Drago se mettait à véritablement considérer la possibilité qu'il puisse être maudit. Comme si l'explosion du Stade de Quidditch par Grindelwald n'avait pas suffi, il avait fallu qu'il soit victime de celle d'un clocher. Sérieusement... d'un clocher. Et tout cela dans la même année ! A croire que l'Esprit du Temps aimait le voir se débattre sous des ruines.
Le souffle court et la gorge pleine de poussière, il grimaça dans une quinte de toux. La force de l'explosion l'avait littéralement expulsé au loin, le reléguant à un poids plume ridicule. Retombé sur une échoppe de marché, où plusieurs débris d'édifices l'avait enseveli, le jeune homme s'était réveillé sonné, assommé, et blessé, incapable de se resituer dans le temps et l'espace. La vision trouble, il s'était relevé dans l'écho de son acouphène, le visage en sang et plus étourdi que jamais, avant de brusquement sentir un sort lui frôler la tête et de se faire plaquer au sol dans la plus grande incompréhension.
- Nan mais tu veux mourir où quoi ?! S'exclama Harry, sa baguette fumante en main.
- Po... Potter ? Qu'est-ce que...
Mais il ne prit pas le temps de l'écouter. A peine couvert sous le stand avachit, Harry se releva dans son essoufflement et projeta de sa magie, leur assaillant, qui retomba lourdement contre un mur. Bouche bée, Drago chercha à parler mais n'en n'eut pas l'opportunité, son bras brutalement saisi par le survivant qui l'entraîna avec lui dans une course effrénée jusque dans une ruelle isolée.
- Mais c'est quoi ce délire ?! J'ai dormi longtemps ?
- Gardes tes questions pour toi, ce n'est pas le moment ! S'énerva-t-il le souffle court. On se fait attaquer par les fidèles de Grindelwald !
- Déjà ?!
- Je crois que ça répond à la question du temps de ton inconscience...
- Mais, où sont les autres ? Hermione ? Rosalie ?! Paniqua-t-il horrifié.
- De l'autre côté, sur la place principale. Quant à Hermione et ta fille, il me semble qu'elles sont avec Ron dans les rues. Mais on ne va pas tenir très longtemps ! Ils sont plus nombreux à chaque offensive, on ne pourra pas tous les repousser.
Le cerveau du blond vrilla. Hermione et sa fille, seules dans des rues attaquées de toute part ? C'était un cauchemar. Saisi d'une adrénaline effrayée à l'idée qu'il puisse leur arriver malheur, il empoigna le bras d'Harry, horrifié.
- Amène moi à elles !
- Nan mais t'es malade ! Ils sont une vingtaine rien que dans cet angle de rue ! On va se faire tuer !
- Je dois les retrouver ! Hermione est persuadée que Kai et Scorpius sont là ! Elle ne s'arrêtera pas avant de les avoir trouvés ! S'exclama-t-il.
- Je ne les aient pas encore vu. Dit-il alors. Mais s'ils sont là on ne va pas tarder à le savoir.
- S'il te plaît Harry ! Supplia-t-il alors désespéré sous le regard surpris du survivant. Ai... Aide moi. Je dois sauver ma famille !
Il ne pouvait pas les perdre. Il ne pouvait pas les laisser se battre seules. C'était hors de question. Une véritable hérésie à ses yeux. Et quitte à mourir pour les sauver, Drago s'en contre fichait.
Face à lui, Harry déglutit, pétrifié de stupeur devant l'intensité du regard d'acier de son compagnon. Jamais, ô grand jamais, il n'aurait cru voir un jour le Grand Drago Malfoy, lui demander de l'aide. Et jamais, il n'aurait imaginé voir une telle inquiétude et peur dans le profond de ses iris froides. Et pourtant, il était bien là, mortifié de terreur et implorant devant lui, oubliant toute fierté ou orgueil déplacé, dictés par son sang, son nom ou son éducation. Ne comptaient qu'Hermione et ses enfants... ne comptaient que ceux qu'il aimait, au risque de se faire tuer pour les sauver. Et à cet instant, Harry ne put que comprendre son désespoir. Il était prêt à tout, quitte à se jeter sous les feux ennemis sans la moindre hésitation. Comme lui l'avait été pendant la guerre de Poudlard. Et comme il l'espérait toujours l'être malgré sa déchéance.
Le regard dur mais entendu, il survivant hocha alors la tête, une main accrochée à l'épaule de Drago.
Depuis toujours, leur relation n'avait été que haine mutuelle et mépris. Ils s'étaient détestés, menacés et blessés... mais les choses avaient changé. Le futur qui les attendait les avaient poussés à se supporter, se côtoyer, se tolérer, pour finir par les forcer à s'entraider. Au début, par obligation. Aujourd'hui, par choix. Car malgré leurs histoires, ils ne pouvaient le nier ; aussi bizarre que cela pouvait paraître, et bien qu'ils ne le reconnaîtraient jamais devant qui que ce soit, un respect était né.
- D'accord. Souffla-t-il. Reste à couvert jusqu'à mon signal.
- Merci Harry.
- Retrouve les, et revenez vivant.
Oui, les choses avaient bien changé entre eux. Mais en bien.
L'œil alerte et fixé sur l'embouchure de la ruelle, Harry inspira avec force. Il ne lui restait plus qu'à prier.
Hermione tomba dans l'inconscience dans un dernier hurlement. Le dernier qu'elle crût rendre de sa vie. Le dernier qu'elle crût que personne n'entendrait jamais. Et pourtant, quelqu'un le perçu. Kai, lui, l'entendit. Comme un seau d'eau glacée qu'on lui aurait balancé au visage, il s'était figé au-dessus de sa victime agonisante. Pétrifié, il senti alors ses entrailles se tordre, comme sous l'effet d'une lame émaillée. Éventré dans son âme, le souffle coupé par une douleur nouvelle, il fit volteface sans même s'en rendre compte. Comme une gifle dont la violence n'avait pas d'égale, le jeune homme vit alors son pire cauchemar se réaliser sous ses yeux : Sa mère au sol, seule, face contre terre, et en sang, gisait devant lui, semblable à tous les autres cadavres encore chauds à qui il venait d'ôter la vie.
D'abord incertain, il crut d'abord à une hallucination au milieu de sa vue troublée. Un relégua de son esprit tourmenté, qui n'avait pour but que de le torturer davantage au milieu de son extase macabre. Mais... ce pouvait-il seulement que cela soit réel ? Que ces cheveux imbibés de sang soient bien ceux avec lesquels il jouait quand il était enfant ? Que ce visage livide, soit celui si rose qu'il avait embrasé avec amour ? Que ces yeux clos, soient ceux qui l'avait veillé des heures entières pendant ses nuits de cauchemars ? Non, il ne voulait pas le croire. C'était impossible. Inimaginable même. Et pourtant... le frisson qui le parcourut n'avait rien d'irréel. Comme un appel venant du fin fond des enfers, il pouvait le sentir, plus présent et terrassant que jamais au milieu des brûlures irascibles de sa chaire. C'était trop douloureux pour n'être qu'une fabulation. Trop douloureux pour ne pas être vrai. Trop douloureux tout court. Le souffle coupé, il la regarda alors, pendant plusieurs secondes, cherchant par tous moyens un détail, un indice qui lui mettrait dans l'erreur. Mais malgré lui, plus le temps passait, plus la douleur grandissait ; et avec elle, la certitude terrifiante que ce n'était pas un rêve… et que sa mère adoptive, Hermione Granger était bien là devant lui. Presque morte.
Sans s'en rendre compte son corps réagit avant lui dans un réflexe qu'il ne put contrôler. Dans un Avada surpuissant et un cri désespéré, il envoya voler le corps du bourreau de sa mère sous les yeux stupéfait de ses camarades, mais n'en n'eut que faire. Essoufflé par la puissance mortelle de son sort, Kai s'élança vers elle en trombe, perdu dans la confusion de la réalité qui se jouait devant lui. C'était elle. Elle était là. Et Dieu seul savait à quel point il aurait souhaité que ce ne soit pas le cas.
Sous ses yeux, elle se vidait de son sang, la poitrine éventrée et le souffle quasi-inexistant. Horrifié, il ne chercha même pas à comprendre comment elle avait pu se retrouver dans cette époque, ni par quelle malédiction il avait fallu qu'elle soit dans ce village, ce jour-là précis. Tout ce qu'il parvenait à voir était la traînée rougeâtre qui coulait de sa bouche, son teint presque transparent, ses cernes noirs, et ses veines bleutées.
- Hermione ! Hermione ! S'écria-t-il en la prenant contre lui.
De toutes les horreurs qu'il avait pu voir et infliger au cours de sa tortueuse existence, cette vision était bien à ses yeux, la pire de toutes. La quintessence de toutes ses peurs et ses cauchemars. Les yeux écarquillés et le cœur pétrifié d'horreur, il prit son visage en coupe. Ses joues étaient froides, inertes, et mortes sous ses doigts rouges, ne faisant que le projeter dans un souvenir où elles étaient roses, chaudes et souriantes. Un contraste si grand séparait ses deux instants, qu'il lui fit l'effet d'un deuxième coup de poignard. Non... ce n'était pas possible. Cela ne pouvait pas l'être.
- Non... non, non, non ! Hurla-t-il à bout de souffle. Maman ! Maman je t'en prie, réveille-toi ! Réveille-toi !
Mais ces cris étaient vides de réponses. Les mains tremblantes, il chercha à appuyer sur sa plaie béante, et lança vainement quelques sorts de guérison. Mais là encore, cela n'y changeait rien. Hermione restait immobile dans ses bras.
- Ce n'est pas possible... ce n'est pas possible. Dit-il le souffle haché. Par pitié, non... non...
- Kai ! Hermione !
La voix de Drago résonna au loin, plus forte alors que le son des autres explosions du village. Ébranlé, Kaï le regarda alors s'élancer à toute jambes vers eux. Mais face à son père et avec le corps de sa mère entre ses mains, le jeune homme ne sut comment réagir, profondément pétrifié d'une terreur qu'il n'avait jamais connu jusqu'à ce jour.
- Dr... Drago, je...
- Merlin tout puissant... Qu'est-ce qui s'est passé ?! S'écria-t-il mortifié en s'agenouillant devant eux, presque pas surpris d'y trouver son fils.
- Je... je... ne sais pas. Elle... elle...
Mais aucun mot n'aurait pu sortir de sa gorge. Aucun mot n'aurait su décrire ce qu'il avait vu, ou relativement comprit. Car aucun n'aurait fait l'affaire.
- Kai ! Kai parle-moi ! Paniqua-t-il en voyant son fils perdre pied.
- Je crois que j'ai essayé de... de la sauver, mais c'était... c'était...
Drago n'eut pas besoin de davantage. Au contraire, il refusait d'entendre les derniers mots de Kaï.
- Non... Souffla-t-il. Non ! Hermione !
Le désespoir et la folie s'emparèrent de lui, révélant le sang Lestrange qui coulait dans ses veines. Des mots et des syllabes se mirent à se mélanger sur sa langue, ponctués de cris de colère et de sanglots, alors qu'il se saisissait du corps de son aimée, et le secouait pour le réanimer. A ce stade, plus aucune magie n'était utile, et dans leur bras, Hermione, leur mère, leur femme, était perdue. Mais pas seulement... Tout était perdu. Mais un autre cri, plus déchirant encore, perça l'air au milieu de cette horreur. Celui de Rosalie, suivit du Maître et de tous leurs amis. Dans le flou le plus total, Kai vit sa soeur, Terrence, Katherine et tous les autres dévaler l'avenue pour les rejoindre. Devant cette scène, son esprit se décrocha presque de la réalité, et il les regarda s'agglutiner autour d'Hermione, sans comprendre ni entendre le moindre de leur mot, perdu dans sa propre conscience.
- Maman ! Maman !
- Rosalie calme toi ! Paniqua Terrence en la retenant par la taille pour qu'elle ne se jette pas sur le corps.
- Il faut faire quelque chose ! Il faut faire quelque chose !
- Maître, je vous en prie ! Supplia Drago à son tour. Trouvez quelque chose, n'importe quoi... par pitié...
Voldemort déglutit. Agenouillé près d'Hermione, il n'avait nul besoin d'être un expert pour voir à que la situation était au-delà du critique. Mais bien catastrophique. Sa baguette levée, il chercha le moindre signe vital, le moindre souffle, et le moindre battement auquel se raccrocher. Mais bien malgré lui, tous semblaient presque éteint et rien d'apparent ne vivait plus en elle. Son corps se vidait des dernières gouttes de son sang, ses poumons n'avaient presque plus d'air, et rien ne semblait capable d'arrêter l'œuvre de la mort devant eux. La guérir à ce stade était tout bonnement impossible. Face à cela, une grimace douloureuse se colla sur son visage fatigué. Leur quête, leur mission ne pouvait pas finir ainsi. Pas maintenant. Pas après tout ce chemin. Et plus important encore, la vie d'Hermione Granger non plus. La plus tenace, agaçante et intelligente de toutes les sorcières de leur temps, ne pouvait pas rendre l'âme de cette manière. C'était un affront, une honte, un gâchis plus grand que tout ce qu'il avait pu voir par le passé. Et il s'y refusait. Voldemort refusait de perdre son élève la plus prometteuse.
Dans une rage mêlée de détermination, il fit alors la seule chose qui était encore en son pouvoir. Sa magie au bout des doigts, il lança une incantation en latin avant de toucher le front désormais glacé de la sorcière. L'air vibra bien autour d'eux, mais Hermione ne bougea ni ne se réveilla davantage.
- Qu'est-ce... qu'est-ce que c'était ? Demanda Ron tremblant.
- Un sort de conservation.
- De... de quoi ?!
- Elle n'est pas encore morte. Dit-il sombrement. Mais c'est tout comme. Le seul moyen de l'empêcher de définitivement quitter ce monde est de préserver et ralentir le dernier battement de son cœur dans son corps. Ça la gardera plus ou moins vivante, jusqu'à ce qu'on arrive à la guérir. Mais il ne durera pas éternellement.
- Alors... alors on peut la sauver ? S'émerveilla Drago.
- Je l'espère. Mais ce n'est pas ici qu'on le pourra. Les troupes de Grindelwald se sont repliées, on doit en profiter et partir tant qu'il en est encore temps ! S'empressa-t-il de conclure en faisait léviter le corps de la Sorcière.
- Tom et Ginny sont toujours dans l'Auberge, on doit les rejoindre.
- Non, non attendez ! S'empressa brusquement de s'exclamer Rosalie.
Tout en se dégageant de Terrence, la jeune femme se précipita sur son cousin, dont le regard s'était perdu dans le vide. Dans un souffle désespéré, et un sanglot d'émotion, elle l'enlaça dans une étreinte qu'il ne vit pas venir et qui le laissa aussi pantois que bouleversé. Au milieu de tout cela, ils en étaient tous deux venus à oublier qu'ils ne s'étaient pas vus depuis presque un an maintenant, sa cousine l'ayant crû perdu pour toujours.
- Merlin soit loué, tu es vivant. Souffla-t-elle contre lui.
- Rose... balbutia-t-il décontenancé devant son regard.
- Où est Scoprius ? Demanda-t-elle alors pressée. Et Magnus ? Où sont-ils ?!
Devant autant de questions, Kai bégaya, désormais fixé avec attention par tous. Mais que pouvait-il dire ? Magnus avait disparu depuis deux semaines, ne laissant ni traces à suivre ou indice à récolter. Quant à Scorpius... Scorpius... Au nom de son cousin, des images se mélangèrent. Des visions, souvenirs et brides de voix le saisirent, avant qu'une urgence folle n'ébranle son esprit engourdi. Scorpius était en mission lui aussi. Une mission qui allait finir de tous les achever. Écarquillant ses yeux d'horreur comme de panique, il se tourna vers l'assemblée de sorcier devant lui. Ils étaient seuls au milieu du champ de bataille.
- Seigneur... Scorpius... s'horrifia-t-il en saisissant le bras de la blonde. Il faut partir ! Maintenant !
- Quoi ? Mais pourquoi ?!
- Non ! Où est mon frère ?! Paniqua Katherine.
- On n'a pas le temps !
- Mais de quoi tu parler ?
- Scorpius a miné le village tout entier ! Il devait le faire exploser à l'arrivée des Aurores, mais vu la résistance que vous avez faite, les ordres ont changés !
C'est là qu'ils comprirent. Le repliement des forces de Grindelwald n'était pas anodin, mais bien en prévention de quelque chose de plus gros encore. La destruction intégrale d'un village, qui serait bientôt rayé de la carte.
Un village, avec Tom et Ginny encore à l'intérieur.
- Ginny ! Ginny !
Tom paniquait. Sonnée par le choc de l'explosion, la jeune femme ne bougeait pas, couchée sur son corps, et Magnus en pleurs blotti contre elle. Retenu au sol par un bout de la petite armoire de leur chambre, le Jedusor s'extirpa dans un gémissement douloureux, le visage en sueur. Confiné entre trois poutres de charpentes s'étant affaissées au-dessus d'eux, l'air qu'il toussait n'était plus qu'un concentré de poussière volante. Tandis que le sol, lui, tapissé d'éclat de verre, venait s'illuminer des rayons froids du soleil d'hiver et des incendies dévorants des bâtiments d'en face. Essoufflé, et pris d'une peur affolée, il se précipita instinctivement vers le nourrisson, toujours emmailloté contre sa mère et qu'il prit dans ses bras. Hurlant à la mort dans des cris déchirant, les joues rouges et humides de larmes, Tom ne put que s'extasier de soulagement devant lui. L'enfant était tellement protégé de sorts en tout genre, que pas le moindre éclat de bois ou de verre ne l'avait atteint. A vrai dire, il était même dans un meilleur état qu'ils n'auraient pu l'être. Et cette simple constatation, suffit à le faire remercier tous les Dieux. Magnus désormais blotti contre lui, et Ginny toujours inconsciente, il déchira son pull d'un coup de baguette et se le mit en bandoulière, Magnus vivement accroché au tissu.
- Chut... chut, ça va aller... ça va aller.
Mais ses veines tentative pour calmer son fils étaient inutiles. Pour autant, et malgré le mal de crâne cuisant qui le saisissait, Jedusor n'en fit rien et s'évertue plutôt à tirer le corps de la rousse à ses côtés et à le secouer. Égratignée de partout, il l'ausculta à son tour la boule au ventre, avant de l'éveiller d'un charme de réveil si brutal, qu'elle s'étouffa dans son sursaut, les yeux écarquillés d'incompréhension et une grimace douloureuse collé sur ses fossettes.
- To... Tom ?
- Tu vas bien ?
- Je... je... Magnus ! S'écria-t-elle brusquement en regardant ses bras ballants.
- Il n'a rien, ne t'en fais pas ! Mais toi ça va ?
Désorientée, Ginny déglutit, une nausée lui terrassant l'estomac dans un migraine insupportable. A ce stade, elle ne savait plus où regarder. La chambre était à moitié détruite, une odeur de soufre avait envahi les lieux, tandis que Tom était là, rayonnant d'angoisse devant elle. Et à stade, elle fut presque incapable de dire ce qui était le plus étrange à ses yeux. Qu'une explosion ait retenti au beau milieux du village, ou que Tom Jedusor porte sur lui leur fils, affligé par le fardeau de l'inquiétude et de la peur. Car c'est bien ce qu'elle lut en lui, malgré les étoiles blanches qui parsemaient sa vue.
- Ginny, est-ce que ça va ?! Insista-t-il en la dévisageant.
- Je... je crois, mais... qu'est-ce qu'il s'est ...
- Je ne sais pas, mais on ne peut pas rester ici. S'empressa-t-il d'ajouter en la relevant par la taille. Cette auberge tombait déjà en ruine avant, alors je ne lui donne pas longtemps avant de s'écrouler.
- Mais... mais les autres ?
- Ils iront bien ne t'en fais pas.
- Non ! Je.. je dois aller les aider ! Ils sont besoin de nous ! Paniqua-t-elle le souffle court.
- Ne t'en préoccupe pas ! Cingla-t-il alors. Toi et Magnus êtes mes priorités. Et tout comme Magnus ne devrait être que la tienne ! Ils survivent toujours, tu n'as pas à t'inquiéter.
Mais Ginny ne pouvait pas le croire. Pas après s'être faite assommée par une explosion qui avait dû tout détruire au sol. Pas après avoir vu ses amis et sa famille d'étaler sur cette place principale, qui ne se constituait plus que ruines fumantes. Non, elle ne pouvait pas les laisser à leur sort. Peut-importe sa promesse, peut-importe les risques, elle se devait au moins essayer. Car la simple idée qu'il puisse leur être arrivé malheur, la rongeait de l'intérieur. Désespérée, elle se débattit contre l'emprise de Tom, un sanglot d'effroi coincé dans la gorge.
- Non ! Non, laisse-moi y aller !
- Tu es complètement folle ! S'énerva-t-il. Cette attaque n'a pour but que de laisser des morts, et je refuse de te laisser te faire tuer !
- Mais tu acceptes que tous nos amis le soient !
- On n'a pas le choix ! Cette explosion aurait déjà pu nous tuer, Magnus inclus !
Ginny se décomposa d'angoisse et de peur. Tout ce qu'il disait était vrai. Mais tout comme la possibilité qu'ils soient tous en danger.
- Je ne peux pas les abandonner...
- Ils te diraient tous la même chose que moi. Souffla-t-il durement.
- Mais une famille se sauve mutuellement !
- Tout comme elle peut périr bêtement...
- C'est vrai, j'avais oublié que tu ignorais ce que ce mot voulait dire.
- Je pourrais te dire la même chose. Cingla-t-il énervé. Tu es prête à sacrifier le futur du monde tout entier, alors que je le tien dans mes bras ! Alors que ta chère famille est juste devant toi ! Pense ce que tu veux de moi, mais sache qu'il est hors de question que je te laisse tout détruire.
- Mais enfin depuis quand Magnus et moi comptons pour toi ?! Tu ne t'ais jamais soucié d'autre chose que de tes intérêts, et soudainement le sort du monde t'inquiète ?!
- Ton sort m'inquiète ! A toi et à notre fils !
- Il n'est pas ton fils !
- Mais il le deviendra ! Et je refuse de le perdre parce que tu as été trop égoïste pour le faire passer avant tout le reste ! Tout comme je refuse de te perdre toi, parce que ta culpabilité te pousse à prendre des décisions stupides ! Que je sache, il s'agit de mon avenir à moi aussi et j'ai tout autant le droit que toi de vouloir le préserver ! Alors oui, je ne sais peut-être pas ce que ça fait d'avoir une famille, ou de grandir suffisamment aimé pour ne pas avoir envie de détruire le monde à chaque seconde, mais je refuse que tu me prive de la possibilité de le découvrir et de le comprendre !
Ginny déglutit, débectée par le discours du Jedusor. Elle ne l'avait jamais vu ainsi, à tel point qu'elle ne trouva pas quoi lui répondre, pétrifié par la force et la détermination qu'il dégagea à cet instant. Tout son corps ne vibrait plus que de ce désir, de cette quête qu'il s'était mis en tête et qui irradiait son cœur à chaque battement : celle d'atteindre ce rêve, cet avenir dont il ne faisait pas encore parti, mais qui sans lui n'avait pas de sens. Dans son silence intimidé, la jeune femme le regarda comme pour la première fois, et dû se rendre à l'évidence. Tom n'était plus rien de celui qu'elle avait rencontré il y a quelques mois. Devant elle, il tenait son enfant comme le plus précieux des cadeaux, et la couvrait d'un regard presque égal. Il n'y avait pas le moindre doute dans ses gestes, et elle en était aujourd'hui certaine, il donnerait tout pour les sauver. Pas uniquement par intérêt. Non, il y avait autre chose. Quelque chose de plus fort, qu'elle n'aurait jamais cru déceler en lui, et qui ne fit qu'alourdir douloureusement sa connexion avec lui. Elle voyait en lui de l'inquiétude. Mais aussi, de l'attachement, pour ne pas dire de l'amour. Et cette constatation, la prit littéralement aux tripes. Lui, qui n'avait toujours que manipuler et détruit tout ce qu'il touchait, était devenu humain. Et cela la terrifia, comme l'émut dans une même seconde. Elle ressentait une dualité de sentiment si intense, qu'elle lui coupa le souffle, et que Tom put même le sentir au fond d'elle.
Sans la lâcher des yeux, le Jedusor s'avança et lui prit la main dans un geste étonnement tendre. Il ne voulait pas qu'elle le déteste, mais si cela signifiait la sauver, il n'hésiterait pas.
- Excuse-moi... souffla-t-elle alors. Tu as raison. Magnus est ma priorité. Et il... il est ton fils.
Il ne s'était pas attendu à l'entendre dire un jour ces simples mots, lui-même n'étant pas encore certain de comprendre ce qu'ils voulaient dire. Mais il les accepta, et dans un soupir, déclara à son tour.
- Merci... et je suppose que je devrai m'excuser moi aussi.
- Tu n'as rien fait de mal. Tu veux juste nous sauver.
- C'est vrai. Et j'ai bien l'intention de le faire.
Elle ne comprit pas ce qu'il voulut dire, mais s'en rendit compte bien vite. Avant même qu'elle n'ait le temps de protester, ils les avaient déjà faits transplaner au loin, quelques secondes à peine, avant que sous les yeux des sorciers au dehors, l'Auberge dans laquelle ils s'étaient recueillis, n'explose dans des flammes dévorantes.
Les journaux du Monde Sorcier ne parlaient plus que de ce qui était arrivé ce jour-là. Du massacre innommable d'un village de campagne ; de sa destruction quasi-intégrale par des flammes magiques, que les aurores n'avaient plus calmer avant plusieurs heures de tentatives acharnées ; du nombre de mort effarant, et de blessés ; du retour de Grindelwald aux yeux du monde. Oui, ce jour funeste était désormais marqué d'une pierre rouge, déclenchant horreur, indignation et peur dans tout le pays. Le Ministère avait vainement tenté de couvrir la vérité, en affirmant qu'il ne s'agissait que d'une attaque orchestrée par ses fidèles, toujours ébranlés par la mort de leur Maître. Mais personne n'y avait cru, et à juste titre. Une pareille attaque n'était pas dissimulable. Les témoignages ne pouvaient être démenti, et la vérité ne pouvait être cachée plus longtemps. Aussi, les villes et leurs citoyens étaient retombés dans l'angoisse, car la Guerre, n'était pas fini. Et le sang continuait de couler.
Dans un soupir, Ron reposa le journal qu'il fixait depuis une heure sans parvenir à en lire une ligne. Terrence l'avait fait avant lui, mais très honnêtement, il n'avait pas envie de relire le résumé d'une attaque qu'il avait vu, et vécu, la veille à peine. Les yeux tombants, il le rejeta au loin, la mine las et épuisé. A ses côtés, Rosalie et Katherine s'étaient assoupis sur le canapé, Terrence et Blaise les veillant, incapable de fermer l'œil, tout comme Harry et Drago, en retrait dans la chambre où Hermione gisait sur un lit. Oui, cette attaque avait laissé des marques que personnes ne pourrait jamais effacer. Ce genre de cicatrice qui reste à vie, blanchit sur la peau. Mais comme toujours il leur fallait avancer. Aussi, les Sorciers s'étaient abrités dans la Chaumière aux Coquillages après l'explosion. A vrai dire, il n'avait pas d'autre endroit où aller à cette heure.
Sans rien dire, le Weasley déglutit et s'avança vers les deux Zabini. Ils avaient beau attendre devant le feu de cheminée, rien ne bougeait depuis des heures. Aucune nouvelle, aucun espoir... rien.
- Vous pensez qu'il va revenir ? Demanda-t-il alors.
- Kai ne laisserait jamais sa mère. Alors oui. Il reviendra. Assura Terrence la gorge serrée.
- Et elle ? Dit Blaise. Vous croyez... vous croyez qu'elle tiendra le coup ?
- Elle ne survie que grâce à un seul et unique battement de cœur. A ce stade, je ne sais même pas si on peut appeler ça de la survie.
- Elle y arrivera. Hermione est la plus forte d'entre nous. Dit Ron. Et puis, Voldemort va l'aider. Il va la sauver !
- Encore faudrait-il qu'il soit là pour ça...
Depuis l'explosion du Village, le Maître s'était volatilisé. Quand tous s'étaient mis à croire que leur Dark Lady et Tom venaient de périr sous leurs yeux avec Magnus, lui, n'avait rien dit. A la place, il n'avait fait que leur ordonner de se cacher jusqu'à son retour, et avait transplaner sous leurs yeux éplorés. Une situation toute aussi tragique que confuse, qui ne leur avait laissé que des questions et de la peur. Kai aussi, était parti. Après que tout soit parti en flamme, il n'avait eu que d'autre choix que de se replier avec les troupes de Grindelwald, et ce, malgré les supplications de sa cousine et de son père. Sa couverture devait être maintenue, mais surtout, il devait trouver Scorpius et lui dire la vérité. Tout comme lui, devait leur dire pour la disparition de Magnus, toujours laissée sous silence pour le moment.
Ainsi, ils en étaient là, réduit à attendre dans le doute et l'incertitude.
- Je ferai mieux d'aller voir Hermione. Soupira Ron vaincu.
Mais il n'eut pas le temps de monter à l'étage. Alors qu'un silence régnait dans la maison, Rosalie s'éveilla brusquement dans un sursaut, les yeux grands ouverts sur eux, et la bouche entre ouverte dans sa respiration hachée. Alors qu'ils la regardèrent tous sans comprendre et que Katherine se réveillait à son tour, elle balbutia, ébranlée dans son for intérieur.
- Il est là...
- Quoi ? S'étonna Blaise.
- Je... je le sens. Il... il arrive ! Il est là !
Elle sauta sur pieds, plus rapide et paniquée que jamais en se ruant vers l'entrée. Mais elle n'eut aucun besoin de l'ouvrir. Alors que les garçons la suivaient sans savoir de quoi elle parlait, la porte s'ouvrit devant eux, dévoilant les visages sombres et torturés de Kai, et de Scorpius. D'abord en retrait, le blond n'osa pas entrer, caché dans l'ombre de son cousin. Quand ce dernier était venu le trouver, il ne s'était pas attendu au discours qu'il lui avait tenu. A vrai dire, il n'y avait tout d'abord pas cru, persuadé qu'il s'agissait là d'une fantaisie dû à l'une de ses crises. Mais alors qu'il avait continué de l'écouter en roulant des yeux, un espoir était né en lui. Un espoir qu'il n'avait pas réussi à combattre malgré ses efforts, et qui l'avait mené ici. Et il avait tort. Rien de tout ce que Kai lui avait dit n'était hallucination. Non. C'était réel. Si bien qu'il ne sut comme réagir dans les premiers temps, l'âme retournée par cette vérité. Presque intimidé, le jeune homme regarda l'assemblée devant lui, et déglutit devant Ron et Blaise, qu'il n'aurait jamais revoir, avant que son regard ne rencontre celui larmoyant de sa soeur jumelle. Comme s'il tombait d'un immeuble d'une quinzaine d'étage, son cœur s'écrasa dans sa poitrine dans un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps et qu'il avait craint ne jamais plus vivre. Celui d'être enfin complet.
Des mois, voire une année entière s'était écoulés depuis qu'il avait disparu dans leur époque. Un temps interminable, et une véritable torture pour eux, qui ne s'étaient jamais éloigné l'un de l'autre plus d'une semaine. Et pourtant, ils étaient là. Tous les deux, perdus en 1945, entre deux guerres et un monde en feu. Un destin tout aussi incroyable, que tragique. Sans parvenir à retenir son propre sanglot, le jeune homme s'élança vers elle, alors qu'elle lui sautait déjà dans les bras, pleurant tout son soul contre lui. Leurs chevelures d'un même blond se confondirent l'une à l'autre, et leur visage se baignèrent de larmes identiques. Ils étaient enfin réunis, l'un avec l'autre. Leurs moitiés ne faisait désormais plus qu'un tout, et à cet instant, aucun d'eux n'aurait jamais souhaité se lâcher pour rien au monde.
Face à cela, les sorciers soufflèrent d'un soulagement inespéré. Au moins, cette mission n'avait pas complètement ratée. Émue, Katherine les rejoint et enlaça Kai tout aussi fortement. Désormais au calme, ils pouvaient savourer leurs retrouvailles. Savourer ces instants tant rêvés après tous leurs drames. Très vite, Harry et Drago entendirent le remue-ménage et du rez-de-chaussée, et s'y précipitèrent baguettes en main. Mais à la vue de tous ses enfants réunis, celle de Drago failli lui échapper. Le souffle coupé par le choc, il ne trouva aucun mot, comme incertain de ne pas être en train de rêver. Et pourtant, les Dieux leur avaient fait ce cadeau. Pour la première, leur prière était exaucée.
- Salut Papa... Souffla Scorpius dans un sourire embué de larme.
S'en fut trop pour le Malfoy. Sans retenu, ni pudeur, il s'élança vers son fils pour l'enlacer, le cœur bondissant dans sa poitrine. Il n'aurait pas cru mériter de vivre un jour cet instant, et pourtant, ils étaient tous là. Enfin. Ses trois enfants, dans ses bras, avec lui.
- Content de vous revoir. Sourit timidement Harry.
- Je n'aurai jamais cru dire ça un jour, mais moi aussi. Dit Kai étonnement heureux.
Bien que cela sembla impossible à prédire, les deux sorciers se serrèrent la main, le regard franc et sincère. Malgré les souvenirs de son passé toujours ancré en lui, Kai ne pouvait nier qu'Harry les avaient sauvés dans la dimension parallèle. Tout comme il n'avait pas oublié, qu'il n'avait jamais l'occasion de le remercier pour cela.
- Tu as meilleure mine que la dernière fois. Dit-il alors.
- Heureusement.
Cet échange était sobre, mais représentait beaucoup. Plus qu'aucun mot n'aurait su le dire.
- Vous nous avez manqué. Soupira Ron lessivé par ses propres émotions.
- Je veux bien te croire. C'est même une surprise que vous ayez survécut sans nous.
- Et encore, tu n'as pas idée !
- Mais... mais qu'est-ce que vous faîte là ?! S'écria subitement Scorpius devant sa soeur, Terrence et Katherine. Comment... comment c'est possible ?!
- C'est une longue histoire. Dit la Rousse soudainement anxieuse. Mais avant tout, je veux savoir. Où est Magnus ? Où est mon frère ?
Devant leur cousine, Kai et Scorpius se regardèrent, mal à l'aise et brusquement silencieux. A vrai dire, malgré leur prière, il n'avait pas de réponse à cette question. Et cette ignorance leur pesait plus qu'aucune certitude.
- J'ai bien peur que ce soit aussi, une longue histoire.
- Dans ce cas j'ai hâte de l'entendre. Émit une voix dans leur dos.
A la surprise de tous, et dans le vacarme de ses retrouvailles, leur maître apparut derrière eux. Et il n'était pas seul. A ses côtés Tom et Ginny entrèrent dans la lumière, plus fatigués qu'aucun d'eux, mais vivant. Dans un cri de soulagement qu'elle ne put contenir, Katherine se rua sur ses parents, les enlaçant plus fortement que jamais sous les yeux ébahit des sorciers qui restèrent bouche bée.
- On a cru vous avoir perdu !
- Sans notre connexion, ça aurait été le cas. Soupira le Mage épuisé.
- Tom nous a fait transplaner avant que tout n'explose. Précisa Ginny.
- Et bien la prochaine fois, s'il vous plaît, laissez une note. Grinça-t-il. J'aimerai ne plus avoir à sillonner le pays en une nuit...
- Attendez... paniqua Kai en pensant voir double. Est-ce... est-ce que c'est...
- Tom Jedusor, en personne. Déclara fièrement l'intéressé sous les regards amusé de ses compagnons. Vous devez être Kai et Scorpius ?
- Par Merlin...
- Mais... mais alors... Balbutia le blond.
- C'est un peu compliqué à expliquer, mais disons que vos parents n'ont pas choisi le mage noir le plus facile à amadouer. Un peu comme vous il me semble.
Les deux sorcières tombèrent des nus, profondément inquiet par le deuxième exemplaire de leur Maître avant que leur choc ne laisse place aux rire de leurs sœurs. Mais malgré cela, cette scène était à peine croyable pour eux. Car enfin, ils étaient tous réunis. En voyant ses neveux avec eux, et tous ses amis en vie, Ginerva ne sut contenir ses propres larmes, mais une évidence la frappa malgré tout.
- Où est Hermione ? S'inquiéta-t-elle brusquement.
- Elle se repose à l'étage... souffla alors Drago. Elle... elle a été blessée pendant l'attaque.
- Quoi ?! S'exclama à son tour son fils.
- Scorp, ne t'en fais pas, s'il te plaît... elle ira bien. Elle ne voudrait pas que tu t'inquiètes.
- Je veux la voir. Tonna brusquement Kai, plus fébrile que jamais.
- Pas maintenant. Elle a besoin de reprendre des forces.
Ébranlée, Ginny ne comprit pas le ton vague de ses amis envers les jeunes hommes, et ne put empêcher un mauvais pressentiment de saisir son cœur. Rien au monde n'aurait empêcher Hermione de se ruer au rez-de-chaussée pour embrasser ses fils. Loin d'être rassurée, elle voulut monter à l'étage dans l'instant, mais ne put que remarquer le regard de ses neveux. Scorpius et Kai, qui ne savaient plus où donner de la tête entre toutes ces annonces et l'inquiétude pour leur mère, ne pouvaient malgré tout s'empêcher de fixer, confus, l'enfant que leur Dark Lady, tenait dans ses bras.
- Au risque de paraître grossier, à qui est cet enfant ? Demanda Kai profondément perturbé, incapable d'ignorer l'aura étonnement similaire du nourrisson.
- Notre histoire est, elle aussi, très longue. Sourit-elle alors gênée.
- Comment ça ? Demanda Scorpius décontenancé. A... a qui est-il ?
Un immense sourire naquît sur ses lèvres, tandis qu'elle découvrait le visage endormi du poupon, enveloppé contre elle.
- A moi.
- A nous. Précisa Voldemort, qui se délecta de la confusion qu'il lut en eux.
D'abord inerte à cette annonce, aucun de deux fidèles ne sut alors prendre la mesure de la chose. Un nœud de plus en plus emmêlé se nouait dans leurs esprits, tandis que les rouages de leurs cerveaux assimilaient peu à peu l'information. Mais ils ne pouvaient y croire.
- Au risque de paraître grossier une seconde fois... Quoi ?!
Hellloooo à tous ! Voici le Chapitre 40 et tous les rebondissements qui vont avec ! Enfin, une de leur mission qui finit bien ! Du moins pour le moment XD J'espère en tout cas que cela vous a plût alors n'hésitez pas à me laisser vos impressions, critiques et avis ! Je veux savoir ce que vous pensez du rapprochement du dénouement final parce que les choses ne vont pas tardez à s'accélérer et il faudra être là !
Je vous embrasse fort ! Merci encore de tous être là, après tout ce temps !
A très vite ! Bisssssousssss
