Et voici le texte de la semaine ! Bravo à Vilatel/Aqualys pour avoir trouvé le numéro de la semaine !
Merci à Byhema pour l'inspiration. Si vous voulez en savoir plus, allez voir A l'ombre de la lune même si ça n'a pas grand chose à voir avec son texte. C'est plutôt la tonalité. C'était très étrange pour moi de mettre le soleil et la lune en frère et soeur parce que pour moi, ce sont plutôt des amants. (Ceux qui connaissent la Wicca comprendront je pense).
Petite réponse aux reviews :
GruviaCrazy : Merci ^^ Et oui, on ne change pas Mira. Non ! A moi Frosch ! Ouais ! Une review plus long ! Trop bien ! Hum... Je pense que ça peut le faire ? Et t'en fais pas, je trouve toujours mon titre vers la fin ! D'un autre côté, je ne pouvais pas vraiment faire une Yukino extravertie... Mais Sorano est juste trop ! Pour le prétendant de Skyadrum, je ne dirais rien ! Non ça ne marche pas ! Et je vais essayer ?
Delph-5 : T'es pas sûre ? Essaye celui-là ! Pauvre Rufus hein ? Et si, Sting peut trouver une robe jolie (et attendre un peu avant de l'arracher...). Je crois que ça fait plus de cinq...
La : Merci ^^ Heu... Aucune idée. J'ai deux chapitres de prêts mais je suis bloquée pour la suite mais j'y arriverais un jour ! Bisous !
Bonne lecture !
Il était une fois, le soleil et la lune. Un frère et une soeur qui n'avait plus que l'autre comme seule famille. Le garçon, qui était aussi le soleil, cherchait à briller. Après tout, c'est le rôle des mages non ? D'être admirés en échange de protection. Les mages faisaient des choses extraordinaires. On ne pouvait donc que chanter leurs louages.
Regardez ! Regardez-moi, je suis le soleil et j'éclaire vos journées. Sans moi, il n'y aurait rien ! Pas de vie, pas de joie !
Et il était beau le soleil.
La lune se contentait de suivre son frère, croissant timidement. Si tout le monde aimait le soleil, personne ne la remarquait. Les seuls à lever le regard vers elle étaient son frère et ceux qui ne pouvaient plus marcher sous le soleil. Elle était l'amie des morts, celle qui écoutait leurs confidences. Et les étoiles s'étaient trouvées d'autres gardiens.
Ecoute. Ecoute-nous. Nous sommes ceux qui ne sommes plus. Nous avons cédé notre place à d'autres sous le soleil pour qu'ils puissent vivre. Plus personne ne nous voie ou ne nous écoute. Sauf toi. Alors ouvre tes oreilles et apprend la sagesse de ceux qui ont franchi le voile opaque de la mort.
Personne ne voulait voir la lune. Tout le monde voulait regarder le soleil. Si beau le soleil. Si brillant. Tout le monde voulait l'approcher, le toucher... La lune... La lune était étrange, elle faisait peur. Elle regardait de ses grands yeux des choses que les gens ne voyaient pas.
Va-t'en la lune. Laisse le soleil et part ! Garde tes choses étranges pour toi !
Le soleil était le jour, rassurant, chaleureux. Il chassait la nuit et ses ombres, la nuit et ses monstres. Pourtant, il suffisait de regarder les monstres dans les yeux pour qu'ils disparaissent. La lune... Elle allait avec la nuit. Et la nuit faisait peur. Alors personne n'aimait la lune. Et la nuit, la lune tremblait. Parce qu'elle était seule. Car le soleil n'avait pas sa place la nuit.
Mais lune ! Lune ! Où est la nuit ? Celle qui vient quand le soleil se retire et emporte avec lui le jour ? Où est-elle la nuit ? Où est-elle, celle qui assombrit les cieux pour permettre à ta lumière si douce de resplendir ?
La nuit s'en vient.
Un jour, le soleil décida de rejoindre une guilde : Sabertooth. Une mauvaise guilde. La lune le savait, elle le sentait. Elle avait beau le dire à son frère, il ne voulait rien savoir. Il voulait être une lumière, illuminer le monde et les coeurs. Il voulait briller jusqu'à brûler, comme le soleil. Le pauvre sot. Sabertooth le ferait briller comme elle le promettait, peut-être. Mais rien qu'à voir son maitre, Yuna savait que ce serait mauvais. La lumière de son frère, si belle, si claire, si pure... Elle allait ternir, s'affadir et elle s'éteindrait.
Le soleil va disparaitre parce qu'il va trop brûler. Où est la nuit ? Où est son amie de toujours, celle qui l'empêche de trop briller et de bruler ?
La nuit est en chemin.
Il ne méritait pas ça. N'importe quelle autre guilde aurait convenue. Même les plus petites, les moins brillantes. Elles brillaient moins mais elles brillaient mieux. Mais comme beaucoup de jeunes, il voulait la gloire et l'admiration, tout de suite. Alors il signait ce maudit pacte de son sang, ce pacte avec le diable qui ne lui volerait pas son âme. Oh non. Ce serait pire, bien pire, infiniment plus pire. Il allait l'aspirer goulument sur le long terme tandis que ses griffes s'enfonceraient petit à petit dans le coeur du blond inconscient avant de l'arracher. Il le tiendrait un instant dans ses mains en riant, regardant la réaction de sa victime, pas encore morte. Et il réduirait son coeur en pièces sous ses yeux, se repaissant de son horreur tandis qu'il se rendait compte avec horreur de son erreur.
Le soleil a trouvé un vilain maitre à servir. Il va tout détruire. Il va détruire le soleil et sans soleil, il n'y aura plus de vie. Il ne restera que la nuit qui n'est pas là. Que la nuit qui disparaitra à son tour. Et où est la nuit ?
La nuit s'approche, à grands pas, faisant claquer sa cape noire, fière et droite.
Yuna ne pourrait que regarder tristement ce spectacle, petite lune que personne ne voyait à côté du soleil. On ne voyait jamais la lune et les étoiles ses soeurs le jour parce que le soleil brillait trop fort. Le jour ne voyait pas les étoiles du ciel.
Je te l'avais dis mon frère, pourquoi ne m'as-tu pas écouté ? Regarde, regarde ce malheur que tu fais pleuvoir sur nous. Tu aurais dû m'écouter pendant qu'il en était encore temps, pendant que tu pouvais encore agir. Mais tu t'es jeté dedans, tout au fond de la gueule du loup et il te dévore, pauvre petite brebis qui se croyait dragon. Et maintenant, il ne reste que moi, seule à attendre la nuit.
Les enfants n'étaient pas sages. Les sages n'étaient que des vieux. Alors on ne comprenait pas ce qu'elle disait. On ne voyait pas comment elle pouvait avoir cette sagesse. Il leur était inadmissible qu'une enfant ait vue derrière le voile opaque de la mort et qu'elle en tire les bonnes leçons. Les morts l'accompagnaient, murmurants d'antiques secrets oubliés et perdus à ses oreilles. Il en était ainsi depuis sa naissance. Vivants, morts, quelle importance pour elle ? Ils étaient les mêmes à ses yeux qui voyaient ce qu'on ne pouvait pas voir.
Lune, ne pleure pas. La nuit s'en vient. Et elle t'écoutera lui glisser à l'oreille les secrets que tu as entendu depuis ta naissance. Le soleil continuera de briller et la nuit continuera de veiller sur lui depuis ses ombres. Lune. Où est la nuit ?
La nuit est grise de la poussière des chemins. Parce qu'elle s'en vient.
L'unique personne qui l'écoutait un peu était un soleil sur le point de se faire avaler par un trou noir. Parce qu'elle ne pouvait pas tirer le soleil sous peine de se brûler ses petites mains? Il avalerait la moindre once de lumière et repu, il écraserait la petite lune qu'elle était. Le jour ne serait plus et la nuit non plus. Alors la nuit n'aurait plus de raison d'être, plus ce petit bout de lumière donné par le soleil pour qu'elle ne se perde pas dans le noir. Elle ne pourrait plus être une pâle copie du soleil, son reflet en moins beau, en moins chaud.
Lune, cesse de t'en faire. Nous te l'avons dit. La nuit est en chemin. La nuit s'en vient. Regarde de tout là-haut, là où tu côtoies les étoiles infidèles. Ouvre grand tes yeux et regarde. La nuit s'en vient. Elle ne doit plus être bien loin. Où est-elle maintenant ?
Elle vient de franchir la frontière pour se rapprocher du soleil. Elle n'a jamais été si proche.
Alors la lune regardait de ses grands yeux cet endroit qui se voulait son foyer. Cet endroit plein d'ombres qui fuyaient le soleil et venaient faire peur à la lune dès qu'il n'était plus là. Ces ombres si goulues que la nuit ne disciplinait pas. Et la lumière si pure du soleil commençait à se corrompre.
Lune ! Lune regarde ! La nuit vient d'entrer ! Regarde cet étranger vêtu de noir et gris de la poussière des chemins ! La voilà la nuit, celle qui t'es restée fidèle quand les étoiles sont parties.
Nuit. Regarde-moi. Je suis ton amie, la lune. Celle qui chasse les ombres sur lesquelles tu règnes. Celles qui vient chasser ta solitude. Me reconnais-tu ?
Beaucoup fuyaient l'étranger. Il n'était pas d'ici, trop pâle pour un vivant, avec ses cheveux de nuit et ses yeux lourds de sang. Il parlait peu ou d'une voix un peu hésitante, chargée d'un lourd accent. Il ne comprenait pas tous les mots qu'on employait autour de lui mais il comprenait les maux du coeur. Un dragon que les humains évitaient, attendant qu'il baisse sa garde pour lui planter une lame dans le dos. Un dragon, même en morceau, ça devait rapporter gros... Un dragon aux yeux si terrifiants. Rouges. Rouges comme le sang, tranchés par une pupille noire comme la nuit la plus sombre. Une nuit tellement sombre où la lune ne brillait pas. Pas encore.
Nuit ? M'entends-tu ? C'est moi, la lune. Je suis revenue après avoir disparue. Je croîts, pour toi. Je croîts pour resplendir, drapée dans les ombres dont tu me pares. Et quand j'aurais brillé de toutes mes forces, commencera mon déclin jusqu'à ce que je disparaisse, que je ne sois plus qu'un cercle noir. Mais ne crains rien. Tu sais que ce n'est que le temps d'une nuit et que je reviendrais encore. Car nous devons nous perdre pour nous retrouver. Et nous nous retrouverons toujours.
Elle, elle les aimait bien ces yeux. Parce qu'ils la voyaient. Parce qu'ils n'avaient pas peur d'elle. Les monstres disparaissaient quand on les regardait dans les yeux. Lui, il ancrait un peu plus son regard au sien. Et elle souriait, apaisé. Parce qu'il disciplinait les ombres de la nuit et leur ordonnait sèchement de se taire. Alors les ombres cessaient et suivaient docilement leur maitre.
Lune, mon amie de toujours. Crois-tu vraiment que je ne t'ai pas reconnue ? Je sais tout cela. Et mon coeur chante de te revoir. J'ai hâte de te revoir ronde et pleine, pleine de cette vie dont tu as le secret, pour t'envelopper de l'écrin de mes ombres.
Et dans ses yeux d'ombre et de sang, elle saisissait enfin ce que la nuit avait voulu lui dire. Tout irait bien. Personne ne voyait la nuit. Et personne ne pouvait l'attraper car elle était bien plus futée que le soleil. Elle ne laisserait pas ce monstre dévorer son frère le jour. Oh que non.
Cesse de craindre petite lune et vient te blottir contre moi. Laisse-moi t'envelopper de mes bras sombres. Je te ferais briller et tous ceux qui ne marchent plus sous la lumière du jour t'adoreront. Tu montreras la voie et les étoiles te suivront de nouveau.
On lui demanda s'il voulait rester à la guilde. Il détourna le regard un instant et Yuna rangea dans un coin secret de son coeur les secrets qu'il lui avait confié autrefois et dont elle se souvenait. Des secrets vieux comme le monde qu'ils avaient toujours partagés, à chaque fois qu'ils se croisaient.
Il avait prévu de dire non. La nuit aurait quitté le jour et le jour aurait disparu car la nuit n'aurait plus était là pour protéger le soleil. Alors, tout aurait disparu. Mais la lune avait attrapé la manche de la nuit. Attends, chuchotait-elle. Tu oublies ton frère. Regarde, il est là. Et la nuit s'inclina. Oui. J'ai vu. J'ai suivi ton doigt de nacre qui pointait jusqu'à l'horizon, là où finit notre monde et commence le sien.
La nuit laissa là ses chaussures pleines de la poussière des chemins.
Parce qu'ils s'étaient reconnus. La nuit disciplinait les voix qui troublaient sa dame pour qu'elles se calment et lui confient tout bas leurs secrets. Et la lune apportait un peu de lumière dans l'amertume de son amant.
Si la lune ne pouvait pas briller à côté de son frère, la nuit la drapait d'un voile sombre pour la faire resplendir. A deux, ils sauraient protéger le soleil et le jour. Parce qu'ils étaient unis depuis longtemps, avant même le début des temps et qu'ils acceptaient de se perdre pour mieux se retrouver.
Ouais, c'est assez bizarre... Mais je me suis fait plaisir XD
Critique/remarque/question/commande/numéro/autre ?
