Voldemort soupira dans le noir. A peine éclairé de son lumos dans la réserve personnelle de Slughorne, il se trouva ridicule. Jamais en plus de quarante années de magie noir et d'apprivoisement des forces du mal, il n'aurait cru un jour devoir retourner fouiller dans les placards de son ancien professeur de potion. Une consternation pour lui, qui malgré tout, lui décrocha un sourire dépité. Il ne fallait jamais dire jamais, et de toute évidence, ce dicton ne manquait pas d'originalité en pratique. Lui... le plus grand Mage Noir de tous les temps... réduit à se faufiler dans les couloirs de Poudlard, comme un vulgaire adolescent. Il y avait de quoi rire en effet. Ou pleurer... mais à ce stade, il ne savait plus trop.
La préparation faite par Hermione était véritablement excellente. Un véritable bijou, une merveille inqualifiable dans l'art de la Potion. Mais puissante... bien trop puissante pour ne serait-ce que la mettre en contact avec Ginny. Elle aurait pour effet de la tuer en moins de quelques secondes. Aussi, il devait improviser. Ses pouvoirs pouvaient toujours lui être utile, mais là encore, il devait les détourner avec un réceptacle. En l'occurrence, une potion d'absorption devrait suffire à préserver ses vertus magiques tout en l'empêchant de tuer la Weasley.
C'était donc dans cet optique qu'il était parti, au beau milieu de la nuit, malgré les risques toujours plus grands qu'il encourait. Pour autant cela lui était égal. Tout ce qu'il souhaitait était de ne pas s'attarder. Et on ne pouvait pas dire que cet imbécile de Slughorne lui facilitait la tâche ! Un véritable zouk régnait dans sa réserve, à tel point qu'on voyait se confondre charme, potions, antidotes, onguents, ingrédient, et simples fioles à moitiés vides sans la moindre organisation. Même un rat s'y serait perdu.
Affligé mais pas désespéré, il mit plus d'une dizaine de minute avant de finalement trouver ce pour quoi il était venu, et s'empressa de quitter les lieux, son sac plein de trouvailles. Les couloirs étaient silencieux mais le jour ne tarderait pas à percer, aussi il passa, tel un fantôme au milieu des allées pavées, ses pas faisant à peine frémir les pierres du sol. Personne n'aurait pu, ne serait-ce, que le deviner dans le noir, pourtant son charme d'illusion s'effaça brusquement. Non pas par inattention, mais bien pas profond désintérêt, à tel point que la force de son aura resurgi tout autour de lui, plus forte et agitée que jamais. Désormais face à la Salle sur Demande, son sang s'était figé dans ses veines. Elle était ouverte. Entrebâillée, pour être plus précis. Mais cela revenait au même. Prit d'une panique inédite, il s'y engouffra le cœur au bord des lèvres avant de regretter son geste. La découverte qu'il y fit s'avéra plus effrayante que ce que son esprit venait d'imaginer. Car au lieu de la voir pleine d'Aurores, de fidèles de Jedusor, ou encore occupée par Dumbledore, il n'y vit rien. Absolument, et terriblement rien.
Ginny n'était plus là.
Terrence devait le reconnaître. Jedusor était sacrément doué en matière de torture, et il pensait cela en connaissance de cause. Le jeune Zabini n'était pas étranger à la torture. Il en avait enduré de la part du CRIME, du futur Ron Weasley, de Harry Potter, Neville Londubat et même de la part de quelques moldus qui l'avaient attrapé pendant ses missions sous couverture. Certaines resteraient à jamais gravée dans sa chaire comme étant les plus atroces qu'il avait jamais subi, tandis que d'autres relevaient plus d'un moment désagréable qu'il avait passé. Et malgré ses souffrances, qu'il ressentait dans l'instant comme étant intolérable, c'est comme cela qu'il voyait celle-ci. Comme un mauvais moment, qu'il se devait de supporter. Depuis des heures maintenant Jedusor s'acharnait, déléguant parfois à Arias, Orion ou Abraxas sa besogne. Il n'en démordait pas pour autant et s'obstinait dans sa volonté de réponses. Mais cela était mal connaître un Zabini de penser pouvoir le faire céder à seul coup de sortilèges. Il en avait vu d'autre, et avait été entraîné pour cela, faisant toute sa valeur pour son Maître dans le futur. Il était solide, endurant, déterminé, et prêt à mourir plutôt qu'à capituler. Chose que Tom ignorait encore, persuadé d'être en position de force à travers la magie de sa baguette, et les liens qui retenaient Terrence à sa chaise. Mais il n'en était rien, et ne devait pas encore le savoir.
Le visage en sang, Terrence cracha une dent au sol. Insatisfait par son manque de résultat, le mage avait envoyé Mulciber le travailler au corps. Une tactique, certes efficace pour certains, mais qui dans le cas présent, n'avait mené qu'à réduire son visage à des ecchymoses sanglants et à lui déloger une dent de sagesse déjà branlante. Là encore, il avait dû se retenir de rire devant les coups ridiculement faible qui lui étaient portés. Ou alors, lui seul ne parvenait pas à les considérer comme étant vraiment impactant. Il fallait dire qu'après son passage chez les moldus, toutes torture corporelle infligée par un sorcier lui semblait désormais affreusement dérisoire. Il avait remarqué, qu'être doué de magie altérait définitivement la capacité d'un homme à user de ses poings. A quoi bon les utiliser à prêt tout, quand on pouvait se servir d'un doloris bien cinglant ? A sa connaissance, Kai était bien le seul sorcier, à avoir toujours su utiliser les tortures corporelles vicieuses et perverses des moldus, tout en gardant sa férocité physique. Rien que pour cela, Terrence l'avait toujours respecté et admiré, dans la mesure où on considérait ce talent comme étant potentiellement admirable.
Alors qu'Abraxas s'apprêtait à lui relancer un sort, il fut surpris de voir sa baguette retomber à un ordre de Jedusor. Ce dernier était agité, frustré et presque fou face à l'inutilité de ses efforts, si bien qu'il était enfin tombé dans son piège, et avait dû appeler du renfort. Dans un nouveau silence, on perçut des pas rapides se diriger vers les mangermorts, qui surpris, se retournèrent pour faire face aux trois nouveaux venus. Les seuls, qui en un regard, furent capable d'atteindre véritablement la carapace inébranlable de Terrence.
- Ce n'est pas trop tôt ! S'exclama Tom furieux face à eux.
- Pardon Maître. Bredouilla Blaise d'une voix chevrotante. C'est ma faute.
Le mage le regarda un instant, les sourcils froncés par une drôle d'impression. Étonnement, il n'était pas surpris par l'état de son fidèle, mais davantage par son actuelle présence. Certes, il lui avait ordonné de venir, mais ne s'était pas attendu à le voir réellement ici, convaincu par il ne savait quel sentiment, que quelque chose l'en aurait empêché. Quelque chose qu'il crut deviner devant à son teint de cire, mais sur lequel il ne put mettre un mot. A croire que lui aussi perdait la tête.
- Sale grippe, hein ?
- Oui maître.
- Tu survivras. Claqua-t-il en roulant des yeux, rapidement désintéressé.
Drago et Hermione déglutirent, moins convaincu que Jedusor face à cette affirmation, mais gardèrent leur contenance. Tout en aidant leur ami à s'asseoir, ils durent admettre leur inquiétude face à la scène qui se jouait devant eux. Tous les mangemorts étaient réunis, si bien que la Chambre de secrets n'avait jamais paru aussi vivante, bien que ce terme dût être mesuré. Un homme était là lui aussi, couvert de sang et de bleus, attaché à une chaise les mains et pieds liés. A le regarder, on n'aurait pas cru qu'il puisse être encore en vie, et pourtant, son regard s'avérait d'une vivacité déroutante. Sans se détourner, ils les fixaient avec un mélange de curiosité et de stupéfaction qui les dérangea presque. A croire qu'il voyait en eux plus claire que n'importe qui, et que la simple lueur de ses pupilles d'ébène, les mettaient à nus devant tous. Mal à l'aise face à lui, les sorciers le dévisagèrent à leur tour sans trop savoir pourquoi. Il ne l'avait jamais vu auparavant, si bien qu'ils se demandèrent bien la raison de sa présence et de la fureur de Jedusor à son égard. Mais quelque chose d'autre les interpellait. Comme une onde, une aura, que cet homme dégageait depuis sa chaise, qui les percutaient, sans qu'ils ne sachent vraiment pourquoi et qui les firent se concerter d'un regard, gêné et incertain. Dans ce nouveau silence, c'est Drago qui parla le premier.
- Que se passe-t-il maître ?
- J'ai besoin de plus de baguettes. Ce sale rat refuse de parler, et est plus endurant que ce que je pensais.
- Qu'a-t-il fait ?
- Oh ce n'est pas ce qu'il a fait le problème, mais plutôt ce qu'il sait ! S'exclama-t-il enragé entre ses dents.
Les sorciers voulurent en savoir plus, mais ne le purent, coupé par les cris de cet otage qui retentirent en échos dans la Chambre sous le coup d'un nouveau doloris de son bourreau. Cette scène les fit grimacer. Avoir vu le corps de Cornic se décharner peu à peu sous la baguette de Tom, leur avaient donné une idée de ce à quoi il aspirait en matière de punition. Aussi, ils n'étaient pas pressés de revoir cela, mais s'abstinrent malgré tout de se détourner, conscient que ce serait un aveu de faiblesse évident devant Jedusor.
- Tu vas parler ! Hurla-t-il hors de lui. C'est une promesse que je te fais, sois en sûr !
Mais rien ne sorti de la bouche en sang de cet homme. Rien à part un rire sinistre et amusé, qui les firent tous frémir dans son hystérie apparente. A première vue, il paraissait suicidaire de se comporter ainsi, si bien que les mangemorts en auraient presque eu de la peine pour lui. Ils connaissaient leur maître, et savaient de source sûre que désormais, seul un miracle aurait pu le sauver et l'épargner d'une mort atroce. Pourtant, seul l'un d'eux ne parvînt pas à croire en sa folie. Le seul qui n'avait pas décrocher son regard de lui, un seul instant, depuis son arrivée.
Le regard plus fixe que jamais, Blaise n'avait jamais paru aussi lucide et calme depuis des jours. Comme envoûté, il détaillait cet inconnu dans une incompréhension inédite. Quelque chose chez lui le touchait. Le bouleversait au plus profond de son âme malade. La singularité de ses traits, l'excentricité de sa mèche platine dans ses cheveux de jais, l'intensité du noir ébène de ses pupilles, et la candeur presque triste de ses fossettes... tout chez lui retournait l'estomac dans une nausée qui cette fois, n'avait rien à voir avec le manque. Non, c'était plus fort, plus profond, et plus douloureux aussi. A croire que ses souffrances passées ne valaient rien comparée à celle-là et que sa maladie n'était qu'un détail fugace de son existence. Cet homme en revanche, n'en était pas un. Et il pouvait le sentir résonner jusque dans le fond de ses os brisés, bien qu'il ne sache pas encore pourquoi. Mais c'était plus fort que lui. Plus fort que tout. A tel point qu'il ne put l'entendre hurler davantage, ses cris lui décharnant l'âme plus qu'aucune drogue n'aurai su le faire. Par il ne sait quelle force, il se leva alors dans son propre hurlement, oubliant presque ses jambes et Jedusor. Il voulait juste que ses tortures cessent. Qu'elles cessent maintenant. Et il réussit.
Dans son cri plus fort que tous les autres, Jedusor leva le sortilège, un sourcil relevé de surprise tandis qu'Hermione et Drago se mirent à pâlir devant l'audace mortelle de leur ami. Seul l'otage ne parut pas surpris de cette interruption inattendue de tous.
- Un problème Richards ? Demanda alors Tom.
- Je... je pense que le torturer est inutile mon seigneur. Il est de toute évidence préparé pour cela. Bafouilla-t-il.
- Sans blague ? Je ne l'aurais pas deviné sans toi, merci bien !
- Excusez-le maître, la fièvre le fait parler. Grimaça Drago entre ses dents, sans lâcher Blaise du regard pour qu'il se rassoit.
- Et bien qu'elle le fasse taire !
- Qu'a-t-il fait pour mériter cela ?! Insista le métis sans arriver à en rester là.
- Blaise, arrête... Gronda Hermione dans un murmure d'angoisse.
La situation dérapait. Aux yeux de ses amis, Blaise perdait le contrôle, mais pas de la façon dont ils se l'étaient imaginé. Quelque chose clochait. Quelque chose qui n'avait aucun lien avec sa désintoxication. Ils pouvaient le lire dans ses yeux. La lucidité le dominait, mais autre chose aussi. Une pulsion presque animale qui le poussait à parler, et qui ne supportait pas les cris de cet inconnu. Une pulsion qu'Hermione cru presque reconnaître dans l'éclat de son regard, et le ton à la fois indigné et désespéré de sa voix.
- Ma question est légitime ! S'emporta-t-il tout en l'ignorant.
- Oh tu crois ça ?! De toute évidence, cette grippe te délie la langue ! S'exclama Jedusor presque amusé. Et bien, répondons à ta question ! Cet individu ici présent, est entré par effraction dans l'enceinte du Château, et a fait l'express demande de me rencontrer. Je ne sais pas comment, mais il savait de toute évidence qui j'étais et où me trouver. En bon et aimable hôte, je lui ai donc demandé de m'éclairer sur ce point, mais vois-tu Blaise, il n'est pas ce que l'ont peu appeler du genre très coopératif !
Une chair de poule incontrôlable parcourut le corps de Blaise avant même que le nouveau Doloris de Tom n'atteigne sa pauvre cible. Il voulait agir, mettre fin à cela, mais comme pour l'en empêcher, Drago se plaça devant lui, une main fermement accrochée à son poignet, et la mâchoire serrée.
- Calme toi. Souffla-t-il.
- Drago écarte toi.
- Tu vas tout faire foirer ! T'es en train de perdre pieds.
Le Malfoy se trompait, mais Blaise n'avait pas le temps de lui faire comprendre. Il n'avait pas le temps de lui expliquer ce qui lui-même n'arrivait pas à assimiler à cette heure, et pourtant jamais son esprit ne lui avait paru aussi limpide. Alors que les cris cessaient de nouveau, Tom se retourna vers eux, pavanant et gloussant presque de sa position face à sa victime. Pourtant, la voix de cette dernière lui fit rapidement perdre le sourire. Entre deux toux et crachats ensanglanté, Terrence souriait de nouveau, fière et presque triomphant face à eux. Il n'avait pas peur, ni ne tremblait, mais s'était lui aussi, mit à fixer Blaise ; de ce genre de regard qui transcende une vie en un éclat d'iris.
- Je dois admettre qu'ils avaient raison. C'est bizarre. Dit-il dans un éclat de rire.
- De quoi parles-tu ? S'agaça Jedusor.
- De tout ça. D'ici, de toi, et d'eux.
Il avait parlé dans un soupir, le regard porté tour à tour sur la chambre des secrets, Tom et les trois sorciers qui ne comprenaient pas plus la situation que leur maître dérouté. Il ne se comportait pas comme un otage. Au contraire, plus les secondes passaient, plus une machinerie se dessinait tout autour d'eux. Il n'était de toute évidence pas une victime. Son sourire parlait pour lui. Il avait choisi d'être là.
- Je savais que j'aurais dû rester chez les moldus. Les missions de ce genre, ça n'a jamais été mon domaine.
- Et quel est-il dans ce cas ?
- Les missions d'infiltrations. C'est pour ça que je suis doué.
Jedusor ricana doucement, un rictus désabusé sur le visage.
- Je ne pense pas que "doué" soit un terme exacte. Aucun espion ne viendrait sans renfort se jeter dans la gueule du loup.
Cette fois, c'est Terrence qui ricana.
- Qui vous a dit que j'étais seul ?
Jedusor se figea, soudainement prit d'un doute terrible. Mais il était déjà trop tard. Avant même qu'il n'ait le temps de prendre conscience de son erreur, on entendit un sifflement résonner dans l'air de la Chambre, et le bruit sourd de trois corps de ses mangemorts tomber devant lui.
C'est là que tout dérapa.
Les secondes qui suivirent s'embrouillèrent, se confondant dans un élan de panique parmi lequel le reste des troupes s'empara de leur baguette dans des cris d'hystéries. Des sortilèges fusèrent, tirés dans le vide, mais d'autres corps s'écroulèrent de nouveau, frappés de confusion ou salement assommé par une force que personne ne percevait. Même Hermione, Blaise et Drago s'armèrent dans la peur et l'incompréhension. Sans qu'ils ne sachent comment, quelque chose avait réussi à infiltrer la Chambre de Secrets. Quelque chose qui se déplaçait vite, et qu'aucun regard n'arrivait à capturer. Ce chaos fut une aubaine pour Terrence, qui n'eut besoin de rien d'autre pour se défaire de ses liens, et éviter l'Avada enragé du Mage Noir. Agilement, il s'était jeté au sol d'un basculement de chaise, renversant au passage Mulciber qui s'écrasa lourdement sur les dalles dans un halètement de surprise.
- Blaise ! Non !
Mais c'était trop tard. En le voyant libre, Blaise s'élança malgré ses jambes de nouveau en sang, suivis de près par Drago et Hermione qui ne purent le rattraper qu'au milieu de cette sordide bataille. Plus personne ne savait où donner de la tête, et seuls les éclairs lumineux et les cris, peuplaient le calme passé des lieux. Puis, d'autres sortilèges apparurent, pétrifiant les mangemorts depuis le néant et le vide des plafonds. Dans la panique, les trois sorciers se défendirent du mieux qu'ils purent, chassant le vent maudit qui les attaquait, avant que sous les yeux de tous, Orion ne propulse brusquement quatre des siens contre un mur, et qu'il ne jette un Protégo sur Terrence, désormais armé de la baguette d'un fidèle vaincu. A voir ce tableau, plus rien ne semblait avoir le moindre sens. Côte à côte, Orion et Terrence luttaient ensemble contre le reste des mangemorts, et un Jedusor bouleversé de rage. On l'entendit hurler à son tour dans une colère sans nom, s'acharnant sur les barrières de son traître qui faiblirent bien trop vite. Des barrières que Blaise ne put se résoudre à voir céder. Ne se laissant plus que guider par son instinct, il expédia deux mangemorts à terre et les envoya tout droit sur Tom, qui le propulsa au loin à son tour. Dans son acte de démence, le Zabini venait de se condamner, et pour la première fois, s'en ficha royalement. En le voyant s'unir de la sorte aux deux rebelles, Hermione et Drago se figèrent d'horreur. Il était devenu fou. Mais ne le paraissait pas pour autant. A la place, il s'élança contre les soldats avec férocité, évitant de justesse les sorts de Tom qui ne cessaient de le frôler dans un frisson mortel. C'était une véritable guerre civile, et en moins de quelques minutes, on vit les trois sorciers se faire encercler de toute part, visés par encore une dizaine de baguettes prêtes à tuer.
- C'était donc toi ! Depuis le début, tu étais le traître ! S'époumona Jedusor face au Black.
Mais Orion ne dit rien. A la place, on le vit sourire et peu à peu étonnement, grandir. D'abord d'un centimètre, puis de cinq, avant que ses cheveux ne se mettent à pousser dans des mèches rousses, et que ses traits ne se déforment dans la signature du Polynectar, pour se ponctuer de tâches de rousseurs. Ses yeux s'agrandirent, son nez rapetissa et son sourire ne se fit que de plus en plus grand. Un sourire si unique, qu'Hermione et Drago en tombèrent des nus. Ils avaient bien cru ne jamais le revoir un jour.
- Toi ?! S'étonna Tom face au nouveau visage qui se présentait à lui.
- Il ne faut pas en vouloir à Orion. S'exclama alors Ron. Il s'est débattu pour sa mèche de cheveux. Mais malheureusement pour lui, pas assez.
Ron était là. Le vrai cette fois. Devant eux, aux côtés de Terrence, baguette en main et face à Jedursor. Cette simple vision leur donna le vertige, comme insuffla aux sorciers un soulagement et une incompréhension mélangée.
- Putain mais qu'est-ce que tu fous là ?! Souffla Blaise entre deux halètements.
- L'école me manquait.
- Je savais bien que tu n'étais pas aussi net que tu le prétendais. Grinça le mage entre ses dents.
- Venant de toi, je prends ça pour un compliment. Tu es le maître en la matière, non ?
- Rit autant que tu veux, vous restez à notre merci. Vous êtes trois. Nous sommes le triple !
Le Weasley ne répondit pas, mais rit dans sa barbe de trois jours. Il n'imaginait pas à quel point il avait tort. En une fraction de seconde, il jeta un regard à Hermione et Drago, restés en retrait et bouché bée devant lui. Un regard, qu'ils comprirent sans un mot.
- Encore une fois Jedusor, tu te trompes.
C'est là que l'illusion disparue. Placé de part en part du cercle des mangemorts, on vit Harry apparaître de sous sa cape d'invisibilité, menaçant Arias de sa baguette. Suivit de visages à la fois inconnus et familiers. Des visages qu'aucun des sorciers ne s'étaient attendus à rencontrer avant ce jour. Ceux de leurs enfants ; dans un halètement bouleversé, Drago et Hermione reconnurent leur fille, le souffle coupé par un choc auquel ils n'étaient préparés. Rosalie, baguette au poing, la pointait tout droit sur la tempe de son arrière-grand-père, devenu livide à son apparition. Impénétrable, le regard dur et les traits fermés, elle était tout ce qu'ils avaient pu imaginer, si bien qu'Hermione dû faire preuve de toute sa force pour ne pas s'écrouler sur place. Elle et Scorpius n'étaient pas jumeaux pour rien. Ses cheveux blond platine parsemés de fines tresses, ses yeux bleus perçant de ses ascendants, et ses joues pâles auraient pu faire frémir jusqu'au plus sombre des tyrans. La posture menaçante, elle dégageait une férocité implacable, néanmoins parsemé de cet éclat de malignité, que l'on ne pouvait enlever aux Malfoy. Mais celle qui retînt véritablement l'intention de l'assemblée, fut bien cette rousse, placée juste devant les trois sorciers et faisant fièrement face à Jedusor. C'était Katherine.
Elle était là, elle aussi.
Perturbé par ces apparitions, Tom la tînt en joug mais elle n'en fit rien. Sans baguette, elle ne le menaça pas, mais dégageait cette aura effrayante que seul son sang reconnut comme étant sienne. Devant la franchise de son regard insolent, le sorcier voulut parler mais n'en trouva pas la force, frappé par la ressemblance de cette inconnue, avec Ginny. C'était comme voir un reflet dans une eau trouble. Les traits étaient identiques mais le rendu toujours vacillant, différent de l'original. Et pourtant, si proche malgré tout. C'est bien cette sensation, qui empêcha Tom de la tuer sur place. Incapable de se détacher d'elle, il la détailla de part en part, jouant presque au jeu des sept différences, le cœur étreint d'une nausée à la provenance inconnue. Ses cheveux roux ondulés, ses tâches de rousseur, ses joues hautes, ses yeux en amendes, et cette puissance... jamais il n'en avait senti d'aussi mortelle et semblable. A tel point, qu'il put presque en sentir la Chambre frémir. Ébranlé, tout chez elle se mit à le dérangeait comme à l'envoûter. Dans sa confusion, il pensa même la reconnaître un bref instant, mais cette sensation le fit grimacer dans une nouvelle migraine écrasante. Il était incapable de savoir comment, ni pourquoi, mais en était certain : cette femme ne lui était pas inconnue. Elle ne pouvait pas l'être.
- Qui êtes-vous ?! S'écria-t-il finalement.
Mais aucun des nouveaux venus ne lui répondit. Seul Ron le fit.
- Des renforts.
Pris de panique, le Sorcier se tourna vers ses fidèles tous pris de court et désormais tremblant. De toute évidence, ils n'étaient pas autant en position de force qu'ils l'avaient cru. Mais ce qu'il ne s'était pas attendu à voir, fut bien Drago et Hermione, avec leurs baguettes, elles aussi retournées contre lui.
- Vous vous fichez de moi ! S'étrangla-t-il alors enragé. Vous allez le regretter ! Pour qui travaillez-vous ? Dumbledore ?!
- Ne nous insulte pas. Déclara alors Katherine étonnement calme face à son père.
- Alors que voulez-vous ?
- On est venu aider. Lança Harry.
- Vous avez une semaine de retard pour ça ! Grimaça Drago, mal à l'aise, une sueur froide sur la tempe.
- On a fait ce qu'on a pu !
- Vous me le payerez. Je jure devant Merlin que...
- Ne jure pas. L'interrompit brusquement sa fille. Tu pourrais le regretter.
- C'est une menace ? Siffla-t-il.
- A quoi bon répondre ? Tu prends toujours tout pour une menace.
Et sans surprise, c'est ce qu'il fit. Galvanisé par sa haine, et aveuglé par ces trahisons, les sorciers virent les mains de Jedursor s'embraser, révélant en un instant un Feudeymon qui les stupéfia sur place. Ce fut le signal pour ses fidèles. Lâchement, ils en profitèrent pour réattaquer de plus belle, déversant sortilèges de morts et de tortures entre les flammes bouillonnantes et incontrôlables qui se déversaient désormais dans la Chambre. Étourdis entre ces deux fronts, Hermione, Drago et Blaise n'en perdirent pas moins leurs objectifs. Malgré les grimaces cuisantes que leur causa la chaleur de ce feu, on les vit faire face aux mangemorts, l'adrénaline de la bataille accrochée dans leurs veines tandis que Terrence et Rosalie s'empressaient d'en expédier un maximum au tapis. Il était étrange de voir Abraxas se battre contre son arrière-petite-fille, ou encore Harry et Ron contre Arias et Mulciber. Mais le plus étrange des combats, était bien celui de Katherine face à son père. Loin d'être impressionnée par ce feu magique, la jeune s'en protégeait de par ses seules mains, générant un champ de force si puissant que Merlin lui-même en aurait blêmit. Et pourtant, elle en était bien au cœur, le regard rivé sur sa seule cible, qui n'en était pas une à ses yeux.
Outré par sa résistance, Jedusor s'acharna sur elle, sa baguette vrombissant dans ses mains à chaque sort lancé. Des sorts toujours plus puissants les uns que les autres, qui la poussèrent malgré elle à répliquer. Pourtant, ce n'était pas ce qu'elle voulait. Affronter son père de la sorte n'était pas son intention. Au contraire, tout ce qu'elle souhaitait était le mettre hors d'état de nuire, et lui parler. Apprendre à le connaître à cette époque où il était à peine plus âgé qu'elle. Malheureusement, ce souhait n'était de toute évidence pas commun. Ses sortilèges n'avaient pour but que de la tuer, obligeant son corps à répliquer de lui-même dans des réactions instinctives, pour la protéger. Aussi, il ne fallut pas longtemps avant que leur affrontement ne surplombe tous les autres. Leurs charmes égarés, mettaient à terre fidèles et alliés, blessant salement Rosalie qui s'écroula de surprise, et assommant Arias contre un mur. Devant ce phénomène, on les vit tous s'écarter d'effroi et de peur, pour se coucher au sol dans des halètements angoissés. Sans réfléchir, Hermione s'était mise devant sa fille, et Drago sur Arias et Abraxas, tandis que dans un réflexe inattendu, Blaise en avait fait de même pour Terrence. Harry et Ron, quant à eux, essayaient tant bien que mal d'apporter leur aide à Katherine, mais même à trois, le démon qui avait pris possession de Tom semblait plus fort que tout.
Le Feudeymon, toujours sous ses ordres, se rabattaient sur eux dans des allées et venues brûlantes que leurs faibles boucliers peinaient à écarter. Et même celui de son héritière faiblissait.
- Kath ! Arrête !
Les mots de son oncle étaient inutiles. Elle ne voulait pas abandonner. Son sang était bien trop fier pour cela, à tel point qu'elle en fut aveuglée à son tour. Toujours en première ligne, une idée lui vînt cependant. Dans son inconscience, elle se mit à combattre le feu par le feu, et invoqua elle-même un Feudeymon qui s'affronta contre celui de son père dans un souffle toujours plus chaud. Mais les effets de ces deux brasiers s'inversèrent brusquement, révélant sa véritable intention à travers son geste. Sa signature magique et celle de son père étaient trop semblable, voire presque identique. Toute confrontation entre leurs créatures de flammes, ne pouvaient que s'annuler d'elle-même. Et c'est ce qui arriva. En un instant, on vit le feu croître de plus en plus dans un rugissement bestial, avant de spontanément s'estomper pour ne laisser que suie, cendre et aire brûlant tout autour d'eux. Projetés au sol par la chaleur, Harry et Ron gémir douloureusement, comme tout le monde dans la Chambre. Sonné, même Jedusor posa un genou à terre, essoufflé et en sueur. Il ne comprenait pas ce qui avait pu causer ce phénomène, mais n'en eut que faire. Face à lui, Katherine souriait malgré son épuisement profond. Jamais de sa vie elle n'avait combattu de la sorte. Jamais elle n'avait invoqué un Feudeymon. Et jamais, elle n'avait réussi à égaler son père. Pourtant, elle tenait encore debout. Un second affront pour lui. Et en moins de quelques instants sa rage revînt.
Sans appuie ni renfort cette fois, il en profita et la prit de court dans un sort informulé qu'elle n'eut le temps de contrer. A terre, elle se défendit de nouveau, mais se retrouva vite submergée par une nouvelle attaque frontale de sa part. En moins de quelques secondes, elle se vit projeter contre un mur dans le craquement douloureux de ses os, avant de suffoquer sous un sort d'étouffement. Une main à demi refermée suspendue dans les airs, Tom jubila de la voir se tortiller sous sa magie, les joues rouges et les lèvres bientôt bleues. Au loin, on entendit les cris de ses amis, qu'il réussit à contrer de son autre main, une barrière magique érigée entre eux. La respiration apaisée par sa victoire qu'il considérait presque acquise, il s'avança alors, la main toujours suspendue, et un irréfragable sourire au bord des lèvres.
- Tu croyais pouvoir me vaincre ? Susurra-t-il lentement dans un souffle.
Katherine haletait, ses mains accrochées autour de sa gorge écrasée par la magie. Ses mots se perdaient dans sa respiration fuyante, aliénant tous cris, et toutes supplications de sa part. Elle était piégée, condamnée par la pensée stupide d'avoir pu, un instant, le surpasser.
- Tu ne peux rien face à moi. Continua-t-il. Rien ! Et qui que tu sois, sache que je vais me faire un plaisir de t'exterminer comme la vermine que tu es.
On vit sa main se resserrer de plus en plus, et les veines du front de Katherine se bleuter davantage sous sa peau. Elle ne tiendrait pas longtemps. Malgré les cris des Sorciers qui s'acharnaient sur la barrière, rien n'aurait semblé capable de l'arrêter de commettre l'irréparable. Rien par l'un d'entre eux. Le seul cri qui releva la tête de Jedusor dans la même seconde.
- Tom, par pitié arrête ! Arrête ! Lâche-la !
Figé dans son mouvement, le Mage resta pantois devant l'entrée en panique d'une Ginny livide et essoufflée. Ses cheveux collaient ses tempes en sueur, ses joues de craie s'étaient creusées, et son regard n'avait jamais affiché une pareille peur en ce monde. Les jambes tremblantes, elle s'accrochait aux murs de la Chambre, le souffle court face à lui. La voir lui fit l'effet d'un choc, électrisant son cerveau dans une décharge si violente, qu'il abaissa tous les sorts qu'il maintenait jusqu'alors. Il ne savait pas depuis quand il ne l'avait pas vu, mais pensa bien que cela faisait une éternité. Ses souvenirs d'elle étaient si flous et si confus, qu'il en était venu à douter de leur réalité. En sa présence, son cœur alourdi, et son âme tomba au creux de son estomac. Il en avait presque oublié sa prestance et son aura. Mais malgré cela, il ne put prononcer le moindre mot. Pétrifié, il se contenta de la fixer tandis que déjà Harry et Ron rejoignaient déjà Katherine, tout aussi muette face à sa mère. Oui, il n'y avait pas de mot. Car ce qu'il y avait de bouleversant, outre sa présence, c'était bien son état. Sans comprendre comme cela fut-ce possible, Jedusor vit un ventre énorme la surplomber, étirant son mince débardeur qui laissa apparaître sa peau de lait. Un ventre qu'il se mit à fixer dans la souffrance de son esprit perturbé. Un ventre de femme enceinte.
- Ginerva... souffla-t-il finalement.
- Laisse... laisse la ! Poursuit-elle en s'avançant à petit pas, une main soutenant sa charge abdominale.
- Ginny ?! S'horrifia Hermione.
- Va-t'en de suite ! Hurla Ron à son tour, sa baguette de nouveau pointée sur Jedusor.
Mais rien n'aurait pu la détourner de Jedusor. Ils s'affrontaient tous deux dans une joute muette. Lui, emplit d'incompréhension, face à la haine étrangement vivace, de la jeune femme.
- Tu... Comment... Balbutia-t-il troublé.
- Ce n'est pas la question ! Laisse-la partir !
- Ce sont des traîtres ! Des bons à rien !
- Ça m'est égale ! Je t'interdis de la toucher ! Tu m'entends ?
Ses cris l'essoufflaient à elle seule, mais instauraient un silence inédit dans la chambre. Tom ne comprenait, ni ne savait quoi y redire, tandis que Katherine en était devenue muette de stupeur, une boule d'émotion coincée dans le fond de sa gorge.
- Tu as perdu la tête ! S'écria le Mage. Ils ont infiltré Poudlard, attaqué le Sanctuaire de mes Ancêtres, corrompu mes hommes, et essayé de me tuer ! Cette fille mérite son châtiment !
- Soit sûr que je t'achèverai moi-même si tu oses relever une main sur elle !
- Ginny, arrête ! Paniqua Harry.
- Non ! J'en ai assez... de tout ça ! S'entêta-t-elle sans faillir. Il est temps que ça cesse !
- Qu'est-ce que tout cela veut dire ?! Paniqua Tom sans comprendre, le cerveau désormais brûlant. Qu'est-ce que...
- Ginny !
Cet autre cri, fut encore moins attendu que celui de la Weasley. Dans la surprise la plus totale, on vit apparaître Voldemort dans une course effrénée, qui ne put que se figer à son tour face à l'assemblée qui lui faisait face. Les mangemorts étaient tous à terre, blessés ou inconscients, tandis que se joignaient à ses fidèles, les visages de Ron, Harry, et ceux surprenant de leurs descendants. Ceux dont la simple présence, suffit à lui ôter tous mots de la bouche.
A sa vue, Jedusor eut un hoquet de surprise avant de brusquement se taire lui aussi. Dans son silence, il senti son esprit s'apaiser dans cet instant incongru, avant de brusquement voir une série d'images et de sons l'envahir. Comme un verrou que l'on débloque, son cerveau se déverrouilla dans un dédale de souvenirs si vivaces qu'il en eut presque la nausée. Le savoir, le véritable savoir le submergea, lui insufflant un nouveau souffle et un nouveau regard sur ceux qui l'entourait. La grossesse de Ginny, la ressemblance de cette inconnue rousse, le nom de cet intrus, la trahison d'Hermione et Drago, leur protection envers Arias et Abraxas, la présence d'Harry et Ron, et ces jours entiers de fausse insouciance et de confusion. Tout prit enfin un sens. Et la conscience de cette vérité, lui fit alors l'effet d'un coup derrière la tête. A bout, il ne se senti délivré, mais toujours aussi confus. A cet instant, il eut presque du mal à discerner souvenir et réalité, lui ouvrant les paupières sur un monde qu'il ne reconnut pas.
- Seigneur Dieu... murmura-t-il alors pour lui-même, les yeux exorbités.
- Toi ?! Ici ? S'étouffa Ron.
- Tu... tu es revenu ?! Ne put s'empêcher de dire Harry, incrédule, face à sa Némésis temporelle.
Mais Voldemort n'en eut que faire. Tout ce qu'il réussit à faire, fut de fixer Katherine, toute aussi bouleversée que lui.
- Père ? Souffla-t-elle à son tour, dépitée.
Il ne trouva pas quoi répondre à ce titre, ni même à son regard confus, avant de s'exclamer, le cerveau en ébullition et le cœur battant.
- Qu'est-ce... qu'est-ce qu'il se passe ici ?! S'écria-t-il alors.
Il n'eut aucune réponse, si ce n'est des regards en biais et des grimaces douloureuses. Pourtant, tout ce qu'on parvînt à entendre fut un nouveau cri de la part de Ginny, qui, les mains accrochées à son ventre et le visage bouleversé, s'écroula sur un sol étonnement mouillé après le passage brûlant des Feudeymons. Un sol détrempé, couvert des eaux, qu'elle venait tout juste de perdre.
Et voilà ! Bon sang que je suis contente de publier ce chapitre aujourd'hui XD Très honnêtement, j'ai imaginé cette semaine en Septembre dernier (oui je suis un peu folle sur les bords, et j'imagine tout six mois à l'avance XD) mais je mourrais d'impatience d'arriver enfin à ce moment précis ! Tout se confronte enfin ! Les enfants et les mangemorts, Tom et Katherine, Blaise et Terrence, et même Ginny ! Et ce n'est pas fini ! Autre chose arrive, et comme vous vous en doutez, cela va aussi bouleverser beaucoup de choses ;)
En tout cas j'espère que ce chapitre vous a plût, car moi en tout cas j'ai adoré l'écrire XD Donnez moi vos avis dans les commentaires, j'ai hâtes d'avoir vos retours ;)
Merci à vous en tout cas, et à la semaine prochaine ! Bizzzeee 3
