Et voici le drabble du jour ! Ou plutôt, la song-fic du jour. Ecrite avec la chanson Je pars sans toi de Marilou et sur Minerva. Cela se passe après les Jeux Magiques.

Bonne lecture !


Entre toi et ma voie
Il est vrai, je l'avoue j'ai du faire un choix
Si je reste plus longtemps
Je risque de perdre tout ce qui m'attend
Mais je sais déjà que je vais
Te faire souffrir
Mais malgré toi je dois partir

Son sac était bouclé. Un vulgaire sac avec le strict minimum. Pas cinquante tenues et trop de maquillage afin d'être toujours impeccable. Elle n'en voulait plus. Elle voulait être libre d'aller où bon lui semblait, sans avoir à s'inquiéter de son mascara qui coutait la peau des fesses et ne qui ne tenait même pas. Tout ce qu'elle voulait, c'était être seule avec elle-même. Et pas la potiche de son propre géniteur. Celle qu'il pouvait montrer à qui le voulait bien. Une chose parfaite, sans défaut et sans avis propre. Une geisha de l'ancien temps aurait été mieux traitée.

Et je pars sans toi
J'irais sans peur
Le vent de ma vie souffle ailleurs
Je veux savoir sur quel sommet je peux marcher
Loin de tes yeux loin de ton cœur
C'est un départ mais sans douleur
Si je peux toucher le ciel de mes doigts
Je partirais sans toi

Elle ne savait pas où elle allait, ne serait-ce que la direction générale. Est, ouest, nord, sud. Partout et nulle part. Mais ce serait son choix et celui de personne d'autre. Et surtout pas celui de son père. Elle avait trop longtemps été à sa botte, son jouet, sa chose. Mais jamais sa fille. Il était fier de ce qu'il avait créé, pas de ce qu'elle faisait pour lui. Seule sa guilde corrompue comptait à ses yeux. La chair de sa chair n'avait aucune importance pour lui depuis bien longtemps. Trop longtemps pour qu'il y ait un espoir.

A chaque aube qui se lève
C'est ma chance d'aller au delà de mes rêves
Et je sais déjà que je vais te faire souffrir
Mais malgré tout je dois partir

Son cœur s'était desséché à force de saigner parce qu'il ne la voyait pas malgré tous ses efforts. Elle n'avait eu qu'une enfance solitaire, glaciale. Rien ne pourrait jamais la réchauffer. Pas même la tendresse d'un père absent. Elle avait fini par cesser d'espérer quelque chose de lui.

Je pars sans toi
J'irais sans peur
Le vent de ma vie souffle ailleurs
Je veux savoir sur quel sommet je peux marcher
Loin de tes yeux loin de ton cœur
C'est un départ mais sans douleurs
Si je peux toucher le ciel de mes doigts
Je partirais sans toi

Qu'on se le dise. Elle aimait son père. Comme chaque enfant. Simplement, chez elle, figure paternelle était synonyme de destruction. Sa destruction. De toute façon, Sabertooth était condamnée. Tout le monde le savait. On ne pouvait plus se voiler la face. Alors elle quittait le navire avant qu'il n'ait définitivement coulé. Alors elle s'échappait avant d'être entrainée dans cette chute. Elle était capable de retomber sur ses pattes. Si elle arrivait à se libérer du poids qui l'écrasait. Alors elle pourrait survivre.

Je me fous que tu sois pour ou contre
Même tes mots ne m'arrêteront pas
Je veux vivre chaque secondes
Comme un tout nouveau départ
Avant qu'il ne soit trop tard

Après des années à ne dire que « oui père » elle changeait de disque après avoir balancé l'ancien à la poubelle, une fois qu'il fut brisé, piétiné et atomisé. Elle s'autorisait à dire « moi je. » Un égoïsme salutaire. Ca ne tuerait personne. Pour une fois.

Je pars sans toi
J'irais sans peur
Le vent de ma vie souffle ailleurs
Je veux savoir sur quel sommet je peux marcher
Je partirais sans toi
Si je peux toucher le ciel de mes doigts
Je partirais sans toi
Entre toi et ma voie

Elle avait présenté son projet à son père. Il n'avait rien dit. N'avait pas réagi. Etait resté immobile, figé. Il n'avait pas hurlé mais n'avait pas approuvé non plus. Pour la première fois de toute sa vie, elle avait prit congé d'elle-même. Maintenant, plus rien.

Une larme coula le long de sa joue. Une larme unique et tellement condensé qu'elle contenait le deuil de sept années de souffrance. Minerva ne l'essuya pas. Parce que c'était fini et qu'elle l'acceptait. Elle tirait un trait sur sa recherche de reconnaissance. Qu'elle avait eu.

Pour son départ. Il l'avait dit, finalement. Cette parole si simple qu'elle ne se souvenait pas de l'avoir déjà entendue auparavant.

Je t'aime ma fille.


Voilà, j'espère que ça vous a plus !

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