- Vous avez fait quoi ?
- Arrête de dramatiser Weasley. Soupira Blaise dans son siège, tout en massant sa cuisse endolorie. Prêter allégeance ne veut rien dire.
- Pas pour vous. Mais Jedusor à une autre définition de ce terme. Renchérit Harry inquiet. Il ne va plus vous lâcher.
- On n'avait pas le choix. C'est le seul moyen d'obtenir son aide pour sauver Ginny. Une fois qu'elle sera réveillée, on pourra passer à l'étape suivante...
- Avec lui dans les pattes ? On parle d'un mage noir qui meure d'envie de faire joujou avec ses nouvelles recrues ! S'exclama le Survivant. Il ne vous laissera pas vous éloigner de lui.
- Quand bien même, ça n'a pas la moindre importance. Il ne nous fait pas encore totalement confiance alors on s'en tient au plan. Claqua Hermione, dont les cernes sombres tombaient sous ses yeux emplit de fatigues.
Ils savaient tous qu'elle avait raison, et qu'ils avaient agi par nécessité... mais cela ne changeait rien à la douleur qu'ils enduraient malgré eux. Quelque part, perdu dans l'espace-temps, le maître les avait senti prêter allégeance à un autre et bien qu'il ne s'agissait que de son passé et qu'il aurait probablement était d'accord avec leur plan, cela ne changeait pas grand-chose aux faits. C'était une trahison. Et c'est comme cela qu'il le vivait tous, qu'ils le voulaient ou non. Épuisés par toute cette situation, une main culpabilisante posée sur leurs marques, les trois serpentards se regardèrent les yeux lourds. A leurs côtés, Harry et Ron n'avaient besoin d'aucun dessin pour comprendre l'épreuve morale qu'ils enduraient à cet instant.
- Le plus dur est déjà fait... Avec Jedusor dans la poche tout ne va pas tarder à s'accélérer. Vous les avez trouvés ?
La question de Drago sorti momentanément les deux gryffondors de leurs inquiétudes. Leurs sacs à leurs pieds, et la cape d'invisibilité posée nonchalamment sur le rebord d'une chaise, il se saisirent de leurs besaces le regard brusquement fier. Car oui. Ils n'avaient pas été les seuls en mission ce soir. Rapidement, ils sortirent un véritable étalage de fioles et de bocaux étiquetés, tous plus étranges les uns que les autres. Un assortiment complet de potions, plantes, pâtes et charmes en bouteilles couvrit la petite table de la Salle sur Demande, éberluant leurs amis bouchés bée devant un pareil attirail. Hermione, impressionnée et le regard de nouveau brillant et impatient, attrapa une petite liste coincée entre deux pages d'un de ses ouvrages et se mit à énumérer leurs trouvailles du bout des lèvres. On avait l'impression de la voir compter une liste de cadeaux. C'était presque Noël.
- Vous avez volé tout ça ! S'exclama Blaise impressionné.
- Les doigts dans le nez !
- Qui aurait que des Gryffondors seraient aussi doué pour ce genre de mission ? S'exclama Drago un rictus moqueur sur le visage.
- Hé ! On a réussi à voler les Horcruxcs de Voldemort je te rappel ; ce soir, c'était un jeu d'enfant.
- Presque tout y est, mais on devra sûrement y retourner en fin de semaine. Certains stocks n'étaient pas complets. Précisa Harry.
- Vous êtes sûr que c'est prudent de prendre autant d'ingrédients d'un coup ? N'importe qui pourrait se rendre compte qu'ils ont été volés !
- Le professeur de potions est à moitié aveugle ! Il ne se sert même plus de ses ingrédients, et ne fait que les entreposer pour les cours. Il n'y a pas de risque de son côté. Rit Ron.
- Et l'infirmière ?
- On a réussi à l'éviter mais c'est une vraie fouine. Elle fait l'inventaire de ses réserves toutes les semaines. On n'a pu prendre que de petites quantités de potions, alors il faudra y retourner. Pareil pour les serres de Berry. Les trois quarts des plantes à couper n'étaient pas encore à maturité. Ça prendra sûrement encore plusieurs semaines.
- C'est parfait. Souffla Hermione brusquement soulagée. Vous avez fait du bon travail ! La moitié des ingrédients est déjà réunie !
- Voler le reste sera plus risqué mais c'est faisable.
- Tu penses que ça te suffit ? Demanda Drago à la jeune femme.
- Pour commencer la potion, oui. Je m'y mettrais dès demain. Assura-t-elle déterminée tout en se ressaisissant de son grimoire.
- Si tôt ?
- La préparation de la potion pour l'invocation de l'esprit est longue et demande beaucoup de magie... d'ici à ce qu'on obtienne le reste des ingrédients et qu'on vole la baguette de Sureau, je devrais avoir assez de temps. Du moins, je l'espère.
- A supposer qu'on y arrive sans se faire prendre... soupira Harry.
- Chaque chose en son temps. Jedusor était la première étape. Ginny est la deuxième. Restons concentré là-dessus pour le moment.
- Justement, il y a un petit détail auquel on n'a pas pensé... Intervînt Blaise, une grimace sur le visage.
- Lequel ?
- Celui qui sortira dans neuf mois ! Dit-il sinistrement. On ne pourra pas cacher sa grossesse. Pas éternellement en tout cas.
- Ce ne sera pas un problème. Dit Hermione. Il existe des dizaines de sorts capable de dissimuler le ventre d'une femme enceinte. Jedusor et les autres n'y verront que du feu.
- Je ne veux pas jouer les rabat-joie mais vous semblez tous oublier que techniquement, bien que soit extrêmement flippant de dire ça, Jedusor est le père. Poursuit-il. Il sentira la magie Magnus, de la même manière qu'il sent celle de Ginny. Il comprendra que quelque chose cloche avec elle et aucun de nous sera en position de la défendre contre ses suspicions.
- On trouvera un moyen de détourner son attention. Il le faudra. Dit Harry inquiet. Sans compter que Ginny ne voudra prendre aucun risque. Elle voudra garder le bébé en sécurité, loin de lui.
- Espérons juste qu'il ne fouille pas trop. Grinça Ron. Cette situation est déjà suffisamment difficile à avaler, entre le changement d'époque, la disparition de Voldemort et sa grossesse dont elle ignore tout... je ne veux pas qu'en prime, Jedusor lui tourne autour comme un rapace. Elle pourrait perdre pied...
- On sera là pour elle. Et puis Harry à raison. Dit Hermione. Elle fera tout pour protéger Magnus, et nous aussi. C'est tout ce qui compte pour le moment.
- Maître... vous êtes sûr de vous ?
- Oserais-tu remettre en doute ma décision Cornic ?
Le regard du Serdaigle fut happé au sol, incapable de pouvoir soutenir celui aiguisé d'un Jedusor pensif. Après le retrait des trois nouvelles recrues, le jeune homme avait dû faire face aux doutes et suspicions de ses acolytes. Bien entendu, leurs avis ne comptaient pas pour un sou à ses yeux, mais leurs perceptions des choses en revanches, l'intéressait. Ainsi, il obtenait un autre point de vu global, lui permettant d'affiner son jugement. Contrairement à ce que ses imbéciles de fidèles pensaient, il ne faisait pas confiance à Hermione, Drago et Blaise. Nous, il avait seulement besoin d'eux. Ils n'étaient qu'une façon d'arriver à ses fins. Autrement dit : Ginny et Dumbledore. La fille, et les informations. Il ignorait encore comment ils parvenaient à savoir autant de choses en si peu de temps, mais en toute honnêteté, il s'en fichait, du moment qu'ils restaient dans son camp. Ce genre de capacité relevait presque de la divination, et il ne pouvait pas se permettre de les laisser offrir leur talent à qui avait le plus à offrir. Les avoir auprès de lui, le protégeait d'eux. Et plus encore. Car avec leurs informations, c'est de cette entité imperturbable de Dumbledore qu'il pourrait enfin se débarrasser. Et ce ne serait pas trop tôt. Il en avait assez de voir ses petits yeux brillants de vérité sous ses lunettes à demi-lunes. Il en avait assez de craindre d'être démasqué à chaque couloir. Pour la première fois, il avait en poche un atout qu'il ne soupçonnait pas et n'allait pas se faire prier pour en abuser.
Dans son dos, il put sentir les raclements de gorges gênés des sorciers. De toute évidence, ils n'étaient pas convaincus par les motivations de leur maître et craignaient que les nouveaux ne portent préjudice au groupe. Une peur que Tom comprenait, mais qui l'agaçait. Il ne voulait pas se limiter. Il voulait tout. Tout de suite.
- Maître... pensez-vous vraiment qu'ils puissent être digne de confiance ? Nous ne les connaissons que depuis quelques semaines.
- Ne t'en fais pas Arias. Tant que j'ai quelque chose qu'ils veulent, ils resteront fidèle à leur parole. Nous avons un marché, et ils respecteront le leur. J'en suis convaincu.
- Comment ?
- Parce que j'ai vu Drago trembler de peur devant l'épouvantard. Que j'ai vu Hermione perdre ses moyens, et Blaise se transformer en véritable légume. Ils ont de toute évidence traverser des choses affreuses qui les ont profondément touché et traumatisé, et que même moi je ne saurais décrire. Vous les avez vu aussi. Ils ont des blessures, des faiblesses ! Et j'ai bien l'intention de les exploiter. Je ne doute pas qu'en peu de temps, nous arriveront à les gagner entièrement à notre cause. Déclara-t-il avec force.
- C'est un plan risqué.
- Dois-je vraiment avoir à t'ordonner de te taire Cornic ? Claqua-t-il brusquement.
- J'ai juste peur que...
- Ça m'est égale. Mais je suis surpris. Toi Orion. Tu n'as rien dit.
Le jeune Black releva la tête à son nom, presque inquiet et gêné de sortir de l'ignorance. Les yeux perçant de Jedusor le trouèrent en pleine poitrine, réduisant son silence à un gazouillement anxieux.
- Maître ?
- Tu es l'un de mes plus fidèles serviteurs. Que penses-tu des nouveaux ?
Sa gorge s'assécha. Donner son avis sur une décision aussi sensible du maître était risquée. Chose que cet imbécile de Cornic ne semblait pas comprendre. Pour autant, Orion n'était pas mécontent de l'arrivée des trois sorciers dans leur groupes. Il avait été le premier à leur parler, à les présenter aux autres, et à les côtoyer. Il avait tout de suite accroché avec eux, mais ne s'était pas un instant imaginé tout ce qu'ils avaient pu vivre. En réalité, il était même content qu'ils soient parmi eux, bien que ce ne soit pas le cas de tous ses camarades. Arias, le plus fanatique de tous, craignait qu'ils ne prennent sa place. Abraxas, lui, ne parlait que très peu depuis sa correction, mais était facilement lisible. Il ne s'était pas remis du refus net d'Hermione, et encore moins de la découverte de l'existence d'un autre concurrent dans son cœur, ce mystérieux Kai. Aucun d'eux ne réfléchissait de façon logique. Ils se limitaient à ce qui les concernaient, quant aux Serdaigles, et bien, ils étaient contre tous les recrutements, par pure peur de se faire trahir. Pourtant, il était possible de faire de grande chose avec ces trois-là. Ils avaient un potentiel très intéressant, que Jedusor avait su voir.
- Et bien, aux vues de leurs compétences en combat et de leurs passés de guerre, ils sauront certainement être utile. Vous les avez bien jugés.
- Mais ?
- Mais, si je peux me permettre, je proposerais qu'en plus d'exploiter leur faiblesse individuelle, il faudrait exploiter leur faiblesse collective...
L'éclat des yeux de Tom scintilla, attisé par une idée naissante.
- Développe. Dit-il en s'avançant.
- Et bien, ils sont de toute évident très unis à cause des épreuves qu'ils ont vécue, mais je suis désolé maître, cela pourrait vous déjouer. Il faudrait détruire cette cohésion. En acquérant l'allégeance de chacun, individuellement des autres, et en créant des conflits au sein de leur groupe, vous pourriez avoir beaucoup plus d'impact sur eux. Ainsi, ils n'auraient plus que vous comme point de repère et de ralliement, et vous serrez alors certain que leur fidélité envers vous, ne se verra pas doublée par leur amitié. Expliqua-t-il, tout en veillant à ce que sa voix ne flanche pas.
Jedusor le regarda, plus pensif que tout à l'heure et les sourcils froncés. C'était une bonne idée. Une très bonne idée même. Orion n'était pas le plus malin de ses hommes pour rien.
- Enfin un qui sait réfléchir. Souffla-t-il presque trop heureux.
Un sourire angoissant vînt se loger sur lèvre, promettant milles tourments, qui fit pâlir ses fidèles. Il savait déjà qui serait en mesure de fragiliser leur cohésion. Instinctivement, il se tourna vers Malfoy, qui n'avait lui non plus, pas décrocher le moindre mot depuis le début de la soirée.
- Abraxas.
L'intéressé sursauta à son nom, se ratatinant sous sa cape.
- Oui maître. Trembla-t-il.
- Je veux que tu te renseignes sur ce Kaï. Focalise tes recherches par rapport à Jeanne. De toute évidence elle était très proche de lui.
Perturbé et surpris par une telle mission, le blond platine ne put qu'acquiescer.
- Arias. Poursuit-il. Passe autant de temps que possible avec Blaise. Initie-le à tout ce que nous faisons. Je suis sûr qu'il est bon soldat.
- Bien maître.
- Orion, occupe-toi de Drago. Faîtes en sorte dès les éloigner les uns des autres, je veux qu'ils soient mis à part le plus possible. Quant à vous mes chers Serdaigles, gardez un œil sur les deux Griffondors, je ne pense pas qu'ils soient aussi innocents qu'ils le prétendent.
Ils acquiescèrent tous, conscient de partir de nouveau en mission. Alors que leur Maître les renvoyait, il rappela cependant Abraxas qui ne put cette fois pas cacher son angoisse. Désormais seul avec Jedusor, il fixa ses chaussures, apeurée.
- Donne-moi ta chevalière.
Incertain, le jeune homme crut avoir mal entendu pendant plusieurs secondes, une main instinctivement refermer sur sa bague familiale.
- Maître ?
- Ne m'oblige pas à te le demander une seconde fois.
Le corps frémissant des souvenirs de sa punition, Abraxas ne résista pas plus longtemps, la boule au ventre et la gorge serrée.
- Puis-je... puis-je demander pourquoi ?
- Je tiens à vérifier une théorie. Dit-il, le bijou scintillant au creux de sa main. Pars maintenant. Oh et s'il te plaît, sois galant pour une fois. Jeanne a de toute évidence un faible pour les blonds.
- Je vois que je suis attendu. Soupira Tom en apercevant les trois sorciers réunis à son arrivée dans l'infirmerie.
- On devait prendre de l'avance. Dit Blaise. Et la préparer.
Leurs regards se porta machinalement sur l'objet de toutes leurs attentions. La belle au bois dormant de Poudlard. Ginny. Hermione n'avait pas réagi à l'entrée de Jedusor, trop concentrée sur sa tâche. La potion qu'elle faisait infuser depuis une heure demandait toute son intention. Ce qu'ils allaient faire aujourd'hui était risqué ; bien trop pour ne pas prendre de précaution. Leur but aujourd'hui était de réfracter leur magie afin de sortir l'âme de Ginny, piégée dans une dimension coupée de tout espace-temps. D'où le besoin indispensable de Jedusor. Techniquement, son sang et sa magie coulaient en elle à travers l'Horcrucxs et Magnus. Deux points essentiels qui définiraient leur réussite aujourd'hui. En se liant à Ginny, Jedusor d'un point de vue physique et elle-même d'un point de vue émotionnel, ils réussiraient à rappeler son âme dans son corps et ainsi donc, à la ramener parmi eux. Pour autant, tout cela relevait de la théorie et rien ne les préservaient des complications, et de Tom Lui-même. Dans un souci d'inquiétude, les trois sorciers s'étaient relayés toute la nuit à son chevet, craignant de voir le mage noir tenter de saboter leurs minces progrès. Aussi, ils avaient jeté une dizaine de sort de protection sur le corps de leur amie et son enfant, rendant par la même occasion, invisible les premiers signes de son ventre déjà plus rond. Car si tous ignoraient depuis quand précisément elle était enceinte, ce qui était certain, était que cela fait depuis déjà plus de trois mois. Soit depuis leur arrivée ici. A ce stade, la magie d'un enfant à naître commençait à être détectable. Une double prise de risque pour eux aujourd'hui.
- Avec quoi comptes-tu réfracter notre magie ? Demanda Tom sans pouvoir détacher son regard de la rousse.
- Ceci. Dit-elle en lui tendant une fiole dont le liquide rose pâle moussait doucement. Je l'ai faite il y a une heure, avec un échantillon de son sang. On devra la boire et réciter cette incantation.
Il saisit le parchemin concerné, pourtant, une ride se forma au creux de ses sourcils. De la surprise.
- Où as-tu trouvé ça ?
- Dans la réserve...
- Vous l'avez volé ?! S'exclama-t-il.
- Avec tout le respect que je vous dois maître, je doute que cela ne vous ait déjà arrêté auparavant.
Le ton d'Hermione se voulait respectueux, mais ses mots eux, trahissait sa peur et son impatience. Elle avait hâte d'en finir. Elle avait hâte de retrouver son amie.
- Cette magie est instable. Dit-il plus fort. Elle fait appel à des forces d'outre monde.
- Je sais. Mais c'est le seul moyen de l'atteindre, compte tenu que c'est un esprit qui l'a mise dans cet état.
- C'est risqué.
- Vous nous croirait peut-être pas, mais c'est devenu notre quotidien. Railla Drago en grimaçant.
Il les regarda avec suspicion et doutes, mais ne se ravisa pas pour autant. Il avait une parole à tenir. Sans sourciller, il les observa régler les derniers préparatifs, avant que l'heure fatidique ne sonne. La potion vira au rouge, et les sorciers pâlirent. Il était temps d'agir. Tout en ignorant le léger tremblement de sa main, la sorcière but la potion avant de la tendre à Jedusor. Le gout amer du sang ampli leur bouche, électrifiant par la même occasion le corps de Tom. Depuis qu'il était entré, il pouvait sentir une enclume enfoncer les parois de son abdomen et happé son regard vers la peau de lait de la malade. Il ne comprenait toujours pas comment cette inconnue pouvait l'obséder à ce point, et comment son cœur pouvait encore résonner de ses appels incessants.
- Vous êtes prêts ? Demanda Hermione.
- Tant que vous tenez votre promesse. Oui.
Les dés étaient lancés. Et aucun retour n'était possible. Dans un silence presque religieux, Tom et Hermione saisirent respectivement chacune des mains de Ginny. La froideur de son corps les fit frissonner, mais aucun d'eux ne dit rien. Alors qu'ils pouvaient sentir la magie les unir à elle, les murmures de l'incantation se mirent à résonner depuis leurs lèvres quasi closes. Pendant plusieurs minutes, et sous les regards attentifs des deux serpentards, rien ne se passa. Pourtant, et ça les garçons ne pouvaient le savoir, plus les secondes s'écoulaient, plus la conscience des deux sorciers commençaient à s'effacer. Comme happés par une force plus grande qu'eux, leurs yeux se révulsèrent et leurs voix se turent. Le monde se flouta autour d'eux, ne laissant que des brides de formes et de couleurs avant qu'ils ne soient brusquement plongé dans une obscurité angoissante. Leurs pouls s'accélérèrent, leurs souffles se coupèrent et dans cette perte de réalité, seule la main rigide de Ginny les empêcha de perdre totalement pieds. Ils n'entendirent pas les exclamations inquiètes de Drago et Blaise, mais seulement les prémices d'une voix plus douce, plus nette. Alors que tout se mettait à tourner autour d'eux et qu'une nausée leur ravageait l'estomac, Tom et Hermione se sentirent tomber en arrière, avec pour seul ancre la Weasley. Comme suspendu dans le vide, ils l'entendirent davantage, jusqu'à presque pouvoir apercevoir le feu de ses cheveux dans le noir de leur inconscience. Elle était là. Plus vivante que jamais. Ils pouvaient la sentir. Pourtant, alors qu'ils touchaient au but, le lien se brisa. Comme un élastique trop tendu, la connexion se coupa si brutalement, qu'elle laissa les deux sorciers retomber dans leurs corps, fébriles et profondément choqués. Face à contre terre, Drago et Blaise au-dessus d'eux, ils ne comprirent rien à leurs exclamations et questions. Hermione et Tom avait l'impression de sortir d'un rêve profond, et l'incompréhension qui en découla, les laissa sans voix.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?!
- Ça a marché ?
- Non... Souffla Jedusor en grimaçant. Quelque chose à contrecarré le sort...
- Quoi ?!
- Je... je ne comprends pas ! S'exclama Hermione en s'accrochant à Drago pour ne pas perdre l'équilibre. Ça n'a aucun sens, ça aurait dû marcher ! Elle était là ! On avait presque réussi à l'atteindre !
- Tu es sûr que ce n'est pas un souci de potion ? Demanda Blaise sans comprendre.
- Non ! J'en suis certaine ! Ce n'était pas nous !
- C'était elle.
- Pardon ?!
Jedusor s'était relevé, faisant désormais face à une Ginny toujours profondément endormie. De la stupeur résonnait sur son visage, ainsi qu'une forme d'admiration. Pourtant, les sorciers le regardaient ahuris, incapable de voir où il voulait en venir. Or, l'évidence était là. Sous leurs yeux depuis toujours. Leur amie était bien plus forte qu'ils ne le pensaient.
- C'était elle. Répéta-t-il plus fort. Elle a brisé la connexion.
- Mais elle est inconsciente !
- Une corp endormie ne veut pas dire qu'elle n'est pas éveillée. Vous m'avez dit qu'un Esprit l'avait plongé dans le coma. Mais je commence à me demander si votre amie n'y reste pas de sa propre volonté. Déclara-t-il sans les regarder. Elle nous a senti venir à elle. Et pourtant, elle nous a repoussé.
- Mais... pourquoi ?
La confusion était à son comble. S'il y avait bien une chose à laquelle les sorciers ne s'étaient pas préparés, c'était l'hypothèse que la propre volonté de Ginny entre en jeu, et contredise leur plan. Pourtant, cela n'avait pas le moindre sens à leurs yeux. Pourquoi vouloir rester enfermée dans une dimension hors de tout temps, où il n'y a que de vide et de la solitude ? Elle était coupée de tout ceux qu'elle aimait, là-bas. Mais quelque chose la retenait. L'empêchait de se laisser partir. Pétrifiée, Hermione regarda pour la première fois son amie avec incompréhension. Endormie et plus pâle que ses draps, elle n'en restait pas moins maîtresse d'elle et de son esprit. Une situation qui mettait à l'eau leurs plans et plus important encore, leurs minces certitudes.
- On.. on fait quoi alors ?
- Quelle question... On la réveille Richards ! Soupira Jedusor. Notre marché est toujours d'actualité.
- Mais comment sauver quelqu'un qui ne veut pas l'être ?!
- On le convainc. Heureusement pour vous, j'avais anticipé votre échec. Dit-il en fouillant dans son propre sac. Jeunes gens, je vous présente votre salue.
Il tenait entre ses mains un pot étrange, au contenu qui laissa les trois serpentard plus livides que la mort. Ils ne connaissaient que trop bien ce que leur maître tenait avec tant de fierté. Une substance dans leur temps illégale, ayant servi à plus de crime qu'ils ne pouvaient en compter et dont l'utilisation était moralement discutable. Une substance dont ils avaient vu eux-mêmes les effets. Une substance qu'Hermione avait étudié en profondeur auprès de son véritable Maître. Sa spécialité depuis toujours... la pâte de rêve. Les yeux écarquillés devant elle, Hermione, Blaise et Drago eurent du mal à dissimuler leur malaise grandissant. Les images des tortures de Bellatrix et Lucius, ainsi que leurs cris incessants, défilaient désormais devant eux ; avec au centre de toutes ces horreurs, cette pâte. Celle qui les avait sauvé et maudit.
- Qu'est... qu'est-ce que c'est ? Bafouilla Drago.
- La plus puissante pâte de rêve de tout le monde Magique.
- La pâte de rêve plonge ses victimes dans un monde dont elles ne peuvent s'échapper. En quoi l'utiliser sur Ginny pourrait la sauver ? Demanda Blaise inquiet.
- Qu'elle le veuille ou non, votre amie sortira de son sommeil. Le problème est qu'elle a assez de magie pour contrôler la voie la plus frontale et donc nous empêcher de l'atteindre. La pâte de rêve nous frayera un chemin directement dans son esprit, et même elle, ne pourra pas le contrer.
- Maître... vous êtes sûr que c'est sans danger ?
- Rien n'est jamais sans danger. Mais des ajustements s'imposent. Déclara-t-il en allant chercher une chaise et défaisant sa robe de sorcier. Je m'occuperais de maintenir la connexion moi-même. Mélors, Richards, vous réciterez l'incantation. De cette façon, toi Jeanne, tu pourras entrer dans son esprit suffisamment longtemps pour la convaincre de revenir.
- Vous êtes sérieux ?!
- Je n'en ai pas l'air ?
Son ton était irrévocable et son plan, réalisable. Mais l'utilisation de pâte de rêve compliquait tout, car une seule mauvaise manipulation suffirait à les piéger à jamais dans un monde de fantaisie sans sortie de secours. Pourtant, rien ne sembla inquiéter le jeune Mage Noir. Sans perdre sa concentration, il donna des ordres aux garçons et releva ses manches. Il plaça un lit vide à côté de celui de Ginny, y fit allonger Hermione et commença à ajuster l'incantation à sa pâte de rêve. Il était étrange de le voir aussi concentré sur quelque chose qui ne le concernait pas directement, et plus encore de le voir aider, et non pas coopérer que par intérêt. Des rides se creusaient son front, à peine cachées par ses ondulations noires de jais, symptôme de son intense réflexion. Il allait et venait, des papiers et livres en main, Drago et Blaise sur ses talons, et cette image insuffla un air de nostalgie dans le brouhaha de l'infirmerie. En le regardant ainsi, Hermione ne put s'empêcher de tristement déglutir. Il n'avait jamais autant ressemblé à leur Maître qu'à cet instant...
Très vite, et après plus d'une demi-heure de préparation supplémentaire, on entendit les murmures de la magie s'élever autour d'eux depuis les deux serpentards, tandis que Jedusor commençait déjà à répandre sa pommade sur le front de la rousse. D'une main experte, il en déposa également sur celui de la Gryffondors, avant de prendre leurs mains et de fermer les yeux. Déjà, Hermione pouvait sentir les effets de la pâte de rêve. Comme si elle tombait dans un sommeil profond, elle ne perçut bientôt plus la main forte de Jedusor dans la sienne, ni même la fraîcheur frissonnante de la pommade sur son front. Elle se senti partir, s'élever doucement, du moins elle le pensait. Au bout que quelques instant, sa tête se compressa violemment, lui donnant envie de hurler mille douleurs mais elle n'en n'eut pas le temps et s'écrasa brutalement sur un sol mou. Un sol qu'elle ne connaissait que trop bien. Celui de la Grande Salle de l'autre dimension.
D'abord désorientée, elle se releva, le souffle coupé. Sous ses doigts, la douceur du tapis sur lequel elle avait été projeté des dizaines de fois fit monter un sanglot dans sa gorge. Sous ses yeux, la Grande salle était intacte. Il n'y avait pas de gravats, de signe d'explosion, d'incendie ou de faille spatio-temporelle, ni même les corps de Bellatrix ou de Lucius. Tout était parfaitement intacte ; les meubles, la bibliothèque, les colonnes, le ciel magique... absolument tout. Si bien que la jeune femme eut du mal à ne pas fondre en larme. Ces lieux renfermaient tellement plus que toute la souffrance qu'ils y avaient vécu. Elle pouvait presque s'attendre à voir Scorpius et Kai passer la porte d'entrée, les cheveux ébouriffés et les yeux bouffis de sommeil. Ils auraient baillé, ronchonner, puis sourit. Le Maître aurait alors soupiré, agacé dans son fauteuil, un livre à la main. Et elle aurait ri. Oui... ces lieux renfermaient une véritable partie de leur vie. Peut-être même, la plus importante de toute. Alors qu'elle luttait contre ses émotions dans un silence quasi complet, une fine mélodie se mit à s'élever. Derrière elle, un long piano à queue reposait, avec, assis à son banc, l'objet de toute leur inquiétude. Imperturbable, Ginny était là. Sa chevelure de feu tombait en cascade dans son dos, contrastant avec le noir profond de sa robe et la pâleur de sa peau. Ses mains parcouraient l'instrument avec douceur et agilité, sans se soucier de la présence d'Hermione. D'abord incertaine, la jeune femme l'appela, et s'avança. Mais même face à elle, la Weasley resta de marbre, sans la voir ni l'entendre. Aucun cri ne réussit à l'atteindre, et la secouer, revint à toucher un cadavre froid. C'était inutile...
- Je t'en prie ! Ginny ! Regarde-moi ! Je suis là ! Regarde-moi !
Mais rien n'y faisait. Ni ses appels, ni ses pleures devenues incontrôlables. Hermione avait l'impression de faire face à un fantôme sourd et muet. Elle pouvait la toucher, la voir, et mais elle sentait que son amie n'était pas vraiment là. Son regard restait figé dans le vide, l'éclat de ses yeux était éteint, et une tristesse incommensurable habitait les traits de son visage. Elle ressemblait à une veuve qui n'attendait plus que la mort pour la sortir de sa misère. Et c'est ce qu'elle était. Ginny avait vu tous ses amis disparaître, ses enfants lui êtres arrachés, et son seul amour agoniser dans ses bras avant de partir lui aussi, loin d'elle. Elle était seule. Seule et morte à l'intérieure. Une coquille vide. Désespérée, Hermione la regarda pendant de longues minutes sans savoir quoi faire. Jedusor voulait qu'elle cherche à la convaincre de revenir parmi eux. Mais était-ce seulement possible ? Elle ne savait plus, mais ne pouvait pas se résoudre à la laisser là. Le visage rougi par ces larmes, elle les effaça d'un coup de poignet, et soupira avant de s'asseoir à ses côtés sur le banc du piano. La mélodie qu'elle jouait était celle qu'elles avaient entendu, dans le souvenir de Magnus. C'était un moment heureux, qui leur avaient redonné de l'espoir. Pourtant, la musique sonnait creuse, vide de tout ce qui la composait autrefois. Elle avait perdu son âme.
D'abord timide, elle hésita à poser ses propres mains sur les touches. Pourtant, au premier son qu'elle émit, elle vit une chair de poule parcourir les bras de son amie. Un mouvement à peine perceptible qui lui donna une idée.
- Ginny, je sais que tu es là. Dit-elle. Je sais qu'au fond de toi, tu m'entends.
Un deuxième refrain, plus fort que les autres, et un tressautement de paupières. Un frisson qui trahit sa présence, quelque part derrière son visage de cire.
- Tu... tu te souviens de la dernière fois qu'on a joué toutes les deux ? Demanda alors Hermione dans un souffle. C'était dans un souvenir. Et les enfants étaient là... Magnus était là. Ils riaient, ils étaient heureux. Et nous, on essayait de leur apprendre à jouer. Tu te souviens ?
Bien sûr qu'elle se souvenait. Ça Hermione n'en doutait pas un seul instant. Le même cœur de mère battait en elles. Le même cœur qui ne pouvait pas oublier ces brefs instants de paix et pur bonheur avec leurs enfants. Ils résonneraient en elles pour toujours, peu importe que le futur change ou pas. Ils faisaient désormais parti d'elles, tout comme leurs enfants. Au prénom de son fils, une fausse note retentit, plus forte et aigus que les autres. La jeune femme regarda sa main, les sourcils désormais froncés, comme si elle ne comprenait pas son geste, pourtant, il fut suffisant pour qu'Hermione retrouve un peu d'espoir.
- On savait que ces instants étaient rares. On profitait du moment présent autant que possible ! Continua-t-elle. Même si on ignorait ce qu'il allait advenir de nous. Ginny, je t'en prie, je sais que tu m'entends ! Je sais que ces souvenirs sont en toi ! Tu dois te réveiller ! Tu nous manque ! A moi, Drago, Blaise, Ron et Harry ! On est tous là ! On t'attend ! Et ton fils... ton fils a besoin de toi.
Deuxième tressautement, et déjà Hermione pouvait percevoir un éclat mort revenir à la vie dans ses pupilles figées.
- Magnus a besoin de toi.
Ce nom la perturbait. Il la sortait de sa bulle, de sa torpeur mortuaire dont elle n'avait pas même pas conscience. C'était comme se réveiller parmi les vivants. Prendre un premier souffle. Revenir à la vie.
- Magnus... murmura-t-elle pour elle-même d'une voix enrouée.
- Oui ! Magnus ! Il est là ! Il t'attend lui aussi !
- Magnus. Répéta-t-elle envoûté par la saveur de ce mot sur ses lèves.
Ginny cligna des yeux, plusieurs fois, avant de fixer de nouveau ses mains désormais tremblantes. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus.
- Ginny. Insista Hermione. Reviens nous.
Dans un élan de désespoir, la jeune femme posa une main sur la sienne. Et pour la première depuis son arrivée, la rousse réagit à son toucher. Les yeux écarquillés de stupeur, elle regarda leurs mains jointes, comme si cette image était surréaliste. Elle ne semblait pas y croire. Elle ne voulait pas y croire. Pas après tant de faux espoirs. Plus pâle encore, elle releva lentement la tête, incertaine de ce qu'il se trouverait au bout de ce poignet, de ce bras et de cette épaule qui lui paraissaient sorti de nul part. Pourtant, quand son regard fini de suivre la courbe de ce corps voisin, et qu'il rencontra celui d'Hermione, c'est une véritable tornade qui s'abattit dans son cœur, ravageant le peu de morceaux qu'elle avait réussi à préserver. Un souffle passa sur ses lèvres, et la magie happa Hermione loin d'elle. Comme entraînée par le fond, elle eut l'impression de couler, tirer par une force face à laquelle elle ne pouvait lutter. Mais malgré ça, elle ne l'avait pas lâché.
Et quand elle s'écrasa dans son corps, à l'infirmerie, la main de Ginny était toujours dans la sienne.
Un silence complet régnait en cette fin de soirée dans la Forêt Interdite. Les bois, assombrit par la nuit naissante, mais embrasé un par un coucher de soleil éclatant, était envahi d'un calme léger, seulement ponctué des quelques cris de mammifères à l'agonie, et des chants d'oiseaux en quête d'amour. Une brume de chaleur dansait entre les arbres, et déjà, quelques fines étoiles dégageaient leurs lueurs du crépuscule de plus en plus sombre. Au loin, on pouvait entrevoir les fenêtres éclairées de Poudlard et presque deviner la clameur joyeuse des élèves entrain de dîner. Pour autant, alors que cette quiétude régnait, un claquement sourd s'éleva dans la forêt. Aussi rapide qu'un coup de fouet, personne n'aurait pu l'entendre. Pourtant, autre chose résonna, réduisant les chants nuptiaux à des battements d'ailes apeurés. Une chute. Puis deux. Suivit enfin de gémissements et d'injures cinglantes qui se perdirent dans le le vacarme des animaux en fuite. A terre, couverts de feuilles à moitié mortes, et les visages couverts de terre, trois individus se regardèrent, perdus. Leurs souffles s'accélérèrent en même temps que leurs stresses, mais seul l'un deux sourit à pleine dent.
- On y est !
La jeune femme se releva la première, ses joues noires de saleté, devenue roses d'impatience.
- Attend... tu es certaines que c'est bien ici ? Demanda une autre nouvelle venue.
- Affirmatif ! J'ai... j'ai réussi ! Ça a marché !
Son visage rayonnait plus que l'éclat du jour mourant. Jamais dans ses bois, on n'avait vu de regard plus porteur d'espoir.
- Ne crie pas victoire trop vite. Tempéra le seul garçon, tout en époussetant son uniforme de guerre. On n'est pas sorti d'affaire pour autant. On doit les retrouver.
- Ce ne sera pas compliqué ! Je peux presque sentir leurs présences... ils ne sont pas loin.
- Moi aussi ... je peux le sentir. Je sens Scorpius. Murmura-t-elle fébrile.
- Je croyais le lien des jumeaux étaient un mythe ? Soupira le garçon.
- Pas quand il s'agit de jumeaux pourvu de magie. Dit-elle en se dépoussiérant. Ils sont tous là.
- On peut y arriver. On a déjà fait plus dur ! S'exclama la jeune rousse en récupérant ses affaires toujours au sol.
- Je n'en suis pas si sûr...
- Terrence, s'il te plaît ! Ça fait des mois que je travaille là-dessus. Ça va marcher.
- Je suis le seul qui doute ?
- Je doute aussi. Dit la blonde d'une petite voix. Mais il est trop tard pour faire demi-tour. Et notre famille me manque !
Le jeune homme ne dit rien, conscient des tourments qui habitaient ses compagnes. Ces derniers mois n'avaient pas été les plus simples. Et plus de malheurs les attendraient encore s'ils n'agissaient pas. Alors que les deux paires d'yeux le fixaient intensément, il ne put que se résoudre à soupirer. Oui, ils étaient bien loin de chez eux. Mais mieux valait agir au plus vite, pour repartir dès que possible. Car il n'aimait décidément pas l'idée d'avoir changé d'époque.
Bonjour à tous ! Voici la suite avec un peu plus de rebondissements que prévu ! J'espère que ça vous aura plût ! ;) Ginny qui voulait rester dans ce coma ? Le plan de Tom ? Ces nouveaux arrivants ? Que va-t-il se passer selon vous ? Dîtes moi vos théories dans les commentaires :) !
Merci à vous tous qui me lisez et me soutenez encore !
A très vite :)
