Magnus, fut le premier à s'éveiller parmi les membres de l'expédition. Blotti dans les bras de sa mère, elle-même endormie sur l'épaule de son père, il gazouilla fébrilement, encore ensuqué, avant de pousser des cris exigeants et affamés, ses petits membres gigotant vigoureusement pour se défaire de sa couverture. Surprise, Ginny se redressa dans un réflexe, les yeux encore lourds d'un sommeil bien trop peu réparateur et les cheveux en bataille. D'abord désorientée, elle grimaça, éblouie par la lumière du jour. Un éclat bien trop vif, pour n'être que du matin naissant. A ses côtés, elle vit son Maître encore plongé dans les bras de Morphée, ainsi que sa fille, Hermione et Rosalie, dans le lit voisin. Acculés dans leur petite chambre étroite, ils avaient réussi à ne pas dormir par terre, un exploit si elle considérait que Terrence et Blaise, avaient dû se satisfaire d'une couverture et d'un sol pour se reposer. Dans un soupir, elle ne put retenir un bâillement, ses membres douloureusement endoloris après leur marche de la veille, et se tourna vers son fils, presque hors de son emmaillotage. Plus éveillé que jamais, il se débattait avec ses draps, les agrippants de ses petits doigts dans des exclamations bruyantes.

- Là, là... chut. Tempéra-t-elle alors.

Le prendre dans ses bras donnait toujours une drôle d'impression à la jeune femme. Il était difficile d'imaginer qu'il était bien là, contre elle, alors qu'il y avait moins de quelques semaines, elle lui parlait encore dans son ventre rebondi. Mais là était la beauté de la vie. Un sourire au coin des lèvres, elle le berça tendrement avant de lui donner son sein qu'il happa goulûment dans un hoquet heureux. Son repas d'il y a quatre heures à peine, lui semblait déjà loin.

- Bien dormi ? Demanda Katherine d'une voix enrouée.

- Oh, je suis désolé, il t'a réveillé ? Chuchota-t-elle.

- Non, ne t'en fais pas. Je ne dors pas beaucoup de toute façon.

La Jedusor se redressa sur le lit grinçant, les cheveux éparpillés autour de sa tête et la marque de son oreiller sur la joue. A la regarder, sa mère ne put que s'attendrir devant son air encore assoupi. Elle paraissait si jeune, et si fragile à cet instant, qu'il était dur de croire qu'elle était une vaillante guerrière, dotée d'un des dons les plus mortels de l'histoire de la magie. Pourtant cette vérité restait présente à chaque heure de sa vie, attristant Ginny dans un regard presque coupable qu'elle s'efforça de lui cacher.

- Les garçons ne sont pas levés ?

- Je ne sais pas. Mais on ne va pas devoir tarder. Il est tard, sûrement bientôt midi.

- Oh ! Oui il est temps d'y aller. Tatie !

A cet appel, Hermione sursauta si brusquement qu'elle en effraya sa fille, paniquée à son tour dans son réveil, qui failli bien tomber du lit. Les voir toutes les deux aussi mal réveillées l'une que l'autre, et avec la même grimace collée sur le visage, ne put que faire exploser les rousses de rire, réveillant de par ce fait Voldemort, étrangement bougon à l'heure du lever.

- Déjà affamé ? Bailla-t-il amusé en regardant son fils.

- A ton avis ?

Tout aussi fatigué que la veille, il sourit cependant, et l'embrassa, elle, son fils et sa fille avant de se saisir de sa meilleure mine et de se lever dans le craquement sonore de ses articulations.

- Tout le monde est réveillé ? Demanda-t-il.

- Non... grogna Rosalie, tout en somnolant blottie contre le dos de sa mère, à moitié rendormie.

- Granger debout.

- J'y travaille maître... j'y travaille. Soupira-t-elle.

- Où sont les autres ?

- On ne sait pas. Probablement autant endormi que nous. Dit Katherine.

- Eh bien je ne l'espère pas pour eux. J'aimerai autant éviter de jeter mon premier sort avant d'avoir pris mon petit déjeuner.

Les filles sourirent, imaginant déjà Ron se faire jeter de son lit. Agité d'un regain d'énergie, Voldemort se massa les joues et tout en se raclant la gorge pour faire son esclandre, s'empressa de se diriger vers la sortie. Mais Drago le prit de court. Ouvrant leur porte à la volée devant son maître dans un élan qui les fit toutes sursauter, il apparut, décoiffé et les joues roses après un sprint angoissé. Un état inquiétant qui réveilla définitivement Rosalie et sa mère.

- Malfoy ?!

- Maître, on a un problème. Dit-il alors essoufflé.

- Pourquoi ne m'apportes-tu jamais de bonne nouvelle ? Soupira-t-il dépité.

- Je... oh, pardon Ginny !

Le blond s'empourpra subitement, la face plus rouge que jamais dans sa pâleur matinale, brusquement gêné devant l'allaitement de sa Dark Lady. Alors qu'elle ne saisissait pas son recul mal à l'aise, la jeune femme mit une bonne minute avant de comprendre sa pudeur et de se recouvrir la poitrine, son bébé toujours accroché à elle, telle une petite ventouse.

- Je...

- Viens en aux faits Drago. S'impatienta Voldemort.

- Blaise et Terrence sont partis en reconnaissance ce matin. Ils ont vu des aurores mais aussi pas mal d'individus suspects.

- Suspects ?

- Des fidèles de Grindelwald. Dit alors Tom en arrivant à son tour dans l'encadrement de la porte. Ils étaient éparpillés, mais les Zabini sont formels. Ils étaient beaucoup.

- Combien ?

- Une dizaine, réparti au quatre coins du village et suffisamment discret pour ne pas se faire repérer. Dit-il gravement.

- Ce n'est pas bon pour nous. S'inquiéta Rosalie.

- Pas que pour nous. Souffla Voldemort, le regard presque hagard devant ces révélations.

- Maître, il se prépare quelque chose !

- Je sais... La même chose que j'ai moi-même orchestré un bon millier de fois. S'emporta-t-il alors, la gorge serrée en se ruant vers leur fenêtre.

Le soleil brillait de mille feux dehors, contrastant avec le léger givre déposé sur leur vitre et l'air froid qui tannait le verre depuis l'aurore. Une place centrale vivait en contre bas de leur chambre, plus animée que jamais et scintillantes des sapins décorés pour la saison de Noël. Pourtant, et lui seul pouvait le sentir, une sombre atmosphère s'était accaparée des lieux. Comme une légère brise porteuse de l'odeur de la mort. Un parfum dont il s'était trop délecté ces dernières d'année, pour ne pas la sentir de loin.

- On doit partir ! Maintenant ! S'exclama Hermione.

- Surtout pas. Dit-il brusquement. C'est trop tard. Ils ont déjà infiltré le village !

Une nouvelle tension naissait peu à peu, galvanisée par les paroles alarmantes d'un Voldemort de moins en moins serein devant le scénario qui se jouait devant lui. Il reconnaissait ces méthodes, ces approches, ces tactiques... lui-même s'en était inspiré, et les avaient perfectionnés au fil de ses guerres. Mais la finalité était toujours la même, et c'était bien elle qui l'inquiétait à cette heure.

- Où sont Blaise et Terrence ?!

- Toujours dehors, à couvert. Ron essaie de récolter des informations au bar de l'Auberge.

- Et Harry ? S'enquît Katherine étonnement inquiète de ne pas le voir.

- Parti chercher des provisions.

- Faites les revenir ! De suite ! Personne ne doit rester dehors.

- Papa, qu'est-ce qu'il se passe ?! Demanda Katherine pétrifiée.

- Une attaque. Voilà ce qu'il se passe.

- Ici ?! S'horrifia Ginny.

- Un petit village excentré, mais néanmoins proche de Londres. Une cible idéale pour quiconque voulant faire passer un message. On n'aurait jamais dû s'arrêter ici ! Quel imbécile j'ai été !

- Qu... quoi ?! Mais...

- Grindelwald est resté inactif trop longtemps. Il doit en avoir assez des destructions d'immeubles moldu. Et si je ne me trompe pas, il risque de ne pas laisser beaucoup de survivant. Pour lui, aujourd'hui est son grand jour...

- Mais pourquoi ne pas attaquer à leur arrivée ? Demanda Tom. Ils sont là depuis déjà des heures, alors pourquoi attendre ?!

- Parce que cette attaque doit justement rester dans les esprits. Ils ont repéré les issues, les voies et chemins d'accès, et je ne serais pas surpris qu'ils y aient postés des gardes pour tuer quiconque essayera de fuir dans la panique. Ils ne veulent épargner personne ! La dizaine de fidèle que vous avez vu, ne va pas tarder à se transformer en une centaine. Si ce n'est plus !

- Mais alors, Grindelwald a mobilisé toutes ses troupes ? Demanda Hermione d'une voix blanche.

- Il y a des chances, oui. Et ils ne partiront qu'une fois que tout le monde sera mort. Kath, Rose, barricadez les fenêtres et les portes ! Tom, Drago attendez les autres et restez en positions de défense. Et trouvez-moi cet imbécile de Potter ! Personne ne doit sortir ! Partir à pied n'est plus une option, alors on devra transplaner avant que...

Mais Hermione ne l'écoutait plus. A vrai dire, elle ne chercha même pas à s'en cacher. Les joues subitement de craie, et le regard perdu dans le vide, elle avait oublié de respirer, la cage thoracique écrasée par le poids de sa révélation. Sans un souffle, elle lâcha alors son sac, et sans même parler, se précipita hors de la chambre dans une courses effrénée, bousculant le Malfoy et le Jedusor d'un coup d'épaule indifférent. Sans prêter attention aux cris affolés qui la poursuivirent, ses frêles jambes dévalèrent les escaliers en moins de temps qu'il n'en fallut aux sorciers pour se rendre compte de sa folie. Affolée, ses oreilles n'entendaient plus rien, et sifflaient des battements de son cœur, qui ne suivait plus que l'idée qui s'était insinué en lui. Scorpius et Kai faisaient partie des troupes de Grindelwald. Et s'il prévoyait une attaque de l'envergure que son maître supposait, alors cela ne voulait dire qu'une chose. Ils seraient là. Peut-être même, l'étaient-ils déjà ? Et fuir en cachette n'était pas une option à ses yeux. Pas si cela lui ôtait la seule et unique chance de retrouver ses enfants. Le souffle court, elle atterrie dans le hall de l'Auberge sous l'œil surpris de Ron qui la dévisagea dans son incompréhension.

- Hermione ?!

Mais elle l'ignora, tout comme les voix de leurs amis qui résonnèrent après elle et qui la firent davantage détaler. Elle ne voulait pas les entendre essayer de la résonner. Elle ne voulait pas chercher à survivre si cela signifiait laisser ses enfants faire un carnage. Elle ne voulait rien de tout ça. Mais uniquement, les retrouver eux. D'un coup de pied, elle enfonça la porte d'entrée, débouchant directement sur la place centrale du village ou s'agglutinait petits commerçants, et vendeurs de marché. Une foule en masse se bousculait, insouciante, parlant gaiement de tout de rien, et paniers et enfants en mains. Ils étaient bientôt midi et le soleil d'hiver éblouissait le rassemblement d'aspect anodin. Mais aucun d'eux n'avait idée de ce qui allait arriver... Alors qu'elle courait au milieu d'inconnus qui allaient bientôt mourir, Hermione se rendit compte du drame qui allait arriver. Ces gens n'étaient composés que de familles, le sourire aux lèvres et le cœur heureux des fêtes de Noel approchantes. Et pourtant, des serpents s'étaient glissés dans ce jardin d'Eden. Des serpents dont ses fils faisaient partie. Et qu'elle devait retrouver à tout prix. A peine vêtue d'un t-shirt et de son jean, elle attira les regards surpris des passants chaudement habillés, mais ne les remarqua même pas, pas plus que le froid brûlant de l'air du dehors. Non, elle ne cherchait que deux visages. Deux seuls et uniques regards, que le sien espérait voir au moindre détour. Mais ne vit rien. Rien à part le malheureux bonheur de cette matinée.

- Hermione !

Au loin, elle perçue le cri désespéré de Drago, qui hurla son nom à plein poumons. Mais il fut bien vite relégué au rang de murmure. Car dans la joyeuse cohue, résonna la mélodieuse musique du clocher central du village. Un air doux et forts provoquées par ses cloches en bronze dansantes, mais tragiquement suivit du souffle dévastateur de son explosion soudaine.

Dans les cris et la peur, on vit le clocher central s'écrouler sur lui-même dans une cascade de débris et de sang. Le sang des familles sur lesquelles il s'écrasa.


Au même moment :

Rosalie, à la vue de sa mère courant à en perdre haleine, avait détalé tout aussi rapidement à ses trousses, suivit de Katherine et Drago. Désemparée, et désormais presque seule dans la chambre, Ginny se détacha de son fils dans son râle de mécontentement, les joues livides. Si elle n'avait pas fait le rapprochement entre l'attaque de Grindelwald et son fils, son amie l'avait fait ; si rapidement, qu'ils n'avaient vu que le dos de son ombre disparaître devant eux. A moitié débraillée, elle s'empressa de vouloir les suivre, mais ne le put, retenue par le bras autoritaire de son Maître qui la saisit avant même qu'elle ne puisse sortir.

- Je t'interdis de descendre !

- Je ne vais pas la laisser se faire tuer ! S'horrifia-t-elle.

- Avec un bébé dans les bras ?! C'est hors de question, tu restes là !

- Tu ne pourras pas m'empêcher d'aller la chercher ! Magnus est peut-être dehors lui aussi ! Il faut qu'on le retrouve, c'est notre fils ! S'écria-t-elle hors d'elle.

Voldemort déglutit, la mâchoire serrée et l'éclat de son regard plus vif que la lumière du jour. Une haine grandissante le saisissait, symbole de sa perte de contrôle, insupportable à ses yeux.

- Que Merlin maudisse cette sorcière ! S'écria-t-il en se saisissant de sa baguette.

- Que fais-tu ?!

- Ça ne se voit pas ? Je vais essayer de les ramener avant qu'ils ne se fassent tuer ! Ces imbéciles l'ont tous suivit dans la gueule du loup !

- Je viens avec toi ! S'empressa-t-elle de dire alors devant lui.

- Tu rêves si tu penses que je vais te laisser passer cette porte avec moi... souffla-t-il d'un ton à faire trembler le monde.

- Et toi tu rêves si tu penses que je vais te laisser la passer sans moi. C'est notre famille que tu m'interdis de sauver !

- Oui, et tu m'as promis de ne rien faire de stupide pour ça. Cingla-t-il violemment. Et j'attends de toi que tu respectes ta parole pour le bien de notre enfant.

Blessé et outrée par sa propre promesse, Ginny se mordit la langue, un sanglot naissant dans le fond de sa gorge. Si ce qu'il lui avait demandé avait été dur à dire à voix haute, s'y conformer dans de pareilles conditions était cent fois pire. Littéralement, il lui demandait de rester dans cette chambre, pendant que ses amis, ses enfants et ses neveux, risquaient de se faire assassiner dans un meurtre de masse. C'était insupportable, infaisable, et injuste. Et pourtant, la petite vie qu'elle tenait dans ses bras, le lui incombait malgré elle. Déchirée, elle se détesta d'avoir promis un tel sacrifice, sous le regard sévère et intransigeant de son Maître.

- Tu n'as pas le droit de me...

- Vas-y.

Les deux sorciers se retournèrent, surpris par le soulèvement inattendu de la voix de Tom. Essoufflé et décoiffé, il avait remonté les escaliers aussi rapidement qu'ils les avaient descendus, sa baguette vibrant d'inquiétude dans sa main.

- Pars. Poursuit-il en s'adressant à son double. Je m'occupe d'elle.

- Pardon ?! S'outra-t-elle.

Mais Voldemort n'eut que faire des protestations de sa femme. Le regard ancré dans celui de son passé, il y lut plus de détermination qu'il ne le crut possible et déglutit dans un soupir confiant. A travers leur lien, aussi étrange qu'ambigu, il put sentir en Tom, ce qu'il n'aurait jamais cru présent à son âge : de l'inquiétude. Non pas pour lui-même (ce qui aurait été infiniment plus logique), mais pour Ginny. Et pour Magnus. A tel point, qu'il en resta pantois pendant quelques secondes. Vivre avec les souvenirs du futur, avait finalement peut-être du bon. Dans un hochement de tête entendu et un accord silencieux, Voldemort lui jeta alors un dernier coup d'œil, avant de se tourner vers sa femme. Pétrifiée, elle n'osait même pas croire en ce qu'elle voyait. Deux Jedusor se mettant d'accords pour la retenir prisonnière contre son gré.

- Veille sur eux au prix de ta vie. C'est un ordre. Dit-il au jeune homme.

- Sérieusement ? Ne put s'empêcher de pouffer Jedusor face à son alter-ego lui donnant un ordre.

Mais l'heure n'était pas à l'humour. Devant son regard plus noir que la mort, Tom acquiesça gravement, conscient de ce que son rôle impliquait à cette heure.

- Compte sur moi.

- Ne fais pas ça... souffla brusquement Ginny, suppliante.

- N'oublie pas ta promesse.

- Non !

Mais il était trop tard. Face à son dos la quittant à son tour, Ginerva s'écria après lui et chercha désespérément à le suivre. Mais Jedusor la retenait déjà par la taille, son corps faisant barrage devant elle, alors qu'elle s'acharnait déjà à essayer de le fuir.

- Non ! Lâche-moi !

- Pour l'amour de Merlin, calme-toi !

- Je ne peux pas les laisser partir ! S'époumona-t-elle tandis que son fils s'écriait autant qu'elle dans des pleures incontrôlable.

- Ils vont revenir !

- Tu n'en sais rien ! Paniqua-t-elle en berçant Magnus aussi bouleversé qu'elle.

- Quoi qu'il leur arrive, ce n'est plus notre problème.

- Comment tu peux oser dire ça ?! Ce sont tes futurs enfants qui sont dehors !

- Je le sais bien ! S'énerva-t-il tout aussi brusquement en la claquant la porte de la chambre. Mais le seul moyen de préserver leur naissance est que tu restes en vie ! Et je n'ai aucune envie de risquer la leur en te laissant te faire tuer !

- Tu ne peux pas me garder ici... Gronda la jeune femme hors d'elle.

- Tu as entendu ton Maître. C'est un ordre. Cingla-t-il.

Ces mots, la révulsèrent comme lui donnèrent envie d'écraser son poing contre sa figure. Mais malgré elle, elle n'en eut pas le temps, son corps violemment projeté contre lui, par le souffle irradiant et parsemé de verres, d'une explosion toute aussi inattendue qu'à la puissance éminemment mortelle...


- Maman ! Maman !

Rosalie hurlait à n'en plus pouvoir dans la panique de la catastrophe. Devant les ruines fumantes du clocher, le scénario qu'avait prédit Voldemort n'était rien comparé à sa réalité. Alors que l'édifice s'était affaissé sur une vingtaine de familles innocentes, on entendait leurs hurlements d'horreur se mélanger avec ceux de leurs morts arrachés à la vie, depuis l'outre-tombe. Des maris épeurés, cherchaient leurs femmes dans les décombres ; des orphelins vagabondait le visage souillé de sang et de larmes, tandis que des mères ne priaient plus que pour que la mort les emporte, leurs mains serrant avec force celles inertes de leurs enfants perdus. Ce n'était pas une attaque, non. Mais une véritable tragédie, que Grindelwald avait orchestré. Un tonneau d'horreur que rien n'aurait su décrire. Et l'idée qu'Hermione et Drago puissent s'y trouver, retournait l'intestin de la Jeune Malfoy dans des sanglots qu'elle n'aurait su faire taire. Ébranlée de tout son être, elle zigzaguait entre les ruines et les corps, tandis que derrière elle, Ron, Voldemort, Blaise et Terrence dévisageaient cette scène de désolation, couverts de poussière et désorientés par la force de l'explosion qui les avaient percutés.

Mais si cet acte isolé semblait déjà à lui seul suffisant, il ne le parut pas assez aux yeux de son investigateur. Et alors que des dizaines de familles rescapées fuyaient, on vit une véritable nuée mortelle s'abattre sur les restes du village. Une dizaine d'individus masqués sortirent de partout et de nulle part, transformant la place centrale en un champ de bataille. Puis, ils devinrent une centaine, avant qu'on ne puisse plus que distinguer une masse informe de sorciers hurlant à la mort dans leurs sortilèges cruels et cuisants. Éparpillés, ils se ruèrent sur la moindre forme de vie leur résistant. Du sang se mit à ruisseler dans les rues, des bâtiments s'écroulèrent sous le poids de flammes agressives et dévorantes, des cris terrassés replacèrent le bruit sourd de chaque âme meurtris, ponctués des rires malfaisants et satisfaits de leurs oppresseurs ; et au milieu de tout cela, on n'arrivait à peine à distinguer les sorts de défenses du Seigneur des Ténèbres. La tactique défensive n'était plus utile à cette heure. Ne restait que l'attaque et l'espoir d'en réchapper. Ne se laissant guider que par sa rage, Voldemort avait saisi Rosalie pour l'écarter de la trajectoire d'un sort de mort imminent, et s'en donnait désormais à cœur joie. D'abord un, puis deux, il en fit rapidement tomber une dizaine alors que leur nombre ne semblait que croître, avant de se voir rejoindre par Katherine et les autres.

Surpris par une telle riposte, un cri de ralliement résonna dans une rue adjacente, et c'est tout un escadron qui se détacha du massacre pour les affronter. Baguettes en mains, les sorts fusèrent plus rapidement que les corps n'eurent le temps de tomber. Aucun des fidèles de Grindelwald ne s'était attendu à une telle confrontation, pourtant, aucune mort dans leur camp n'aurait semblé capable de les faire reculer. Et étonnement, cela ravit presque les sorciers. Voir autant de vies gaspillées, avaient transformé leur nausée en une haine si grande, qu'aucun d'eux n'aurait souhaité les voir battre en retraite. Non. A cette heure, la seule vue de leur sang leur suffisait, galvanisé par la peur toujours plus grande, de voir l'un d'eux pénétrer l'auberge où Ginny, Magnus et Tom étaient resté à couvert. Non, ils ne pouvaient se le permettre. Ils refusaient d'accorder la moindre pitié à ces hommes, tout comme eux, n'en n'avait montré aucune à l'égard des innocents dont le sang jonchait les pavés. Ce n'était plus un combat de défense ou de survie. A ce stade, c'était une guerre de vengeance. Et personne parmi eux, n'avait l'intention de la perdre.

Katherine, de ses mains maudites, se montrait plus efficace qu'avec une baguette. D'un effleurement de son seul pouvoir, des hurlements survenaient avant un silence éternel, lui donnant davantage de frisson que le froid transcendant du mois de Décembre.

Blaise et Terrence, dans un duo inattendu, achevaient quiconque l'esquivait ou lui survivait, projetant les fidèles contre les pierres de clocher avec tant de hargne, que certain semblaient presque exploser contre ces dernières dans des débris de chaires malsaines.

Rosalie et Ron, eux, s'étaient écartés du groupe, s'enfonçant à grandes enjambées dans les petites rues toujours hurlantes du fait des assassins qui les avaient assaillis. Ils ne les auraient pas cru capable d'entrer dans chacune des maisons pour y tuer leurs habitants, et pourtant c'est bien ce qu'ils virent. Aussi, sans hésiter, Ron et Rosalie firent de même, propulsant sur eux le moindre meuble capable de les mettre à terre, et évacuant du mieux qu'ils purent les civils encore en vie. Mais devant ces scènes de carnages, leurs esprits s'embrasèrent à leur tour. A tel point, qu'ils ne réfléchirent pas et allèrent jusqu'à sceller les portes des foyer incendiés, pour enfermer les tueurs et les laisser froidement périr dans les flammes.

Oui, c'était un massacre, désormais des deux côtés. Mais Hermione, elle, n'en vit rien. Assommée par le souffle de l'explosion, la jeune femme était à terre, le corps à moitié couvert de débris dans ses propres gémissements douloureux. La vue trouble, elle n'entendit ni les sorts de morts qui faisaient rage, si mêmes les cris des victimes. Seuls résonnaient dans sa tête les battements difficiles de son coeur, et son prénom, hurlé de la voix de Drago avant que tout s'effondre. Une voix, qu'elle ne percevait plus dans le brouhaha qui l'entourait et qui lui insuffla la pire peur qu'elle aurait pu imaginer. Pétrifiée dans son angoisse, elle senti une adrénaline paniquée infiltrer ses veines, la poussant à ramper malgré la douleur hors des pierres qui la retenaient prisonnière et à hurler dans son acouphène, le prénom du Malfoy. Horrifiée, elle se releva du mieux qu'elle put et évita autant de sort que possible, son corps boitant derrière son ombre plus rapide. A cet instant, elle se maudit comme jamais elle ne l'avait fait de sa vie, s'insultant du tous les noms pour son égoïsme fatal. Par sa faute, Drago l'avait suivi. Par sa faute, il avait été là quand le clocher avait explosé. Par sa faute, il était peut-être l'un des corps qui peuplaient la place du village par centaine.

- Drago ! Drago !

Elle retourna des pierres, des morts, des blessés à l'agonie, mais rien de tout cela ne sembla la rapprocher un tant soit peu de lui. Et pourtant, elle ne pouvait se résilier à arrêter, ni même se résoudre à aller aider les autres en plein combat. Portée par son angoisse, elle se précipita alors dans les rues, avec le mince espoir qu'il ait put chercher à se mettre à couvert, mais son idée fut une erreur. A peine éloignée de la place, elle fut prise en chasse par deux fidèles, qu'elle entendit s'esclaffer devant son état si pitoyable. Armée mais faible, elle riposta alors à tous leurs sortilèges, mais sa détermination ne réussit à la faire vaincre. Prise par surprise, elle s'écroula dans son propre hurlement, sa jambe brutalement frappée par un Charme Noir informulé qu'elle n'avait pu éviter. A terre, le visage grimaçant, elle n'eut pas même le temps de reprendre son souffle, frappée par un Doloris cuisant qui la terrassa. Au bord de l'inconscience, elle redouta l'Adava dans le tremblement incontrôlé de son corps torturé. Elle n'était pas prête à périr de la sorte. Pas après tout ce qu'elle avait enduré pour survivre, pas sans savoir si Drago était vivant. Pas sans avoir retrouvé ses enfants.

Alors que son bourreau s'égosillait d'hilarité devant elle, elle chercha à ramper mais se fit de nouveau torturer, ses ongles griffant les dalles du sol jusqu'au sang, avant que son calvaire ne prenne enfin fin. Désorientée, elle ne réussit qu'à percevoir la chevelure blond platine de sa fille, qui dans un hurlement enragé avait envoya au mercenaires, un nuage de débris de verre en plein visage. Froidement, elle les regarda s'écrouler au sol, défigurés, en sang et aveugle dans la mort, le cœur comblé par leur sort.

- Maman ! S'écria-t-elle horrifiée en se jetant sur elle.

- Rose...

- Ça va aller, je suis là !

Sa voix tremblante, traduisait sa panique devant son état. Le souffle à peine existant, sa mère enserra sa main, à deux doigts de sombrer dans le noir d'une fatigue et d'une douleur trop grande.

- Hermione ! S'écria Ron à les apercevant.

- Tien bon, s'il te plaît, tien bon !

Elle voulait lui dire qu'elle y arriverait, mais à cet instant, elle n'était plus sûr de rien. Alors que Ron les rejoignait, un haut le cœur la prit soudainement et sa respiration s'affaiblit, lui brûlant la gorge et la bouche dans un flot ensanglanté qui se déversa sur les dalles et qu'elle toussa douloureusement dans son agonie. Face à cela, Rosalie s'horrifia et le Weasley blêmit, avant de la soulever à bout de bras pour s'empresser de les mettre à couvert. Mais rien n'aurait sût empêcher la Granger d'essayer de l'arrêter, pour continuer sa quête.

- Drago... il... il est quelque part. Bafouilla-t-elle, tandis que son sang goûtait encore de son menton.

- On le trouvera ! Mais tu dois rester tranquille.

Pourtant, alors qu'il la posait au sol, un autre flot jailli de sa gorge, mêlé de ses larmes d'épuisement. Tout son corps n'était plus que feu, l'air lui manquait et sa vue se dérobait à elle.

- Mais...

- Ne parle pas ! S'écria Rosalie.

Dans la panique, la blonde se saisit de sa baguette et jeta autant de sort de guérison qu'elle put pour la garder consciente. Mais malgré ses efforts, ses toux sanglantes ne cessaient pas, et l'impuissance la gagnait. D'une main tremblante, elle déchira alors son haut dont un sang, qu'elle n'avait d'abord pas cru être le sien, s'écoulait. Elle vit alors dans un sanglot horrifié ce qui ressemblait à un éclat de fer, planté entre ses côtes dans une plaie aussi longue qu'une paume de main. Un débris de l'explosion, qui dans sa course, n'avait cessé de se frayer un chemin dans sa chaire trop tendre pour lui.

- Oh Seigneur... souffla-t-elle.

- Tu peux faire quelque chose ? Demanda Ron inquiet.

- Je... je peux essayer. Mais il faut retirer cet éclat avant qu'il ne la tue. Il... il a perforé son poumon !

- Et bien fait le !

- Facile à dire pour celui qui n'a pas à le faire ! S'énerva-t-elle. Je pourrais tout aussi bien la tuer en l'enlevant !

- Je survivrais. Grimaça Hermione dans un souffle. Allez... allez chercher Drago, Scorpius et Kai ! Ce sont eux la prior...

Mais une autre toux lui coupa la parole, pétrifiant davantage les sorciers désemparés dans son agonie toujours plus grande.

- Ils vont nous tuer si on te laisse mourir ! Rosalie, fais-le ! On n'a pas le temps !

La jeune femme déglutit, paralysée par l'idée de mal faire, de pousser sa mère dans la tombe et de la perdre pour de bon. Mais le choix ne s'offrait pas elle, car rester inactive, risquait tout aussi bien de la tuer. La gorge serrée, elle retroussa ses manches et tâta aussi doucement que possible, la plaie saignante. Des débris, du verre et de la poussière s'y accrochait, minant le chemin jusqu'à l'éclat en ferraille qui brillait dans sa chaire. La blessure était profonde, et le sang abondant à mesure que la poitrine d'Hermione se soulevait avec difficulté.

- Je ne dois pas le rater ! Couvre-nous !

Dans l'instant, Ron obéit, détalant comme un lapin, sa baguette en avant, et la rage au cœur, prêt à les défendre contre n'importe quels démons.

- Tu peux le faire... souffla Hermione. Tu es douée...

- J'aimerai pouvoir être aussi confiante.

- Tu devrai l'être. Tu... tu es ma fille. Une Malfoy et... et une Granger. Bafouilla-t-elle dans son sang.

- Arrête de parler, tu t'épuises !

Dans une grande inspiration et à l'aide de sa magie, Rosalie fit de son mieux pour écarter les chaires meurtries de sa mère. Mais plus elle cherchait à extraire le corps étranger, plus ce dernier semblait la fuir, s'enfonçant toujours plus profondément sous les gémissements de son hôte au bord de la rupture. Plus les secondes passaient, plus on pouvait entendre les cris du dehors et les explosions ravageant le village, mais au milieu de tout cela, seul le son irrégulier de la respiration d'Hermione importait à la blonde. Une respiration qui ne se régulait pas, à mesure que son sang se répandait au sol et sur ses mains.

- Je... je n'y arrive pas ! S'exclama-t-elle le visage déformé de sanglots.

- Rose...

- Maman, aide-moi ! Dis-moi quoi faire ! Dis-moi comment l'enlever !

Mais elle ne dit rien. A la place, Hermione ne put que sourire malgré la douleur.

- Ça va aller. Ne t'en fais pas...

- Non ! Tu... Tu es en train de mourir !

- Je...

- Il faut que je t'emmène au Maître ! Lui seul pourra te sauver ! S'écria-t-elle.

Mais même si cette idée pouvait marcher, encore fallait-t-il arriver jusqu'à lui en vie. Or, même le combat acharné de Ron dans la rue adjacente, n'aurait pas suffi à leur dégager la voie. A bout de souffle dans son cauchemar, Rosalie se redressa alors, sur les quai vive, ses cheveux blonds subitement rouge, gouttant du sang de sa mère. Il ne lui restait qu'une solution. L'amener à elle.

- Je... je vais le chercher !

- Rose, non...

- On n'a pas le choix ! Tu ne survivras pas au voyage ! Reste là, d'accord ? Je reviens très vite !

Protester aurait été inutile, car déjà elle était partie en trombe, laissant la Granger seule dans sa ruelle isolée, avec l'espoir de l'y trouver encore en vie à son retour. En la voyant courir de la sorte, Hermione soupira intérieurement dans sa tourmente. Elle ne pouvait pas mourir. Elle ne pouvait pas infliger cela à sa fille. Pas maintenant. Alors qu'elle se concentrait sur le peu de force qui lui restait, elle réussit à se redresser dans un cri à peine contenu avant d'esquiver un sourire. Qui l'aurait cru ? Un bout de ferraille risquait de la tuer, elle, la Sorcière la plus douée de toute sa génération. Une mort très moldu en soit. Un clin d'œil aussi bien ironique, que cynique, qui aurait ravi Bellatrixe sans le moindre doute. Une mort moldu, pour une sang de bourbe...

Affaissée contre le mur, Hermione regarda autour d'elle, apercevant vaguement des éclats de sorts et des visages flous. Pourtant, alors qu'elle s'apprêtait à se convaincre qu'il ne s'agissait que de mirages, un écho retenti en elle. D'abord faible, il s'intensifia, avant de devenir si réelle qu'elle crut bien l'entendre à côté d'elle. C'était une voix. Un rire plus précisément. Le genre de rire qu'on entend qu'une fois dans une vie, et qu'on ne peut oublier. Jamais. En particulier, quand il s'agit de celui de l'un de ses fils.
Les yeux désormais grands ouverts sur sa révélation, elle crut bien tomber d'un immeuble de dix étages. Elle ne pouvait pas rêver. Son cœur était trop plein de cauchemar. Aussi elle se mit à prier Merlin, et tous les Dieux qui l'avaient abandonné en ce monde. Elle était certaine de ne pas halluciner. Elle était certaine de l'avoir entendu. C'était lui. C'était Kai. Portée par un espoir encore plus grand que sa survie, Hermione en oublia jusqu'à l'impuissance de son propre corps et se mit à ramper au sol, une traînée de son propre sang derrière elle. Elle se fichait d'y laisser jusqu'à la moindre goutte. Tout ce qu'elle voulait, c'était le voir. Se convaincre qu'elle ne s'était pas lancée peine perdue dans un combat qui au final, n'en aurait pas valu la peine. Se convaincre que malgré ses torts, elle avait eu raison de courir au beau milieu de cette place. Se convaincre qu'elle avait vu juste, et qu'il était bien là. Qu'il avait besoin d'elle.

Sans savoir comment, elle parvînt à arriver au bout de la rue, et réussit même à se mettre à genoux, une main plaquée contre sa poitrine éventrée. Son buste n'était plus qu'une immense tâche rouge, se cheveux collant sa blessure, et son teint plus pâle que de la craie. Mais son regard brûlait toujours, et rien n'aurait su arrêter son étincelle de briller. Sa baguette serrée contre elle, elle s'avança alors dans la marche la plus suicidaire de toute sa vie, et se dévoila dans la rue centrale. Face au nombre de fidèle, Ron avait dû battre en retraite un peu plus loin, mais elle n'en fit rien malgré le danger et marcha lentement au milieu des ruines et du sang, rasant les murs pour s'y appuyer du mieux qu'elle le pouvait à la recherche de son fils. Il était là, et plus aucun doute ne l'habitait. Mais la difficulté à cette heure, était de le trouver.

Très vite repérée, elle réussit malgré son état à se défendre des sorts que quelques fidèles se mirent à lui lancer, n'hésitant pas à tuer le premier l'approchant d'un peu trop près. Elle ne sut pas combien de mètre elle parcourut ainsi, vulnérable et blessée. Mais ce dont elle était certaine, était que peu importe la douleur que cela lui avait coûté d'endurer, ça en avait valu la peine. Cent fois même. Car au bout de l'allée, au bout de ce cauchemar, elle le vit.

Debout, vêtu d'une sombre cape, et le visage découvert, Kai arborait un sourire à faire trembler Satan lui-même ; et pourtant, son le cœur d'Hermione s'envola d'un bonheur incommensurable. D'un bonheur que seule une mère aurait pu comprendre.

Il n'avait pas changé. Ses cheveux noirs de Jais, contrastaient naturellement avec sa peau rayonnant sous le soleil de midi. Ses yeux sombres, ses fossettes, ses dents blanches... tout chez lui, la ramena à la vision de l'enfant qu'elle avait vu dans la Dimension parallèle. Son fils, son bébé, était là. En vie, mais donnant la mort.

Jamais elle ne l'avait vu ainsi. Jamais elle n'avait vu un sourire aussi grand et hystérique couvrir son visage. Et jamais, elle n'avait ressenti un frisson d'effroi, en même temps qu'un frisson de joie. Sa peau était éclaboussée de sang encore chaud, et ses mains nues en étaient recouverte, semblable à des gants rouges qui lui remontaient jusqu'aux avant-bras. Bouche bée, elle voulut l'appeler. Hurler son nom par-delà les cris de ses victimes, et mettre à terme à tout cela ; le ramener auprès d'elle pour ne jamais plus le laisser partir. Mais une toux la devança, la faisant tomber à genoux dans des crachats sanglants qui lui arrachèrent la gorge et le peu de souffle qui lui restait. Démunie, elle ne vit pas un fidèle arriver dans son dos, ni n'entendit son propre hurlement quand un Doloris la frappa.

Puis un deuxième.

Mais malgré sa mort imminente, Hermione ne put regretter son choix. Au moins, avait-elle eu la chance d'apercevoir l'un de ses fils, pour la toute dernière fois.


Coucou ! Voici la suite ! Désolé pour ce petit retard, mais j'espère que ce chapitre vous a plût ;)

N'hésitez pas à me donnez vos avis sur la confrontation du jour ! Kai qui est en crise ? Drago qui a disparu ? Hermione qui est blessé ? Quand est-il de Tom et Ginny ? Vous le saurez la semaine prochaine :) Soyez au rendez-vous !

Gros Bisous à vous ! A très vite ! 3