Katherine ne dit rien. Pendant plusieurs secondes, qui se transformèrent en minutes à mesure que Rosalie et Terrence la fixaient, inquiets. La calmer après son second réveil ne fut pas une chose facile, mais lui expliquer la situation dans sa globalité, le fut encore moins. Il leur avait fallu plusieurs heures pour tout lui raconter en détail. Comment l'explosion les avaient séparé, comment ils avaient été attrapé et blessé ; mais aussi et surtout, comment Harry Potter et Ron Weasley s'étaient retrouvé ici, en 1944, à les avaient sauvé. Au début, elle n'avait pas compris le sens même de leurs mots. Rien ne semblait coller ensemble. Et puis, petit à petit... face aux preuves... et face à toutes les vérités sordides qu'elle s'était mise à entendre, elle avait fini par arrêter de se borner. Pour autant, elle avait du mal à accepter toute cette situation. A accepter que les versions plus jeunes des monstres de sa vie, avaient été enlevé à leur propre époque par un esprit du temps, pour finir projeté dans celle-ci, avec sa mère, son père, sa tante et ses oncles... A accepter qu'ils étaient en ce moment même à Poudlard. A accepter qu'ils avaient connu son frère, et ses cousins dans une dimension parallèle hors du temps, et qu'ils avaient cohabité ensemble... A accepter que tout ce qui leur était arrivé depuis cette dernière année, n'était que le résultat d'un incompréhensible paradoxe temporel, dans lequel ils avaient tous été englouti malgré eux.
C'était à peine croyable et pourtant, Rosalie et Terrence les croyaient. Eux ; ceux qu'ils avaient pourchassé toute leur vie, ne faisant que rendre leurs discours que plus fou, et irréel. Toujours silencieuse face à ses amis, la jeune Jedusor se tourna vers la porte du salon qu'elle avait faite exploser il y a moins de quelques heures. Derrière elle, Ron et Harry attendaient, alertes et inquiets à l'idée qu'elle ne leur saute dessus une seconde fois. Presque comme un mirage sorti de ses angoisses les plus profondes, elle crut voir leurs ombres sous le panneau de bois reconstruit. Des ombres qui l'avaient hanté pendant tant d'années, et qui pourtant, restaient en retrait aujourd'hui, pas peur de l'offenser, ou de lui rappeler trop de cauchemars. Une considération qui l'avait choqué presque autant que de voir Ron se laisser faire. Oui... à tête reposée, elle pouvait désormais le réaliser. Il aurait pu se défendre, mais avait choisi de ne pas le faire. Il aurait pu éviter ses sorts, ses coups et ses doloris ; il aurait pu même la battre, son état de faiblesse surpassant sans aucun doute son adrénaline haineuse... mais non. Rien. A la place, il l'avait fixé avec curiosité et soulagement, entre deux hurlements d'agonie. Une situation, elle aussi irréelle, qui la hantait encore. Elle se souvenait de ses yeux, grands ouverts sur elle, avec sincérité et dévotion. Des yeux beaucoup trop différents des petites fentes perfides qui l'avait épié quand elle était plus jeune. Des yeux, qui lui avait soudainement rappelé ceux de sa mère...
Presque frustrée de ne pas pouvoir assouvir sa vengeance sur les visages de son passé, Katherine se leva brusquement, l'esprit en feu et l'incertitude pour seule amie. Ses amis sursautèrent à son mouvement, toujours sur leurs gardes, mais ne dirent rien. A la place, ils la regardèrent se triturer les mains, sa mâchouiller la lèvre inférieure et passer en revue le sol et le plafond de la chaumière. Un endroit ravissant, dont la jeune femme prenait en compte la beauté désormais. Mais qui d'après Rosalie, n'était autre que la Chaumière au Coquillage... le QG de la famille de sa mère du temps de la guerre de Poudlard. Une famille dont elle avait très peu entendu les histoires au cours de sa vie et dont elle avait été privée bien malgré elle... des histoires qui la rattrapaient aujourd'hui, cinquante ans en arrière. Alors que le parquet en bois grinçait sous ses pieds, la jeune femme soupira avec force, la gorge serrée. Il y avait tant de chose à prendre en considération désormais, à penser, à anticiper. C'était presque à se taper la tête par terre ! Tous ces changements d'époques, croisements temporels, boucles spatiales, souvenirs, futurs possibles, problèmes... à croire que son monde tout entier n'avait plus le moindre sens désormais. Elle était perdue, aussi bien dans sa vie et que dans son être. Car accepter la vérité était une chose, mais la supporter, en était une autre. Et ça, c'était bien loin d'être encore gagné, pour elle.
- Et... et ils vous ont sauvé ? Dit-elle alors d'une voix blanche, sans arriver à y croire.
- Oui... Plus que tu ne peux l'imaginer. Insista Terrence.
- Mais c'est Ron Weasley et Harry Potter... souffla-t-elle.
- On sait Katy... ça a été dur pour nous aussi. Il nous a fallu du temps, mais... on peut leur faire confiance.
- Comment ? Ce sont nos ennemis ! Ou du moins nos futurs ennemis ! Passé ou futur ne changent rien !
- Mais...
- Ils ne sont peut-être pas ceux qui ont fait de notre vie un enfer, mais cela ne les a pas empêchés de renier ma mère du temps de la Guerre de Poudlard !
-C'était bien après avoir perdu la guerre et tu le sais... Dit Rosalie d'une voix enrouée. On sait... que c'est difficile à comprendre, mais les Ron et Harry que tu as vu tout à l'heure ne sont que les soldats qui se sont battu contre ton père. Ils ne sont pas encore les monstres que nous avons connus. Et puis... maintenant, ils connaissent le futur. Leurs futurs !
- Ils savent ce qui les attendent. Ajouta Terrence dans un soupir. Magnus, Kai et Scorpius leur ont bien fait comprendre apparemment.
- Mais ils ont ruiné notre famille ! Se scandalisa-t-elle.
- Ecoute, on n'attend pas de toi que tu sautes dans les bras de Ron. Mais s'il te plaît, ne le tue pas.
- Comment ? Comment ?! S'énerva-t-elle alors. Je peux à peine respirer dans la même pièce que lui, c'est... c'est physique !
- Tu crois qu'on ne le sait pas !? Demanda alors le Zabini agacé. Ces visages nous ont hanté nous aussi, ne l'oublie pas ! Rosalie plus que personne ici !
A son nom et comme un réflexe, la Malfoy baissa la tête, les mains brusquement crispées contre son siège. Oui. Il avait raison. Et ce brusque rappel rosi les joues de Katherine de honte, tout en ravivant sa haine envers Harry et Ron. Gênée, elle regarda son amie les yeux embrumés de désolation et de gêne. Pour autant, elle ne parla pas. Pas plus que la blonde. Pour la simple et bonne raison, que des mots ne suffisaient pas. Tous les trois savaient à quoi le jeune homme faisait allusion, mais ils n'en avaient jamais parlé depuis. C'était Rosalie elle-même, qui avait demandé à ce que cela reste ainsi ; par pudeur et sécurité, sans doute, ce qui était compréhensible. Personne ne voulait généralement s'étendre sur sa capture, sa torture et ses conditions de détentions... encore moins quand elles avaient été opérées par l'ex de sa propre mère. Aussi, il était rare que Rosalie évoque volontairement son enlèvement et sa séquestration du temps de la guerre entre la CRIME et Voldemort. Et pour la première fois de sa vie, elle n'avait pas privilégié son frère. Même lui, ignorait tout de ce qui lui était arrivé là-bas. Ou du moins, il ne savait que ce qu'il avait vu lors de son sauvetage : sa sœur, le corps meurtrie et blessé dans une fosse, prête à attendre une mort libératrice qui la sauverait de ses bourreaux.
Il avait tenté de l'interroger, de comprendre, et de la soulager du poids du silence, mais parfois le silence pouvait sauver, et permettre de survivre... c'était précisément le cas de Rosalie. Pour autant, cela restait un traumatisme qui était si ancré en eux, que le poids de sa simple allusion semblait troué l'air d'une souffrance dont ils ne pouvaient imaginer l'ampleur. Une souffrance dont seule la Malfoy aujourd'hui, pouvait connaître l'intensité.
- Je suis désolé, je n'aurai pas dû...
- Ce n'est rien. Trancha-t-elle sans la regarder. Mais je sais pertinemment que Ron et Harry n'ont encore rien fait. Ce n'est, techniquement, pas eux qui m'ont enlevé. Et puis, ils m'ont sauvé la vie à Azkaban. Disons que ça m'a donné des raisons de les épargner.
- Comment tu as fait ? Demanda alors Katherine désespérée.
La jeune femme haussa les épaules, presque nonchalamment avant de se lever à son tour. La froideur des Malfoy la possédait de nouveau, la protégeant de toute proximité émotionnelle avec son passé. C'était sa muraille, son mur... que personne dans ses moments-là, ne pouvaient atteindre.
- J'ai eu mon déclic. Je suppose qu'il faut que tu trouves le tien.
- Je ne sais pas si je suis capable d'y arriver. Les voir me donne envie de les éviscérer sur le champ.
- Abstient toi alors. Soupira Terence. On a besoin d'eux.
- Mais...
- Ecoute, on a de plus gros problèmes à gérer que nos égaux pour le moment. Dit-il finalement. Les versions passées de nos parents sont à Poudlard, sans parler que Magnus, Kai, et Scorpius qui sont toujours dans la nature. On aura le temps de régler nos comptes plus tard, mais aujourd'hui, on doit se concentrer sur eux, pas sur nous.
- Survivre en premier, s'entre tuer après ? Dit Rosalie amusée. Kai n'aimerait pas ce dicton.
Katherine les regarda, indécise et toujours autant malmenée par des pulsions qu'elle ne contrôlait pas encore. Fatiguée, elle passa une main dans ses cheveux abîmés, s'accrochant presque à eux de peur de faire un geste fatal, dont elle rêvait désespérément. Le souffle court, elle avait du mal à réaliser ce qu'on lui demandait de faire, ou plus exactement, ce qu'on lui demandait de ne pas faire. Se venger. Toute sa vie, elle n'avait eu que cet objectif qui aujourd'hui, était dénué de sens. Mais le pire, c'est qu'il ne s'agissait même pas des vrais Harry Potter et Ron Weasley ; non. Ce n'était que des versions édulcorées, qui portaient sur elles, les visages de celles de son époque. Une frustration un peu plus grande encore, qui lui donnait l'impression de devenir folle. Sans parler du fait qu'ils avaient survécu à son frère, Kai et Scorpius. Soient les trois personnes au monde qui les détestaient plus qu'elle ne le faisait déjà. Et pourtant, aucun d'eux ne les avaient tués... aucun d'eux ne s'était vengé. Une constatation aussi bien incroyable qu'inquiétante, qui la laissait davantage perplexe. Pourtant, et bien qu'elle ignorât encore pourquoi, son frère avait choisi de les laisser vivre. Une réalité qu'elle devait accepter, et une décision qu'elle devait suivre. Là était son seul véritable argument de résistance : savoir que quelque part, Magnus voulait qu'ils vivent.
Elle n'avait pas besoin d'avoir confiance à eux, non... elle avait juste besoin de faire confiance à l'idée sordide de son frère. Elle espérait simplement, ne pas la regretter un jour.
Ginny resta pensive après leur entrevue avec Dumbledore. De retour dans la salle sur demande, elle était seule ; Drago, Hermione et Blaise devant retourner en cours pour ne pas éveiller trop de soupçons. Ils l'avaient déclaré malade aux yeux de tous, dans l'espoir de calmer les angoisses de Jedusor, mais cela, et ils savaient pertinemment, ne le retiendrait pas longtemps.
Le regard ancré sur son bracelet magique, la jeune femme soupira dans un élan de fatigue. Elle pouvait presque le sentir combattre la force magique de son fils. Depuis qu'elle le portait, son souffle s'était apaisé, et son regard éveillé. Sa force lui était peu à peu revenue, mais pour combien de temps encore ? Car elle le savait pertinemment, jamais ce bout de métal ne saurait calmer les ardeurs du sang Jedusor qui coulait dans les veines de son enfant. C'était une utopie, un bref répit, pour une souffrance un peu plus longue. Mais elle était prête à l'endurer, comme à assumer les conséquences que pourrait engendrer sa grossesse. Son professeur ne lui avait pas fait miroiter monts et merveilles, bien au contraire. A la place, il avait prédit sa mort dans quelques semaines, et dans le meilleur des cas, lors de son accouchement. Cette éventualité avait vidé de leur sang les joues de ses amis ; c'était un énième coup de massue à encaisser. Pour autant, la jeune femme ne voulait pas y croire. Elle avait foi en elle, et ne doutait pas de sa capacité à tenir pour son fils. C'était le "après" qui l'effrayait. Car une fois né, qu'arrivera-t-il alors ? Elle redoutait déjà sa prochaine rencontre avec Jedusor dans son état, alors avec un enfant à cacher ? C'était tout bonnement irréalisable, aussi il fallait qu'elle soit lucide. D'ici peu, et bien avait la naissance de Magnus, il faudrait qu'elle parte. Qu'ils partent tous de Poudlard. Il serait alors temps de rentrer de chez eux, en espérant que d'ici là, Ron et Harry soient arrivés à leur fins eux aussi, et qu'ils aient tous localiser la baguette de sureaux et choisi leur âme à sacrifier.
Tant de chose à accomplir encore... Pourtant la potion qu'Hermione s'évertuait à concocter en secret, se présageait pleine de promesse, ses recherches ayant grandement servi à ce succès. Ils pourraient d'ici peu être en mesure d'invoquer leur Némésis. Et au moins, l'une des pièces de cet infernal puzzle serait complète. N'en manquaient plus que deux autres. Les plus difficiles à obtenir. Le stress et l'angoisse aurait dû la ronger de toute part ; mais malgré cette liste de chose à penser, Ginny n'arrivait pas à se concentrer. Ses pensées, et toute son âme, n'étaient tournée que vers sa fille. Il était désormais certain qu'elle ne pourrait pas partir à sa recherche, son état ne lui permettait pas, et déchirant son cœur des larmes qui coulaient déjà sur ses joues. Elle avait beau entendre les discours résonnés d'Hermione, elle ne pouvait se convaincre qu'elle avait simplement rêvé. La mère qu'elle était, savait la vérité. Elle savait que Katherine l'avait appelé. Plus qu'un simple cri, il s'agissait d'un hurlement, venant du plus profond de son âme. Et elle ne pouvait pas l'ignorer. Elle pouvait presque l'entendre encore dans l'échos assourdissant des silences, réduisant ces minces espoirs de raison, à une passion plus forte qu'elle. Ce feu maternel aurait raison d'elle, elle le savait, mais n'en avait que faire. Elle ne pouvait se résoudre à ne rien faire. Cela signifierait la laisser seule, livrer à elle-même... et plus encore ; cela serait l'abandonner. Or, elle ne pouvait le concevoir. Jamais.
Alors que sa baguette tournoyait inconsciemment entre ses doigts, son regard se posa brusquement sur la veste de smoking noir qui reposait sur un dossier de siège. Celle de Jedusor. Comme un appel, elle se leva sans réfléchir, son gros ventre devant elle. Aux souvenirs de la soirée de la veille, elle ne put s'empêcher d'esquiver un sourire vaincu. Par Merlin qu'elle était faible. Maudite et faible de ne pas savoir résister à l'âme de son maître. Pour autant, comment aurait-elle pu faire ? Elle était elle-même un Horcrucxs, un bout d'âme dérivant dans l'ombre, et ne cherchant qu'à se compléter, qu'à exister. Jedusor était la seule réponse à cet appel incessant, à cette douleur cuisante... Et elle ne pouvait pas le vaincre. De sa main pâle, elle s'empara de la veste, bien trop grande pour elle. Encore imprégnée des effluves du parfum du Jeune Mage, elle plongea son nez dans son col, inspirant de tout son cœur cette odeur délicieuse qui habitait son cou et pour laquelle elle se serait damnée à milles feux des enfers. Oh oui, elle aurait voulu s'y blottir, pour ne jamais quitter cette bulle, cette espérance... ce désir... mais elle se détacha à regret, la gorge davantage serrée.
A ce stade, on ne pouvait plus appeler cela du manque. La barrière qui la séparait de son maître la tuait elle aussi, peut-être même plus que la force de Magnus. Cette constatation lui fit échapper un ricanement. A croire qu'elle était destinée à mourir pour les hommes qu'elle aimait. Son fils et son mari perdu... Mais il lui restait sa fille. Une fille qu'elle avait peut-être encore une chance de sauver. Une fille qu'elle était bien décider à retrouver malgré la déraison de cette certitude.
La veste toujours serrée contre son cœur et le regarda vague, elle sursauta en entendant la porte s'ouvrir. Dans l'encadrement, Blaise apparut et lui sourit doucement, réconfortant déjà sa chair de poule angoissée.
- Tu te sens comment ? Demanda-t-il.
- Un peu fatiguée, mais tu me connais... je survivrais. Répondit-elle en reposant le vêtement à regret.
- On l'espère tous.
- Comment a réagi Tom ? S'inquiéta-t-elle.
Il grimaça, peu sûr de lui et soudainement moins rassuré.
- Il se doute de quelque chose.
- Il se doute toujours de quelque chose. Dédramatisa-t-elle.
- Non, cette fois c'est différent. Insista-t-il en s'avançant. Il n'a pas arrêté de te demander depuis ce matin, mais ce n'est pas tout. Je ne sais pas pourquoi mais il a aussi réquisitionné Drago pour la journée, et refuse qu'il s'éloigne. Il est sur les nerfs à cause de ton absence, et pourtant, tout le monde le trouve presque guilleret. Je dois dire que c'est assez effrayant à voir. Personne ne sait quoi penser, ni et sur quel pied danser.
- Guilleret ? Jedusor, guilleret ?! Dit-elle sans trop y croire.
- Oui ! Et c'est plus déroutant que ça en à l'aire, crois-moi... Ecoute, je sais que j'ai tendance à dramatiser un peu parfois, mais j'ai un très mauvais pressentiment.
- Que veux-tu dire ? S'inquiéta-t-elle brusquement.
- J'ai la sensation qu'il prépare quelque chose. Ginny, il n'a jamais agi de la sorte auparavant. Je te le jure.
Ginny regarda son ami, les sourcils désormais froncés de peur et de scepticisme. Que Jedusor prévoit un sale coup n'était pas une surprise, au contraire, mais qu'ils en soient l'objet était bien plus inquiétant. Plus encore, cela risquait de contrecarrer leurs plans. Mais dans son silence, la jeune femme ne put s'empêcher de s'interroger. Surtout si Blaise voyait juste, car cela voudrait dire qu'ils devraient faire face à un problème de taille supplémentaire. Or, aucun d'eux n'avaient le temps pour cela, et encore moins maintenant. Mais cela voudrait également signifier qu'ils avaient failli quelque part. "Où" et "Quand" étaient la question ? Mais aussi "qui" ? Ces derniers mots firent monter le rose à ses joues, si bien qu'elle en voulut presque se cacher. Pourtant son esprit, lui, ne s'encombra pas de honte et s'attela à imaginer le pire. Si Jedusor avait découvert quelque chose par sa faute, elle ne pensait pas pouvoir s'en remettre. Et pourtant, cette possibilité était ouverte, ne faisant que la torturer davantage de doute et d'angoisse.
- Les vacances de Noël ne vont pas tarder à arriver. Dit-elle la voix tremblante. Cela nous laissera un peu de temps.
- Je l'espère. Souffla-t-il. On ne peut pas le laisser découvrir le poteau rose avant le retour d'Harry et Ron.
- Je sais, je sais... au fait, tu es allé à la volière ? Demanda-t-elle.
- Oui, mais... ils n'ont rien envoyé. Soupira-t-il.
- Ça fait presque deux semaines... Ce n'est pas normal. S'agaça-t-elle, fébrile.
Blaise la regarda faire les cents pas, les cheveux en bataille, et le dos cambré par le poids de son ventre. Il aurait voulu lui assurer que tout allait bien en dehors des murs de la salle, mais il n'était même pas sûr qu'elle l'aurait cru si cela avait été le cas. Les bonnes nouvelles se faisaient rare, plus encore que la chance... Pour autant, Blaise devait bien reconnaître qu'il était impressionné. Malgré tout ce qu'ils avaient enduré, Ginny n'avait jamais cessé de se battre, et elle se tenait là aujourd'hui, enceinte et affaiblit et pourtant plus déterminée que tous les sorciers de Poudlard réunis. Un combat long et douloureux, qu'elle avait pris l'habitude de mener de plein front et sans répit. Une force de caractère et une endurance, qui ombragèrent sa propre estime de lui dans une grimace, savamment dissimulée dans un sourire attristé. Et pour cause... Ses jambes ne guérissaient presque plus. Et la douleur non plus. Du moins, quand il n'avait pas de sang Vélane. A la simple penser de son remède, il senti son échine frémir et se détourna légèrement. Pour cacher sa honte ? Il ne savait pas. Mais en avait plus qu'il ne l'aurait jamais pensé. Ce qui aurait dû rester un antidouleur lui permettant d'assurer son efficacité, se révélait être la pire Némésis de sa vie, et son plus grand désir à la fois, altérant sa perception même du monde, et le poussant à commettre ce qu'il craignait être irréparable : mentir à ses amis. Mentir à sa Dark Lady... Il n'aurait jamais cru en arriver là un jour, et regrettait de ne pas avoir expulser Arias au fond du Lac Noir à l'instant même où il lui avait proposé d'en prendre. Mais il ne se voilait pas la face. Lui seul était aujourd'hui responsable de son état, et de sa dépendance.
Mais que pouvait-il faire ? La simple idée d'en être privé, révélait en lui ses pires instincts, et la peur toujours plus grandissante, de souffrir le martyre. Une souffrance qu'il avait honte de craindre, notamment face à sa Dark Lady, qui elle, s'était tant habitué à la douleur, qu'elle ne souvenait presque plus de ce que cela faisait, de vivre sans. Brusquement gêné, il la regarda sans savoir quoi dire, avant de demander d'une petite voix.
- Gin ?
- Hum ?
- Comment... comment tu fais ?
- Pour faire quoi ? Demanda-t-elle surprise.
- Pour tenir. Souffla-t-il la culpabilité au bord des lèvres. Tu endures tout, tout le temps, et tu es toujours là. C'est assez... impressionnant.
Surprise, la jeune femme ne sut pas trop quoi lui dire. C'est vrai qu'ils traversaient tous beaucoup d'épreuves, plus difficiles les unes que les autres, mais avaient-ils seulement le choix ? Sans trouver les mots, elle s'avança et le regarda doucement. Une tristesse qu'elle n'avait, par le passé, jamais décelé, s'était peinte sur son visage, camouflant ses traits des pires douleurs de la vie. Inquiète comme une mère face à son fils, elle lui prit la main et la serra contre elle, un sourire se voulant rassurant sur le visage. A travers ce simple geste, elle voulait qu'il garde espoir, qu'il garde la foi ; et plus encore, elle voulait qu'il continue de croire en eux, autant qu'elle croyait en lui. Elle avait conscience, que, ce qu'ils vivaient n'avait rien d'une vie. Mais des jours meilleurs les attendaient. Et là étaient leur récompense.
- C'est dur pour tout le monde Blaise. Mais ne t'en fais pas, tout finira par s'arranger.
- Tu y crois vraiment ?
- Il le faut. Sinon, à quoi bon se battre ? Et puis, on a survécu à pire que ça. La guerre, l'Esprit, Bellatrix et Lucius... On a tout affronté ensemble, et ça sans même s'entre-tuer ! Si ce n'est pas un signe, alors je ne m'appelle plus Ginny !
- Tu es toujours optimiste ?! Dit-il surpris.
- Si on ne croit pas un minimum en nos chances, on ne mérite pas de réussir. Je crois en nous Blaise. Je crois en... en notre famille. Alors ne t'en fais pas, d'accord ?
Il sourit doucement, le cœur subitement plus lourd qu'une chape de plomb quand sa main dans la sienne le fit frissonner, plus encore que la pensée du sang de vélane. Et c'est là, entre les yeux pétillant de sa maîtresse, et la chaleur de son ventre contre sa paume, qu'il comprit. Le déclic se fit si violemment en lui qu'il crut bien tomber d'un pont. Il avait tort depuis le début. Son antidouleur ne serait jamais plus puissant que son mal. Ce n'était qu'un répit, une illusion mensongère et volatile qui ne faisait que lui brouiller l'esprit et les sens. Non. Le seul véritable remède, était là sous ses yeux depuis le début. L'amour et la dévotion, la foi et la confiance. Ses amis. Sa famille... Sa Dark Lady. Il n'avait qu'eux dans la vie désormais, le futur ne lui ayant pas offert de vie de famille à espérer, ni attendre. Il n'avait qu'eux... et il les avait trahis pour une fiole de sang. La honte le saisit alors plus violemment encore, et le fit baisser la tête dans la brillance de larmes nouvelles. Il avait été idiot, sot, et bête ; se voilant la face de son orgueil, comme un ingrat, un traitre...
- Blaise ?
Ginny ne comprit pas pourquoi elle vit des larmes rouler sur ses joues. Ni même pourquoi il s'agenouilla brusquement devant elle, la tête basse et le regard suppliant. On aurait dit un enfant, conscient de sa bêtise et prêt à être puni. Pour autant, cette image la choqua venant de lui, et la laissa muette tandis que dans un sanglot, il dit, anéanti et vaincu, comme le plus déchiré des hommes.
- Je t'en prie, pardonne-moi...
- Donc si j'ai bien compris, vous êtes partis de Poudlard à l'annonce de la mort de Grindelwald ? Demanda Rosalie sceptique devant Ron et Harry.
Les deux jeunes hommes étaient, à leur grande surprise, encore en vie, Katherine n'ayant pas refait de crise à leur vue. Pour autant, elle n'en restait pas moins muette, pensive et méfiante face à eux. Alors qu'ils s'étaient tous réunis dans le salon réparé de la Chaumière, il a fallu faire un point, aussi bien sur la situation que sur leurs informations. Et cela incluait de faire preuves de transparence les uns envers les autres. Oh il est vrai, que côtoyer Terrence et Rosalie pendant toute semaine, les avaient forcés à expliquer d'où il venait, et ce qui leur était arrivé ; mais certaines choses étaient restées en suspens. Des choses qu'ils n'étaient plus question de cacher désormais. Les deux sorciers espéraient que cette démarche jouerait en leur faveur aux yeux de la fille de Voldemort, qui les toisaient sans répit depuis le début de leurs explications, et sans un mot.
- Oui. Continua Harry. A partir de ce moment tout a changé pour nous. On était tous persuadés que Dumbledore ne l'arrêterait pas avant encore plusieurs mois, alors autant dire que cette annonce... a été une douche froide.
- Pourquoi ? Demanda Terrence. Ce n'est pas ce que l'on pourrait appeler une grande perte.
- Non, vous ne comprenez pas. Intervînt Ron. La mort de Grindelwald aurait bien plus de conséquences que vous ne pensez. Cela changerait tout... aussi bien notre passé, notre présent, que votre futur. C'est pour ça que nous sommes partis. Nous voulions être sûr que tout n'était pas perdu.
- C'est-à-dire ?
Ron déglutit, un coup d'œil sur Harry. Dire ces mots, même s'il savait qu'ils n'avaient plus d'ampleur, ni même de vérité, lui retournait encore le ventre dans le souvenir des regards déchirés de ses amis, et de sa sœur.
- Vous ne seriez jamais nés. Dit-il alors.
- Pardon ?
- Si Grindelwald meurt, il ne dit pas où se trouve la baguette de sureau à Voldemort dans notre époque, et par conséquent, il perd la Guerre. Or, s'il perd la guerre, il ne prend pas Ginny en otage, Bellatrixe est condamnée à mort... En gros, Kai ne vient jamais au monde, ni même aucun de vous...
- Attendez... Se leva brusquement Katherine, le visage déconfit. Vous... vous voulez dire que vous êtes parti de Poudlard pour vous assurer de notre existence future ? Pour vous assurer que mon père gagne la guerre ?!
Les sorciers eurent tous un mouvement de sursaut en la voyant sortir de sa torpeur, et déjà Terrence attrapa sa baguette dans un élan de crainte. Mais la jeune femme n'en avait que faire, son monde perdant un peu plus de sens à chaque seconde. Elle n'en croyait pas ses oreilles, et même ses lèvres semblèrent brûler de ces mots qu'elle venait de prononcer. Pourtant, les regards francs de leurs nouveaux compagnons, ne démentirent rien de ses affirmations, la laissant davantage perdue et incrédule face à cette nouvelle vérité.
- Bien sûr. Répondit son oncle comme si cela tombait sous le sens.
- Mais... ce n'est pas logique ! Si mon père gagne, alors vous perdez !
- On sait... continua Harry. Mais on refuse de gagner au prix de vos vies.
- Pourquoi ? Demanda à son tour Rosalie, dépitée de surprise.
- On a vu ce à quoi notre futur ressemblerait si Voldemort gagne. Mais on aussi vu ce que nous deviendrions. Et aujourd'hui, je ne crois pas me tromper en disant que notre avenir m'effraie plus que votre Maître lui-même.
- Mais ça n'a pas de sens. Souffla Terrence. Vous vous êtes battus toute votre vie contre lui et vous préférez le voir gagner ?!
- On ne va pas vous mentir. Savoir qu'il gagnera dans notre époque ne nous fait pas plaisir, loin de là. Mais on a vu ce que cette victoire apportera aux gens que nous aimons, et... et nous refusons de les priver de ça. Nous refusons de les priver de cet avenir, à vos côtés, tout comme nous refusons de faire de cette avenir un enfer ! Aucun de nous ne veut devenir un monstre. Vous... vous étiez des enfants innocents, et ce que nous vous avons fait subir allait au-delà de la cruauté. Jamais nous ne pourrons réparer notre faute, mais nous voulons essayer de nous racheter. Dit Ron, le regard instinctivement tourner vers sa nièce.
- Vous n'êtes pas ceux qui nous ont fait du mal. Dit sévèrement la Malfoy.
- Mais c'est tout comme... dit Harry. Et il est hors de question que cela aboutisse.
- Quand nous sommes arrivés dans la dimension parallèle, nous avons tous les deux commencé à renier Hermione et Ginny. Nous les avons jugés, pour leurs choix futurs, et on leur en a voulu. On s'est mis à les considérer comme des traîtres, jusqu'à ce qu'on ouvre enfin les yeux. Ce n'était pas leurs fautes à elles, mais bien la nôtre. Nous les avions poussés à se retourner contre nous, et nous l'avions mérité. Rien ne pourra jamais excuser ça. Rien ne pourra jamais excuser ce mal que nous leur avons fait, aussi bien là-bas, que dans leur futur.
- Alors vous êtes partis... pur sauvegarder notre existence ? Pour sauvegarder leur bonheur ?
- Oui... Il le fallait. Et nous avons bien fait. Sourit Harry étonnement radieux. On s'attendait, au meilleur des cas, à trouver une trace de vie Grindelwald mais certainement pas vous.
Leur discours étonnait comme bouleversaient chacun des sorciers. Même s'ils avaient compris que leurs intentions n'étaient plus malveillantes, ils leurs étaient difficile d'imaginer leur importance à leurs yeux. Après tout, ils ne les avaient vu que les détester toute leur vie, mais là, apparaissait quelque chose d'inédit dans leurs regards. Du soulagement, de la joie, mais aussi et ils avaient peine à le croire, de l'affection. Ils avaient risqué leurs vies pour eux, et uniquement dans le but de les sauver sans la moindre arrière-pensée. Ils voulaient sauver leur futur d'eux-mêmes, et les préserver. Une réalité nouvelle qui semblait tout droit sortir d'un rêve un peu trop fou. Même Katherine dû le reconnaître. La sincérité qu'elle lisait en eux, inhibait la moindre magie revancharde de son corps, comme si tout son être résonnait de leurs mots. Une situation qu'elle avait d'autant plus du mal à supporter, qu'elle n'avait pas la moindre envie de leur faire ce cadeau.
- Mais vous, comment avez-vous su que nous serions là ?! Demanda à son tour Ron.
Les trois jeunes sorciers se regardèrent brusquement, conscient qu'ils avaient fait taire, eux-aussi, leurs secrets. Terrence et Rosalie se tournèrent vers leur héritière, indécis et hésitant. Ils voulaient leur dire, mais voulaient son aval. Ils savaient qu'ils ne diraient rien sans elle. Car elle, était seule initiatrice de leur départ. La gorge serrée, Katherine soupira, la poitrine lourde et la tête pleine de mots qu'elle ne voulait pas croire. Le regard fou, elle passa des murs au plafond, dans un élan de culpabilité. Merlin qu'elle haïssait cette situation. A croire que le destin la punissait encore et encore. Pourtant, et elle avait peine à y croire, il lui avait peut-être donné une chance. Car dans leur état, il était peu probable qu'ils retrouvent leur famille seuls... Ils avaient besoin d'aide. Maintenant plus que jamais. Et jamais un mendiant ne disait non, à une main tendue…
- Du temps où vous étiez enfermé dans cette dimension, notre... notre vie a pris un tournant dans le futur... Dit-elle alors. Les disparitions s'intensifiaient, et nous n'avions aucune piste. Ni les moldus, ni vous, étiez responsable de tout ça, et mon père... mon père était à l'article de mort. Aucun sort, aucune potion, aucun maléfice ne nous donnait la moindre réponse ! C'était tout bonnement insupportable ! Et puis un jour... Elias a disparu lui aussi. Ce fut la goutte de trop…
A son nom, Ron passa une main inconsciente sur sa gorge, brusquement plus pâle au souvenir de son neveu. Au souvenir d'une mort qu'il avait senti passé de près.
- Oui, on souvient... Souffla Harry dans une grimace significative.
- Il était avec vous alors ?! Dit-elle dans un soulagement sans fin.
- Oui... L'esprit du Temps à ramener beaucoup de personne de votre époque, mais pas seulement. Dans un délire psychopathe, elle a également ramené Bellatrix et Lucius.
- Pardon ?! S'horrifia Rosalie dans un cri d'angoisse.
- Autant dire que Kai et Scorpius n'ont pas beaucoup apprécié... Mais si ça peut vous rassurer, on s'en est tous mieux sorti qu'eux.
- Parle pour toi. Gronda Ron, encore mal à l'aise.
- Qu'est-ce qu'on doit comprendre ?
- Que c'est une habitude pour mes neveux d'essayer de me tuer...
- Elias a tenté de te tuer ?! Pâlit brusquement Katherine à cette idée.
- Techniquement, il a presque réussi. Rit Harry à moitié moqueur. Sans ton père, il y serait passé.
- Qu... quoi, mon père... mon père t'a sauvé ?!
- Il n'avait pas le choix ! Si l'un de nous mourrait là-bas, nous aurions tous été condamnés à une errance éternelle dans l'espace-temps. Je crois bien que c'est la seule raison pour laquelle nous ne nous sommes pas tous entre-tuer. Ça nous a même obligé à… travailler ensemble, si on peut dire.
Plus leur conversation avançait, plus des vertiges saisissait la jeune rouse de toute part. Désormais, elle nageait en plein délire. Son petit frère de 7 ans qui essayait de commettre un meurtre ? Le Seigneur des ténèbres qui sauvait volontaire un Weasley ? Mais où allait le monde ?! Eberluée, elle se rassit, les yeux révulser d'incrédulité, alors qu'Harry reprenait la parole.
- Il s'est passé beaucoup de choses, mais continuez. On gardera les anecdotes pour le voyage de retour.
- Vous avez trouvé un moyen de rentrer ? Dans… dans votre époque ? Demanda Terrence surpris.
- En quelque sorte, mais pour cela il nous faut invoquer l'esprit du temps. C'est assez compliqué mais Hermione, Blaise, Ginny et Drago travaillent dessus. Malheureusement, c'est le seul ticket de sortie qu'on ait réussit à trouver.
- Mais vous ? Comment comptiez-vous rentrer si ce n'est pas l'esprit qui vous a fait venir ici ? Demanda Harry.
- C'est... c'est assez compliqué pour nous aussi. Repris Katherine livide. Nous devions attendre un phénomène astrologique suffisamment puissant et combiner nos magies pour créer un vortex spatial et temporel, qui nous aurait permis de rejoindre l'époque à laquelle nous sommes rattachées… du moins en théorie. J'ai inventé le sortilège qui nous a amené ici, en me basant sur le retourneur de temps d'Hermione et en créant une sorte d'ancre qui nous aurait guidé pour le voyage inverse, mais un retour est toujours plus hypothétique et risqué qu'un simple allé. J'avais espéré avoir le temps de m'y pencher plus sérieusement une fois que nous aurions...
La rousse s'arrêta brusquement dans sa phrase, ses mots au bord de sa confession. Les deux sorciers la regardèrent, attendant impatiemment la suite ; pour autant, elle ne put que prendre davantage conscience de ce qu'elle s'apprêtait à faire… soit, aborder un sujet plus délicat encore, qui étonnement, concernaient leurs sauveurs presque autant qu'eux, désormais.
- Que vous auriez quoi ?
Terrence et Rosalie la regardèrent avec insistance. Ils voulaient leur dire, et lutter contre eux, n'aurait plus rien voulu dire.
- Une fois que nous aurions retrouvé Magnus, Kai et Scorpius...
Coucouuu ! Alors il est relativement tard à l'heure où je publie ce chapitre, mais la raison est que je ne publierais pas avant au moins deux grosses semaines. Pour moi- même, et mes collègues étudiants en faculté (pauvre de nous...) cette période ne rime pas qu'avec fête de Noel, mais aussi avec Partiel de Janvier et dépression Hivernale... XD ce qui veut dire que je vais me mettre sous perfusion de cachets anti-stress et commencer à me plonger dans mes merveilleux cours dont j'ignore absolument tout, à une semaine et demi de l'échéance fatidique ! Oui, je suis un peu folle sur les bords de ne m'y mettre que maintenant, mais que voulez-vous, j'aime vivre dangereusement !
Enfin bref, j'espère que ce chapitre vous aura plût malgré tout ! Je ne vais pas vous mentir, il est seulement intermédiaire pour ce qui arrive après. Quelques éléments de réponses commencent doucement à apparaître du côté des enfants, mais rien de bien encore très concret, chose qui ne devrait se retarder, je vous rassure !
En tout cas, j'espère que vous passez de bonnes fêtes ! Bonne année à vous, (un peu en avance, mais c'est pas grave!) et que de 2019 soit encore plus belle que 2018 ! Faîte attention à vous, et merci encore pour votre soutien ! Je vous dis donc à dans deux semaines (si je n'ai pas fait de burn out foudroyant, ou si je me suis pas pendue avec mon code civil d'ici là, bien sûr ! Mes collègues en droit comprendront pourquoi XD) !
Gros bisous à tous les amis ! A bientôt !
