- Her... Hermione...

- Je suis là maître. Je suis là...

La figure pâle de la jeune femme apparue dans le brouillard de formes que perçu le Mage Noir. D'abord flou elle se dessina d'avantage, calmant sa frayeur. Elle était à la même place qu'il y a quelques jours, lors son dernier réveil. Son soulagement fut de courte durée, laissant malheureusement place à une autre peur, plus grande et effrayante que toutes les autres. Il tenta de se redresser mais la brune l'en empêcha, pertinemment consciente qu'il ne pourrait pas lutter contre elle au vu son état. Agacé, il tenta de parler mais gémit entre ses dents à la place. La douleur revenait toujours plus forte, plus brûlante de d'habitude, mais aucune ne lui avait parut aussi insupportable que celle de savoir que sa femme et son fils étaient loin de lui. Il gronda sourdement pendant plusieurs secondes et demanda, la mâchoire serrée.

- Où... où sont-ils ?

La jeune femme déglutit, et baissa la tête. Assise au chevet de son maître, une serviette humide à la main, elle n'osa soutenir son regard perçant et plein de lucidité malgré sa faiblesse physique. Elle songea un instant à lui mentir, lui évitant alors plus d'inquiétudes mais n'en fit rien. De toute façon, cela n'arrangerait en rien la situation. Épuisée, elle soupira, refréna un énième sanglot, et se mit à tapoter le front ruisselant de sueur de l'homme allongé devant elle.

Le visage de la jeune femme était pâle, cerné et ses joues s'étaient creusée. La Hermione qui lui faisait face avait essuyé la guerre et la mort mais personne n'avait essuyé ses larmes. A la place, elle les avait ravalés toute sa vie, profitant de chaque sourire qu'elle pouvait voir et donner. en ce monde. Pourtant, aujourd'hui, le temps des sourires malgré la peine n'était plus. Seule restait la peur quotidienne et la terreur de voir ses enfants disparus.

- Je ne sais pas maître. Personne... personne ne sait...

La respiration du Mage s'intensifia pour ressembler à un grognement de gorge. Une convulsion le prit malgré lui, et dans sa colère il gémit les dents serrées, le corps tremblant et les mains accrochées à ses draps. Hermione ne pouvait rien faire dans ces moments, si ce n'est regarder. Elle regardait déjà depuis plusieurs années maintenant et l'horreur mêlée à la frustration n'avait pas quitté sa poitrine. Voldemort se mourait devant elle. Et elle se sentait incompétente, incapable de faire quoi que ce soit pour le sauver. Elle, la plus grande sorcière de sa génération et élève prodigue du plus grand mage noir de tous les temps, était inutile. Ces crises étaient de plus en plus intenses et régulières, tous deux le savaient et ne pouvaient rien y faire.

- Maître, calmez-vous... s'il vous plaît... Votre... votre colère ne fait qu'accentuer votre état !

- Re... retrou... ve les !

- Tout le monde les recherche Maître ! Mais les moldus rendent nos patrouilles compliquées et personne ne sait où chercher.

- Les moldus ! S'écria-t-il dans un râle de gorge, le visage rouge et les yeux écarquillés.

- Ils se seraient vanter de les avoir capturés...

- Re...retrouve les !

- Je... je fais ce que je peux maître... je vous le jure... Sanglota-t-elle. Tous nos gardes patrouillent jour et nuit depuis des semaines !

- Elle est quelque part... là... là où je ne peux pas l'atteindre... Tu dois cherc...

Sa phrase s'interrompit par un râle de douleur déchirant. Tout son corps tremblait et ruisselait de sueurs froides. Le voir ainsi semblait surréaliste pour Hermione. Plus pâle qu'un cierge, les veines bleutées de son corps noircissaient sa peau, répandant toujours un peu plus le mal dans son être. Ses cheveux noirs avaient poussé et collaient son front humide. Ses yeux, tantôt fermés de douleurs ou exorbités, reflétaient des émotions agitées, des pensées douloureuses et de la panique. Sa panique face à ses plus grandes peurs : Sa mort et celle de sa famille. Ses lèvres ne formaient plus qu'une ligne fine et bleutée, en accord avec son teint de craie et ses joues creusées. Malgré son cœur battant, il ressemblait plus à un cadavre qu'à un vivant.

- Maître, calmez-vous... vous devez prendre votre potion.

La voix d'Hermione lui sembla lointaine mais il n'y fait pas attention. Il ne pensait qu'à son fils, qu'à sa femme, qu'à leurs possibles morts suite à leurs disparitions et surtout, il ne pensait qu'à son incapacité à se lever de ce lit, pour aller lui-même les retrouver. Il ferma les yeux mais senti la main fraîche de son élève sur sa joue. Il savait qu'elle faisait de son mieux, mais que rien ne serait jamais suffisant. Il ouvrit difficilement la bouche incapable d'en supporter d'avantage et avala goulûment le liquide froid qu'Hermione lui faisait une fois par semaine depuis plusieurs années. La douleur ne tarît pas mais sa conscience, elle, si. Très vite son visage se détendit et sa crise passa. Sa respiration se calma à son tour et il retomba dans le coma magique nécessaire à sa survie.

La Malfoy soupira, exténuée et à bout de nerfs. L'absence de ses fils la rongeait de l'intérieur, tel un cancer, une malédiction dont elle n'en voyait pas la fin. Et l'inquiétude pour son maître et Ginny ne faisait que la faire dépérir davantage. Tout ce mal, cette peur et cette angoisse ne finirait-elle donc jamais ? Elle se le demandait bien. Fatiguée, elle passa une main sur son visage cerné et se rassit sur sa chaise. La respiration de son maître se calma lentement, avant de redevenir presque imperceptible. A le voir ainsi, les yeux fermés et le souffle court, on l'aurait cru mort. Hermione n'avait pas dormi depuis des jours. Drago non plus d'ailleurs. Il vadrouillait partout où il lui était possible d'aller. Blaise avait envoyé des espions dans le monde moldus, au cas où ils seraient mêlés à ces disparitions. Et pendant ce temps, Rose, sa fille, assistait Kathy dans ces recherches de sorts et potions qui aideraient à localiser leurs frères. Elles aussi ne dormaient plus. Voir sa mère disparaître devant elle l'avait profondément marquée. Ajouté à celle de son frère et l'état de son père, autant dire qu'elle ne dormait plus que sur une oreille. Comme tout le monde ici.

Une peur collective montait, sourde et pourtant assourdissante dans le château. Celle d'être le prochain à disparaître à son tour. Et cette peur n'épargnait personne... Cette idée fit frémir Hermione. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça. Dans un énième soupir elle entendit la porte principale s'ouvrir et vit, avec stupeur, les petites boucles brunes d'Élias dans l'encadrement de la porte. Ses grands yeux cherchèrent son père dans l'obscurité tamisée de la chambre, mais ils ne purent le trouver avant que la Malfoy ne se précipitent vers lui, la voix grondante.

- Élias ! Par Merlin, tu n'as pas à être ici, tu le sais très bien ! Dit-elle en refermant la porte derrière elle.

- Mais je peux d'habitude. Dit-il la mine triste et déçue.

Élias était encore jeune, mais ne manquait pas de vivacité d'esprit. Petit, avec de grands yeux sombres, quelques tâches de rousseurs et des bouclettes ébènes, il avait le visage d'un ange qu'on avait envie de cajoler. Kathy ne le quittait plus d'une semelle depuis plusieurs semaines, affolée à l'idée que son petit frère soit lui aussi victime d'un enlèvement. Le cœur fendu en deux par la peine de son filleul, Hermione s'accroupit à sa hauteur et passa une main sur sa joue rose.

- Ecoute, je sais que tu veux voir ton papa, mais ce n'est pas le bon moment.

- Pourquoi ?

- Il se passe des choses difficiles en ce moment. Mais tout rentrera dans l'ordre, ne t'en fais pas. Tout revient toujours dans l'ordre. C'est le retour à la moyenne. Dit-elle en se voulant rassurante.

- C'est quoi ça ?

- C'est un concept. Quand tout va bien, quelque chose de moins bien arrive, alors il y a un retour à la moyenne, à une situation ni trop bien ni trop mal. De même quand tout va mal, la situation s'arrange forcément à un moment ou un autre. Expliqua-t-elle.

- Alors il faut attendre le retour à la moyenne ?

- Exactement mon ange, tu as tout compris. Allez, retourne voir ta sœur, Kathy doit te chercher partout.

- Mais il vient quand le retour de la moyenne ? Demanda-t-il impatient.

- Je ne sais pas. Bientôt, j'espère.

- J'espère aussi !

Elle sourit tristement, et regarda partir l'enfant, déçut et en attente de quelque chose qui risquait peut-être de ne jamais arriver. Mais elle préférait lui donner de l'espoir aujourd'hui, plutôt que de briser ses minces chances de garder son innocence intacte encore quelques temps.


- Par Merlin, mais quelle horreur ! C'est... c'est affreux ! S'écria Hermione, choquée, en dévisageant le pan de bibliothèque détruit par les flammes du Seigneur des Ténèbres.

- Le moindre que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'y sont pas allés de mains mortes. Dit Kaï. C'est un vrai foutoir.

- Je croyais que l'on ne pouvait pas faire de magie ici. Dit Drago dépité.

- De toute évidence, l'esprit du temps s'est vu un peu dépassé. La magie d'un sorcier n'est pas limité à sa baguette, mais à sa force. Peu arrivent à l'extérioriser avec autant de force sans intermédiaire magique. C'est particulièrement remarquable et rare. Expliqua Magnus la mâchoire serrée.

Depuis son retour, le jeune sorcier s'était montré froid et distant. Personne n'alla donc le contredire sur son explication. Depuis déjà plusieurs heures, tous essayaient de ranger, nettoyer et réparer les dégâts de la Grande Salle. Si Hermione était presque en deuil à la vue de tous ces ouvrages perdus, et essayait de trouver des livres à sauver, Drago, lui, se plaignait du travail à faire et de l'absence d'elfes de maison dans le château. Kaï, comme à son habitude, mettait plus de bazar qu'il n'en rangeait ; Blaise cherchait sans en démordre les pièces en marbres noircis de cendre de son jeux d'échec, et Ron était parti prendre des nouvelles sa sœur, elle-même disparue depuis l'incident avec Voldemort. Harry, lui, n'avait pas voulu rester de risque de déclencher de nouvelles hostilités, et Ginerva n'était pas encore revenue de sa conversation avec Magnus.

Aussi, personne n'était surpris de sentir une légère tension dans l'air, surtout depuis qu'ils avaient tous pris conscience de l'infime possibilité, mais possibilité quand même de pratiquer la magie en ces lieux. Cela semblait ouvrir de toutes nouvelles perspectives. Agenouillée par terre, une pile de livre à la main, Hermione soupira de désespoir. Tous ces livres si précieux et indispensable partis en poussière, perdus à jamais... Cela lui retournait le ventre. Partir d'ici et comprendre la magie qui enveloppait ces lieux allait devenir bien plus compliqué sans les indications des bouquins et les notes qu'elle avait pris. Bien entendu, ces dernières avaient, elles aussi brûler.

- Arrêtes de pleurer sur du papier Granger ! S'énerva Malfoy. Ce n'est pas comme-ci ça nous aurait sorti d'ici.

- Excuse moi, mais tu n'en sais rien ! Et maintenant, personne ne pourra le savoir ! On avait besoin de ces livres ! Dit-elle en se relevant rageusement face au platine méprisant.

- ça fait des semaines que tu les étudiais ! S'il y avait quelque chose à savoir ça se serait su depuis longtemps !

- Ah, parce que c'est toi qui les lisaient peut-être ? C'est toi qui cherchaient désespérément un moyen de sorti d'ici jour et nuit ? Ah mais oui j'oubliais, non ! Non, parce que Monsieur Malfoy est tellement intelligent qu'il n'a pas besoin d'ouvrir un livre, non, non, ce serait trop dégradant, trop fatiguant pour ce pauvre Monsieur Malfoy et son délicat petit cerveau de sale fouine ! Tu n'as rien fait depuis que nous sommes là ! Rien ! et tu oses te plaindre ! S'écria-t-elle à bout de nerf, les mains pleines de cendres.

- Prend garde à tes mots Granger ... Ragea Malfoy dans ses dents.

- Pourquoi ? Ah oui, c'est vrai, il ne faudrait pas risquer de blesser ce cher Drago Malfoy dans son petit orgueil d'enfant pourri gâté ! Cela serait affreux pour lui ! Le pauvre !

- Comment oses-tu sale petite...

- Sang de bourbe ? Dit-elle plus fort que lui. Eh bien oui, tu as raison ! Je suis une sale sang de bourbe qui oses, et qui n'a pas peur de toi, ni de ton père, ni de ton sadisme ou de ton influence !

- Et aux dernières nouvelles, tu vas coucher avec.

- Kai !

- Quoi ? C'est vrai. Dit-il.

- Plutôt mourir dévoré par un hippogriffe que d'épouser cette sale sang de bourbe ! S'écria Drago.

- Rassure toi, il est hors de question que cela arrive !

- Hé ! S'agaça Scorpius face à la crise montante de ses futurs parents.

- Quand je pense que je vais faire ma vie avec toi... une sale Moldue, une insupportable miss je-sais-tout, un rat de bibliothèque sans avenir !

- Sans avenir ! Excuse moi mais moi au moins je ne me repose pas sur mon nom pour avancer dans la vie ! Et crois moi que je prie Merlin chaque jour pour ne jamais porter le nom Malfoy ! Vous avez autant de sang sur les mains que Voldemort lui-même et vous venez parader comme des paons ! Tu me dégoûtes ! Tu n'es qu'un meurtrier !

C'est un champ de force qui arrêta Drago dans son élan, qui, poing levé, s'apprêtait à se jeter sur elle. Face à la situation, c'est Scorpius qui se précipita entre eux, autant indigné que blessé par leurs mots.

- On se calme !

- Tu vois ! Dis Kaï en lâchant son balai devant la scène. C'est dans ces moments-là que je suis presque content d'être adopté. Au moins je n'ai pas hérité de leurs caractères.

- Kai ... Soupira Magnus.

- Elle est plus butée qu'un âne et lui, plus fière qu'un coq ! Va faire le mélange ! Dit-il en souriant.

- Tu n'aides pas là...

- Il n'y aura aucun mélange ! S'écria Malfoy. Jamais je ne poserai une main sur cette saleté !

- Assez ! C'est ridicule ! S'exclama leur fils. Vous n'êtes plus des gamins.

- De toute évidence il n'est pas au courant. Je lui aurai bien écrit un mémo pour lui dire, mais le connaissant je doute même qu'il sache lire ! Cingla la Granger.

- Maman ! S'indigna-t-il.

- Ne bataille pas Scorpius, cette femme ne sera jamais ta mère ! Jamais je ne le permettrais, j'en fais le serment !

Alors que Scorpius sentait la situation lui échapper, un éclair aveuglant frappa dans son dos, propulsant avec fracas les trois protagonistes au sol. La lumière du chandelier vacilla dans la grande Salle alors que tous essayaient de comprendre ce qu'il venait d'arriver. Si les éclairs étaient devenus leur quotidien, aucune d'eux n'étaient en mesure de prévoir leur intensité et conséquence. On crut percevoir l'ombre de la femme apparaître au-dessus de Drago, furtive et discrète avant de s'évaporer dans l'air, comme un brouillard. Comme toujours, sa présence et ses tours pesaient sur eux, tels une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes. Paniqués, Magnus et Kaï se précipitèrent vers eux. Tous grimaçaient, le visage tordu de douleur et la tête vrombissante des acouphènes causés par la détonation de la foudre.

- Maman ! S'écria Kaï.

- Je... je vais bien...

- Qu'est-il arrivé ? Demanda Magnus.

- Elle était là. La femme était là ! Dit Scorpius.

- Génial, la folle est revenue...

- Heu... les gars...

La voix tremblante de Blaise les interpella tous. Debout face à l'angle du canapé, le métis fixait le sol, incrédule et pétrifié. Le présage de se regard les fit tous frissonner et la mouvance d'un corps apparu. D'abord timide et engourdi, l'individu se releva d'un coup, faisant sursauter tout le monde. Habillé de noir et d'une cape épaisse, il semblait agité. En voyant son visage, Blaise blêmit, la bouche pleine de bafouilles incompréhensibles.

- Blaise ?

Cette voix, familière et inconnue à la fois ne laissait pas de doute. Pourtant personne n'osa y croire, comme à chaque nouvelle arrivée de voyageurs temporels. Grand, et blond, l'homme avait un timbre de voix grave, presque enrouée. Ses cheveux coupés courts sur le côté et sa barbe négligée contrastait avec le bleu métallique perçant de son regard. Quelques rides se devinaient discrètement, mais il était indéniable, que Drago Malfoy avait bien vieillit.

- Blaise, c'est toi ? Dit-il affolé.

Il ne remarqua pas les individus dans son dos et continua de fixer son ami de plus en plus mal à l'aise face à la situation. C'est Scorpius qui réalisa l'évidence le premier.

- Papa ?

La voix de son fils le transcenda et se retournant d'un coup, une vague de soulagement sembla l'envahir. Des griffures cinglaient ses joues, de la terre s'accrochait à ses cheveux humides et vêtement. De toute évidence, il les avait sans relâche recherché depuis leur disparation. Stupéfait de voir son père dans un tel état, il resta coi.

- Scor... Scorpius ?

Drago se jeta sur lui dans une étreinte si forte que même son fils en fut surpris. Malgré tout l'amour qu'il lui avait porté toute sa vie, il n'était pas habitué à de telles démonstrations affectives de sa part. Pourtant, Drago Malfoy était bien là, plus vieux, les traits tirés, le visage crispé de bonheur et de soulagement pour son enfant disparu. Quand il rouvrit les yeux, il vit Kaï, et son bonheur fut complet, inespéré. Il enserra de la même force passionnée son fils adoptif, plus timide et réservé face à son émotion si forte. Pourtant, le voir réchauffa son cœur. C'était comme rentrer un peu à la maison.

- Vous êtes là ! Dit-il. Vous êtes là ! Merlin merci je vous ai retrouvé ! Mais...

- Papa, comment es-tu arrivé ici ?

- Je ne sais pas, je ne sais pas, mais après tout ce temps je vous ai retrouvé !

Son regard était agité et sa joie sans fin. Après tout ce stresse, ces peurs et ces recherches, il avait réussi à retrouver ses enfants. Enfin. Son émotion le submergeait au delà des mots.

- Mais comment ? Tu n'as rien vu ? Rien entendu ?

- J'ai... j'ai... il y avait la foudre et puis...

Ses paroles étaient hachées et son souffles court, mais le Malfoy se tu en plein milieu de sa phrase, stupéfait et bouche bée. Face à lui, la jeune Hermione Granger le regardait, elle aussi particulièrement mal à l'aise et gênée. Son alliance en or massif brillait devant tous, comme si le futur la narguait. Au regard que lançait leur père, Scorpius et Kaï s'empressèrent de parler.

- On peut tout expliquer, ce n'est pas...

- Hermione... murmura-t-il dans un souffle.

- Non, justement, ce n'est pas ce que tu...

Mais il n'entendait plus. Ne voyait plus rien. Si ce n'est, elle. Sa femme. Ici, devant lui après des semaines de recherches intensives, d'insomnies et de peurs permanentes, elle était là, avec ses enfants. Ils étaient réunis. Tous ensemble. En famille. Devant tous et sans la moindre gêne, Drago Malfoy se jeta sur elle, désespérée et soulagé. Sans qu'elle ne réalise ce qu'il faisait, ses bras l'enlacèrent fortement et la soulevèrent de terre, lui arrachant une exclamation de surprise qu'il n'entendit pas, le visage trop enfouit dans son cou. Le jeune Drago, lui observa la scène, livide. Dans sa joie et son ivresse, le Malfoy n'entendit pas non plus les exclamations de ses enfants affolés, et sans la poser au sol, l'embrassa profondément. Ce baiser aussi passionné qu'affamé cloua tout le monde sur place. Hermione, trop choquée pour réagir mit plusieurs secondes avant de réaliser ce qui arrivait. Prise de panique, sa main partie d'elle-même et vînt gifler si violemment la joue barbue du Malfoy qu'il en tituba un instant. Ses yeux ronds et ahuris fixèrent la jeune femme sans comprendre avant que celle-ci ne prenne ses jambes à son cou, incapable d'e supporter davantage.


Coucou ! Alors, je n'ai pas posté depuis un certain temps, les études sont difficiles et le temps passe vite, mais j'espère que ce chapitre vous plaira quand même. Laissez moi vos avis et commentaire, ils me poussent à me bouger les fesses XD

Merci à tous ceux qui me suivent et me laissent des commentaires, vous êtes géniaux ! Chaque message compte !

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