Et voici la suite ! Après l'épisode de la semaine dernière sur "comment Bisca est arrivée à Fairy Tail" j'avais envie de faire ça... Notez bien qu'il est précisé que Bisca vient de l'Ouest, soit de l'autre côté de l'océan *se frotte les mains*

Petite précision : je viens de terminer Seigneurs dragons, sniff, sniff donc je vais commencer mon second recueil en alternance avec celui-ci. Il n'y aura donc un nouveau texte ici que toutes les deux semaines mais vous aurez quand même votre drabble la semaine prochaine !

Bonne lecture !


Bisca fredonnait en tressant les cheveux de sa fille. Azuka adorait ses deux petites tresses même si sa mère se doutait bien qu'en réalité, ce n'était que se faire toucher les cheveux. Rien ne lui plaisait plus que de sentir une main caresser ses cheveux... Elle aurait été un chat, elle aurait ronronné...

-Mama ! s'exclama soudainement la petite. Et si on restait à la maison aujourd'hui ?

Bisca mit un élastique sur la première tresse de sa fille puis commença à brosser les cheveux de la seconde. La question de sa fille l'étonnait. Elle adorait Fairy Tail autant que ses parents et même malade, elle réclamait d'y aller. Pourquoi préférait-elle rester ici ? S'était-elle fâchée avec quelqu'un ? Ou pire, quelqu'un lui avait-il fait du mal ? Elle en doutait, tout le monde adorait la petite mais... lors d'une bagarre, peut-être que quelqu'un l'avait bousculée ?

-Pourquoi mon coeur ? Tu boudes ?

-Non ! Comme ça, on pourra parler toute la journée la langue que l'on veut !

Oh... Oh ! C'était donc ça ? A force, elle ne faisait plus attention mais oui. Venant de l'Ouest, elle n'avait jamais abandonné sa culture en venant à Fiore. Elle en parlait la langue et suivant les lois dans la vie de tous les jours mais comme Alzack, une fois le seuil franchi, elle utilisait sa langue maternelle. Azuka avait grandi en parlant dans la maison la langue de ses parents, dehors celle de ses amis. Beaucoup de parents admiraient malgré eux son bilinguisme mais ça n'avait rien d'extraordinaire pour Bisca. A l'Ouest, on parlait une langue dérivée de celle de l'Est, des gens qui avaient quitté ce continent pour voir si la vie n'était pas meilleure ailleurs. Et souvent, on connaissait au moins un peu la langue de la tribu indienne qui vivait tout près. Ou des bribes de l'ancienne langue que parlaient les vieilles créatures qui se glissaient parmi les humains...

Bon, si Bisca avait dû parler l'ancienne langue ou le dialecte de la tribu près de chez elle, tout le monde aurait fuit. Mais par chance, elle n'avait pas rouillé avec sa langue maternelle. Merci Alzack.

Elle commença à tresser les cheveux de sa fille pour la seconde fois.

-Pourquoi mon coeur ? Tu n'es pas fière de parler plusieurs langues ?

-J'aime bien la langue de Fiore. Mais la tienne est plus jolie et on peut dire plus de choses !

Fiore utilisait des termes génériques. "Ami" avait autant de déclinaisons dans la langue de Bisca que de gens existaient. Le bon ami, l'ami qu'on tolérait, l'ami pour les affaires... Tout était question de syllabes qui venaient d'un mot et permettaient par un système complexe de puzzles de transmettre en un mot une idée précise. C'est Levy qui aurait été folle tient !

-Pourtant, tu aimes bien la langue de Fiore pour parler avec tes amis.

Dans le miroir, elle vit Azuka faire la moue. Oh ! Quelqu'un l'avait vexée avec ça ! Qui ? Max ? Possible. Même s'il venait de l'Est, elle ne l'avait jamais entendu parler dans sa langue maternelle. Il avait même pris des cours pour se débarrasser de son accent. En venant ici, il avait renié son héritage.

-Hier je ne savais pas quel mot dire. Alors je l'ai dit dans ta langue. Et Lucy m'a grondée en disant que c'était Fiore ici et que je devais parler la langue de Fiore.

Oh ces petits bourges. Moins ils voyaient des gens d'une autre culture, mieux ils se portaient. Bisca avait entendu parler d'un contrat proposé pour relier par une voie de chemins de fer Fiore et l'Est, qui aurait longé la frontière entre Seven et Bosco, une partie assez calme du continent... C'était compliqué, à cause des différences de culture, de la monnaie qui n'était pas la même... Mais Jude Heartfilia, à qui on avait proposé le contrat avait décliné. Peut-être que ça lui aurait permis de sauver ses affaires pourtant, de gagner un nouveau terrain vierge de tout concurrent... Ou qu'il aurait perdu moins que toute sa fortune.

-Ne fais pas attention ma chérie. Elle est jalouse parce que tu parles la plus belle langue du monde et pas elle.

Pieux mensonge, songea-t-elle en attachant la dernière tresse. Parfois, sa culture lui faisait peur. Est-ce que sa fille allait pouvoir grandir dans ce pays avec une culture qui n'était pas celle des autres ? Comment les enfants des gens venus vivre à l'Est allaient grandir ? Seraient-ils mis à l'écart ou ouvriraient-ils à Fiore la voie pour cesser d'être aussi fermé ?

Mais la culture importait peu, se corrigea-t-elle en mettant le chapeau de sa fille. Quoi qu'il se passe, elle défendrait son bébé, bec et ongles. Elle lui montrerait comment concilier les deux et comment ignorer les imbéciles qui la pointaient du doigt pour sortir de la "normalité."

-Et si nous faisions une exception à la règle ? Nous allons aller chercher papa à la guilde et manger une glace dans le parc. Et tout cela, nous le ferons dans cette langue !

-Oh oui !

Azuka lui sauta dans les bras et elle la souleva, la calant contre sa hanche pour frotter son nez contre le sien, riant alors que leurs chapeaux se battaient et tombaient dans leur dos.

En attendant qu'Azuka soit assez grande pour comprendre et agir, elle allait lui montrer que sa culture n'était pas une chose honteuse que l'on cachait derrière une porte close. Et qui sait ? C'était peut-être comme ça que les choses changeraient ?


Comment ça j'aime pas Lucy ? Mais non ! C'est juste que comme elle a dû passer les premières années de sa vie dans un monde assez fermé, elle n'est pas forcément capable de comprendre que les gens aient une autre culture. Et ok, c'est pour me venger de toutes ces fics où "Lisanna est la michante qui empêche Natsu et Lucy d'être ensembles" et compagnie...

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