les deux visages. Presque invisible sur celui de Severus, mais Remus le connaissait depuis assez de temps pour voir une esquisse. La tension était là, mais c'était surtout le silence qui rendait la cohabitation compliquée. Il était temps de casser ce cycle, surtout que des choses importantes devaient être dites, et cela ce soir.

- Severus, demain c'est la pleine lune…

- Si j'avais besoin d'un calendrier Lupin…

- Ce n'était déjà pas facile à dire, mais si Remus était quelque chose, il était patient.

- Je serais enfermé dans cabanon, au fond du jardin, comme quand j'étais petit, il n'y a aucun risque si vous restez dans la maison. Je te demande juste de veiller sur les enfants s'il te plait.

- Ce sont plus des enfants Lupin, et puis ton secret n'en est plus un…

- La faute à qui !…Pardon Severus, je ne voulais pas m'énerver…

- Mais si vas-y énerve toi, tu vas faire quoi me mordre ?

Le ton du Serpentard était joueur, mais la conversation ne l'était pas. Remus tentait de regagner son calme. Il ne pouvait pas s'énerver. Pas ce soir. Surtout pas ce soir, la pleine lune était trop proche. Il avait peur de ne pas pouvoir contrôler son loup. Il décida de se lever et d'aller s'enfermer sa chambre, même s'il savait qu'il ne pourrait pas s'endormir, comme tous les mois.

- Severus juste veille sur eux, s'il te plait.

Une main autour de son poignet l'arrêta sec, sans gentillesse.

- Tu sais qu'avec la potion que JE te fournis tous les mois. Ton loup ne peut pas sortir la veille, ni le jour de la pleine lune. Tu ne devrais même pas avoir besoin de t'enfermer. Alors pourquoi ?

- Parce qu'on ne sait jamais…

- Parce que tu as peur, un Gryffondor qui a peur.

- ET j'aurais peur de quoi Snape ?

- Qu'on voit tous qui tu es et de quoi tu es capable…

Cette phrase fit réfléchir Remus bien plus qu'il ne le laissa paraître. Premièrement il n'avait pas de répartie qu'il lui venait, et c'était rare. Evidemment que Severus avait raison, il ne lui avait pas pris plus d'une soirée, la majorité passée en silence, pour trouver sa faiblesse. C'était pourquoi, il n'était pas un assez bon atout à la lumière. Si Severus avait pris une soirée, Voldemort et ses larbins auraient pris deux jours maximum. C'était pourquoi Dumbledore ne lui donnait aucune mission importante, pourquoi il n'avait pas vu que Peter était le traitre, pourquoi il n'avait pas pu garder Harry il y a 14 ans. Est-ce qu'il serait capable de le garder et de le protéger cette fois, il n'en était pas sûr.

- Si je te disais que tu avais raison, on en aurait fini ?

- Pour l'instant.

Le loup garou ayant peur que ses jambes tremblent et qu'il se ridiculise en tombant s'assit sur son canapé et pris le jeu d'échec qui trainait là, avec lequel il jouait avec Abby. Il mit les pièces et commença à jouer seul. Il se moquait que le Serpentard était à deux pas de lui. S'il ne boudait pas, cela en donnait fortement l'impression.

- Alors peur de perdre contre un véritable adversaire ?

- Non, mais tu devrais aller dormir, il est tard.

- Et toi, non ?

- Je ne peux pas dormir la veille.

- Et moi je ne peux pas dormir dans un nouvel environnement, donc tu n'es pas le seul à ne pas pouvoir dormir ce soir.

Il s'assit sans demander s'il pouvait se joindre à la partie. C'était Severus, s'il voulait, il avait. Mais il avait raison, Remus n'était pas le seul, pas le seul à ne pas pouvoir dormir, pas le seul adulte de cette maison, pas le seul à se cacher.

Il s'en suivit une partie des plus longues à regarder, où les deux joueurs réfléchissait à chaque coup le maximum possible. Si Harry avait regardé après un cauchemar, il se serait quand même endormi. Pas un bruit autour du plateau, comme quoi pas forcément besoin de grandes paroles pour se rapprocher.

A l'étage, Harry se réveilla au son d'un petit cri. Avec sa vie, il avait forcément le sommeil léger. Il était surpris tout d'abord d'avoir dormi, la présence d'Abby avait surement aider. Mais aussi d'avoir crié, alors qu'il ne se souvenait pas d'un rêve quel qu'il soit. Alors les yeux ouverts, il chercha l'origine de ce bruit. Quand il vit Abbygail non pas avec lui, mais près de Malfoy. Il comprit ce qu'il se passait. Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus étonnant, Harry savait très bien ce qu'il se passait aux réunions des mangemorts. Il avait ressenti assez de Doloris à travers les visions. Mais cela n'avait pas été réel pour lui, il n'avait pas ressenti la pression d'être face aux seigneurs des ténèbres, face à une possible mort.

Abbygail essayait de réveiller le Serpentard en le secouant gentiment. Mais le Gryffondor la stoppa, il savait bien qu'être touché pendant un cauchemar le rend pire. Il fit donc la seule chose à laquelle il pensa, il vida sa bouteille d'eau en plein sur la tête de Malfoy. Il y a seulement quelques semaines, cela aurait était la première chose qu'il aurait dite à Ron. Mais maintenant rien n'était plus pareil. Il ne l'avait pas fait par plaisir ou par vengeance. Il l'avait fait pour aider, rien que cela prouvait un changement.

- Désolé Malfoy, ce n'était pas pour…

- Merci Potter.

Tout avait été dit dans ces deux phrases. Un Drago Malfoy qui remercie n'avait jamais été vu, et encore moins par un Harry Potter. Cela montrait un certain niveau de compréhension entre les deux adolescents qu'il n'y avait jamais eu auparavant. C'était bien suffisant pour les deux, pas besoin d'échanger plus sur une action qui avait seulement pris deux minutes. Même si pour tout le monde, cela aurait été tellement surprenant qu'il y aurait eu besoin de nombreuses explications. En tout cas pour Abbygail, il en fallait plus, ils avaient prouvé qu'ils pouvaient se comporter en ami, cela ne pouvait pas s'arrêter aussi sèchement.

- Vous ne croyez pas que vous pourriez passez sur une base de prénom, maintenant, on va habiter ensemble, cela faciliterait les choses. Moi c'est Abbygail

- Harry.

- Drago.

Les deux exagéraient tous les deux leurs mécontentement. Mais s'il y avait une chose à savoir sur ces deux sorciers aussi têtus c'était que s'ils n'étaient pas d'accord, il ne l'aurait pas accepté. Et cela Abby le savait, c'était pourquoi elle était encore plus contente. Mais cette joie ne pouvait pas durer éternellement en présence des deux ennemis de Poudlard.

- Au fait Ma…Drago, si tu veux en parler, de ce qui se passe dans tes cauchemars, je suis là…

Encore une fois, Harry n'avait pas réfléchi avant d'agir. Fallait vraiment qu'il change cette habitude. Il n'aurait pas aimé que Drago – maintenant – lui pose la question. Mais c'était la chose normale à faire. Personne ne lui avait posé à lui, il s'était donc senti rejeté, personne ne tenait à lui…jusqu'à maintenant. Il commençait à s'en rendre compte, Abbygail avait après tout servi d'oreiller et Remus le lui avait proposé. Mais c'était un Malfoy en fasse de lui, et un Malfoy n'avait pas besoin qu'on s'occupe de lui, il avait besoin qu'on l'admire. Là, aucun des deux ne l'admiraient parce qu'il n'y avait plus rien à admirer, il avait les yeux giclés de sang, il enlevait son polo et on pouvait bien remarquer des traces de coup et plus particulièrement des coups de ceintures. Mais cela hors de question de l'avouer.

- Et toi je ne te parle pas de ton cauchemars de cette nuit avant que tu renverses, je ne sais quoi.

- Comment tu sais ça ?

- Donc tu avais fait un cauchemars Harry ?

- Et toi, vu les cernes que tu as, tu as du aussi en faire, et je ne vous en parle pas alors…

- Sauf que si tu viens de le faire MALFOY ! Et cela était entre toi et moi, ne met pas Abby dedans, elle ne t'a rien fait elle, tu ne m'aimes pas ok, mais Abby ne mérite pas de prendre ta guéguerre contre moi, contre elle. Je disais juste que je savais ce qu'il se passait avec tu-sais-qui. C'est tout si tu ne veux pas en parler, parce que tu es trop fier, c'est ton problème.

Harry reprit sa respiration, il était essoufflé après cette longue tirade. Il y avait mis tous les efforts du monde. Le Drago Malfoy qu'il connaissait de Poudlard pouvait s'énerver contre lui, mais seulement contre lui. Il protègerait Abbygail. C'était son devoir. Il avait haussé le ton, entre perdre le début de quoi que ce soit entre lui et Drago et perdre l'amitié qu'il avait avec Abby. Il n'y avait aucune hésitation.

Drago aurait normalement répondu aussi agressivement voire plus que son ennemi, mais son cœur n'y était pas, c'était lui qui s'était emporté le premier. Il n'allait pas s'excuser non plus, on parlait du même Serpentard blondinet. Mais il comprenait le sentiment de protection qu'avait Harry pour cette Abbygail. Après tout, il était un Serpentard et les Serpentards protègent les leurs, vu que personne ne viendra les protéger. Il avait aussi surtout vu sur le visage du Gryffondor de l'inquiétude. Cela était rare que quelqu'un ressente de l'inquiétude pour lui, en générale c'était pour les autres, à part sa mère, qui ne pouvait pas faire grand-chose. Harry pensait que son cauchemar était dû à ses rencontres avec le seigneur des ténèbres. Ce n'était pas le cas. Drago avait une nuit de plus ressenti les coups et les sorts de son père. Il préférait mille fois qu'Harry et Abby croient à cette histoire de mangemorts. Cela était bizarrement plus avouable que de se faire taper par son propre père. Et puis grâce à cette phrase, Harry lui avait tendu une perche. Et il ne serait pas le prince des serpents s'il ne la saisissait pas.

- Donc c'était ça ton cauchemar, la raison pourquoi tu prends des faux cours de potion supplémentaire avec Sev…

- Des faux cours de potions, Harry ?

- Oui comme tout garçon qui a survécu, Potter apprenait l'occlumencie avec mon parrain, pour éviter que l'autre lui rentre trop dans la tête.

- L'occlumencie, l'autre ? Tu veux dire que tu avais Voldemort dans la tête.

La grimace après le fameux nom de Drago ne surprit personne. Le sujet de conversation ne plaisait pas du tout à Harry. Parler des visions, revient à parler du comment Voldemort s'est joué de lui pour avoir la prophétie et faire tuer son parrain. Parler des visions revient à parler de Sirius, cela n'était pas possible de si bon matin.

- Comment tu sais ça, toi ? Qui te l'a dit ? Tu n'as pas le droit de le savoir ?

- Ah bon, tu crois, parce que moi je pense que si c'est le grand Dumbledore qui me l'a dit, c'est que j'ai le droit. Mais rassure-toi, il avait une bonne raison, moi aussi je dois apprendre l'occlumencie, peut être que je serais un espion comme Severus. On m'a d'ailleurs dit que cela n'avait pas été ton point fort, une magie que ne peut pas réussir le héros du monde sorcier, c'est dommage…

- Tu verras comment tu t'en sortiras toi, bon courage…

- Mais je m'en sors déjà très bien, Sev a commencé à m'apprendre, et il parait que je m'en sors bien, mieux que toi en tout cas.

- Ce n'est pas très compliqué en même temps…

- Attendez, attendez, est ce que quelqu'un peut m'expliquer en gros ce qui s'est passé entre vous, pour que ce soit aussi tendu ?

Les deux garçons se regardèrent, sur le moment rien ne leur vinrent. Puis :

- Il a refusé de me serrer la main.

- Il a insulté mon seul ami.

- Ton seul ami ?

- Oui, à l'époque…

- Parce que maintenant…

- STOP, c'est tout, vous vous êtes déclaré une guerre qui a duré cinq ans pour ça…

- Ben oui ! S'exclamèrent les deux, en même temps, pour une fois qu'ils étaient d'accord.

- Ben stop, faut que cela s'arrête c'est juste ridicule.

- On n'est pas ridicule ! Encore une fois les deux ont parlé en même temps.

Abbygail pouffa de rire mais n'arriva pas à s'arrêter ce qui fit sourire puis rire les deux autres. Il était clair pour les deux ennemis qu'Abby se mettrait en travers de leur bagarre. Mais cela n'était pas synonyme de paix, mais plutôt de cessez le feu. Harry avait proposé son aide c'était autour de Drago.

- Harry, je sais que c'est bizarre, mais si tu as besoin avec ses visions, que je t'aide à bloquer, tu me dis, je serais ravi d'énerver le seigneur des ténèbres.

Il ne pouvait pas non plus avouer qu'il le faisait pour Harry, même si c'était plus ou moins le cas.

- Merci Drago.

Le côté Serpentard du brun ressorti. Lui non plus n'allait pas avouer la vérité sur son cauchemar. Celui là était bien trop trouble. Il était habitué à ceux où Cédric, Sirius, même ses parents lui en veulent. Dans celui-là, le véritable problème, était qu'il lui en voulait aussi d'avoir tué Voldemort. Lui aussi deviendrait-il un monstre ? Il fallait qu'il fasse le point. Mais avec cette prophétie, il avait plus le choix, c'était soit lui, soit l'autre. Mais pour la première fois, il se rendit compte que tuer Voldemort n'était pas la solution au problème, rien qu'un autre problème.

- J'ai faim, pas vous ?

Il y avait toujours Abby pour faire redescendre la tension. Drago tenta de cacher sa grimace à la pensée de nourriture. Son attitude Serpentarde en pris un coup, parce qu'elle était bien visible.

- C'est parce que tu n'as pas gouté au petit dej d'Harry, toi !

- Tu sais Abby que je n'ai pas pu le faire vu que je suis là…

- Ben tu n'es pas un sorcier toi ?

- Haha, très drôle.

Les trois descendirent ensemble, Abby avait bien sur repenser à mettre son sortilège en place, mais à part cela, aujourd'hui ne ressemblait pas à la veille. Remus n'avait pas dormi, Harry n'avait pas fait le petit déjeuner, Abby était lever bien avant midi. C'était une nouvelle vie qui commençait. Ils avaient tous plus ou moins gardé leurs problèmes pour eux, mais ils n'étaient plus seuls à avoir des problèmes. Et ils n'étaient plus seuls pour les résoudre.