Non je ne suis pas fâchée avec les commandes, c'est juste que je voulais poster ce drabble. Ou plutôt, cet OS. Parce que j'aime bien les mages de Sabertooth et que je trouve qu'ils manquent juste un peu de profondeur. C'est vrai quoi, on les présente juste comme des salauds mais on rentre pas vraiment dans leur personnalité. Donc voilà. Je ne précise pas tout de suite l'identité du "chaton". Pour un peu de suspence !

Réponse aux reviews :

spei : oui vous le valez bien ^^ les mini-chapitres... les 10 choses à savoir sur tel couple ?

Bonne lecture ! Et les menaces de mort, à la fin !


Minerva poussa un soupir de soulagement quand la porte de sa chambre fut fermée. Ce n'était qu'un frêle obstacle en bois, plus symbolique d'efficace mais il marquait l'entrée de son refuge. Ce cocon où elle se trouvait en sécurité, seule avec elle-même. Enfin elle-même. Etre Minerva et non plus Minerva de Sabertooth, la fille du maitre de la plus grande guilde de Fiore.

Certains jours, il lui semblait porter un déguisement. Lourd, très lourd. Beaucoup trop lourd. Chaque jour, elle avait plus de mal à le retirer et à le remettre. La si jolie Minerva, si sûre d'elle, si confiante… Et bien elle avait envie de dire merde. Merde à tout ça. Elle n'en pouvait plus. De tous ces gens qui comptaient sur elle et qui la craignaient en même temps.

Alors chaque jour, elle s'enfermait dans sa chambre afin d'être un peu en paix avec elle. Seule. Ou presque. Sa solitude s'apaisait toujours un peu quand son amant la rejoignait. Ce soir, il était arrivé le premier. Bien installé dans un pouf qu'il avait trainé dans un coin, chevilles croisées, il ne bougea pas. Il se contenta de la regarder en silence. Comme à chaque fois. Il ne dirait rien tant qu'elle serait encore Minerva de Sabertooth. Pas Minerva tout court. C'était sa demande à elle et il la respectait. Elle voulait être honnête avec lui et ce n'était pas en étant Minerva de Sabertooth qu'elle le serait.

Aussi traversa-t-elle la chambre pour retirer ses bottes, ses gants et sa robe. Cette robe trop collante, qui l'étouffait… A la place, elle enfila une vieille robe de chambre. Un vêtement ancien, démodé mais qu'elle ne pouvait pas se résigner à jeter. C'était une seconde peau pour elle. Mais cette fois, une vraie peau. Pas un déguisement grotesque et imposé par une tierce personne. Son père n'avait pas bu de l'eau le jour où il avait décidé que ce genre de tenue allait à sa fille. Enfin, c'était de l'histoire ancienne.

Minerva s'installa à sa coiffeuse et examina son reflet dans le miroir. Non, ça n'allait pas. Cette femme qui la regardait n'était pas elle. Jamais. Ce n'était qu'une potiche, une chose, une poupée qu'on habillait et qu'on montrait parce qu'elle était ce qu'on attendait d'elle. Jolie. Cette vision révulsait la jeune femme, au point qu'elle fuyait les miroirs, refusant d'assumer d'être ça, même pour quelques heures. Aussi s'arma-t-elle d'un coton et de son démaquillant. A l'attaque ! Comme quand elle se maquillait, elle commença par le haut. Le font de teint sur son front. Le crayon à sourcil, le mascara, le fard à paupière, le crayon autour de ses yeux. Le fond de teint sur son nez. Paf. Le coton était plein des deux côtés. Poubelle. Second coton. Le blush sur les joues et le fond de teint. Le rouge et le crayon à lèvres. Le fond de teint sur le menton. Celui dans le cou. Voilà. Le coton était plein et elle avait terminé. Adieu peau de pêche. Comme toutes les filles, Minerva avait ses défauts. Petits boutons, plaques rouges et compagnie. Elle avait même une petite cicatrice sur la joue. Pas très visible, elle disparaissait tous les jours sous une bonne dose de fond de teint. Une jolie fille n'avait pas de cicatrices. Une jolie fille n'avait pas le droit d'avoir des traces aux poignets parce qu'elle avait tenté de s'ouvrir les veines. Ca arrivait à tout le monde de faire une dépression non ? Pareil pour les bêtises.

Minerva défit sa coiffure. Ses cheveux coulèrent dans son dos. Les mèches tressées avaient frisées. On aurait dit un mouton. Mêêêê ça n'allait pas. Minerva attrapa une brosse et entreprit de chasser les frisottis. Elle jura très violemment quand elle se retrouva avec un nœud énorme. Et plus elle tirait, moins ça se défaisait. Le ciseau. Elle allait finir par tout couper. Et merde à ceux qui diraient que c'était dommage. Elle faisait ce qu'elle voulait de son corps ! Du moins, dans une certaine limite.

Son amant se leva du pouf et récupéra la brosse. Il entreprit de défaire doucement les nœuds, lissant sa chevelure d'ébène jusqu'à ce qu'elle ne soit plus que de la soie. Il appréciait que ses cheveux effleurent sa peau quand ils faisaient l'amour. Il était chatouilleux son amant. Très chatouilleux, elle adorait le taquiner à ce sujet.

Voilà, c'était fini. Plus de déguisement pour aujourd'hui. Dehors Sabertooth et sa fausse perfection. Ce soir, elle n'était que Minerva, une fille qui avait mal au ventre quand elle avait ses règles, devait se faire épiler et autres trucs que toutes les femmes du monde connaissaient. Et ben ça faisait du bien la normalité ! Ca lui donnait presque envie de flemmarder. Hum…

-Chaton, lança-t-elle en regardant son amant dans le miroir. Tu me ferais couler un bain ?

-Non.

Ben voyons. Comme si elle ne savait pas gérer les mecs. Elle était dans l'une des pires guildes niveau relationnel et quand elle parlait, on l'écoutait point barre. Cette tête de mule n'aurait pas raison d'elle. Pas ce soir comme ça. Aussi se retourna-t-elle avec un joli sourire.

-Et si tu es sage chaton je te ferai une p'tite place dans la baignoire…

Trois. Deux. Un…

-Avec des sels de bains ?

-T'es un amour chaton.

Oui, ça faisait du bien de ne pas avoir besoin de sortir un « tu as oublié qui je suis ? » pour obtenir ce qu'elle voulait…


Ok, selon vous, qui est le chaton en question ? Personnellement, je verrais bien Sting. Mais ça peut être quelqu'un d'autre.

Critique/commande/remarque/question/autre ?