Prologue :

L'histoire se passe dans la Ville de Storybrook une petite ville dans l'état du Maine. (Sans Magie)

Régina Mills : Est une jeune femme de trente-deux ans, elle fait un mètre soixante-cinq, mais avec ses talons elle fait un bon mètre soixante-dix cela lui donne une allure supérieure. Elle a une allure plutôt athlétique, des cheveux noirs mi-long lui arrivant tout juste aux épaules, sa coupe est toujours impeccable. Elle a plutôt une mâchoire carrée, qui avec sa couleur de cheveux noir ainsi que ses yeux noisette lui donne un air sévère. Régina s'habille toujours de manière assez classe ce qui concorde plutôt avec son métier puisqu'elle gère le Café Granny, le seul café de la ville, qu'elle a racheté [Je vous laisse découvrir comment par la suite]. Elle a donc sous ses ordres Ruby serveuse au Granny, une belle brune aux cheveux longs lui arrivant à sa poitrine et légèrement frisé. Elle a de beaux yeux gris qui l'aide à séduire aussi bien des filles que des garçons par son apparence. Ruby s'habille de manière assez décontractée autrement dit Casual. Puis il y a également l'ancienne gérante sous ses ordres Granny, une dame assez âgée aux cheveux court et blanc. Elle porte des lunettes attaché par une lanière à son cou, elle a les yeux de la couleur de l'Océan et une manière de s'habiller en adéquation avec son âge. Pour ce qui est des autres personnages à venir : vous les découvrirez petit à petit.


11 Juillet 10h30 il faisait un temps assez Mossad sur Storybrook

Café Granny

La directrice du café n'était pas présente ce matin. La clochette accrochée à la porte retentissait indiquant la venue d'une nouvelle personne. Une jeune femme blonde aux yeux verts, d'une allure athlétique, portant une veste en cuir rouge, un t-shirt blanc, pantalon en Jean bleu et des bottines marron faisait son entrée. Elle prenait place dans le café en s'asseyant à une place disponible assez loin du comptoir. Une jeune femme ne tardait pas à venir vers elle.

- Bonjour, je vous prierais de passer votre commande au comptoir s'il vous plaît.

- Pourquoi ne pas prendre ma commande maintenant que vous êtes la. Disait-elle en la toisant du regard.

- C'est la politique de l'endroit.

- Votre politique craint, avez-vous la moindre idée de qui je suis ? L'autre femme la regardait de haut en bas.

- Aucune idée madame, et même si je le savais, nous traitons chaque personne de la même manière, je vous remercierais infiniment de passer votre commande au comptoir. La blonde soufflait d'exaspération avant de se lever pour passer commande. Il y avait un peu de queue ce qui l'agaçait encore un peu plus. Elle était soulagée quand se fût enfin son tour.

- Bonjour madame, que puis-je vous servir ?

- Un chocolat à la cannelle.

- Un bonjour et s'il vous plaît ça vous tuerez ? Pour seule réponse la jeune femme a la veste en cuir rouge lui lançait un regard noir.

- Ça fait combien ?

- Deux dollars s'il vous plait. Elle sortait deux billets d'un dollar qu'elle déposait sur le comptoir, sans laisser de pourboire. La serveuse la regardait de travers.

- Vous pouvez aller vous installer à une place, je vous servirais votre chocolat quand il sera prêt. La blonde allait directement s'installer à la même place que précédemment sans prendre la peine de remercier la serveuse. Quelques minutes plus tard, son chocolat à la cannelle lui fût servie, elle se délectait immédiatement d'une gorgée avant de tout recracher devant le regard plus qu'étonné de la serveuse.

- C'est quoi cette merde ?! C'était-elle exclamée. Devant un tel ton, les personnes aux alentours se retournaient vers elle.

- Je vous demande pardon ?!

- C'est dégoûtant ! Je ne vais pas vous apprendre votre travail jeune fille ! On ne devrait même pas payer pour goûter quelque chose de si abjecte ! Une des collègues de la serveuse qui n'était autre que Granny venait en renfort.

- Écoutez madame on ne sait pas de quel endroit vous débarquez, mais ici on sert un vrai chocolat avec de la vraie cannelle. Alors si c'est pour faire une scène sans raison je vous prierais de partir. Vous nous avez manqué de respect et cela depuis votre arrivée, nous n'avons pas le temps d'éduquer nos clients par conséquent je vous prierais de quitter le café.

- Vous êtes tous des incapables ici, je vous préviens vous allez entendre parler de moi, je suis une personne importante, vous n'aurez plus aucun client et cela dès demain croyez-moi !

- On a que faire de vos menaces, toutes les personnes que vous voyez ici sont des habitués, mauvaise pub ou non ces personnes seront présentes. Je vous le dis une dernière fois, veuillez quitter les lieux, s'il vous plaît. Vous n'êtes plus la bienvenue ici.

- Allez vous faire foutre, tout autant que vous êtes ! Criait-elle en déversant son chocolat sur la table en mimant un " Oops" avant de prendre ses affaires, et partir des lieux.

Le soir même au retour de leur directrice, Ruby la serveuse ainsi que Granny l'ancienne patronne de l'endroit lui expliquait leur mauvaise expérience du jour avec une de leurs clientes. Celle-ci était désolée de ne pas avoir été présente à ce moment précis. Elle détestait que des clients puissent aussi mal parler à son personnel qu'elle considérait comme des membres de sa propre famille. Habituellement elle les foutait elle-même à la porte, et les clients partaient en se confondant en excuses auprès des serveuses, la directrice n'y allait jamais avec le dos de la cuillère avec eux, bien que cela fût plutôt rare.


Deux jours plus tard en plein service Ruby voyait un de ses clients lire le journal local de la ville et s'étouffait avec sa propre salive en voyant le visage de la blonde en première page du journal.

- Dites-moi, pourrais-je vous acheter votre journal quand vous auriez fini de le lire ?

- Prenez-le, j'ai fini de le lire, il n'y a rien d'intéressant. Lui disait le jeune homme blond avant de lui tendre le journal en lui faisant un clin d'œil. Ruby allait en hâte au Bureau de sa directrice et toquait à sa porte bien que celle-ci soit ouverte.

- Oui Ruby ? Celle-ci lui montrait le journal directement, le faisait glisser juste devant la jeune femme assise à son Bureau en pointant le visage de la blonde sur le journal.

- C'est elle ! Elle voyait l'incompréhension totale de son interlocutrice. La jeune femme qui nous a manqué de respect avant-hier, c'est elle !

- Bien, elle fait une exposition d'art c'est ça ? Demandait-elle plutôt à elle-même qu'a Ruby vu qu'elle connaissait déjà la réponse au vu de l'article. J'irais lui rendre une petite visite ce soir à son vernissage. Un air plus que mutin rempli de vengeance peignait son visage.


Le soir de l'exposition, Regina avait décidé de s'y rendre, voyant que des objets étaient en vente elle faisait la queue avec les autres " Fanatiques " Afin d'acheter une pièce d'art. Cela lui permettait également de mettre un visage sur la personne, bien qu'elle avait vu son visage en une du journal local, elle devait s'avouer qu'elle était beaucoup plus belle en personne qu'en photo. Une fois que l'artiste lui donnait la sculpture fait avec la sueur de son front la Brune le réceptionnait dans ses mains avant de le faire tomber intentionnellement. Le bruit du verre brisé avait résonné dans toute la boutique, tous les yeux étaient braqués sur elle. La blonde la regardait avec dégout, la bouche ouverte n'en croyant pas ses yeux. Les yeux de la brune étaient eux remplis de rage.

- Vous y penserez deux fois avant d'insulter mon personnel ! Je suis la patronne du Granny !

Ses paroles avaient coupé le silence pesant depuis le fracas du verre au sol. La blonde mit du temps avant de comprendre ce qu'il se passait quand elle semblait revenir à elle, elle sursautait par le claquement violent de la porte qui indiquait le départ de la brune.


Mardi 14 Juillet

Il était un peu plus de huit heures quand la sonnette du Granny retentit, indiquant la venue d'un client. Ruby n'en revenait pas cette bonne femme avait vraiment un culot phénoménal de revenir après le scandale qu'elles leur avaient fait.

- Vous ?

- Oui, je cherche la patronne.

- Je ne pense pas qu'elle souhaite discuter avec vous.

- Allez me la chercher, sinon je la trouverais moi-même ! Elle mit sur le comptoir le journal du jour, afin que la serveuse puisse voir la une. Celle-ci indiquait que l'exposition d'Emma Swan se déroulait bien avant l'apparition de Regina Mills la gérante du Granny, elle avait acheté une de ses sculptures et l'avait détruite intentionnellement devant les yeux effarés de l'artiste ainsi que des personnes présente dans la salle. La serveuse étouffait un rire.

- Essayez de la trouver par vous-même, je ne suis pas à votre service.

La blonde levait les yeux aux ciels. Se disant qu'ici il fallait tout faire par soi-même. Elle se dirigeait rapidement vers la porte ou il y avait écrit "privé" Une fois ouverte elle allait tout droit et vit au loin une jeune femme brune dans un Bureau occupé derrière un ordinateur, elle fonçait vers l'endroit sans demander son reste.

- Ruby tu ne toques pas aujourd'hui ? Tu as enfin compris que mon Bureau était aussi le tiens. Disait-elle d'une voix calme sans relever les yeux vers la personne qui venait de rentrer. Un journal atterrissait sur son Bureau elle le saisissait avant de regarder la personne qui venait de lui lancer, son visage changeait d'expression immédiatement. Sa mâchoire se crispait, la veine sur son front ressortait immédiatement.

- Vous. Dehors !

- Non, je n'irais pas dehors. Vous m'avez fait une pub horrible.

- C'est mérité. On récolte que ce que l'on sème. Mon personnel n'est pas à votre service pour assouvir votre côté Diva, prenez votre propre personnel pour ça. Ici on parle avec des formules de politesse tel que " Bonjour, s'il vous plaît, merci, bonne journée " Si vous en êtes incapable. On est pas la pour vous les apprendre. Je ne sais pas de quel endroit vous débarquez, mais ici c'est une petite ville et on n'a pas besoin de ce journal pour que la moindre info fasse le tour de la ville. Je vous prierais une dernière fois de quitter les lieux où j'appelle la police.

- Eh bien appelez-la ! On rira bien quand je porterais plainte contre vous pour destruction de bien, dans ma boutique. La mâchoire de la brune se crispait un peu plus. Elle cherchait quelque chose dans son sac. Une fois l'objet trouvé elle arborait un visage satisfait avant de tendre à la blonde un reçu.

- Vous voyez ce reçu ? L'artiste la regardait d'un air mauvais. Je n'ai détruit aucun bien vous appartenant puisque ce reçu atteste qu'il était mien, je voulais justement me couvrir au cas où vous souhaiteriez m'attaquer en justice.

- Et les dégâts que cela a causés à la boutique quand le verre a explosé au sol vous y avez pensé ? Elle souriait en coin et son sourire grandissait un peu plus quand la brune semblait réfléchir.

- Je connais la personne qui tiens cette boutique très chère, je m'arrangerais avec elle si jamais il y a des choses à faire, mais en aucun cas avec vous. Le sourire de son interlocutrice se fanait immédiatement.

- Vous allez entendre parler de moi, je vous le garantis ! Je viens d'acheter une maison ici, alors à très bientôt ! Déclara-t-elle tout sourire avant de partir, heureuse de l'effet que son annonce venait de faire.

Regina était dans une rage déconcertante. Elle prenait immédiatement ses affaires, elle avait une idée en tête. Ruby voulait lui demander comment ça allait, mais se ravissait rapidement quand elle vu sa veine sur le front plus que visible tellement celle-ci était sur les nerfs.


Après avoir conduit pendant 10 mins dans sa belle Mercedes noir, elle arrivait enfin à bon port, c'est-à-dire au Commissariat de police.

Elle était accueillie par le couple modèle de la ville qui travaillaient également ensemble : Mary-Margaret Blanchard et David Nolan.

- Regina que Peut-on faire pour toi ? Disait le blondinet à l'égard de la brune qui venait d'entrer.

- Je veux tout savoir sur cette Emma Swan.

- Le contraire nous auraient étonnés. Disait la petite brune aux cheveux court en souriant. On a vu la une du journal tu sais, mais même sans celui-ci on était déjà au courant. On sait qu'elle a acheté une grande maison en ville, du coup par curiosité on c'est également rencardé sur elle, car après tout mise à part qu'elle est artiste aigri et impoli on ne sait rien à son sujet. Mary adressait un clin d'œil à la brune.

- Tu sais qu'on n'a pas le droit de te donner un dossier, c'est confidentiel, mais si par inadvertance quelqu'un venait à te le déposer mystérieusement dans ta boîte à lettre ce soir, tu devras nous le restituer. Il fixait droit dans les yeux la brune, qui semblait reprendre enfin son souffle, et lui offrir son plus beau sourire satisfaite.

- Merci David !

- Sans aucun problème !

Ce que la brune ne savait pas était qu'une heure après son départ l'artiste débarquait également au Commissariat souhaitant tout de même porter plainte contre la gérante du Granny pour destruction de bien, Ceux-ci lui rétorquèrent que sans preuve cela allait être compliqué.

- Vous voulez des preuves ? Elle riait jaune. J'ai des témoins ! Mr Gold souhaite en prime encaisser mon chèque de caution vu que son sol est à refaire. Bien que cette bonne femme ait acheté ma sculpture cela lui donne aucun droit de le casser comme cela devant moi.

- Écoutez la seule chose qu'on puisse vous proposer est une confrontation avec Madame Mills afin de régler vos différents, je ne prendrais pas de plainte, surtout qu'elle a payé votre sculpture par conséquent elle peu en faire ce qu'elle souhaite, et cet Objet à très bien pu lui échapper des mains.

- Non, c'était intentionnel ! Je veux bien une confrontation.

David appelait à contre-cœur Regina, Celle-ci n'avait pas besoin de ça, elle avait déjà assez bien de soucis comme ça. Elle arrivait au poste une demi-heure plus tard, et était pas tellement ravie d'avoir une nouvelle discussion avec la blonde. Mary les installait en face de leur Bureau, ou il y avait deux chaises assez proches l'une de l'autre. David avait les fesses posées sur le Bureau afin de faire face aux deux jeunes femmes et les invitèrent à s'asseoir tandis que Mary était assise face à eux.

- Emma Swan ici présente souhaitait déposer plainte contre toi, mais on ne peut pas recevoir la plainte étant donné que quand tu as cassé le bien par inadvertance... Il articulait bien sur ce dernier mot avant de faire une courte pause dans son récit des faits. Il t'appartenait déjà. Cependant Monsieur Gold veut encaisser la caution de madame dû aux débris de verre qui auraient détérioré le sol, c'est bien ça madame Swan ?

- Oui. Déclara-t-elle assez énervé. La brune ne fixait que Nolan.

- De combien est cette caution ?

- Vous pouvez me le demander directement vous savez ? Disait-elle d'une voix plus posée bien qu'elle était agacée.

- Ah... Vous savez faire des phrases sans être agressive en exigeant des choses maintenant tout de suite ? C'est plus qu'un progrès. Elle lâchait ses paroles assez froidement en regardant l'artiste, son sourire lui se fanait.

- La caution était de 500 dollars. Regina sortait un chéquier de son sac et griffonnait quelque chose, avant de le tendre à la blonde. Ça sera tout Madame Swan ? Celle-ci la regardait béate, elle s'attendait à ce qu'elle rétorque, s'énerve, fasse un scandale, mais il ne fut rien.

- Oui. Elle disait cela d'une petite voix étonnée. Je ne pensais pas que vous accepteriez aussi facilement. La brune souriait narquoisement.

- Je vous l'ai uniquement donné sans faire de vague quand j'ai entendu que vous saviez vous exprimer sans lancer des ordres. Si vous savez vous tenir, vous serez peut-être plus personne non gratta au Granny Madame Swan. Disait-elle en lui adressant un clin d'œil, avant de leur dire au revoir et partir.

- Elle me provoque on est d'accord ?! C'est quoi son problème ?

- C'est vous. Déclarait Nolan sans gêne en soupirant faisant lever un sourcil à la blonde. Elle déteste qu'on traite son personnel comme vous l'avez fait surtout en cette période.

- C'est à dire ?

- Vous ne savez pas ? Le blondinet était plus que surpris, normalement quand il se passait quelque chose dans la ville tout le monde était au courant et cela dans la minute qui suivait.

- Elle a perdu récemment son mari et son enfant. Elle a racheté le Granny depuis un an, le sauvant de la faillite, donc pour elle c'est comme son bébé surtout depuis le décès des deux personnes qui comptaient le plus pour elle, le moindre truc qui arrive à son personnel est vite une aberration. Surtout qu'elle connaît tout le monde en ville et vous vous débarquez de nulle part, vous manquez de savoir vivre et traitez son personnel comme s'ils étaient rien du tout. Déclarait la petite brunette.

- C'est vrai que je manque cruellement de savoir vivre, je m'en rends pas compte, j'ai été élevé comme ça... Mes parents avaient des domestiques chez nous qui répondaient à leur moindre caprice. Je m'étais juré de ne pas être comme eux, mais je pense que j'ai failli à cela... Je peux toujours travailler dessus et faire des efforts.

- c'est dans votre propre intérêt si vous voulez rester ici et vous intégrez. Le blondinet la regardait avec un fin sourire.

- Bon j'aurais su tout ça, j'aurais fait un peu plus attention. Savez-vous d'autres choses que j'ai besoin de savoir où existe-t-il un manuel ? Les deux agents rièrent de bon cœur en faisant non de la tête, et Emma leur souriait. Merci en tout cas, pour tout, je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Au fait si je fais une crémaillère, vous serez intéressé pour y venir ?

- Et comment ?! Répondirent les deux en coeur.

Emma venait d'emménager dans une grande bâtisse, elle était tombé en amour pour un grand manoir, la blonde était sûre d'avoir une pièce qui ne serait réservé que pour la réalisation de ses sculptures quoi de mieux que de faire cela dans un grand garage !

Normalement le plus embêtant dans un déménagement est justement l'emménagement, mais la blonde c'était décidé à se débarrasser de tous ses meubles. Elle avait l'argent nécessaire pour s'acheter les services de déménageur professionnels, mais elle souhaitait justement que cette nouvelle page qui s'ouvrait à elle soit complètement blanche. Elle avait donc commandé tous ses meubles sur internet du coup sa maison était un véritable moulin avec un ballet incessant de livreur, elle avait pris tous ces meubles avec l'option montage je vous épargne donc le nombres d'ouvriers à pied d'œuvre chez elle pour monter le tout pendant qu'elle, elle buvait tranquillement un verre de jus d'Orange elle n'avait qu'à diriger les personnes dans les pièces qu'elle souhaitait et ils faisaient le travail. Certains ouvriers voulaient juste monter le meuble dans l'entrée pour repartir plus vite, mais elle s'avait se montrer persuasive, en leur disant qu'elle avait payé un service et que si c'était pour le monter et partir autant qu'elle le fasse-t-elle même si ce n'était pas pour le monter dans la pièce qu'elle souhaitait et qu'elle ferait un charmant commentaire auprès de la compagnie qui les avaient engagés. Emma n'était pas du genre à se laisser faire.

Le soir après que tous les ouvriers étaient partis elle c'était décidé à passer au Granny, Ruby l'accueillait d'une grimace au comptoir dont il n'y avait aucune queue contrairement à quelques jours.

- Bonjour... Elle lisait le petit badge sur la poitrine de la jeune femme, qui se demandait ce qu'elle pouvait bien regarder. Ruby, je souhaitais m'excuser du comportement que j'ai eu envers toi, ce n'est pas pardonnable, je ne m'attends donc pas à ce que tu le fasses, mais je souhaitais juste te dire que j'étais vraiment désolé. Je te prendrais un café serré sans sucre s'il te plaît. La serveuse lui répondait d'un sourire en lui annonçant la somme à régler, cette fois-ci elle laissait un petit pourboire ce qui faisait encore plus sourire la jeune femme. Emma s'installait à la même place que la fois dernière. Elle sortait le journal local de son sac et se plongea dans la lecture de celui-ci. Une jeune femme brune s'installait en face d'elle en même temps que son café arrivait. Elle repliait doucement son journal pour faire face à celle-ci.

- Je ne pensais pas vous voir aussi vite ici. Regina lui offrait son plus beau sourire. Elle ne l'avait jamais vu sourire, elle se disait mentalement que c'était un beau spectacle qu'elle avait manqué jusqu'ici.

- Je ne pensais pas passer avant demain, mais j'avais besoin d'une pause et je doute que ma future machine à café en fasse des aussi bons qu'ici. La brune souriait encore, déjà que celui-ci s'estompait qu'elle voulait la faire sourire encore.

- Vous avez fini votre emménagement ?

- Presque, mais je triche, j'ai vendu tous mes meubles à Seattle. J'en ai acheté des neufs et j'ai eu un bal incessant d'ouvrier chez moi qui les ont tous installés. J'ai la tête grosse comme une pastèque avec les bruits de perceuses qui ont duré toute la journée...Je pensais à vous inviter à ma crémaillère, viendrez-vous ainsi que Ruby ? La demande prenait de court Regina qui ne s'y était pas du tout attendu. Pour le moment David et Mary-Margaret viennent. La brune riait et ce bruit était vraiment mélodieux.

- Le contraire m'aurait étonné, ils sont très gentils et adore manger, donc qui dit crémaillère dit amuse bouche et tout ce qui va avec. La blonde souriait également. Vous n'avez pas des amis de Seattle qui viennent ?

- Mes parents viendront probablement, mais je leur donnerais une date différente de la vôtre. Je leur dirais que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer du monde... Elle avalait difficilement sa salive en voyant la mine interrogative de la brune, elle savait qu'elle avait piqué sa curiosité. Mes parents sont très aisés, ils prennent les gens de haut, tout leur est dû, ils ont des domestiques et ne comprennent pas le fait que je n'en prenne pas... Ce sont d'horrible personne et j'essaie de leur ressembler le moins possible, mais apparemment j'ai du mal... Peu être que justement le fait de venir vivre ici va me rendre moins conne qu'eux. Elle avait dit cela calmement en regardant sa tasse pour éviter de croiser le regard de la brune, elle avait peur que celui-ci soit rempli de pitié.

- Je comprends. Sa voix avait été d'une assurance déconcertante et si calme. Elle l'a regardé droit dans les yeux, ce qui l'a déstabilisé un peu.

- Tu comprends ?

- Oui ma mère a toujours voulu que j'intègre les meilleures écoles, fasse de grandes études pour la rendre fière et que je trouve quelqu'un de mon rang social.

- Et alors ?

- J'ai intégré une grande école de management, elle voulait que je sois docteur, donc elle a été déçue de se contenter du fait que j'ai simplement un master en management et je suis tombé amoureuse d'un étudiant dans la même université que moi qui n'avais pas le même " Rang social " Que nous, donc autant te dire que ma mère voulait s'arracher les cheveux. Elle riait rien qu'en se remémorant de ces souvenirs. J'ai coupé les ponts avec elle, elle était trop toxique pour moi et ma famille. Le prochain café sera offert par la maison. Elle se levait avant de la saluer pour retourner travailler.

Emma était surprise de temps de confidence de la directrice. Elle avalait ses deux cafés assez rapidement et laissait une petite note à Ruby lui demandant de bien vouloir le remettre à Mlle Mills.

Une fois rentrée chez elle a peine c'était elle installé dans son nouveau canapé qui était dans son salon qu'elle recevait à nouveau un appel, elle décrochait sans prendre la peine de regarder l'identifiant.

- Monsieur je vous ai dit de ne plus m'appeler je vais faire remonter vos appels incessants et non professionnels au sein de votre compagnie. Elle s'apprêtait à raccrocher.

- Attendez ! Ce n'était définitivement pas la voix du mec qui l'avait précédemment appelé puisque celle-ci était purement féminine. C'est Régina Mills, Ruby m'a donné le petit papier qui contenait votre numéro, mais a oublié de me dire de qui cela venait.

- Peut-être probablement parce qu'elle savait que vous ne m'aurez probablement jamais rappelé.

- À qui ai-je l'honneur ?

- Je suis irrité que vous ne reconnaissez pas ma voix... Vous offrez peut-être un café à tout le monde ?

- Emma ?

- En personne. Elle souriait, et était loin de se douter que son sourire pouvait être audible au téléphone.

- Merci pour le petit mot Emma. Je peux savoir pourquoi avez-vous senti le besoin de me donner votre numéro.

- Vous m'intriguez, puis vous m'avez parlé de vous sans me donner l'occasion de dire quoi que ce soit par rapport à ce que vous m'avez raconté.

- Oh et qu'est-ce qu'i dire dessus ?

- Que vous êtes la personne la plus forte que je connaisse. Elle pouvait entendre son interlocutrice rire de l'autre côté du téléphone.

- Ça m'étonnerait madame Swan, mais je vous en remercie. J'espère que je vous reverrais d'ici peu !

- Pourquoi pas ce soir après votre travail ?

- Je... Euhm ok. Je finis vers vingt-deux heures ça ne fera pas trop tard ?

- Non absolument pas, je viendrais vous chercher.

Après l'appel l'artiste laissait tomber son téléphone dans son canapé se maudissant intérieurement. Elle avait envie de se taper la tête contre un mur. Que diable lui était-elle passée par la tête. Elle n'aimait définitivement pas cette femme tout comme elle n'aimait pas grand monde en fait. La brune l'intriguait cependant, Emma ne saurait dire pourquoi, enfin elle en avait une vague idée, c'était la seule personne qui lui eût rendu la monnaie de sa pièce et cela publiquement à en faire la une des journaux, jamais personne n'avait osé lui faire ce qu'elle lui avait fait et encore moins devant des journalistes qui plus est.

Elle avait pas mal de choses à faire aujourd'hui, entre la suite des livraisons, des appels venant de toute part pour accueillir ses œuvres dans des musée ou grande boutique, elle n'avait pas d'assistante ou attaché qui pouvait s'occuper de ça pour elle. Emma se maudissait intérieurement de ne pas avoir pris d'assistante ou quoi, mais il était évident qu'elle allait en avoir besoin, elle ne pouvait plus gérer son flux d'appel et ses rendez-vous, il lui arrivait même régulièrement d'en oublier ce qui n'était pas son cas auparavant... Elle voulait quelqu'un de la ville idéalement qui pourrait là où le suivre dans ses moindres déplacements, elle appelait une de ses amies actrice qui vivait à Seattle quand elle n'était pas en tournage ce qui était relativement rare, pour voir si elle ne connaissait pas justement quelqu'un à lui conseiller qui vivrait proche de Storybrook ou qui serait prêt à déménager auprès de cette ville, elle motivait ses dires en proposant un salaire alléchant et pouvait clairement se le permettre bon diable qui aimerait quitter Seattle pour une ville aussi petite que Storybrook.


Il était bientôt vingt-deux heures et Emma c'était décidé à aller directement chercher la brune à son Bureau. La porte était ouverte comme la fois dernière elle la regardait travailler, des lunettes noires vissées sur le nez probablement pour éviter de s'abîmer les yeux ? Cela lui allait relativement bien. Elle daignait enfin toquer pour signaler sa présence. La directrice quittait ses papiers et son ordinateur des yeux pour regarder la nouvelle venue et souriait immédiatement, cependant elle pouvait voir le regard d'Emma se concentrer sur un dossier que lui avait donné l'officier Nolan, dossier qui était ouvert et ou le nom et prénom d'Emma figurait. Elle s'insultait mentalement, elle avait oublié qu'elle avait ouvert son dossier et laissé sur la table, elle n'avait pas prévu que la blonde la rejoigne dans son Bureau. Quand elle portait son regard sur la blonde son sourire s'était fané laissant place à des traits tirés par la colère, elle commençait à tourner les talons.

- Emma, Emma ! Je peux tout t'expliquer ! Emma se tournait vers elle la regardait, se colla à son Bureau. Son visage était déformé par la colère, elle fixait d'un regard noir terrifiant la brune.

- Tu es pathétique... Elle partait ainsi son visage montrant le dégout qu'elle éprouvait à l'égard de la jeune femme.

Énervé par son propre comportement balayait toutes les feuilles qui se trouvaient sur son Bureau de ses bras.

- Merde ! S'exclamait-elle en tapant du poing sur la surface du Bureau.