Disclaimer : Comme d'habitude, perso et univers pas à moi, je me fais pas de fric dessus, merci à J. K. Rowling.
Autrice : Mary J. Anna (et au bout de neuf ans avec ce pseudo, il fait autant parti de moi que mon vrai nom).
I never told you the truth cause I was scared : Cette année a été particulière pour beaucoup et je ne fais pas exception à la règle. Ce fut l'occasion de faire un peu d'introspection, de me souvenir de choses que j'avais oublié, enfoui au plus profond de mon esprit, d'histoires laissées inachevées, il y a une éternité. J'ai eu une muse, il y a bien longtemps, une muse qui m'a fait écrire pendant près d'un an et demi avec une urgence et un génie que je pensais disparu à jamais. Une muse qui m'a fait écrire "Confessions" et sur qui je me suis tellement trompée. Et puis il est revenu dans ma vie et plus rien n'a été pareil, plus rien ne le sera jamais. Alors pour Lui, avec cet amour et ce relent de haine qui me foutent en l'air depuis déjà onze années.
P.S. : si ça en intéresse j'écris aussi sur fictionpress où je poste mes écrits originaux et j'ai un twitter avec le même pseudo.
Bonne lecture, j'espère.
Alors qu'importe ...
Je te regarde et je ne sais quoi dire. Qu'y aurait-il à dire après tout ce temps ? Ça fait si longtemps qu'on se hait, tu sais, si longtemps que je ne sais plus quoi faire d'autre. Quel intérêt au final ? Et tu me regardes et au fond, ça me fout en l'air.
Tes yeux me hantent. Chaque heure, chaque jour, chaque foutue seconde qui passe, tes putains de yeux verts me hantent. Je m'y perds à force de les contempler, je pourrais m'y noyer. Tu sais, personne ne m'a prévenu. Personne ne m'a dit qu'il existait des gens comme toi.
Des gens capables de te faire oublier tout le reste, toutes les foutues règles et les tabous de cette société. Toi, tu es au dessus de ça, tu l'as toujours été. Tu n'es pas ce monde et ça ne t'intéresse même pas d'apprendre, tu n'en as que faire de faire semblant. Tu es toi-même rien d'autre.
Tu n'as pas eu mon éducation, t'es pur, concret, tout l'inverse de ce qu'on m'a appris. Tout ce que je rêve d'être au fond. Et tu m'embrasses et je ne sais quoi faire. Les autres je saurais, je repousserais ou je répondrais. Mais toi, je ne sais pas, je n'ai jamais su.
Tu me paralyses. Tu t'écartes de moi, rapidement, presque gêné par ton impulsion. Un léger sourire narquois jouant sur tes lèvres. Je te hais, tu sais, je te hais du plus profond de mon âme. C'est à ça que je pense alors que mes lèvres capturent les tiennes. Incapable de résister à l'impulsion.
Vois ce que tu m'as fait et moque toi. Moi le sang pur, l'insensible, t'embrassant comme si rien d'autre n'avait d'importance. Et nos yeux grand ouverts s'affrontent. Mon ciel orageux pour ton lac déchaîné. Gris contre vert. As-tu conscience qu'à nous deux nous réunissons les couleurs de ma maison ?
Vert et argent. As-tu quelque chose à me confesser, Potter ? Autre que ce désir que je sens poindre en toi alors que tu rapproches nos corps ? Parle moi, pas maintenant, mais après quand nous reprendrons notre souffle entre deux de ces baisers insensés.
Qu'auras-tu à me dire après, dis moi ? Assumeras-tu ce qui s'est passé ou fuiras-tu ? Moi j'assumerais, serpent peut être mais il y a des évidences que je ne peux nier. Je ne suis pas assez attaché à la morale pour nier celle-ci. Et toi, Potter, admettras-tu ce désir qui fait trembler tout ton corps ?
Admettras-tu à la fin ce désir insensé qui nous envahis alors que ta langue avide rejoint la mienne ? Je ne sais et après tout qu'importe. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, que les mots ne pourront jamais rendre dans leur entière réalité. Elles existent pourtant, toutes ces choses que rien n'explique.
Ta main qui s'agrippe à mes cheveux et les miennes qui se perdent dans le creux de tes reins. Nos gémissements fiévreux, happés par nos lèvres avides. Je n'aurai jamais les mots tu sais, pour te dire tout ce que tu provoques en moi. Tu romps le baiser pourtant et je me sens si vide soudain.
Comment pourrais-je vivre sans ça ? Sans cette folie que tu provoques en moi ? J'en ai connu d'autres pourtant, tellement. Mais ce qu'on partage toi et moi, ça n'a rien à voir. C'est cinquante nuances de folie et bien au delà.
C'est brut, indescriptible. Ça me fait bander comme un chien pour un pauvre baiser qui avec qui que ce soit d'autres m'ennuierait. Mais c'est toi. Et quand c'est toi tout est cent fois plus fort. Tu me rends fou, insensé et je ne pense plus à rien alors que tu m'embrasses. Rien d'autre que toi.
Tu es mon monde. Mon début et ma fin. Qu'importe le reste, en cet instant, il n'y a que toi qui me semble réel, tout le reste n'est qu'un lointain mirage. Et on s'embrasse, encore, toujours. Nos lèvres se rejoignant et se séparant incessamment, nos dents mordant durement dans la chair tendre.
Nos respirations s'entrecoupent, nos yeux se fermant par intermittence. Ce devrait être interdit, tu sais, qu'un simple baiser fasse autant d'effet. Et je hais, oh oui, je te hais depuis le premier jour. Petit con écervelé à qui je ferais tellement l'amour que j'en crèverais.*
Je te hais, parce que tu n'es pas réel. Tant que tu te tais et m'embrasses, je peux oublier mais tu finiras par parler et je me souviendrais. On a rien à faire ensemble et je ne peux me permettre de l'oublier. Parce que toi tu ne le feras pas, tes bons sentiments te reviendront et tu m'accuseras des pires maux.
Je ne suis pas stupide, Potter. J'ai beau gémir alors que tes lèvres s'attaquent à mon cou, je sais très bien où tout ça nous mène : nulle part. Ce n'est qu'un moment d'égarement, un palliatif nouveau à la haine qui nous ronge les entrailles. Une simple expérience. N'est ce pas ?
Ne réponds pas, ne réponds surtout pas. Il y a des questions qu'on ne prononce pas parce qu'il n'y a pas de bonne réponse. Celle-ci en fait partie. Alors je les garde pour moi, toutes ces fichues questions qui me tournent dans la tête. Ça ne changerait rien de toutes façons.
La haine est la seule chose qu'on peut s'offrir au grand jour. Personne ne pourrait comprendre et je ne peux les blâmer puisque je ne le fais pas moi même. Ce n'est pas comme si j'étais en état de réfléchir alors que tes mains me déshabillent.
Alors que nos corps se rejoignent dans un corps à corps insensé. Mon dos et ma tête cognant contre le mur au rythme de tes coups de reins rageurs. Non, je ne peux pas penser, je me contente de murmurer ton prénom, Harry, parce que c'est le seul mot dont je me souviens clairement à cet instant.
Il y a des choses qui ne s'expliquent pas parce qu'elles se vivent seulement. Se ressentent au plus profond de notre chair. Y laissent une marque indélébile que ni le temps, ni la volonté ne peuvent effacer. Et quoi qu'il arrive je ne pourrais oublier cet instant d'abandon.
Non, Harry, je n'oublierais pas, que je le veuille ou non, tu as scellé cet instant dans ma mémoire et je ne pourrais plus que vivre avec. Dis moi, est-ce pareil pour toi ou ne suis-je qu'un nom de plus sur une liste déjà bien remplie ? Est-ce que ça te bouleverse autant que moi ?
Ne suis-je qu'une expérience de plus ? Ne réponds pas, je t'en supplie, ne réponds pas. Je veux pouvoir y croire encore demain, quand la sueur aura séché sur nos corps, que ton odeur ne saturera plus mes sens et que tout ce qui me restera de cet instant d'égarement seront mes souvenirs épars.
Alors tais-toi et embrasse-moi. Fais moi l'amour comme tu m'as fait la haine, avec passion et acharnement et je me raconterais l'histoire avec laquelle je peux vivre. Ce n'est pas important au final, la vérité. Non, ça n'a aucune importance.
Parce qu'on se hait, n'est ce pas ? C'est tout ce qu'on ne pourra jamais s'offrir. Alors je t'embrasse, juste pour être sûr. Être sûr qu'aucun mot ne franchisse tes lèvres traîtresses. Que tu ne brises pas la majesté de cet instant. Demain arrivera bien assez tôt, tu sais.
Et la réalité reprendra ses droits alors qu'importe …
Fin.
Je ne sais que dire, les mots sont simplement venus et je les ai écrit. Ce ne sont que des mots qui tourbillonnaient dans ma tête. Rien de plus.
Merci de votre lecture, si vous pensez à laisser une review tant mieux, sinon tant pis.
Prenez soin de vous.
Mary J. Anna
*Cette phrase n'est pas de moi mais m'a été adressé. Puisque je l'ai inspiré, je me permets de la reprendre. Ce n'est qu'un juste retour des choses puisqu'il m'a inspiré tout ce texte.
"L'ironie est une des rares constantes qu'offre ce monde. Où que je pose mon regard, je peux la voir cousue dans la trame de nos vies absurdes."
