Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.

Bêta-Correctrice : C'est re-moi, désolée ^^

Statut : En cours d'écriture

Merci aux revieweurs : stormtrooper2, Pims10, CutieSunshine, EldaThren, Aya31, EvilNanaty, Miss Homme Enceinte 2, Mel, aussidagility, Poussy, Lililou, Kadi.

Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow !


Réponses aux reviews anonymes :

Aya31 : Merci pour ta review ! :)

Mel : Merci pour ta review ! ;)

Aussidagility : Merci pour ta review ! :D

Lililou : Merci pour ta review ! Pour ce qui est de la suite, tu as le droit de dire ce que tu veux des chapitres, ça fait toujours plaisir ! :)

Kadi : Merci pour ta review ! Voilà la suite ! :')


Voilà le prochain chapitre de ce Tome, où l'on s'organise du côté du Ministère !

Bonne lecture ! :)


Chapitre Trois :

- Maintenant, nous pouvons parler.

Les trois hommes se tournèrent vers lui, semblant réfléchir à la façon dont ils voulaient commencer la conversation.

- Les Horcruxes…, dit finalement Scrimgeour. Savez-vous si vous étiez le seul ?

- Il est possible d'en créer plusieurs ?! s'étouffa presque Fudge, encore plus pâle.

Vu sa réaction, les deux autres hommes avaient dû lui expliquer à quel point les Horcruxes étaient maléfiques pendant qu'ils visionnaient le souvenir, comme Amelia l'avait supposé.

- Théoriquement, on peut en faire autant que l'on veut, répondit Crooker. Mais cela m'étonnerait que Voldemort ne choisisse pas un nombre et des objets spécifiques.

- On pense qu'il en a créé six, sans compter celui qui était en moi, répondit le jeune Lord. J'ai détruit l'un d'eux pendant ma Deuxième Année et le Professeur Dumbledore en a un autre en sa possession. Il en resterait quatre.

- Vous avez détruit un Horcruxe en Deuxième Année ? répéta le Directeur du Département des Mystères, choqué mais aussi impressionné.

- Je ne savais que c'en était un, précisa l'adolescent. C'était le Journal intime de Tom. C'est grâce à ce Journal que la Chambre des Secrets a pu être ouverte une seconde fois. Lucius Malfoy l'avait placé dans le chaudron de Ginny Weasley quand ils s'étaient croisés sur le Chemin de Traverse. Plus elle se confiait dans le Journal, plus Tom prenait le contrôle. Jusqu'au moment où il a été capable de libérer le Basilic dans l'École. Pour en revenir au Horcruxe, il a été détruit quand le Basilic a planté ses crocs dedans – ce qui veut dire que le venin de Basilic est assez puissant pour détruire les Horcruxes.

Son explication semblait avoir encore plus choqué le chercheur, Scrimgeour intervint donc :

- Et quel est l'Horcruxe trouvé par le Professeur Dumbledore ? demanda-t-il.

- La Bague d'Héritier des Gaunt, répondit le Gryffondor. Il l'a trouvé dans l'ancienne Maison des Gaunt, qui se trouve à Little Hangleton – là où Tom a retrouvé son corps.

- Et vous disiez avoir une idée des autres ? s'enquit le Commandant des Aurors.

- Dumbledore pense que Tom s'est lancé après les Reliques des Fondateurs, révéla Harry. L'Épée serait en sécurité, mais cela laisserait le Médaillon de Serpentard, la Coupe de Poufsouffle et le Diadème de Serdaigle. Le problème sera de les trouver.

- Nous pensons également que Nagini, le serpent de compagnie de Voldemort, puisse être un Horcruxe, intervint Amelia.

- « Nous » ? répéta Fudge en haussant les sourcils.

Les deux membres de l'Ordre échangèrent un regard, semblant hésiter. Mais Harry savait que pour que les trois hommes leur fassent confiance, il fallait qu'ils soient honnêtes.

- L'Ordre du Phénix, dit-il donc. Amelia et moi en faisons partie.

- Vous en faites partie aussi ? s'étonna Crooker.

- Vous avez entendu la Prophétie, pointa le jeune Lord. Je suis la seule personne capable de vaincre Voldemort. Le minimum est que je sois tenu au courant de l'effort de Guerre. Je ne pourrais jamais réussir à me battre si je ne suis pas au courant de tout.

- Cela m'étonne que Dumbledore ait fait confiance à autant de personnes avec ces informations, fit remarquer le Commandant des Aurors.

- C'est Harry qui a insisté pour que la Prophétie nous soit dévoilée pendant une Réunion, précisa de suite Amelia. Et il a également exigé un Serment de tous nos membres avant de révéler l'existence des Horcruxes. Il semblerait qu'Albus n'ait pas prévu de nous mettre au courant.

La Directrice du Département de la Justice Magique semblait toujours en colère du manque de confiance du Directeur, et à en juger par le haussement de sourcil des trois hommes, cela ne passa pas inaperçu.

- Pourquoi exiger un Serment Magique ? demanda le Ministre.

- Parce que justement, je suis ne pas Dumbledore, répondit le jeune Lord Potter-Black. Je fais confiance aux membres de l'Ordre, vraiment. Mais je ne laisserai à personne l'occasion de me trahir comme Pettigrow l'a fait pendant la Première Guerre. Et le Serment les protège également du Véritasérum et de la Légilimencie en cas de capture, ce qui pourrait arriver.

Scrimgeour et Amelia hochèrent la tête, d'accord avec son raisonnement.

- J'imagine que vous ne nous avez pas montré ce souvenir juste pour nous tenir au courant, intervint de nouveau Algerton Crooker. De quoi avez-vous besoin ?

- De l'aide de votre Département, répondit l'adolescent. On m'a fait remarquer que vous pourriez être utile dans la recherche des Horcruxes. Je ne sais pas exactement ce que vous étudiez en bas, mais si un Département peut nous aider, c'est bien le vôtre.

Crooker acquiesça, Harry se tourna donc vers Scrimgeour :

- Pour ce qui est des Aurors, je pense que vous devriez leur dire pour la Prophétie, dit-il. Qu'ils comprennent que Voldemort n'est pas et ne sera jamais de leur ressort. Je ne vous dis pas de ne pas le combattre s'il apparaît sur le Chemin de Traverse, mais qu'ils n'essaient pas de le vaincre – occupez-le juste assez longtemps pour que Dumbledore ou moi venions.

- Pourrez-vous sortir de Poudlard en cas d'attaque ? demanda le Commandant.

- Croyez-moi, si Voldemort se montre, personne ne pourra m'empêcher de venir, assura le futur Sixième Année. Et il s'attendra à ce que je sois là. Je pense que tout le monde s'attendra à ce que je vienne, d'ailleurs – je suis le Survivant, après tout.

Son ton était devenu railleur en prononçant le surnom que son frère avait enduré pendant des années, mais personne ne fit de commentaires.

- Les Aurors doivent surtout se concentrer sur les Mangemorts, reprit-il après quelques secondes. Et je pense qu'ils ne devraient plus tenter de les capturer à tout prix.

- Que voulez-vous dire ? s'enquit Scrimgeour en fronçant les sourcils.

- Un Mangemort mort est un Mangemort qui n'aidera pas Tom lors de son prochain raid, clarifia le jeune Lord. Je sais que cela peut paraître brutal – et ça l'est. Mais nous sommes en Guerre. Les Mangemorts ne se gênent pas pour lancer des sorts mortels aux Aurors, je pense que les Aurors ne devraient pas avoir à se retenir pour qu'ils puissent être traduits en justice.

- Si nous faisons cela, nous ne serons pas mieux que les Mangemorts, intervint le Ministre.

- Est-ce que vous comparez le fait de devoir tuer pour défendre des innocents et le fait de tuer pour le plaisir ? se hérissa de suite Amelia en fusillant Fudge du regard. Je suis d'accord avec Harry sur ce point : la plupart des Mangemorts ayant survécu à la Première Guerre sont revenus vers Voldemort dès qu'il les a appelés. Si les Aurors n'avaient pas eu pour ordre de les prendre vivants pour passer les devant le Magenmagot, son armée ne serait pas aussi importante.

- Et je ne dis pas que les Aurors devraient tuer tous les Mangemorts qu'ils croisent, reprit Harry. Mais de les autoriser à user de toute la force possible pour se défendre et défendre les innocents qu'ils sont censés protéger. Je ne vous parle pas de les autoriser à utiliser les Impardonnables – c'est une ligne qu'il vaut mieux ne pas dépasser – mais de leur permettre de lancer des sorts offensifs en cas de bataille et pas seulement défensifs.

- Je pense que cela pourrait être une bonne idée, acquiesça Crooker. À choisir entre un Auror mort et un Mangemort mort, je préférerai que les Aurors survivent.

- Moi aussi, intervint à son tour Scrimgeour avant de se tourner vers Fudge. Et je vais répéter ce que je vous ai dit en janvier, Cornelius : je ne veux pas que mes Aurors prennent le risque de mourir parce que vous êtes trop bornés. Il faudra bien évidemment poser des limites, mais je pense que permettre à nos hommes de se défendre au mieux est une bonne chose.

- Et cela pourrait également faire peur à l'autre camp, fit Amelia. De savoir que les Aurors ont le droit de répliquer à force égal – cela pourrait convaincre certaines personnes de ne pas devenir Mangemort, s'ils tiennent à la vie. Nul doute que Tom est en train de recruter, il a perdu de nombreux Mangemorts à la Bataille du Ministère et lors des combats à Londres.

- Je ferais une annonce ce soir, alors, dit Fudge après quelques secondes. Pour expliquer les nouvelles « règles » applicables à nos Aurors et Policiers. Et je vais aussi prévenir le Premier Ministre. Nous avons déjà discuté après les attaques de Londres, mais maintenant…

- La question est de savoir s'il ne faudrait pas prévenir directement Sa Majesté, intervint Harry.

En effet, la Grande-Bretagne Magique, tout comme la partie Moldue du pays, tombait sous l'autorité de la Dynastie Windsor. La Reine était la plus haute autorité du pays, et la supérieure hiérarchique directe de Cornelius.

Mais contrairement au Premier Ministre Moldu, le Ministre de la Magie n'avait pas de rendez-vous hebdomadaires avec la Reine. Il devait cependant lui rendre des comptes pour tous les événements importants survenant dans le Monde Magique.

Le Ministre ne se déplaçait à Buckingham Palace que dans le cas où le Souverain en place était également un Sorcier, comme cela avait été le cas de Victoria, qui avait étudié à Poudlard à partir de 1830 et qui avait achevé sa scolarité à peine quelques jours avant son Couronnement.

Les Windsor étant une Lignée descendante de Cracmols, il était cependant rare qu'un Sorcier y apparaisse, d'où le peu de rapports « physiques » entre les deux dirigeants. Mais au vu de la probable future situation du pays, parler directement à Sa Majesté la Reine ne serait pas une perte de temps, au contraire.

- Une Guerre est sur le point de se déclarer, fit Amelia en hochant la tête. Il est de notre devoir de prévenir la Reine de la situation.

- Je demanderai conseil au Ministre Major, dit Fudge en hochant la tête, faisant référence au Premier Ministre Moldue. Rufus, Amelia, peut-être serait-il judicieux que vous soyez présents pendant mon rendez-vous avec lui.

- Qu'en est-il de Dumbledore ? intervint le Serpentard.

- Harry a raison, inviter Albus serait une bonne idée, comprit de suite la Tante de Susan. Après tout, il est celui qui connaît le mieux Tom Jedusor. Et il est également le Président-Sorcier du Magenmagot.

Les trois autres hommes acquiescèrent à leur tour, puis le Ministre se tourna vers Harry :

- Voulez-vous être présents ? lui demanda-t-il. En tant que Survivant…

- Je ne pense pas que cela soit une bonne idée, refusa doucement le jeune homme. Je suis un Lord de deux Maisons, mais le Premier Ministre ne me prendra jamais au sérieux en tant que vainqueur prophétisé de Tom. De même, le fait que vous impliquiez une personne qu'il considère comme un enfant dans une Guerre pourrait ne pas lui plaire. Si vous lui parlez de la Prophétie, je vous suggère de ne pas lui révéler mon âge ni le fait que je suis toujours scolarisé.

- Vous pensez vraiment qu'il aura une réaction négative ? sembla s'étonner Crooker.

- Les Moldus n'ont pas la même vision des choses, explicita l'Héritier Lupin. Pour eux, un enfant n'a pas et n'aura jamais sa place sur un champ de Bataille. La Communauté Magique s'attend à ce que je me batte contre Voldemort – déjà à cause de cette histoire de Survivant, mais encore plus depuis notre Duel d'il y a deux semaines. Pour les Moldus, cela serait totalement impensable que l'on mette le poids d'une Guerre sur les épaules d'un mineur. Et je suis en partie d'accord : hors de question que l'on se cache derrière moi et qu'on s'attende à ce que je fasse le sale boulot. C'est pour cela que j'ai forcé Dumbledore à mettre l'Ordre au courant de la Prophétie et des Horcruxes et c'est également la raison pour laquelle je vous ai tout révélé aujourd'hui. Je refuse de porter le poids de cette Guerre tout seul. Si vous voulez que Tom soit vaincu, il va falloir m'aider. Je ne pourrais pas y arriver par moi-même, et je refuse d'assumer les conséquences seul. Voldemort n'est pas que mon problème.

Les quatre employés du Ministère acquiescèrent, semblant d'accord avec lui.

- Et vous avez eu raison, Milord, intervint Fudge. Vous n'avez pas le choix de vous battre dans cette Guerre, dans la mesure où Vous-Savez-Qui croit en la Prophétie et viendra après vous. Mais il n'est pas de votre responsabilité de sauver le pays entier, c'est le travail de nos Aurors et Policiers.

- Et nous sommes mieux préparés que la dernière fois, poursuivit Amelia. Le Magenmagot et le Ministère sont vides de tout Mangemorts, et chaque nouvel employé est soumis à un interrogatoire au Véritasérum concernant toute connexion avec Voldemort avant de commencer. C'est en partie grâce à vous, Harry. Et comme dit Cornelius, vous n'avez pas le choix de vous battre, ce que vous ne devriez pas avoir à faire. Vous devez vous occuper du plus gros morceau de ce conflit, laissez-nous nous occuper du reste.

L'adolescent fixa la Directrice du Département de la Justice Magique pendant quelques secondes avant d'acquiescer, maintenant sûr d'avoir pris la bonne décision en organisation cette réunion.

- Pour en revenir aux Horcruxes, j'aimerais avoir l'occasion de les examiner, intervint Crooker après quelques secondes. Celui que vous avez détruit et celui encore intact, si possible. Je n'en suis pas sûr, mais je devrais pouvoir créer soit un Sort soit un objet pour nous aider à détecter les autres.

- Contactez directement le Professeur Dumbledore, Directeur, lui dit l'adolescent. Les deux Horcruxes sont à Poudlard.

Et en effet, Harry avait rendu le journal au Directeur à la fin de sa Deuxième Année, ne voulant pas conserver quelque chose qui avait appartenu à Voldemort.

- Je lui en parlerai, acquiesça le Directeur du Département des Mystères. Je pense aussi que l'on devrait interroger Lucius Malfoy sur les Horcruxes.

- Pourquoi cela ? s'enquit le Ministre.

- Si Voldemort a donné un Horcruxe à Lucius, il est possible qu'il en ait donné à un autre Mangemort, développa Crooker. Et le fait que Lucius l'ait introduit à Poudlard veut bien dire qu'il ne savait pas ce que c'était réellement – il n'aurait jamais pris le risque de s'en débarrasser, sinon.

- Tom était en colère quand il l'a su, se rappela Harry après quelques secondes. Je pense que ce cher Lucius n'a pas échappé à une petite séance de torture à cause de ça, d'ailleurs.

- Voldemort sait donc que le Journal a été détruit, comprit Scrimgeour. Croyez-vous qu'il se doute que nous sommes au courant pour les Horcruxes ?

- Non, répondit de suite l'adolescent. Il était en colère quand il l'a appris, mais pas du tout inquiet. Tom est trop arrogant pour ne serais ce que penser qu'on pourrait découvrir son secret. Dumbledore pense que quelqu'un pourrait en savoir plus, mais il n'a pas dit qui. Tout ce qu'il a dit, c'est qu'il aimerait que je l'accompagne quand il l'aura retrouvé.

- Pourrez-vous nous tenir au courant ? lui demanda Fudge.

- Je ne compte pas vous cacher quoi que ce soit, M. le Ministre, répondit le jeune Lord. Le but de cette réunion était de vous mettre au courant de la situation, et j'espère, d'établir une collaboration entre nous. Amelia et moi pouvons être le lien entre l'Ordre et le Ministère, si vous acceptez.

- C'est une bonne idée, approuva Scrimgeour. Je me doute que vous ne pouvez pas nous donner les noms des autres membres – à part les membres évidents tels que Dumbledore et vos Tuteurs, M. Potter-Black-Lupin – et je m'engage à ne rien vous demander à ce propos.

- Je suis d'accord, intervint de nouveau le Ministre. L'Ordre du Phénix nous a bien aidés pendant la Première Guerre, mais pouvoir collaborer ouvertement est une amélioration.

Les deux membres hochèrent la tête, conscients qu'une collaboration plus ouverte entre l'Ordre et les Aurors pourrait être utile au vu des probables conflits à venir.

Le silence dura pendant presque une minute avant que le Ministre ne se tourne vers Harry, l'air incroyablement sérieux.

- Je vous remercie d'avoir partagé ces informations, Milord, dit-il. Et je vous jure que nous ferons notre possible pour vous aider dans cette Guerre. Vous n'êtes pas seul, je vous le promets.

- Merci, M. le Ministre, répondit Harry.

Fudge lui fit un mince sourire avant de se tourner vers le Commandant des Aurors :

- Rufus, faites en sorte d'interroger Lucius le plus vite possible sur les Horcruxes, et faites-le en personne, si possible, ordonna-t-il avant de pivoter vers Crooker. Prenez rapidement contact avec Dumbledore pour que vous puissiez examiner les Horcruxes.

Il fit ensuite alterner son regard sur ses trois employés :

- Je vous tiendrai au courant de la date de mon rendez-vous avec le Premier Ministre, dit-il. J'inviterai également Albus.

Comprenant que Fudge mettait fin à leur réunion, les trois Directeurs de Département et Harry se levèrent. Ce ne fut pas long avant que l'adolescent ne sorte du Bureau, suivi d'Amelia. Ils prirent l'ascenseur en direction de l'Atrium, puis se dirigèrent vers les Cheminées.

- Cela s'est bien passé, je trouve, dit finalement la Tante de Susan.

- À voir ce que l'Ordre en pensera, fit Harry avant de pénétrer dans l'âtre.

Quelques secondes plus tard, il se retrouvait dans la cuisine du Square, juste à temps pour le dîner, apparemment.

- Cela s'est bien passé ? lui demanda de suite Sirius.

- Je pense que oui, acquiesça l'adolescent alors qu'Amelia sortait à son tour des flammes. Mais on en reparlera ce soir.

Son Parrain acquiesça. Une réunion de l'Ordre avait été organisée quand Harry avait appris son rendez-vous avec Cornelius, et bien que les membres aient été prévenus à la dernière minute, il était pratiquement sûr que tous seraient présents.

Harry fit un sourire à Remus en passant devant lui, puis il alla s'installer près de ses amis et de ses cadets pour manger.

- Que voulais Fudge ? s'enquit Neville.

- Il voulait me parler de mon Duel avec Tom, mentit le Serpentard.

Sa réponse lui valut un regard sceptique Théo, mais le Lord Nott ne fit aucun commentaire. Harry s'en voulait de leur mentir ainsi, mais il n'avait pas le choix : hors de question de les mettre encore plus en danger en les mettant au courant des Horcruxes et du chassé-croisé que l'Ordre allait devoir affronter avant qu'il ne puisse s'occuper de Tom.

Le repas passa rapidement, et c'est à peine une heure après son retour du Ministère que l'adolescent se retrouva à gauche de Dumbledore pour un compte-rendu de son rendez-vous.

- M. Potter-Black-Lupin, Amelia, fit le Directeur après l'arrivée des derniers membres. Quelle a été la réaction de Cornelius ?

- Horrifié, d'abord, commença Amelia. Rufus et Algerton ont dû lui expliquer ce qu'était un Horcruxe pendant qu'ils visionnaient le souvenir. Ils ont accepté le Serment et ont accepté de nous aider.

- C'est-à-dire ? demanda Maugrey.

- Les Aurors vont être autorisés à autoriser des Sorts offensifs contre les Mangemorts, révéla Harry, provoquant des murmures étonnés. Et ils vont également être mis au courant de la Prophétie entre Voldemort et moi. Crooker a promis d'aider aussi, il va vous demander d'examiner les Horcruxes dans peu de temps, Professeur.

- Vous a-t-il dit pourquoi ? demanda le Directeur de Poudlard.

- Il pense qu'il serait capable de créer une sorte de détecteur pour trouver les autres, intervint Amelia. C'est pourquoi il a besoin d'examiner le Journal et la Bague.

- Cornelius va également organiser un rendez-vous avec le Ministre Major, reprit le Serpentard. Il est même possible qu'un entretien soit organisé avec Sa Majesté.

- Il nous contactera pour aller voir Major, ajouta Amelia en désignant le Directeur et elle-même.

Elle fit une pause de quelques secondes, puis conclue :

- Que ce soit Cornelius, Rufus ou Algerton, ils sont tous d'accord sur le fait que l'Ordre et le Ministère vont devoir collaborer, dit-elle. Ils ne nous demanderont jamais la liste exacte des membres de l'Ordre, mais Harry et moi servirons de liaisons. Le but est de mettre fin à la Deuxième Guerre avant que l'on n'en vienne à un conflit généralisé, comme la dernière fois.

La plupart des membres de l'Ordre acquiescèrent, d'accord avec ce qu'Amelia venait de dire. Mais elle n'avait pas fini :

- Le Ministre s'est également engagé à soutenir Harry, ajouta-t-elle, ramenant l'attention sur ce dernier. Nous le savons tous maintenant, il n'a pas le choix de se battre, et ce contrairement à nous. Et il est hors de question qu'il se retrouve seul face à Voldemort. Il est celui qui aura à le vaincre, c'est une certitude, mais cela ne veut pas dire qu'il est responsable de l'état de Guerre et de ce qui arrive entre ici et le moment où il le vaincra – parce que je ne doute pas qu'il y arrivera.

L'ancienne Poufsouffle prit une grande inspiration avant de se tourner vers le Serpentard :

- Je vous promets également, Lord Potter-Black, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider contre le sorcier qui se surnomme Lord Voldemort.

Le phrasé, qui se rapprochait presque d'une Promesse Magique, fit légèrement s'écarquiller les yeux d'Harry. Il jeta un coup d'œil à ses Tuteurs, qui fixaient Amelia avec étonnement, avant de se tourner à nouveau vers la Directrice du Département de la Justice Magique.

- Merci, Mrs Bones, dit-il, ému.

Un nouveau silence prit place dans la pièce, puis Dumbledore se racla la gorge, ramenant l'attention sur lui.

- Je vais profiter du fait que nous soyons tous là pour vous dire que j'ai pu retrouver la personne que je cherchais, dit-il.

- Le « quelqu'un » qui pourrait vous en dire plus sur les Horcruxes ? s'enquit Remus.

- Exactement, acquiesça Dumbledore. Je pense qu'il serait bon d'aller le voir demain.

- Et qui est cette personne ? demanda Augusta en haussant un sourcil, le mettant clairement au défi de ne pas répondre.

- Horace Slughorn, révéla Dumbledore après quelques secondes.

- Le vieux Slug' ? s'étonna Sirius.

- Qui est cet homme ? demanda Harry.

Et il n'était pas le seul à se le demander : en effet, Bill, Charlie, Jeanne, Adrian et Sarah semblaient aussi perdus que lui, de même que Fleur.

- C'est l'ancien Professeur de Potions, répondit Filius. Il a démissionné quelques jours après Halloween 1981. C'est lui que Severus a remplacé.

- Il a été notre Professeur de Potions pendant notre scolarité, intervint Lily.

N'étant pas présente à la dernière réunion de l'Ordre, l'ancienne Lady Potter avait été mise au courant des Horcruxes de la même façon que le Ministre dans l'après-midi, en visionnant le souvenir d'Harry.

- C'était un bon Professeur, mais il avait ses favoris, continua la rousse. Il organisait des soirées pour ses meilleurs élèves, et il se servait de ses connexions pour donner l'impression d'avoir de l'influence.

- Et j'imagine que Tom a fait partie de ses protégés, supposa l'adolescent en se tournant vers Dumbledore.

Ce dernier acquiesça, lissant sa barbe quelques secondes avant de répondre :

- En effet, dit-il. Je lui avais dit de se méfier de Tom, mais il ne m'a pas écouté. C'est lui qui l'a désigné Préfet puis Préfet-en-Chef. Et c'est vers lui qu'il s'est tourné pour avoir des renseignements sur les Horcruxes. Je l'ai déjà contacté à ce sujet après ta Deuxième Année, mais il m'a donné un faux souvenir.

- Un faux souvenir ? répéta Minerva en fronçant les sourcils.

- Un souvenir dans lequel Tom lui demande des informations sur les Horcruxes, mais Horace refuse de répondre, précisa Dumbledore.

- Et qu'est-ce qui vous fait croire qu'il en sait plus ? demanda Tonks.

- Au moment de la disparition de Tom, il a fait certaines remarques qui m'ont mis la puce à l'oreille, comme disent les Moldus, expliqua le Président-Sorcier. Et le fait qu'il ait pratiquement disparu de la surface de la Terre après le Tournoi des Trois Sorciers.

- Vous pensez qu'il se cache de Tom, comprit Remus.

- C'est probable, acquiesça le Directeur. Et je sais qu'Horace ne me dira rien – pas si j'y vais seul, en tout cas.

- Et comment pourrais-je aider ? s'enquit le Serpentard. Je ne le connais pas.

- Mais lui te connaît, intervint de nouveau Lily. Tu es le Lord de deux Nobles et Anciennes Maisons, et tu es maintenant reconnu comme le Survivant. Il voudra t'avoir dans la poche.

- Je lui souhaite bonne chance, railla le Serpentard avant de se tourner vers le Directeur. Je viendrais avec vous, Professeur. Mais il est hors de question que je joue à un jeu avec ce Slughorn : je ferais en sorte qu'il parle, que vous soyez d'accord ou non.

Dumbledore sembla vouloir protester, mais il n'en fit rien. Il semblait avoir compris qu'Harry ferait comme il l'entendait, qu'il soit d'accord ou non. Il acquiesça donc après quelques secondes.

- Je pense qu'il est plus judicieux de ne pas transplaner dans le village où se trouve Horace, mais à une certaine distance, dit-il ensuite. Il ne serait pas étonnant qu'il ait placé des Sorts pour le prévenir de l'arrivée de Sorciers près de lui. Surtout s'il se cache de Tom.

- Il n'aura pas le temps de s'enfuir s'il ne nous sent pas arriver, approuva le jeune Lord.

- Le village le plus proche se trouve à vingt minutes de marche, fit Dumbledore. J'espère que faire une balade à mes côtés ne te dérange pas, Harry.

- Je pense que je devrais pouvoir survivre, répondit ce dernier avec un petit sourire. Mais évitez les propagandes pro-Gryffondor, je vous prie.

Dumbledore eut un reniflement amusé alors que Sirius ricanait ouvertement à ses côtés et que le sourire de Remus se faisait plus prononcer.

Le lendemain matin, Harry eut à peine le temps de finir son petit-déjeuner avant que Dumbledore n'arrive. Il put cependant jeter un œil à La Gazette : comme l'avait promis Cornelius, il avait donné une conférence de presse pour révéler la nouvelle ligne de conduite des Aurors, principalement le fait qu'il n'avait plus pour consigne de ramener les Mangemorts vivants à tout prix et qu'ils pouvaient utiliser de tous les moyens pour arrêter les suivants de Tom. Le fait qu'ils avaient toujours interdictions de se servir des Impardonnables n'était pas précisé, ce qui était une bonne chose selon Harry. Cela éviterait que de jeunes idiots – qui ne se rendaient probablement pas compte de conséquences de leurs actes – ne rejoignent Tom maintenant qu'ils savaient ce qu'ils risquaient en le faisant. Parce que mourir de la main des Aurors faisait beaucoup plus peur que de se retrouver à Azkaban, encore plus maintenant que les Détraqueurs n'y étaient plus.

Il reposa rapidement le Journal quand Dumbledore arriva, et sans un mot, le Directeur le mena à la porte du Manoir, sortant du côté Moldu du Square Grimmaurd. C'est sur les marches du perron qu'il les fit transplaner.

- Comment avez-vous pu le retrouver ? s'enquit le jeune Lord alors qu'ils commençaient à marcher.

- Horace se cache, mais il a toujours du mal à ne pas rester en contact avec son cercle d'influence et certains de ses anciens protégés, répondit le Directeur. Évidemment, il a été plus prudent, mais j'ai pu retrouver sa trace en appelant à plusieurs faveurs.

Harry acquiesça, et ils continuèrent à marcher en silence. Certaines personnes les regardaient passer bizarrement, et il est vrai que la robe de sorcier violette à étoile bleue du Professeur Dumbledore ne passait pas inaperçue. Personne ne leur fit cependant aucune remarque.

Dix minutes passèrent ainsi, jusqu'à ce que le Directeur ouvre à nouveau la bouche :

- Je voulais m'excuser, Harry, dit-il soudainement.

- Vous excuser ? répéta l'adolescent sans comprendre.

- De t'entraîner au milieu de cette Guerre, précisa Dumbledore. Je sais que la Prophétie te force à t'impliquer, mais tu ne devrais pas avoir à en faire autant. Amelia avait raison, hier. Tu restes un adolescent, Harry. Je n'aurais jamais dû mettre tout cela sur tes épaules. Et maintenant, avec les Horcruxes –

- Professeur – Albus, le coupa doucement le Serpentard, s'arrêtant pour lui faire face. Vous avez en partie raison, la Prophétie m'oblige à prendre un rôle actif dans la Guerre. Mais vous avez également tort, en pensant que je ne le fais pas par choix. Si je l'avais voulu, Sirius et Remus m'auraient fait quitter le pays il y a des mois. Si je leur demandais aujourd'hui, je sais que l'on serait parti en quelques jours voir en quelques heures, et personne ne pourrait nous retrouver. Mais je ne vais pas fuir. Pas alors que ma famille et mes amis resteront dans ce pays. Prophétie ou non, je veux en finir avec Tom. Je ne le laisserai pas tuer des innocents sans rien faire, alors que je peux aider à l'arrêter.

Harry fit une pause, fixant Dumbledore quelques secondes avant de se détourner, reprenant son chemin pour rejoindre Slughorn. Le Directeur ne dit rien de sa tirade, recommençant à marcher à ses côtés en silence. Une dizaine de minutes plus tard, ils entrèrent dans le village où se trouvait l'ancien Professeur de Potions.

- Bienvenue dans le charmant village de Budleigh Babberton, fit le Président-Sorcier du Magenmagot en observant son environnement. D'après mes informations, Horace se trouve dans une des maisons les plus à l'extrémité du village.

Ils marchèrent encore cinq minutes avant d'arriver devant une maison tout ce qu'il y a de plus normale. D'après le nom qu'Harry aperçut sur la boîte aux lettres, la maison en question appartenait à M. et Mrs Holmes, qui y vivaient avec leurs deux fils.

- Ils se cachent dans des maisons Moldus vides, supposa l'étudiant à voix haute.

- C'est ce que je pense, oui, acquiesça Dumbledore en ouvrant le portail. Horace a toujours connu un certain style de vie, ce n'est pas étonnant qu'il choisisse des maisons aussi confortables.

En effet, ils se trouvaient dans un village plutôt luxueux, à en juger par les maisons présentes dans les alentours. Le Directeur finit par toquer à la porte, qui s'ouvrit à peine une minute plus tard.

Un homme d'une taille moyenne – mais dans la norme basse – leur ouvrit, et ses yeux s'écarquillèrent quand il aperçut Dumbledore.

- Bonjour, Horace, fit aimablement ce dernier. Pouvons-nous entrer ?


Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu !

Bon, comme vous le voyez, je répète un peu ce qui a été dit pendant la Réunion de l'Ordre, mais il fallait que tout le monde ait les mêmes informations pour partir sur de bonnes bases :')

Je pense que tout est plutôt clair, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas, je ne mords toujours pas ^^

Dans le prochain chapitre, nous verrons donc la confrontation Harry/Horace ! Des pronostics sur la façon dont cela va se passer ? xD

Je vous dis à la prochaine pour la suite !

SauleMarron19427, pour vous servir !