Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.
Bêta-Correctrice : C'est re-moi, désolée ^^
Statut : En cours d'écriture
Merci aux revieweurs : stormtrooper2, Karozthor the Necronomagus, Pims10, 2, EldaThren, Miss Homme Enceinte 2, Nastam, NERPApj, Lililou, aussidagility, Mel, Oxytomire, PercabethHp, pastel 38, Poussy, Neko Kirei, Lia Potter.
Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow !
Réponses aux reviews anonymes :
Lililou : Merci pour ta review ! Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira :)
Aussidagility : Merci pour ta review ! :D
Mel : Merci pour ta review ! Pour ce qui est du Mea Culpa de Lily, je t'invite à lire plus bas ;)
Lia Potter : Merci pour ta review ! :')
Voilà la suite du Tome VI, où Lily Potter s'excuse !
Bonne lecture !
Chapitre Deux :
- Ce serait peut-être bien que l'on parle.
Ne voulant pas que leur conversation puisse être écoutée, ils décidèrent de se rendre à Godric's Hollow. Harry n'y avait pas remis les pieds depuis le fiasco qu'avait été son douzième anniversaire, mais il était conscient qu'il serait plus simple pour eux de discuter en privé ici.
Ils s'installèrent tous les six sur la table du salon, Harry et ses Tuteurs d'un côté et Lily et les deux cadets Potter de l'autre. Un silence inconfortable pris place pendant quelques secondes, le jeune Lord décida donc d'intervenir. Mais avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, Lily le fit :
- Je suis désolée, dit-elle, les larmes se remettant à couler sur ses joues. Pour tout ce que je t'ai fait ces dernières années. Je n'aurais jamais dû – je n'aurais jamais dû être aussi insupportable avec toi. Mais je – je crois que je ne savais pas quoi faire d'autres.
L'adolescent fronça les sourcils, surpris par ce retournement de situation. Il pensait qu'il allait devoir presque imposer son aide à la mère de Tristan et Elizabeth. Mais maintenant, il ne savait plus quoi dire.
- Alors pourquoi l'as-tu fait ? demanda doucement Remus.
- Je ne sais pas, je –
Elle ferma les yeux un instant, prenant une grande inspiration avant de les rouvrir.
- Toute ma vie, j'ai eu l'impression que j'aurais du mal à avoir des enfants, dit-elle doucement. C'était comme une petite voix à l'arrière de ma tête qui me disait que je ne serais jamais capable d'avoir une famille. Alors quand je suis tombée enceinte – de triplée en plus, j'étais tellement heureuse !
Les yeux de Tristan s'écarquillèrent en entendant le mot « triplée », et Harry en déduisit que ces parents ne lui avaient jamais dit qu'une fille aurait dû naître après lui.
- Mais un des bébés n'a pas passé le troisième mois, et l'accouchement s'est mal passé, Harry et Tristan ont failli mourir et c'était ma faute !
- Lily…, fit doucement Sirius, l'air désolé.
- Et il y a eu la Prophétie, ils étaient en danger ! continua-t-elle, presque hystérique. Voldemort a attaqué, ils ont failli mourir, encore une fois. Et il y a quelque chose – quelque chose que je n'ai jamais dit à James ou à Albus. J'ai toujours su, ou du moins j'ai toujours soupçonné qu'Harry était le véritable Survivant. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment. C'était une intuition. Une intuition qui a détruit notre famille. J'ai commencé à m'éloigner de toi, presque dès ta naissance, sans même m'en rendre compte. Et après l'attaque de Voldemort, c'était – c'était tellement plus facile de t'en vouloir. Ce n'était pas juste – ce n'est pas juste – et je ne pourrais jamais m'excuser assez, mais je suis désolée.
La Professeur prit à nouveau une grande inspiration, mais elle semblait incapable d'arrêter ses larmes de couler. Son regard s'était fixé sur Harry, qui essaya de ne pas baisser les yeux.
- Je m'en voulais de vous avoir mis en danger, continua-t-elle d'une voix hachée. La Prophétie est claire, n'est-ce pas ? « Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié ». James ne voulait pas que je me batte, mais j'ai refusée de rester en arrière. Et parce que j'ai refusée, vous êtes devenus des cibles. Je me détestais pour ce que j'avais fait – et je crois que j'ai décidé de te détester à la place.
Un nouveau silence prit place dans la pièce, les regards se tournant progressivement vers Harry, attendant de voir comment il allait réagir. Le problème était qu'il ne savait pas comment réagir. Lily Potter venait juste de s'excuser auprès de lui, sincèrement, et il ne savait pas quoi dire.
Alors il fit ce qu'il avait prévu de faire en entendant le testament de James.
- Ce n'est pas grave, dit-il. Comme je l'ai dit à votre mari quand il s'est excusé, je veux bien vous pardonner pour le bien de Tristan et Elizabeth. Ils vont avoir besoin de vous. Encore plus maintenant qu'ils n'ont plus leur père. Mais Sirius et Remus sont mes parents et vous ne serez jamais ma mère, vous comprenez ? J'accepte d'être cordial avec vous, de vous protéger et de vous aider du mieux possible, mais je ne pense pas être capable de plus. Pas quand vous avez passé les cinq dernières années à m'insulter de tous les noms.
- Je comprends, fit celle qui l'avait mis au monde, un sourire tremblant aux lèvres, de nouvelles larmes coulant sur ses joues. Et c'est plus que ce que je mérite, vraiment. Merci. Et merci d'avoir été là pour Tristan et Elizabeth. Je sais combien tu comptes pour eux.
- Cela n'a pas été facile au début, dit l'aîné en regardant son cadet avec un mince sourire, essayant de faire baisser la tension présente dans la pièce. Tristan est plutôt têtu.
- Il tient ça de son père, acquiesça Lily, un petit sourire prenant place sur son visage.
- Je ne pense pas que James ait été le plus têtu de vous deux, contredit doucement Remus. Tu as quand même mis six ans à changer d'avis sur lui.
- Et James est resté obsédé sur Lily pendant six ans, avant même qu'elle lui accorde un bonjour le matin, ajouta Sirius. Je crois qu'ils se valent, niveau entêtement.
Cela fit renifler Harry et ses deux cadets de rire, et un sourire plus prononcé prit place sur le visage de la rousse.
- Ce n'est pas de ma faute s'il était insupportable, dit-elle après un moment. Vous l'étiez tous les trois, d'ailleurs. Non, uniquement James et toi, Sirius. Remus était tout à fait respectable.
- C'est ce que tu crois, ricana l'ancien Lord Black. Mais tu ne sais pas que Remus était le cerveau derrière 90 % de nos blagues sur l'École.
- Quels genres de blague, M. Lupin ? intervint Elizabeth, les yeux brillants de malice.
- Remus, le corrigea doucement le Loup-Garou. Et je ne suis pas sûre que ta mère apprécie que je te raconte.
- James leur en a déjà parlé, fit cette dernière en haussant les épaules. Et je suis sûre que tu exagéras moins que lui, Remus.
L'ancien Héritier Lupin haussa un sourcil, mais il acquiesça avant de se lancer dans l'explication des blagues les plus impressionnantes des Maraudeurs.
Ils restèrent encore une bonne heure à Godric's Hollow avant de prendre la cheminée pour le QG, juste à temps pour le dîner. Et quand Lily s'installa face à Remus pour continuer leur conversation, plusieurs personnes parurent surprises, mais aucun ne fit de commentaires.
- Cela s'est bien passé ? s'enquit Neville quand Harry s'installa à ses côtés.
- Je crois que ça va aller, fit le jeune Lord, ne répondant pas réellement à la question de son ami.
Mais quand le Gryffondor vit le regard du Fourchelang se poser sur ses cadets et son visage se détendre, il sut que son ami avait raison : tout allait bien se passer au sein de la Famille Potter.
Après le dîner, le Serpentard décida d'avoir enfin une conversation avec ses cadets, rien que tous les trois. Les adultes décidèrent de s'installer dans le salon pour un dernier verre autour de la cheminée, il demanda donc aux deux plus jeune Potter de le suivre dans sa chambre.
Il échangea un regard avec Neville et Théo en montant les escaliers, ces derniers lui faisant un sourire rassurant en réponse.
- Tu voulais nous parler ? s'enquit Tristan quand la porte fut refermée derrière Harry.
- Je voulais savoir comment vous alliez, fit ce dernier. Cela fait à peine une semaine que…
- Oh, comprit son Jumeau en baissant les yeux.
Leur cadette s'était installée sur le lit d'Harry en tailleur et avait les yeux fixés sur ses mains, posées sur ses genoux.
- Je sais que la situation est compliquée, fit l'aîné après quelques secondes de silence. Je sais que je n'ai pas perdu mon père, mais j'aimerais pouvoir être là pour vous aider.
- Je ne pense pas que tu puisses faire grand-chose, soupira Tristan en haussant les épaules.
- Tu as raison, acquiesça le Serpentard. Mais si vous avez besoin de parler, de vous défouler ou encore de frapper sur quelque chose, je suis là, d'accord ?
Le Gryffondor hocha la tête après quelques secondes, mais il ne bougea pas du lit d'Harry. Ce dernier ne dit rien, se tournant vers la Serdaigle :
- Lizzie ? demanda-t-il doucement.
Sa cadette releva les yeux vers lui, essayant manifestement de ne pas laisser ses larmes couler.
- Je ne sais pas – je ne sais pas quoi faire, dit-elle d'une voix tremblante. J'ai toujours été plus proche de Papa que de Maman et maintenant je – je n'ai jamais cru que j'aurais à apprendre à vivre sans lui. Maman as toujours été concentrée sur l'entraînement de Tristan, tu sais ? Alors que Papa… C'est lui qui m'a appris à lire et à écrire, c'est lui qui s'occupait le plus de moi. On dit souvent que les garçons sont plus proches de leur mère et les filles de leur père, et c'était le cas. Je sais que Maman fera des efforts, vraiment, mais – qu'est-ce que je vais devenir sans lui ?
Harry n'hésita pas avant de s'asseoir à côté de sa sœur, passant un bras autour de ses épaules pour la rapprocher de lui. Elle sembla fondre contre lui, enfouissant son visage dans son haut.
- Je sais ce que tu ressens, Lizzie, mais –
- Vraiment ? fit cette dernière, presque acide. Tu n'as pas perdu ton père, Harry !
- Elizabeth ! s'exclama Tristan.
L'adolescente sembla elle-même surprise de sa réponse, se redressant alors que ses yeux s'écarquillaient d'horreur.
- Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, je suis –
- Ne t'excuses pas, la coupa doucement son aîné. Parce que tu as raison, je n'ai pas perdu mon père. Mais… Le père de Remus est décédé peu de temps avant notre arrivée en Angleterre. Ce qui m'a aidé à accepter mon inscription à Poudlard, d'ailleurs. J'ai passé mon enfance entre la Librairie de Sirius et Remus et le Château Lupin. Lyall me considérait comme son petit-fils, et c'était la troisième figure paternelle de ma vie. Alors le perdre a été –
Il ne finit pas sa phrase, mais il savait que ses cadets comprenaient.
- Alors oui, ce n'est évidemment pas pareil, continua-t-il en repassant son bras autour des épaules de sa sœur. Mais ce que je voulais dire, c'est que ça finira par aller mieux. Vous ne l'oublierez jamais, et personne ne vous demande de l'oublier. Mais cela moins douloureux avec le temps, je vous le promets.
Seul un silence lui répondit, mai le jeune Lord n'insista pas.
- Et si vous me parliez de lui ? proposa-t-il ensuite.
- Vraiment ? s'étonna son cadet en fronçant les sourcils.
- Bien sûr, fit Harry en haussant les épaules. Je n'ai connu que le Professeur de Poudlard, je ne sais pas quel genre de père il était pour vous. Le seul souvenir que j'ai de l'époque d'avant mon adoption est l'attaque de Voldemort, et je ne pense pas que cela soit représentatif.
- Mais ce ne serait pas, je ne sais pas, bizarre ? insista Tristan, l'air vraiment hésitant. De te parler du père que tu aurais dû avoir alors que –
- Alors qu'ils m'ont abandonnés ? finit doucement Harry.
Le Gryffondor acquiesça, et l'aîné sentit sa cadette se tendre dans ses bras, n'appréciant apparemment pas la tournure de la conversation.
- Il reste votre père, et j'aimerais apprendre à le connaître comme votre père, fit le Serpentard. Mais comme je l'ai dit tout à l'heure, Sirius et Remus sont mes parents. Je ne pourrais jamais considérer James et Lily comme autre chose que mes géniteurs, que vos parents. Et cela ne va pas me faire regretter les années perdues – Sirius et Remus m'ont donné une enfance merveilleuse. Mon seul regret par rapport à mon abandon, ce sont les années que j'ai perdu avec vous deux. Cela me ferait vraiment plaisir d'entendre quelques histoires de votre enfance, si cela ne vous dérange pas.
Les deux cadets Potter échangèrent un regard, semblant avoir une conversation silencieuse. Puis ils acquiescèrent. Tous les trois s'installèrent plus confortablement, mais la Serdaigle ne quitta pas les bras de son aîné, ayant apparemment besoin du réconfort.
Les heures suivantes furent rythmées par les histoires des deux cadets Potter, qui semblaient plus en confiance à chaque fois que leur frère souriait ou rigolait. Ne voyant pas le temps passer, c'est ainsi qu'ils s'endormirent : Harry et sa sœur adossés à la tête de lit, cette dernière calée contre son torse, et Tristan au pied du lit, allongée face aux deux autres.
C'est également ainsi que les trouvèrent Sirius, Remus et Lily, qui étaient venus voir comment leur conversation se passait avant d'aller eux même se coucher.
- Cela te convient si on ne les réveille pas ? demanda Sirius à la veuve alors que son amant plaçait une couverture sur chaque adolescent, les bordant du mieux possible.
- Ils ont besoin de dormir, acquiesça la jeune femme. Et je pense qu'ils ont aussi besoin d'être ensemble. J'espère juste qu'ils n'auront pas trop de courbatures demain matin.
Elle secoua la tête avec un petit sourire, puis se retira après avoir dit bonne nuit aux deux hommes. Les anciens Maraudeurs ne partirent pas tout de suite, les yeux fixés sur leur fils.
- Tu crois que ça va aller ? fit doucement le Loup-Garou.
- Je crois que oui, fit son compagnon. Mais si ce n'est pas le cas, on sera là. Même pour Lily. J'espère juste qu'elle ne redeviendra pas désagréable avec Harry.
Remus acquiesça, et ils sortirent à leur tour de la chambre de l'adolescent, se dirigeant vers la leur.
Le lendemain matin, les trois Potter descendirent en même temps dans la cuisine, s'installant avec les autres étudiants de Poudlard. Et si certains sourcils se haussèrent en les voyants presque collés l'un à l'autre pendant la matinée entière, personne ne fit de commentaires.
C'est pendant le déjeuner que le programme de la journée fut modifié : en effet, Amelia, qui ne rentrait normalement pas avant le dîner au QG, fit interruption dans la cuisine, juste le temps de tendre une lettre à Harry. Elle embrassa ensuite sa nièce sur le front avant de s'excuser, déclarant devoir repartir au Ministère immédiatement.
Le jeune Lord fixait la lettre qui était maintenant dans ses mains. Jetant un rapide regard vers ses Tuteurs, il l'ouvrit, mais il était presque sûr de savoir de qui elle venait. Et en effet, la lettre provenait du Ministre Fudge :
Lord Potter-Black,
Mrs Bones m'a fait parvenir votre demande de rendez-vous, je m'excuse d'avoir mis autant de temps à vous répondre, mais la situation au Ministère est assez critique et nous sommes encore en train de nous organiser pour les probables conflits à venir.
Je suis cependant disponible aujourd'hui en fin d'après-midi pour vous recevoir, vers 16 heures si cela vous convient. Comme vous me l'avez demandé, le Commandant Scrimgeour, le Directeur Crooker et la Directrice Bones seront présents pendant notre réunion.
Que Père Magie vous garde,
Cornelius Oswald Fudge,
Ministre de la Magie Britannique.
- Excusez-moi, dit-il en se levant, se dirigeant vers sa chambre.
Il avait promis à Dumbledore de le prévenir quand Fudge lui répondrait, il allait donc tenir sa promesse. Il chargea Dobby de délivrer son message au Directeur, Hedwige ne pouvant pas arriver à Poudlard à temps.
Et bien qu'il ait prévu de passer son après-midi avec ses cadets et ses amis, il devait maintenant préparer son entretien avec le Ministre et le Commandant des Aurors.
Révéler l'existence des Horcruxes n'était pas la seule raison de sa demande de rendez-vous avec Fudge. En effet, après lui avoir caché pendant plusieurs mois, Harry était bien décidé à lui parler de la Prophétie entre Tom et lui. Et il se doutait que les deux hommes seraient septiques.
Mais l'important était qu'ils comprennent que Tom allait probablement se concentrer sur lui, leur permettant de se préparer au mieux.
Le début d'après-midi passa rapidement, et c'est à 15 heures qu'Harry monta se préparer pour son rendez-vous, se changeant pour revêtir ses robes officielles de Lord, sur lesquels étaient cousus les Blasons des Maisons Black et Potter. Il n'avait pratiquement jamais mis ces robes, si ce n'est pour la Présentation des Héritiers, mais il était important qu'il soit pris au sérieux aujourd'hui.
Parce qu'il n'était pas seulement un adolescent qui venait de passer ses BUSEs, il était aussi un Lord de deux Nobles Maisons Britannique, l'Héritier d'une Noble Maison Française et il se retrouvait maintenant au milieu de la Deuxième Guerre contre Voldemort.
Quinze minutes avant l'heure de son rendez-vous, il redescendit dans la cuisine pour emprunter le conduit de Cheminée. Les conversations s'arrêtèrent quand il passa devant le salon, mais il ne fit qu'un signe de tête à ses amis avant de continuer. Dans la cuisine, ses Tuteurs l'attendaient, ainsi que plusieurs membres de l'Ordre.
- Prêt ? lui demanda Sirius.
Harry hocha la tête sans rien dire. Son Parrain lui sourit légèrement, serra son épaule quelques secondes puis libéra l'accès à la Cheminée.
- Ministère de la Magie, Atrium ! s'exclama-t-il après avoir jetée de la Poudre de Cheminette dans l'âtre.
Les flammes passèrent au vert émeraude, et quelques secondes après y avoir pénétré, il se retrouvait dans l'Atrium. Son regard survola le Hall, s'attardant à l'endroit où il se trouvait au moment où il avait reçu le Sortilège de Mort il y a moins de deux semaines.
Un raclement de gorge attira son attention, et il se tourna pour voir Kingsley devant lui.
- Lord Potter-Black, dit-il avec un petit salut de la tête. Le Ministre Fudge et le Commandant Scrimgeour m'ont demandés de vous escorter.
Le fait que Scrimgeour ait envoyé Kingsley, qui était son Second, montra à Harry que les deux hommes le prenaient déjà un minimum au sérieux. Ce qui était une bonne chose, vu ce qu'il allait leur annoncer.
- Je vous suis, Auror Shacklebolt, dit-il avec un signe de tête.
De nombreux chuchotements les suivirent jusqu'à ce qu'ils pénètrent dans l'ascenseur, tous fixant l'adolescent qu'ils connaissaient maintenant comme le Survivant. Une fois seuls, Kingsley fit immédiatement tomber le masque de l'Auror.
- Comment vas-tu, Harry ? demanda-t-il au jeune Lord, l'air sincèrement soucieux.
- Ça va aller, répondit ce dernier. J'espère juste que Fudge et Scrimgeour vont me laisser terminer mes explications, et qu'ils me prendront un minimum au sérieux.
- Ils te prennent au sérieux, le contredit de suite le membre de l'Ordre. Plus que tu ne le penses. Le fait que Fudge t'ait demandé audience après le meurtre des Moon en est la preuve. Et tu leur as donné encore plus de raisons de te faire confiance depuis.
Le Serpentard n'y croyait qu'à moitié, mais il n'avait pas le temps de débattre sur le sujet. En effet, quelques secondes plus tard, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Kingsley le mena au Bureau du Ministre. Il frappa trois fois à la porte, puis l'ouvrit pour laisser passer Harry avant de la refermer derrière lui.
- Monsieur le Ministre, Commandant, M. Crooker, Mrs Bones, les salua-t-il en baissant légèrement la tête en signe de respect.
- Lord Potter-Black, firent les quatre employés du Ministère en lui retournant le signe de respect.
Le Ministre lui fit un signe de la main en direction d'une chaise, Harry s'y installa donc. Le silence régna quelques secondes dans la pièce avant que Fudge ne prenne la parole :
- J'imagine que vous ne nous avez pas demandé de nous rencontrer juste pour admirer mon Bureau, Milord, dit-il avec un petit sourire, semblant fier de son humour.
L'adolescent avait envie de lever les yeux au ciel, mais il se retint, ne faisant qu'échanger un sourire discret avec la Directrice du Département de la Justice Magique.
- Non, il y a plusieurs informations dont je dois vous faire part, dit-il en retrouvant son sérieux. Et j'ai peur qu'elles ne vous plaisent pas beaucoup.
- Nous vous écoutons, fit Scrimgeour.
- Je vais encore avoir besoin de votre Pensine, M. le Ministre, fit le jeune Lord. Je ne vais pas pouvoir vous expliquer de quoi il retourne, je vais devoir vous le montrer.
Et en effet, le Serment qu'il avait effectué pendant la dernière réunion de l'Ordre l'empêchait de parler des Horcruxes aux personnes qui n'étaient pas au courant. Mais rien ne lui interdisait de leur montrer le même souvenir qu'il avait montré à l'Ordre – parce que techniquement, il ne leur en parlait pas.
Le Ministre acquiesça, se levant pour aller sortir sa Pensine de son cabinet, comme le jour où Harry leur avait montré le souvenir de la renaissance de Voldemort. Cette fois-ci, ce fut le souvenir de Dumbledore lui révélant la Prophétie qu'il mit dedans, suivit de ce qu'il s'était passé quand Tom lui avait lancé l'Avada Kedavra.
- Avant de vous laisser regarder mes souvenirs, je vais avoir besoin d'un Serment Magique, Messieurs, dit-il. J'ai bien peur que ces informations soient capitales pour la Guerre à venir.
- Et pourquoi devrait-on écouter un adolescent ? fit le Directeur du Département des Mystères en haussant un sourcil.
- Directeur Crooker ! s'indigna de suite Amelia. Je vous rappelle que vous vous adressez à un Lord de deux Maisons et à un membre du Magenmagot ! Un peu de respect, je vous prie !
- Ce n'est rien, Directrice Bones, fit Harry d'un ton apaisant avant de se tourner vers Crooker. Et en temps que Directeur du Département des Mystères, j'imagine que vous vous doutez de la nature de l'objet que les Mangemorts cherchaient il y a un peu plus d'une semaine. Mais sans un Serment Magique, je ne pourrais rien vous confirmer. Ces informations pourraient nous garantir ou nous coûter la victoire contre Lord Voldemort, je ne m'excuserai pas d'être prudent.
- Je vous fais confiance, Lord Potter-Black, intervint Fudge. Mais le Directeur Crooker ici présent sera peut-être plus à même de prêter Serment après avoir vu les souvenirs ?
Le jeune Lord ne répondit pas tout de suite, réfléchissant à la proposition. Il était conscient que Fudge ne pouvait pas se permettre de montrer du favoritisme à son égard, pas devant trois de ses Directeurs de Départements.
- Je suis d'accord, accepta-t-il donc. Mais s'il refuse de prêter Serment après avoir visionné les souvenirs, je veux que cette réunion soit effacée de sa mémoire. C'est le seul compromis que je ferais, M. le Ministre.
Ce dernier acquiesça avant de se tourner vers son Chef de Département, qui finit par hocher la tête. Fudge pivota donc à nouveau vers Harry pour acquiescer à son tour.
- Merci, Milord, dit-il avec un mince sourire. Je pense qu'il est temps pour nous de visionner vos souvenirs, maintenant.
- Je ne vous accompagne pas, précisa Harry alors que les trois hommes se levaient.
- Mrs Bones ? s'enquit Scrimgeour en la voyant rester assise.
La Directrice du Département de la Justice Magique échangea un regard avec le jeune Lord, qui acquiesça imperceptiblement.
- J'ai déjà visionné les souvenirs en question, révéla-t-elle donc. Je vous promets de vous expliquer quand vous aurez fini.
Les trois autres employés du Ministère froncèrent les sourcils, mais ils se retinrent de faire un commentaire. Après un dernier regard vers Harry, ils plongèrent la tête dans la Pensine.
- Quels seront leurs réactions, selon vous ? fit le jeune Lord après quelques minutes de silence.
- Ni Cornelius ni Rufus ne croient aux Prophéties, fit la Tante de Susan. Contrairement à Crooker, qui sait que certaines sont peuvent se réaliser. Quant aux Horcruxes… Leur existence n'est pas remise en question, vu les preuves. Mais Fudge ne comprendra surement pas en quoi ces choses sont monstrueuses, sauf s'ils lui expliquent pendant le souvenir.
Le future Sixième Année acquiesça, mais il ne lança pas d'autres conversations, tout à fait à l'aise d'attendre le « retour » des trois hommes dans le silence. Ce fut un peu plus d'une demi-heure plus tard qu'ils sortirent de la Pensine, l'air pâles.
- Je crois que j'ai besoin d'un verre, souffla le Ministre.
Il pointa sa Baguette sur un de ses placards, en faisant sortir une bouteille de Whisky Pur-Feu et cinq verres, qui lévitèrent doucement jusqu'au bureau. Les verres se servirent seuls, prêts à être dégustés en quelques secondes.
Scrimgeour n'attendit pas pour une autorisation, buvant le sien d'une gorgée avant de se resservir un autre et de s'asseoir – de s'effondrer – sur son siège.
- Des Horcruxes, souffla-t-il, l'air écœuré.
- Je suis désolée, Commandant, mais je ne continuerais pas cette conversation sans que vous ne prêtiez Serment. Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi je suis aussi insistant.
Le jeune Lord se tourna ensuite vers Crooker :
- Qu'avez-vous décidé, Directeur ? demanda-t-il d'une voix neutre.
- Le Serment, fit ce dernier en avalant à son tour son verre de Whiskey Pur-Feu.
Harry acquiesça avant de sortir un parchemin de sa poche, sur lequel était écrit le même Serment qu'il avait fait prendre aux membres de l'Ordre.
- Vous ne parlez pas de la Prophétie dans votre Serment, fit remarquer le Directeur du Département des Mystères.
- Voldemort est au courant pour la Prophétie, répondit le jeune Lord. Il me l'a demandé avant notre Bataille dans l'Atrium, et je lui ai donné.
- Pourquoi ? s'enquit Scrimgeour en fronçant les sourcils.
- Qu'il la connaisse ne changera rien, tout s'est joué il y a longtemps, dit-il en haussant les épaules. Et maintenant qu'il sait qu'il a un ennemi mortel, il va se concentrer sur moi et espérons-le laisser l'Angleterre tranquille pendant quelques semaines voire quelques mois.
Comme les membres de l'Ordre, les trois officiels du Ministère semblèrent d'accord avec son explication.
- Le Serment, je vous prie, rappela-t-il après quelques secondes.
Les trois hommes acquiescèrent, prêtant Serment chacun leur tour. Quand ce fut terminé, Harry brûla le parchemin avant de s'installer dans son fauteuil, verre de Whisky Pur-Feu en main.
- Maintenant, nous pouvons parler, dit-il avant de prendre une gorgée de la boisson.
Le liquide lui brûla la gorge, mais il sentait qu'il en aurait besoin pour cette conversation.
Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu !
Concernant les excuses de Lily - dès le Tome I, je savais que Lily s'excuserait au début du Tome VI et que la mort de James serait l'élément déclencheur pour la faire réaliser qu'elle a vraiment été une conn**** avec Harry ! J'espère que cela vous paraît un minimum cohérent, si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à m'en faire part :)
Et je sais qu'il ne se passe pas grand-chose non plus dans ce chapitre, mais j'ai plusieurs bases à établir au niveau Politique de l'histoire avant que l'action ne commence, dirons-nous !
Ah, et je voulais vous dire : vous l'avez surement remarqué, mais les chapitres de ce Tome sont un peu plus courts que ceux du Tome V (environ 8/9 pages word pour celui-ci contre 11/12 pages word pour le V), et il y a une raison. Les événements vont s'enchaîner assez vite (je sais, là on ne dirait pas xD) et je préfère écrire des chapitres plus courts plutôt que de trop en mettre dans chaque et d'avoir fini le Tome avec à peine 15 chapitres - je pense que le dernier Tome des HPBL mérite mieux, et c'est moi l'auteur donc je fais ce que je veux ! *ricanement diabolique*
Si vous avez des questions sur le chapitre, n'hésitez pas !
Je vous dis à la prochaine pour le prochain chapitre, qui sera l'Interlude ! D'après vous, quel personnage découvrirez-vous cette fois ? ^^
SauleMarron19427, pour vous servir !
