Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.

Bêta-Correctrice : C'est re-moi, désolée ^^

Statut : En cours d'écriture

Merci aux revieweurs : Aya31, Oxytomire, Miss Homme Enceinte 2, Pims10, Miss lyli, CutieSunshine, Leatitia-chan, Mel, stormtrooper2, lassa, aussidagility, dodkirua, Guest, EldaThren, Mjedusor, Kadi, Amy Potter, Lia Potter, Guest, Une-poufsouffle, Bubulle72, EvilNanaty, Symsweel, Trafalgar-Anna, Kanita1450.

Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow !


Réponses aux reviews anonymes :

Aya31 : Merci pour ta review :)

Mel : Merci pour ta review ! Pour ce qui est de Draco, il a du choisir un autre Régent quand Lucius a été emprisonné - je n'ai pas de nom exacts en tête, mais c'est probablement un Traditionnaliste qui est sympathisant de Voldemort sans pour autant avoir la Marque, ce qui permet de passer le "barrage" pour travailler au Ministère.

Lassa : Merci pour ta review ! Et si, Harry, Severus et Flitwick ont bien fouillés la pièce d'où sortait le Basilic, je ne l'ai juste pas détaillé vu qu'il n'y trouve rien ! Pour le projet de loi, il faudra attendre le prochain chapitre pour en savoir plus ! :)

Aussidagility : Merci pour ta review ! Et non, Ron ne va pas rejoindre les Mangemorts : il est un peu immature, pas maléfique, cela s'arrangera avec le temps ^^

Guest : Merci pour ta review ! Voilà la suite :D

Kadi : Merci pour ta review ! Alors Harry est toujours Fourchelang, oui, je voulais qu'il garde sa capacité malgré le fait qu'il ne soit plus un Horcruxe, c'est pratique des fois ;) Et non, je n'ai pas prévu de faire de suite sur les enfants d'Harry, ils seront présent dans un des Épilogues, mais pas plus :')

Amy Potter : Merci pour ta review ! Et oui, Dumbledore va mourir... Mais ne t'inquiète pas, ça ne sera pas avant la fin du Tome ;)

Lia Potter : Merci pour ta review ! Alors, oui, je parle d'Albus et Gellert dans le chapitre, je te laisse lire pour le découvrir ! Concernant Théo, il va de mieux en mieux, mais cela va évidemment prendre du temps pour qu'il se remette de la mort de Laura et pour qu'il ne serais-ce pense qu'à se remettre en couple ! Il n'a pas revu son père depuis la Bataille au Département des Mystères, et son père a été arrêté à ce moment-là donc je ne pense pas qu'il le revoit avant un moment, si jamais... Pour ce qui est d'Harry, il va finir par discuter avec ses amis à la fin de ses amis, pas de tout mais il va enfin leur parler xD

Guest (Salut ! Je viens de lire les VI tomes et chapeau quel travail ! pour le créateur et le traducteur Waou ! J'attends avec impatience la suite et j'espère que l'on aura la fin traduite. encore merci) : Merci pour ta review ! :) Par contre, les HPBL ne sont pas une traduction, je ne sais pas ce qui t'as mis en erreur, mais j'en suis désolée ^^

Symsweel : Merci pour ta review ! Voilà la suite ;)


Salut tout le monde ! Excusez-moi du délai de publication, mais mes horaires de boulot ont augmentés sur la fin de l'année et ensuite j'ai déménagé, et déménagement veut dire pas d'internet pendant un moment... J'ai récupéré internet il y a seulement quelques jours, et j'avoue que j'ai été pas mal occupée ! Ça n'arrivera plus, promis ! :')

Voilà donc le nouveau chapitre, où Dumbledore fait son deuxième mea culpa !

Enjoy ! :D


Chapitre Sept :

Harry fut repéré par Madame Pomfresh dès qu'il entra dans l'Infirmerie. Sans attendre, la Guérisseuse se dirigea vers lui, le rejoignant avant qu'il ne puisse atteindre le lit dans lequel se trouvait le Directeur.

- M. Potter-Black-Lupin, dit-elle. Je sais que le Professeur Dumbledore a demandé à vous parler, et cela semble important, mais j'aimerai que vous soyez partit dans quelques heures maximum. Il va avoir besoin de se reposer.

- Je comprends, acquiesça l'adolescent. Que pouvez-vous me dire sur son état ?

L'infirmière lui jeta un regard perçant, mais elle finit par soupirer.

- Rien de nouveau par rapport à ce que le Directeur Crooker a déjà du vous dire, se désola-t-elle. Severus travaille sur une Potions pour lutter contre le Maléfice, mais… Il est peu probable qu'il trouve quelque chose qui aide à guérir Albus.

En d'autres termes, le Directeur était bel et bien condamné.

- Venez, maintenant, il veut vous parler, dit-elle après quelques secondes, le menant vers le seul lit occupé de la pièce.

Dumbledore était allongé sous deux couvertures, le teint pâle. Le bleu de ses yeux semblait hanté, mais cela n'empêcha pas le Directeur d'offrir un sourire au Serpentard quand il le vit.

- Harry, le salua-t-il d'une voix plus faible que d'habitude.

- Vous avez demandé à me voir, Professeur ? s'enquit le futur Sixième Année.

- Assieds-toi, je te prie, lui demanda Dumbledore. Et appelle-moi Albus.

L'Héritier Lupin s'exécuta, fronçant intérieurement les sourcils.

- Je voulais t'expliquer certaines choses, Harry, commença Dumbledore. Certaines choses me concernant, mais te concernant également. Pour être honnête, je ne sais pas par où commencer.

Une quinte de toux prit le vieux Sorcier par surprise, et le Serpentard se redressa pour l'aider. Mais le vieux Mage lui fit un signe de la main – la gauche, son bras droit restant hors de vue – pour lui faire comprendre qu'il allait bien.

- Tout a commencé…, reprit-il après un moment. Je pense que tout a commencé quand ma sœur a été agressée par des Moldus dans notre jardin.

Cela fit hausser un sourcil au jeune Lord. Déjà parce qu'il n'avait aucune idée de l'existence d'une sœur Dumbledore, mais aussi le fait que son Directeur lui raconte quelque chose d'aussi personnel.

Il n'intervint cependant pas, laissant le Direct – laissant Albus lui raconter l'histoire de sa famille. Comment des Moldus avaient surpris sa sœur Ariana en train de faire de la Magie, la façon dont ils l'avaient harcelé pour qu'elle recommence, et leur agression quand elle avait refusé.

Le traumatisme subit avait perturbé la Magie de la cadette Dumbledore, qui était devenue chaotique alors que la petite fille se refermait sur elle-même. Apprendre que Perceval Dumbledore s'était vengé sur les Moldus en question ne l'étonna pas réellement – Sirius et Remus auraient fait la même chose si cela lui était arrivé à lui.

- Il a été envoyé à Azkaban. Nous avons déménagé à Godric's Hollow, et je suis entré à Poudlard en tant que fils aîné d'un meurtrier connu. Tu imagines les réactions à mon arrivée.

L'aîné Potter ne fit qu'hocher la tête, se doutant que tous ne devaient pas voir Albus d'un bon œil à son entrée à Poudlard. Le phénomène avait été le même avec Théo, qui était vu uniquement comme le fils de son Mangemort de père.

- J'étais arrogant, se souvint Dumbledore avec un sourire nostalgique. Et je voulais faire mes preuves. J'ai fait en sorte de ne plus être connu comme le fils d'un meurtrier, mais comme le meilleur élève que Poudlard ait connu depuis des générations. Et j'ai réussi.

Il expliqua ses années à Poudlard, puis son envie de tour du monde, pour découvrir toutes les sortes de Magie existantes. Mais son voyage, organisé avec plusieurs amis, avait dû être annulés suite à la mort de sa mère, Kendra, faisant de lui le Chef de Famille et le tuteur légal de ses cadets, toujours mineurs.

- Abelforth voulait abandonner Poudlard pour s'occuper d'Ariana, mais je l'ai obligée à finir sa scolarité, dit-il. C'est pendant cette année-là qu'il est arrivé.

Harry ne put s'empêcher de se redresser en comprenant de qui il parlait. Sa curiosité était peut-être mal placée, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

- Je vois qu'Algerton t'as déjà raconté, constata le Directeur. Gellert avait été renvoyé de Durmstrang et avait été envoyé vivre avec sa Tante, qui était notre voisine. Je ne sais toujours pas si je dois la maudire ou lui être éternellement reconnaissant de nous avoir présenté l'un à l'autre. Nous avions une vision identique de la Communauté Magique, et de la place qu'elle devait prendre dans le Monde. Et nous nous étions lancés dans la même quête.

- Les Reliques de la Mort, comprit l'Héritier Lupin.

- C'est ça, acquiesça le Directeur. Je pensais que leur pouvoir nous permettrait d'unir le Monde Sorcier et Moldu sans conflits. Gellert disait avoir le même but. Nous somme rapidement devenus proches, plus proches que des frères. Tellement proche que nous avons jurés de ne jamais nous attaquer directement l'un à l'autre. Étais-je conscient au fond de moi de la réalité de ses plans ? Je crois bien que oui, mais j'avais décidé de l'ignorer. J'étais jeune et stupide.

- Vous l'aimiez, comprit Harry après une demi-seconde, ses yeux s'écarquillant sous la surprise.

Dumbledore se tendit, semblant attendre l'explosion. Quand le silence se fit, il jeta un coup d'œil à l'adolescent, qui avait réussi à retrouver un visage impassible.

- Ne me juge pas trop sévèrement, implora-t-il presque.

- Professeur – Albus, se reprit le Fourchelang. Ni moi ni personne n'avons le droit de vous juger. On ne contrôle pas ce que l'on ressent. Et en comprenant que Grindelwald était dangereux, vous l'avez affronté. Malgré votre passé commun. Ce serait comme me demander de vaincre Daphnée ! Je n'ose même pas imaginer… Vous l'aimiez, mais vous avez fait ce qu'il fallait pour l'arrêter.

- Pas assez tôt, malheureusement, murmura le Directeur, l'expression brisée.

Harry ne dit rien, laissant le temps à Dumbledore de se reprendre.

- Quand Abelforth est rentré après sa Septième Année, il s'est tout de suite montré septique de nos plans, dit-il. Je ne comptais pas les abandonner Ariana et lui, mais… Il ne voyait pas ça possible. Et au lieu de venir m'en parler, il est allé confronter Gellert. Mais il n'avait aucune chance.

Il fit une pause, fermant les yeux un instant.

- C'est ce jour-là que je me suis rendue compte de la cruauté de Gellert, des choses dont il était capable, dit-il. Un combat a rapidement éclaté entre nous trois, et Ariana… Ariana s'est retrouvé au milieu. Encore aujourd'hui, je ne sais pas quel sortilège lui a ôté la vie.

- Toutes mes condoléances, souffla Harry alors qu'une larme coulait sur la joue du Directeur.

- Gellert a disparu le lendemain, et j'ai dû enterrer ma sœur, reprit-il. Abelforth ne me l'a jamais pardonné, et nous n'avons pas parlé depuis. Je ne me le suis jamais pardonné. Alors je suis revenu à Poudlard, me promettant de consacrer le reste de ma vie à l'éducation des jeunes Sorciers. Gellert faisait des ravages dans toute l'Europe, et personne ne comprenait pourquoi je ne l'arrêtai pas. Je ne pouvais pas. Ce n'est que grâce à un ancien élève que j'ai réussi à briser notre Pacte. Mais cela m'a pris des années. Mais même libéré de ma promesse, je ne pouvais me résoudre à le tuer. Je l'ai emprisonné à Nuremgard, mais il est bien vivant.

Le Serpentard haussa un sourcil à la révélation, mais cela n'était pas réellement étonnant, au vu de tout ce que Dumbledore venait de lui raconter.

- J'ai repris ma place à Poudlard après notre combat, alors que beaucoup voulaient me voir intégrer le Ministère, ou pire, devenir Ministre de la Magie. Mais mes jeunes années m'ont fait comprendre que la recherche du Pouvoir ne m'apporterait rien de bon.

En considérant que Dumbledore était à la fois Directeur de Poudlard, Président-Sorcier du Magenmagot et Représentant Britannique à la Confédération Internationale des Sorciers, il n'avait qu'à moitié réussi.

- Je sais que cela peut paraître étrange, vu mes positions actuelles, dit-il, ayant apparemment suivi les pensées d'Harry. Mais j'ai vraiment essayé de me concentrer sur Poudlard et ses élèves. Après Gellert, après Tom

Dumbledore soupira à nouveau, se tournant cette fois complètement vers Harry.

- J'ai tout de suite compris ce dont il était capable, et ce qu'il pouvait devenir, raconta-t-il. Il me rappelait beaucoup Gellert, mais dès notre première rencontre, j'ai su qu'il avait le potentiel de faire bien plus, de devenir plus puissant. Et l'éventualité me terrifiait. Alors j'ai essayé de me montrer neutre avec lui, de ne pas faire de favoritismes. Mais mes actions, ou plutôt mes inactions, n'ont fait que le mener sur le chemin de la Magie Noire. Et je savais qu'il faudrait que j'intervienne. Mais malgré tous mes efforts, je n'ai jamais réussi à le vaincre.

- Et il y a eu la Prophétie, compléta l'adolescent en comprenant où le Directeur voulait en venir.

- Apprendre que la tâche que je m'étais résigné à effectuer revenait à un enfant m'a fait faire des choix stupides, acquiesça Albus en soupirant. Au lieu de faire en sorte que « l'Élu » reste en sécurité et qu'il apprenne à se protéger, j'ai fait une erreur qui aurait pu coûter la vie à des milliers de personnes. Si Sirius et Remus ne t'avaient pas récupéré… J'étais naïf de croire que tu tomberais dans les bras de tes parents en apprenant la raison de ton abandon, de penser que tu leur pardonnerais de t'avoir confié à Pétunia en apprenant la vérité.

- Je serais plutôt tombé dans les bras de Tom, approuva le futur Sixième Année, surprenant le Directeur. Nous avons une conversation du même genre avec Tristan et Elizabeth, il y a plusieurs mois. Je leur avais fait comprendre que j'aurais pu tourner comme Tom, si les choses s'étaient passées autrement. Et je le pense vraiment. Si j'étais resté chez les Dursley… J'aurais fait en sorte de me venger, et m'allier avec Voldemort aurait été le meilleur moyen d'y parvenir.

- J'ai mis du temps à le réaliser, acquiesça Dumbledore après une longue minute de silence. Et je voulais m'excuser à nouveau, proprement cette fois. Je suis sincèrement désolé d'avoir donné l'idée à James et Lily de te laisser chez les Dursley, de t'avoir mis de côté pour m'occuper exclusivement du « Survivant ». Même en considérant la Prophétie, il n'était pas juste de ma part de vous séparer Tristan et toi, d'avoir fait exploser votre famille. Et je sais que tu as eu une enfance merveilleuse avec Sirius et Remus, mais je t'ai fait perdre des années avec ton frère et ta sœur, et pour ça, je suis vraiment désolé.

- C'est pardonné, dit Harry après quelques secondes. Sirius et Remus sont mes parents, et je ne regretterai jamais qu'ils le soient devenus. Et je ne pense pas que j'aurais été capable de fréquenter Tristan et Elizabeth à l'époque… Je détestais Tristan alors que rien n'était de sa faute, et apprendre la naissance de Lizzie quelques années après mon abandon n'aurait pas arrangé les choses.

Il y eut un moment de silence, puis Dumbledore prit de nouveau la parole.

- Mon état ne me permettra pas de me battre comme je l'avais voulu, et encore moins de t'accompagner dans ton attaque contre Tom, changea-t-il de sujet, le visage sérieux. Je vais devenir de plus en plus faible, et je ne pense pas survivre pour te voir finir ta scolarité Poudlard. Mais il y a une chose que je peux faire pour t'aider.

Il se pencha légèrement, ouvrant le tiroir de sa table de nuit pour en sortir sa Baguette, qu'il posa sur ses genoux avant de se tourner à nouveau vers Harry.

- Comme je te le disais, Gellert et moi avons cherché les Reliques de la Mort, dit-il. La Cape est en la possession de ta famille depuis la mort d'Ignotus et il semblerait que les Gaunt se soient passé la Pierre de génération en génération. Il ne reste que la Baguette.

Son regard se reposa sur l'artefact sur ses genoux, faisant comprendre l'adolescent.

- Gellert l'a trouvé quelques mois après notre séparation, expliqua-t-il. Et j'en suis devenu le Maître après notre duel en 1945. Quand le moment sera venu, je te ferai passer l'allégeance.

- Pardon ? fit stupidement Harry en clignant des yeux.

- La Baguette de Sureau est la plus puissante Baguette existante, lui rappela Dumbledore. C'est une réalité. Et elle te revient de droit, en tant que Lord Peverell. Tout comme la Bague. Je ne pourrai pas être là pour t'aider contre Tom, mais je peux te donner les armes nécessaires.

- Si vous me donnez la Bague et que vous faites en sorte que je devienne Maître de la Baguette, réalisa le jeune Lord, cela veut dire…

- Cela veut dire que tu auras les trois Reliques, compléta Dumbledore. Ce que les légendes appellent le Maître de la Mort. Personne ne sait ce que réunir les trois Relique provoquera, mais elles te reviennent de droit. Elles font partie de ton héritage.

- Je vois, fit lentement l'adolescent. Vous ne voulez pas faire ça maintenant, rassurez-moi ?

- Non, rigola doucement le Directeur. Je garderai la Baguette en sécurité jusqu'à ce que tous les Horcruxes aient été trouvés. Je te la passerai surement quelques temps avant leur destruction, que tu ais le temps de t'habituer à sa Puissance avant de faire face à Tom.

- Et vous ? ne put s'empêcher de demander Harry.

- La Baguette qui m'a choisi chez Ollivander à mes onze ans me convient toujours, sourit le Directeur. Elle me suffira pour mes derniers mois à vivre.

Le Serpentard ne dit rien pendant un long moment, puis il finit par acquiescer. Dumbledore eut un autre sourire avant de ranger la Baguette de Sureau.

- Tu ferais mieux d'y aller, Harry, dit-il après quelques secondes. Pompom ne va pas tarder à te faire partir, et je pense que l'on t'attend au QG.

Jetant rapidement un Tempus, l'adolescent réalisa que le Directeur avait raison. Le déjeuner était largement passé, et il avait promis à ses amis de revenir avant. Sa conversation avec le Directeur avait durée plus de deux heures.

Il se leva donc, prêt à partir, mais hésita.

- Vous êtes sûr que ça va aller ? demanda-t-il.

- C'est gentil de t'inquiéter pour moi, mais je t'assure que Pompom est plus que compétente pour s'occuper de mes vieux os, plaisanta doucement le vieux Mage. Je ferai envoyer un message pour qu'une réunion ait lieu ce soir. Mais je ne pense pas pouvoir venir.

- J'imagine que Fol-Œil prendra les choses en main, approuva l'adolescent.

- Je pensais plutôt à toi, le contredit le Directeur, les yeux pétillants. Après tout, il faudra expliquer mon absence.

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent en comprenant.

- Vous voulez que je prenne en charge une réunion de l'Ordre ?! s'étouffa-t-il presque. Si c'est votre idée d'une blague, laissez-moi vous dire qu'elle est encore pire que celles des Maraudeur.

- Ce n'est pas une blague, le contredit à nouveau Albus. Je sais que c'est beaucoup te demander, mais je pense qu'il est temps que tu assumes un rôle plus décisif dans l'Ordre. Je voulais le faire plus progressivement, mais au vu des circonstances…

Au vu des circonstances, il n'avait pas le temps de former Harry comme son « successeur » en tant que Chef de l'Ordre et devait faire les choses précipitamment.

- Je ferai de mon mieux, promit donc le Serpentard. Mais dès que vous sortez d'ici –

- Je reprendrai ma place, compléta Dumbledore. J'ai foi en toi, Harry, tu vas très bien t'en sortir.

Ce dernier grogna intérieurement, mais il finit par saluer le Directeur avant de sortir de l'Infirmerie.

Son cerveau se mit immédiatement à organiser ce qu'il devait faire en vue de la réunion de ce soir : voir Crooker par rapport au détecteur qu'il essayait de créer, prévenir Fudge et Amelia que Dumbledore ne serait pas présent à la réunion prévu le lendemain avec le Premier Ministre Moldu… Et fouiller la Bibliothèque Potter et Black pour toute mention des Reliques de la Mort.

Il se dirigea vers le Bureau de Dumbledore, la gargouille le laissant passer sans même attendre le mot de passe, n'attendant pas une seconde pour retourner au Square.

Quand il atterrit dans la cuisine, il ne fut pas étonné de voir que ses Tuteurs, ses cadets et ses amis l'attendaient. Le fait que Lily soit également présente le surprit une demi-seconde, mais il ne fit pas de commentaires.

- Tout va bien, Harry ? s'enquit Remus en se levant. Tu avais prévu de revenir il y a plusieurs heures, déjà.

- Je suis désolé, j'ai eu un empêchement, grimaça l'adolescent. Je vous expliquerai ce soir.

- Ce soir ? répéta Sirius sans comprendre.

- Aucune réunion n'est prévu ce soir, lui dit Lily, qui avait compris où Harry voulait en venir.

Comme pour la contredire, trois papiers apparurent sur la table de la cuisine dans une flamme rouge, se posant en face d'elle, de Sirius et Remus. Le Serpentard savait que Dumbledore demandait à Fumseck de prévenir les différents membres, mais il avait toujours fait en sorte que Sirius prévienne l'adolescent de la date et l'heure des réunions.

- Il y a un souci ? s'enquit Sirius en prenant le bout de parchemin.

- Je vous expliquerai ce soir, répéta son Filleul en jetant un coup d'œil aux autres adolescents de la pièce, faisant comprendre à son Tuteur de ne pas insister.

Ce dernier acquiesça après quelques secondes, de même que Remus. L'Animagus Chien finit cependant par reprendre la parole, changeant complètement de sujet :

- Neville m'a demandé s'il était possible d'organiser une sorte de tournoi de Duel, cet après-midi, dit-il. Tu n'as rien de prévu, alors je me suis dit que ce serait une bonne idée.

Le futur Sixième Année grimaça, sachant qu'il allait devoir refuser. Si Dumbledore ne s'était pas blessé, cela aurait été avec plaisir, mais maintenant…

- Je ne vais pas pouvoir, dit-il en jetant un regard d'excuse en direction de son ami Gryffondor. Je dois passer au Ministère.

- Je croyais que ta prochaine réunion avec le Ministre devait avoir lieu dans quelques jours, fit Remus en fronçant les sourcils.

- C'était le cas, fit Harry en hochant la tête. Mais les circonstances ont changés.

- Les circonstances ? répéta Sirius, semblant vraiment inquiet cette fois. Harry, que s'est-il passé ce matin ? Tu devais aller à Poudlard !

- J'y étais, confirma l'adolescent. Et il s'est passé quelque chose nécessitant une réunion ce soir. Mais je ne peux rien t'expliquer avant, Sirius.

- Parce que tu dois aller expliquer la nouvelle situation à Fudge, comprit son autre Tuteur.

- Cela ne devrait pas être long, mais il faudrait que je passe au Manoir d'Édimbourg ensuite, et peut-être même aux autres, soupira le jeune Lord. Je ne trouverai pas ce que je cherche aujourd'hui, évidemment, mais…

- On pourrait peut-être aider, intervint Tristan. Je ne sais pas ce que tu cherches, mais si tu veux fouiller les cinq Manoirs, tu vas mettre du temps. Sans compter qu'il y a aussi Godric's Hollow.

Harry grimaça devant l'ampleur de la tâche : son cadet avait raison, trouver les informations qu'il voulait aller lui prendre des jours, voir des semaines.

- Alors que si on participe aux recherches…, reprit le cadet Potter. Cela avancerait plus vite. Et ça nous donnerait l'impression de t'aider, au lieu de te regarder t'épuiser de loin.

- Je ne m'épuise pas, contredit de suite son aîné.

- Vraiment ? intervint Théo en haussant un sourcil, clairement septique. Parce qu'entre l'Ordre, tes entraînements, tes réunions aux Ministère, tes recherches pour le Magenmagot et toutes les choses dont on n'est pas au courant, je pense que Potter a raison.

Harry ouvrit la bouche pour protester, mais il ne dit rien de plus, conscient que son ami avait raison. Il avait été plutôt occupé depuis leur retour de Poudlard, et il n'avait eu que peu de temps à passer avec ses proches, même Sirius et Remus – les réunions de l'Ordre ne comptant pas.

- Il faudra que je vous accompagne pour vous intégrer aux Protections des Manoirs, dit-il, faisant sourire ses amis. Mais cela va être long, et surement pas très intéressant.

- Ça nous occupera en attendant les résultats des BUSEs, balaya Hermione d'un geste de la main, faisant lever les yeux au ciel aux autres.

- Et en apprendre plus sur vos ancêtres sera amusant, sourit Luna.

- Ancêtres ? releva Elizabeth.

- Je cherche des informations sur les frères Peverell, expliqua l'Héritier Lupin avant de se tourner vers son Parrain. Je pensais chercher dans les Bibliothèques des Black, si celles des Potter ne donnent rien.

- Pourquoi t'intéresses-tu aux frères Peverell ? lui demanda-t-il, curieux.

Harry pinça les lèvres quelques secondes en jetant un coup d'œil à ses amis. Parler des Reliques pourrait être une bonne idée, mais sans mentionner qu'il savait déjà où se trouvaient les trois artefacts.

- Je fais des recherches sur les Reliques de la Mort, révéla-t-il donc.

- Qu'est-ce que c'est ? s'enquit Hermione, mais elle n'avait pas l'air d'être la seule à ne pas savoir.

- Est-ce que tu as déjà lu Le Conte des Trois Frères ? lui demanda-t-il, recevant un hochement de tête négatif. C'est un comte pour enfant, qui raconte la rencontre de trois frères avec la Mort. Chaque frère a réussi à la convaincre de lui créer un artefact : l'aîné demande une Baguette plus puissante que toutes les autres, le deuxième lui demande une Pierre capable de ramener les morts à la vie et le cadet lui demande une Cape d'Invisibilité qui lui permettrait de se cacher de la Mort.

- Beaucoup d'historiens pensent que l'histoire est vraie, enchaîna Remus. Et la majorité pense que les frères dont il est question dans l'histoire sont les frères Peverell. Les Potter sont des descendants du cadet, Ignotus.

- Mon titre officiel est Lord Peverell-Potter-Black-Gamp, ajouta Harry. Les Peverell sont une ancienne famille de Sorciers. Les descendants d'Antioche se sont éteints, Voldemort est le dernier descendant de Cadmus et nous d'Ignotus.

- Voldemort est notre cousin ?! réalisa Tristan, attéré.

- A quelques degrés près, oui, acquiesça son aîné. Pour en revenir aux Reliques, je pense qu'il serait possible de les trouver. On en a déjà une, après tout.

- La Cape de James, réalisa de suite Sirius. Charlus lui a donné quand il est entré à Poudlard, et elle est dans ta famille depuis des générations.

- Probablement depuis les Peverell, acquiesça l'adolescent. Et avoir une Baguette surpuissante pour se battre contre Voldemort ne serait pas de trop, je pense.

- D'où les recherche dans la Bibliothèque des Potter, comprit Remus.

- Il faut bien commencer quelque part, fit Harry en haussant les épaules. Je ne suis pas sûre d'y trouver quoi que ce soit, mais je peux toujours essayer.

Évidemment, il savait déjà où se trouvait les Reliques, mais il trouverait peut-être des informations sur ce que devenir le « Maître de la Mort » signifiait.

- Je pense que vous devriez commencer les recherches demain, intervint Lily. Tu n'auras pas le temps d'intégrer tout le monde aux Protections, d'aller au Ministère et de revenir à temps pour la réunion de ce soir.

L'adolescent hésita quelques secondes, mais il devait reconnaître que la rousse avait raison. Les livres n'allaient pas disparaître, autant commencer de bonne humeur le lendemain.

- Je vais juste manger un morceau avant d'aller voir Fudge, dit-il donc.

Dobby apparut dans la cuisine quelques secondes plus tard, le faisant sourire.

Le temps de manger et de se changer, ce n'est qu'une heure plus tard qu'il prit la cheminée en direction du Ministère de la Magie, se dirigeant sans attendre vers le Bureau du Ministère. Heureusement pour lui, Fudge était libre quand il arriva, lui permettant de ne pas attendre et de lui expliquer de suite la situation et l'absence conséquente de Dumbledore pour leur rendez-vous le lendemain avec le Premier Ministre Major.

Évidemment, il fallut lui expliquer toute la situation, mais il garda pour lui le fait que Dumbledore était maintenant mourant et son passé commun avec Gellert Grindelwald, considérant que ce n'était pas à lui de lui annoncer le premier et que le deuxième ne regardait pas le Ministre.

Fudge sembla légèrement septique par rapport à la Pierre de Résurrection, mais il ne fit pas part de ses doutes à l'adolescent, qui se doutait qu'il allait se renseigner de son côté sur la véracité du Comte des Trois Frères et l'existence des artefacts en question.

Il put ensuite s'entretenir avec le Directeur Crooker, qui lui confirma la possibilité de créer un « détecteur » à Horcruxe, même s'il lui faudrait certainement le reste de l'été pour le faire.

Il demande ensuite des nouvelles de Dumbledore, grimaçant quand Harry confirma le pronostic dont on lui avait fait part. Il promit de garder cela pour lui, proposant même une Promesse Magique. Harry refusa, ayant confiance en lui. Après tout, l'annonce de la condition de Dumbledore allait créer une tôlée dans le Monde Magique et probablement galvanisé Voldemort et ses forces, il faisait donc confiance à l'homme pour ne rien révéler.

Ce n'est que peu de temps avant le dîner qu'il retourna au Manoir Black, s'affalant presque sur une des chaises de la cuisine.

- Dure après-midi ? s'enquit Xénophilius, qui était déjà présent, de même que la plupart des adultes.

- Fudge n'aime pas recevoir de mauvaises nouvelles, répondit vaguement Harry. Et mon deuxième rendez-vous m'a donné la migraine.

Le père de Luna ne faisait pas officiellement partie de l'Ordre, il n'était donc pas au courant de la nouvelle association entre l'organisation et le Ministère, ni de l'existence des Horcruxes. Et bien qu'il n'ait pas le Don de sa fille, il restait très perceptif.

Il sembla vouloir ajouter quelque chose, mais se retint manifestement. Cela fit mentalement hausser un sourcil à Harry, mais il ne dit rien. Un soupir attira son attention, et il se tourna vers Remus pour voir ce dernier l'observer, semblant inquiet.

- Tristan avait raison, dit-il avec un froncement de sourcil. Tu as l'air épuisé.

- Je vais bien, essaya de le rassurer son pupille, mais cela sembla inutile.

- Tu devrais te reposer un peu, lui demanda doucement le Loup-Garou.

- Les semaines à venir vont être un peu chargées, le contredit l'adolescent. Je vais avoir pas mal de choses à organiser, sans parler de mes rendez-vous avec Fudge. Mais j'avais l'intention de partir en France pendant deux semaines en août. Je voulais voir comment Blaise et les autres allaient.

Par « et les autres », il parlait bien évidemment de Daphnée, ce que Sirius réalisa de suite, jouant de ses sourcils avec un sourire dans sa direction. Le futur Sixième Année se retint de lever les yeux au ciel, mais son Parrain était resté relativement discret, ce qui ne lui ressemblait pas. Ses fiançailles avec la jeune Lady n'était connu que de ses Tuteurs, Tristan et Lily et leur relation uniquement de ses amis. Et cela allait rester ainsi jusqu'à ce que la menace Tom Jedusor ait disparue.

- Trois semaines, proposa Remus.

- J'aurais déjà de la chance si j'arrive à avoir deux semaines, renifla presque le Serpentard. Je ne peux pas partir pendant trois semaines et espérer qu'on n'ait pas besoin de moi.

- Tu ne devrais pas avoir à travailler autant, intervint Augusta avec un froncement de sourcils.

Harry choisit d'hausser les épaules sans répondre, sachant qu'ils ne tomberaient jamais d'accord : la plupart des membres de l'Ordre, bien que conscient du fait qu'il avait un rôle unique dans le conflit avec Voldemort, ne pouvaient s'empêcher de s'inquiéter pour lui.

Et cela le touchait, vraiment. Mais ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est qu'il ne pouvait pas faire moins. La finalité de la Guerre reposait sur ses épaules, et il était hors de question qu'il reste sans rien faire pendant que d'autres personnes essayaient de miner la position de pouvoir de Voldemort.

La conversation fut interrompue par l'arrivée des amis d'Harry, qui se détendirent visiblement en le voyant déjà installé. Neville et Théo prirent place autour de lui alors que Ginny, Luna et Elizabeth s'installaient en face, laissant les places restantes au Trio de Gryffondor.

Le dîner se passa sans anicroches, même si l'Héritier Lupin sentit plusieurs personnes lui jeter des regards. Il ne s'en occupa cependant pas, profitant de pouvoir être avec ses amis, ce qui était devenu rare ces dernières semaines.

- Il faut qu'on parle, lui murmura Neville alors qu'ils finissaient leurs desserts.

- Après la réunion, accepta le Serpentard, fronçant intérieurement les sourcils.

Le jeune Lord Londubat hocha la tête, et quelques minutes plus tard, tous les adultes se levaient, prenant la direction du Bureau pour la réunion. Harry fit en sorte d'être le dernier à entrer, et contrairement à d'habitude, il ne prit pas place vers ses Tuteurs mais au bout de la table, là où Dumbledore était normalement installé.

Sirius et Remus froncèrent les sourcils en le voyant faire, mais ils ne commentèrent pas, attendant de voir ce que leur fils allait dire.

- Le Professeur Dumbledore ne pourra pas être présent ce soir, annonça-t-il, surprenant tout le monde à part Rogue. Il m'a donc demandé de vous faire part des dernières avancées.

- Pardon ?! s'exclamèrent plusieurs membres d'une même voix.

- Je confirme ce que Potter-Black-Lupin a dit, intervint le Maître des Potions. Dumbledore m'en a parlé avant que je ne quitte Poudlard.

- Je ne sais pas à quoi Dumbledore joue, mais –

- Albus ne joue à rien du tout, le coupa tranquillement le futur Sixième Année. Il n'est pas présent ce soir parce qu'il avait mieux à faire, mais parce qu'il ne peut pas être présent.

- C'est lui que vous êtes allés voir à l'Infirmerie ce matin, comprit Flitwick dans le silence qui suivit.

- L'Infirmerie ? répéta Minerva. Pourquoi Albus se trouverait-il à l'Infirmerie ?

- Il y a eu un incident ce matin, répondit Harry en s'asseyant.

Aucun membre ne contesta sa place de « chef », en attente de la suite.

- Comme plusieurs d'entre vous le savent, nous avons découvert un Horcruxe dans le Manoir après notre réunion d'hier soir, expliqua-t-il. C'était le Médaillon de Serpentard, volé à Voldemort par Regulus Black et gardé par Kreattur pendant toutes ces années.

Plusieurs regards se dirigèrent vers Sirius au nom de son frère, mais l'ancien Lord ne réagit pas, les yeux fixés sur Harry.

- J'ai apporté l'Horcruxe à Albus ce matin, continua ce dernier. Crooker était présent pour essayer de créer son détecteur. Ils avaient prévus d'examiner le Journal et la Bague. Mais la Bague n'était pas seulement un Horcruxe, et Albus l'a mis à son doigt.

- La Pierre…, souffla Remus dans le silence, ayant apparemment additionné deux et deux.

Ce qui ne surprit pas du tout l'adolescent.

- C'est ça, acquiesça-t-il. Je ne pense pas avoir besoin de vous raconter le Comte des Trois Frères. Nous avons maintenant la preuve que les frères en question étaient bien les Peverell, et que les objets ont été transmis à leurs descendants : les Gaunt se sont transmis la Pierre de Résurrection et les Potter la Cape d'Invisibilité.

- Vous voulez nous faire croire que ce comte de bonne femme est vrai ? railla Alastor, clairement septique.

- Assez vrai pour que Dumbledore ait cherché les Reliques pendant sa jeunesse, confirma l'adolescent. Et pour en avoir trouvé une.

À nouveau, le Serpentard n'avait pas l'intention de partager le passé commun entre le Directeur et Grindelwald. Si Albus voulait qu'ils le sachent, il le leur dirait en temps et en heure.

- La Baguette, intervint de nouveau Remus. Tu sais où elle est, alors pourquoi… ?

- Ce n'est pas pour trouver les Reliques que je veux fouiller les Bibliothèques Potter, explicita son pupille en comprenant où l'ancien Gryffondor voulait en venir. C'est pour comprendre ce qu'il va arriver quand j'aurais les trois en ma possession. Les légendes disent que celui qui réunit les Reliques devient le « Maître de la Mort », mais ce n'est pas très informatif.

- Quand auras-tu la Baguette ? s'enquit Dora.

- Un peu avant que l'on détruise les Horcruxes, répondit son cousin. Albus la garde en sécurité jusque-là.

- En parlant d'Albus, intervint Dedalus Diggle, comment va-t-il ?

Se souvenant que les deux hommes avaient fait leur scolarité ensemble et étaient amis depuis, Harry ne répondit pas tout de suite. Il hésitait à révéler l'étendue des blessures du Directeur, mais il était normal que l'Ordre sache.

Il jeta un coup d'œil en direction de son Professeur de Potions – le seul autre dans la pièce au courant de l'état du Directeur – qui acquiesça légèrement.

- Un Maléfice très violent était placé sur l'Horcruxe, dit-il donc doucement. Madame Pomfresh a pris la décision d'amputer le Directeur au-dessus de son coude droit pour essayer d'endiguer sa propagation. Mais… Elle ne pense pas être capable de le sauver.

L'annonce jeta un blanc dans la pièce, tous comprenant instantanément ce qu'Harry ne disait pas.

- Combien de temps ? demanda Minerva d'une voix blanche.

- Peut-être un an, intervint Rogue. Peut-être plus. Mais il est peu probable qu'il tienne deux ans.

- Je pense que Pomfresh va le garder au moins une semaine à l'Infirmerie, si ce n'est plus, intervint de nouveau Harry. En attendant son retour, il m'a demandé de prendre en charge les réunions.

Molly et Kathleen ouvrirent la bouche pour protester, mais leurs maris respectifs les en empêchèrent, ce pour quoi l'adolescent était reconnaissant.

- Je suis passé voir le Directeur Crooker cet après-midi, reprit-il, éloignant la conversation de l'état de santé d'Albus. Il m'a confirmé pouvoir créer un détecteur à Horcruxe, mais pas avant la fin de l'été. Je trouve le délai plutôt honnête, et cela représentera une grande avancée.

Tous acquiescèrent, conscient que la découverte des Horcruxes était leur priorité.

- Des nouvelles par rapport à la réunion de demain, Amelia ? demanda ensuite l'adolescent en se tournant vers la Directrice du Département de la Justice Magique.

- Cornelius m'a prévenu que Dumbledore ne pourrait pas être présent, je comprends maintenant pourquoi, répondit-elle. La réunion aura toujours lieu : Cornelius, Rufus et moi sommes attendu à Downing Street à dix heures demain matin. Il est probable qu'un rendez-vous avec Sa Majesté suive dans quelques jours.

- Le Ministère est plus calme maintenant que les Mangemorts sont interdits d'entrés, intervint à son tour Maugrey. Et Rufus a organisé une surveillance de tous les Mangemorts qui ont évités un procès en '81. Nott Senior n'était pas au Magenmagot le jour de la purge, mais sa présence a été confirmée pendant la Bataille du Ministère, il est donc surveillé. Et il n'est pas le seul.

- Professeur ? s'enquit le Serpentard en se tournant vers Rogue.

- Le Seigneur des Ténèbres réfléchit toujours à un plan pour vous déstabiliser, répondit-il. Mais il ne le partage pas. La bonne nouvelle est qu'il a du mal à recruter. La nouvelle politique du Ministère semble faire effet. Et la mort de Bellatrix a provoqué un vrai manque dans ses rangs.

- Je pourrais le regretter, si elle n'avait pas essayé de tuer Sirius, marmonna Harry, mais tout le monde l'entendit. Qu'en est-il de la fouille de Barjow & Beurk, Amelia ?

- Nous n'avons rien trouvé d'intéressant, se désola cette dernière. Soit Draco Malfoy est passé avant nous, soit la réponse nous échappe.

- Il est possible qu'il ait changé ses plans en constatant la « disparition » de sa mère, acquiesça le Serpentard. Il faudra le surveiller dès la rentrée.

Il remarqua ensuite un mouvement à sa gauche, provenant de Fred. Son jumeau et lui semblaient hésiter à intervenir, ce qui était étonnant de leur part.

- Fred, Georges ? les appela-t-il donc.

Les deux Weasley échangèrent un regard, puis Georges ouvrit la bouche :

- Nous avons un contrat avec le Département de la Justice Magique pour leur fournir les vêtements de Protections et de la Poudre d'Obscurité, annonça-t-il, faisant se figer les autres Weasley.

- Je confirme, fit Amelia en hochant la tête. Une Cape et un Chapeau de Protections seront fournis à tous les Chefs de Département – y compris vous, Arthur – et à tous les membres du Magenmagot. Les Aurors auront les Gants en plus et la Poudre d'Obscurité pour pouvoir faire diversion en cas d'attaque. Leurs inventions sont vraiment brillantes, et nous nous sommes mis d'accord sur un prix convenable pour les deux partis.

- C'est formidable ! s'exclama Arthur. Je suis très fier de vous, les garçons !

Beaucoup acquiescèrent, et c'est sur cette annonce que ce conclut la réunion.

- Je sais que le Professeur Dumbledore vous prévient normalement de la date des réunions, mais il ne pourra pas le faire dans les prochains jours. Je propose donc que l'on se rencontre tous les trois jours, si cela vous convient. S'il y a quelque chose de vraiment urgent, on s'arrangera autrement.

Tous acquiescèrent, et petit à petit, le Bureau se vida. Il ne resta rapidement qu'Harry et ses Tuteurs, et l'adolescent attendit que les autres soient partis avant de passer une main sur son visage, légèrement tremblant.

- Dès que Dumbledore revient, je lui demande des dommages et intérêts pour traumatisme psychologique, marmonna-t-il. Quelle idée de me demander de gérer l'Ordre.

- Mon opinion est peut-être un peu biaisée, mais je pense que tu t'en es bien sorti, intervint Remus. Tu as évoqué tout ce qui devait l'être.

- Je suis d'accord, acquiesça Sirius. Je n'aime pas que tu ais des choses à faire en plus, mais… Tu t'es vraiment bien débrouillé, gamin. Je suis fier de toi.

Harry lui lança un sourire reconnaissant, puis se leva, prenant la direction de la sortie. Ce n'est qu'en entrant dans sa chambre qu'il se souvint avoir promis une discussion à Neville après la réunion, ce dernier et Théo étant installés sur son lit.

- Vous êtes sur de vouloir faire ça ce soir ? gémit-il presque, l'envie de s'effondrer dans son lit se faisant de plus en plus forte depuis son retour du Ministère.

- Parce que tu auras le temps pour parler demain ? railla doucement le Gryffondor.

Harry eut une grimace intérieur, mais il ne dit rien, sachant que son ami avait raison : il avait à peine eu le temps de les voir ces derniers jours, et l'absence de Dumbledore n'allait pas arranger les choses, au contraire.

Le Fourchelang s'effondra presque sur le lit, poussant légèrement Neville pour pouvoir être caler confortablement, fermant les yeux.

- Si vous voulez me demander les secrets de l'Ordre –

- Non, intervint Théo. On sait que tu ne peux pas parler de tout. Mais il y a bien quelque chose que tu peux nous dire. Tu n'es pas obligé de porter ça tout seul, tu sais.

L'Héritier Lupin hésita un instant, mais son ami avait raison : il ne pouvait pas parler de ces « activités » à tout le monde, mais les deux jeunes Lord avaient les bases en Occlumencie, leur permettant de se protéger contre une attaque mineur. Évidemment, leurs boucliers ne tiendraient pas contre Voldemort, mais Harry n'avait pas l'intention de les laisser se placer dans une situation où ils pourraient affronter le Mage Noir.

Il ne pouvait pas leur parler des Horcruxes, son Serment l'en empêchant – et il n'allait certainement pas leur montrer – mais il pouvait leur parler du reste : de sa nouvelle position d' « agent de liaison » entre l'Ordre et le Ministère, des Reliques de la Mort, de Dumbledore…

- Tom a donné une mission à Draco, dit-il sans ouvrir les yeux. Il doit tuer Dumbledore.

- Pardon ? s'exclama Neville.

- Il veut le punir, comprit de suite l'autre Serpentard. Punir Draco de l'échec de Lucius, en lui donnant une mission impossible à réaliser.

- C'est ce que l'Ordre pense, acquiesça Harry. On va devoir le surveiller une fois arrivé à Poudlard, qu'il ne tue pas quelqu'un d'autre.

- Dumbledore le laisse revenir ?! s'exclama de nouveau le Lord Londubat, choqué.

- S'il empêche Draco de revenir à Poudlard, Voldy se débrouillera pour trouver quelqu'un d'autre pour la mission, expliqua le Fourchelang. Soit en demandant à un de ses Mangemorts de prendre la place d'un élève, soit en mettant quelqu'un sous Imperium.

- En laissant Malfoy revenir, on saura qui surveiller, comprit le Gryffondor. Je pense toujours que c'est une mauvaise idée, mais c'est apparemment la moins mauvaise.

- Tu as d'autres révélations du même genre ? plaisanta doucement Théo.

- Je sais où se trouve la Baguette de Sureau, avoua l'aîné Potter.

- Pardon ?! firent ses deux amis en même temps.

Harry ricana légèrement, puis leur expliqua la situation dans son ensemble : son nouveau rôle dans l'Ordre sa collaboration avec Fudge, Scrimgeour et Crooker la découverte de la Pierre de Résurrection – qu'il dit avoir été accidentelle – et les révélations de Dumbledore sur la localisation des deux autres Reliques, ainsi que son plan de faire passer l'allégeance à Harry avant son combat contre Voldemort, pour lui donner plus de chances de gagner.

- Tu ne peux vraiment pas t'empêcher de t'attirer des ennuis, hein ? souffla doucement Neville à la fin de son explication.

- Ça fait partie de mon charme, railla le fils de Sirius et Remus, faisant ricaner les deux autres.

En voyant ses deux amis se moquer de lui, Harry se dit qu'ils avaient bien fait de le forcer à parler : même s'il voulait les protéger et les épargner de la Guerre, il avait besoin d'eux pour réussir.

C'était pour eux qu'il se battait.


Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu !

Je pense que tout est plutôt clair, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas ! :)

Je m'excuse à nouveau de l'attente entre le dernier chapitre et celui-ci, je ne peux cependant pas vous promettre de date pour la publication du prochain, mais je ferais au mieux, promis !

SauleMarron19427, pour vous servir !