Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.

Bêta-Correctrice : Votre Serviteur, aka moi xD

Statut : En cours d'écriture

Merci aux revieweurs : chamalo9344, Buttefly Fictions, brigitte26, Nabok, EldaThren, Pims10, Massian, stormtrooper2, Karozthor the Necromagus, Pastel 38, Miss MPREG, Mel, Lefoudeslivres, Lassa01, aussidagility, Aurelie Malfoy, caro2502.

Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow !


Réponses aux reviews anonymes :

Miss MPREG : Merci pour la review ! Pour la découverte de la victime de cet Halloween, je te laisse lire ce chapitre... ;)

Mel : Merci pour ta review ! Merci de me rassurer, c'est bien de savoir que je ne suis pas trop prévisible pour les pairings, à part le Harry/Daphnée qui était assez évident depuis le Tome I je dois le reconnaître xD Pour ce qui est de la fin, je te laisse lire ce chapitre pour découvrir ce qu'il en est, je me répète mais ce ne serait pas drôle si je spoilais moi-même ma fic ^^

Lefoudeslivres : Merci pour ta review ! Ahah, les cliffhanger rendent les choses intéressantes xD

Aussidagility : Merci pour ta review ! Ooooh, je te laisse lire mais sache que tu n'es pas loin !

Caro2502 : Merci pour ta review ! Et voilà la suite ! :)


Je suis vraiment désolée pour les quelques jours de retard, ce chapitre a été assez dur à écrire (émotionnellement parlant, je vous laisse imaginer xD)

Voilà donc la suite, mais je vous laisse découvrir pour ne vous spoiler :')

Enjoy o/


Chapitre Quatorze :

- Que s'est-il passé, Sirius ? demanda-t-il à nouveau.

Ce dernier ne dit rien pendant quelques secondes, semblant hésiter. Il ferma les yeux un instant, prenant une grande inspiration avant d'ouvrir la bouche pour lui répondre.

- Voldemort a attaqué Beaubâtons. Madame Maxime et Thomas font partie des victimes. Sébastien a été gravement blessé, on ne sait pas encore s'il va s'en sortir.

Le temps sembla se figer pour Harry, et il prit une grande inspiration.

- Qu'est-ce que – qu'est-ce que tu viens de dire ?

Son Parrain déglutit, mais il ne détourna pas les yeux, et une voix à l'arrière de la tête de l'adolescent l'en remercia. Il avait besoin que Sirius le regarde, il avait besoin d'être sûr

- Voldemort a attaqué Beaubâtons, répéta ce dernier lentement. Madame Maxime et Thomas sont décédés, ainsi que douze autres élèves. Sébastien est à l'hôpital, on ne sait pas encore s'il va survivre.

La deuxième annonce fut comme une douche froide, et le Serpentard se pétrifia sur place. Ses oreilles se mirent à bourdonner, et il ne pouvait entendre que son propre cœur tambouriner dans sa poitrine alors que les larmes se mettaient à couler sur ses joues.

Thomas… Thomas Delacour, un de ses meilleurs amis depuis l'enfance, avait été attaqué puis tué parce que Voldemort voulait passer ses nerfs sur ses proches, parce qu'il était le Survivant. Madame Maxime, lui et les autres avaient été assassinés parce que Beaubâtons était son École Primaire, parce qu'il tenait à eux.

Ils étaient morts à cause de lui.

Sa respiration se fit laborieuse, et l'adolescent eut l'impression qu'un gouffre venait de s'ouvrir en plein milieu de sa poitrine. Il avait fait tout ce qui était en son pouvoir ces derniers mois pour protéger ses proches, ici en Grande-Bretagne, parce que Tom n'avait jamais mené d'attaques à l'étranger pendant la Première Guerre et qu'il ne voyait pas de raisons pour qu'il le fasse maintenant.

Sauf Tom avait désormais une raison de traverser les frontières : torturer Harry, en s'attaquant à ses proches, à sa famille. Et parce qu'il n'y avait pas pensé, Thomas, Madame Maxime et d'autres étaient morts. Par sa faute.

Après Cédric, il s'était promis de tout faire pour protéger ses proches, il était prêt à se prendre un énième Sortilège de Mort de la part de Tom s'il le fallait… Et il était maintenant responsable des décès d'une quinzaine de personnes. Sans parler de Sébastien…

Penser au cadet Latour fit presque vomir Harry. Il avait juré sur la tombe de son meilleur ami de prendre soin de son petit-frère, de toujours le protéger comme Kevin l'aurait fait s'il avait survécu, et il l'avait presque offert à Voldemort sur un plateau d'argent.

- …ry ! Gamin – …pirer ! Ha… ! Harry !

La voix de Sirius réussit à attirer son attention, et il leva la tête pour voir que son Parrain le regardait avec inquiétude. C'est seulement à ce moment-là qu'il remarqua qu'il s'était accroupi sur le sol du Hall, la tête entre les genoux.

Remus les avait rejoint et s'était accroupi à côté de lui, plaçant une main dans son dos pour essayer de le calmer.

- Gamin, il faut que tu respires, souffla doucement l'Animagus Chien en les rejoignant au sol.

- Thomas…, hoqueta difficilement l'adolescent, les larmes coulant toujours sur ses joues. Je suis désolé. Je ne pensais pas – Tom n'était pas censé les attaquer. Je pensais qu'il resterait en Grande-Bretagne en se concentrerait sur moi. J'aurais dû savoir qu'il serait capable de traverser la Manche juste pour se venger. Tout est de ma faute, je suis désolé.

Il ne put retenir ses larmes de couler encore plus, et il baissa à nouveau la tête. Il sentit Remus l'attirer vers lui au bout de quelques secondes, mais il ne réagit pas.

- Ry…, souffla ce dernier. Ce n'est pas de ta faute. Voldemort aurait fini par attaquer la France un jour ou l'autre, surtout depuis qu'ils se sont officiellement alliés à Fudge dans la lutte contre le Mangemort.

- Ils l'ont fait à cause de moi ! répliqua l'adolescent sans pouvoir s'en empêcher, mais il ne releva pas les yeux pour autant. Parce que l'Héritier d'une des Famille les plus importantes du pays est l'adversaire prophétisé de Tom !

Et c'était vrai : quelques jours après qu'Harry ait révélé la Prophétie le liant à Tom au Magenmagot et que son lien avec Tom avait fait les gros titres, la France s'était officiellement alliée avec la Grande-Bretagne dans la Guerre contre Tom Jedusor et ses Mangemorts.

Comme l'avait dit Bill au Ball des Héritier, l'Hexagone attendait le retour du Comte de Chambord depuis des années, il était hors de question pour eux de ne pas l'aider alors qu'il n'avait pas le choix de participer au combat.

- On savait que quelque chose était prévu pour Halloween, mais je n'aurais jamais cru…, continua d'argumenter le Serpentard. Je ne pensais pas qu'il irait en France ! Et maintenant Thomas est mort et Sébastien… Sébastien va surement lui aussi mourir par ma faute, comme Kevin ! Comment est-ce que je pourrais regarder Laurent et Christina dans les yeux alors que j'aurais tué leurs deux fils ?

- Sébastien ne va pas mourir, le contredit de suite Sirius. Il est pris en charge par les meilleurs Médicomages du pays, tout est fait pour qu'il s'en sorte. Et si jamais il lui arrivait quelque chose, cela ne serait pas de ta faute. Les actions de Voldemort ne sont pas ta responsabilité, Harry, tu le sais.

- Cela ne change rien au fait que des gens meurent parce qu'il veut s'en prendre à moi, répondit doucement l'adolescent.

Ses larmes avaient arrêtés de couler, mais des traces étaient clairement visibles sur ses joues et il semblait prêt à se remettre à pleurer à tout instant.

- Albus à accepter que tu manques les cours pour quelques jours, annonça Remus après quelques secondes de silence. Sirius et moi pensions aller en France. Pour être présent pour les… arrangements.

- Pour les funérailles, comprit de suite leur pupille. Fleur et Gabrielle… est-ce qu'elles sont au courant ? Est-ce que Gabrielle va bien ?

- Gabrielle n'a rien, répondit de suite Sirius. Et Fleur a été mise au courant hier soir. Elle est repartie en France dès qu'elle a pu se libérer avec Gringott's. Je crois que Bill est avec elle.

Harry hocha la tête sans rien répondre, tout à coup épuisé. Ses amis… Ses amis d'enfance avaient été attaqués par Tom, à cause de lui… Il ne réagit pas quand Remus l'aida à se relever, ni quand ses Tuteurs le menèrent hors de Poudlard.

Sans qu'il ne s'en rende compte, ils arrivèrent au QG – par Portoloin ou par Transplanage, il ne serait le dire – et Sirius le fit assoir à la table dans la cuisine. Il n'entendit pas Dobby lui demander s'il voulait quelque chose, ni les membres de l'Ordre présents essayer de lui parler. Et à peine cinq minutes plus tard – ou une heure, ou deux heures, il ne savait pas –, il se retrouvait dans le Hall du Château de Chambord en France, le Château ancestral Lupin où vivait encore sa Grand-Mère.

Cette dernière les attendait d'ailleurs à leur arrivée. Il répondit à son étreinte de façon automatique, et il la laissa le traîner dans sa chambre et l'installer dans son lit, allant même jusqu'à le border comme quand il était enfant.

Et sans qu'il ne s'en rende compte, il s'endormit.

oOoOo

- Tu es sûre que c'était une bonne idée de l'endormir de force ? s'inquiéta Remus quand sa mère les rejoignit.

- Certaine, il était pratiquement catatonique, répondit fermement Espérance. Je vais veiller sur lui pendant votre réunion de ce soir, et on avisera demain selon son état quand il se réveille. Il n'était pas assez en forme pour aller voir le jeune Sébastien à l'hôpital aujourd'hui, de toute façon.

- Je vais prévenir Laurent que l'on viendra demain, approuva Sirius, jetant un regard anxieux en direction de la chambre où se trouvait leur fils.

- Il est en sécurité ici, le rassura doucement la Comtesse. Je vais prendre soin de lui, c'est promis. Et je ne laisserais personne l'approcher.

- Je sais, je ne m'inquiète pas pour ça, soupira l'Animagus Chien en se mordant la lèvre. Mais peut-être… Peut-être qu'on n'aurait pas dû lui dire ?

- Sirius…

- Je sais, le coupa de suite l'ancien Lord Black. Mais tu as vu comment il est ?! On est resté des heures au QG, et c'est à peine s'il a cligné des yeux ! Il ne réagissait pas quand on lui parlait, on a presque du le porter pour prendre la Cheminée… Je ne l'ai jamais vu comme ça !

- C'est inquiétant, je le reconnais, admit Remus. Mais tu imagines sa réaction si on lui avait caché ce qui était arrivé ? Après ce qu'il s'est passé à son anniversaire… Siri, il a dit qu'il nous faisait confiance, mais il ne nous parle pas. Pas pour autre chose que la Guerre, en tout cas.

- Je ne pense pas qu'il pense à autre chose que la Guerre, en ce moment, murmura l'ancien Professeur de DCFM en secouant doucement la tête. Pourquoi est-ce qu'on est resté, Rem ? Pourquoi est-ce qu'on a pas pris Harry et fuit à l'autre bout du monde ?

- Parce qu'Harry n'aurait jamais voulu fuir, souffla le Loup-Garou en se rapprochant de son amant. Et qu'il ne nous l'aurait jamais pardonné.

- Il aurait appris à vivre avec ! s'écria le Sang-Pur Britannique. Notre fils est la cible d'un psychopathe et je suis censé l'accepter ?! Voldemort tue toutes les personnes qui sont sur sa route – Mary, Marlène, Regulus, Charlus, Cédric, James… Je ne veux pas – il ne peut pas me prendre Harry, Remus, je ne pourrais pas –

- Chuuut, fit doucement son compagnon en le prenant dans ses bras.

Aucun des deux ne vit Espérance se glisser hors de la pièce en refermant la porte derrière elle, les laissant seuls.

- On ne va pas perdre Harry, Sirius, murmura Remus en caressant doucement le dos de son amant, qui s'était presque effondré dans ses bras. Il est bien trop têtu pour perdre. Tu devrais le savoir mieux que personne, il tient ça de toi, après tout.

Un semblant de rire s'échappa de la gorge de l'Animagus, mais l'autre homme pouvait sentir les larmes mouiller le haut de sa robe. Il resserra donc son étreinte.

- Voldemort était pratiquement invincible pendant la Première Guerre parce que personne ne savait pour les Horcruxes, mais ce n'est pas le cas maintenant : on sait et on en a déjà une bonne partie, dit-il. Et quand le moment sera venu, on sera tous les deux aux côtés d'Harry pour aller tuer le bâtard. On ne le laissera pas seul. Et Tom n'aura pas l'occasion de lui faire quoi que ce soit. L'Ordre en entier préférait mourir plutôt que de laisser quelque chose lui arriver et tu le sais. Et même seul, il est plus rusé qu'on pourrait le croire. Ce n'est pas un Black pour rien.

- Et un Serpentard, bougonna Sirius dans son cou.

Ce dernier se redressa légèrement, juste assez pour que Remus puisse apercevoir les traces de larmes sur ses joues. Il les essuya doucement avant d'embrasser son compagnon.

- Ça va mieux ? demanda-t-il ensuite.

- J'irais mieux quand je serais avec Harry, répondit l'Animagus.

- Allons le rejoindre, alors, sourit le Loup-Garou avant de prendre sa main et de l'entraîner vers la chambre dans leur fils.

Espérance était déjà présente dans la pièce, installée dans un fauteuil avec un livre sur les genoux. Il leur restait donc le canapé pour s'assoir, ce qui les arrangeait.

Ils passèrent le reste de la journée à veiller tous les trois sur l'adolescent – mangeant même dans la pièce. La mère de Remus dû presque les pousser à partir pour qu'ils assistent à la réunion de l'Ordre, leur promettant plusieurs fois d'activer les meilleures sécurités du Château en leur absence.

- Merci de veiller sur lui, Maman, fit Remus en l'embrassant sur la joue. Et si tu as besoin de quoi que ce soit –

- Je sais, je n'ai qu'à appeler Dobby, compléta-t-elle avec un sourire. Allez-y maintenant ou vous ne partirez jamais.

- 12 Square Grimmaurd, Manoir Black ! s'exclama Sirius en jetant la Poudre de Cheminette dans l'âtre.

Quelques secondes plus tard, le couple se retrouvait au QG, ils prirent donc rapidement la direction du Bureau du Chef de Famille, où se tenait comme d'habitude la réunion de l'Ordre.

À leur entrée dans la pièce, de nombreux regards se tournèrent vers eux, et les sourcils se froncèrent en voyant Remus fermer la porte derrière lui.

- Où est Harry ? demanda immédiatement Dora, clairement inquiète.

- En lien sûr, répondit Sirius en s'installant à gauche de Dumbledore. Il n'était pas en état de venir à la réunion de ce soir, pas après les nouvelles de ce matin.

- Les nouvelles… ? répéta Kathleen, interrogatrice.

- Ils ne savent pas ? demanda Remus en se tournant vers le Directeur.

- Rien n'a encore été divulgué dans la presse, le Ministre pensait que c'était mieux pour le moment, répondit Amélia de sa place. Il doit aller voir le Ministre de la Magie Français demain, pour faire le point sur la situation.

- Y a-t-il eu une attaque en France ? comprit Arthur. Bill nous a dit que Fleur avait des soucis familiaux et qu'ils ne pourraient pas être là ce soir.

Le silence régna dans la pièce pendant quelques secondes, tous les regards se tournant vers Dumbledore. Le vieux Mage les regarda un à un, puis ouvrit la bouche :

- Hier soir, pendant le Banquet d'Halloween à Beaubâtons, Voldemort a lancé une attaque sur l'école, annonça-t-il, faisant se figer toute la pièce. On recense quatorze décès, dont Madame Maxime et treize élèves et une vingtaine de blessés dont dix en état critique.

C'est seulement maintenant que Sirius remarqua l'absence d'Hagrid, mais c'était logique : il savait que le demi-géant et Madame Maxime étaient ensemble depuis la Quatrième Année d'Harry. Il n'osait pas imaginer l'état de son ami…

- Comment vont – comment vont les amis d'Harry ? demanda un des Jumeaux – Sirius était bien incapable de les reconnaître.

- Thomas Delacour fait partie des victimes, révéla Sirius, une boule dans la gorge, faisant blanchir les Weasley. Sébastien Latour est gravement blessé et les Médicomages ne sont pas encore sûrs de pouvoir le sauver. Gabrielle n'a, heureusement, pas été blessée.

- Voldemort a attaqué Beaubâtons parce que c'était l'ancienne École d'Harry, réalisa Dora, les larmes aux yeux avant que la colère n'envahisse son visage. Quel connard !

- Nymphadora ! la réprimanda de suite sa mère.

- Tu sais que j'ai raison ! fit la jeune Auror. Il savait que l'Angleterre était protégée, alors il est allé là où personne ne l'attendait ! Parce qu'il n'a jamais attaqué à l'étranger avant !

- C'est ce qu'Harry en a déduit, oui, intervint Remus avant de se tourner vers leur espion. Est-ce qu'il vous a donné des explications, Severus ?

- Non, répondit ce dernier. Le Seigneur des Ténèbres n'a prévenu personne de l'attaque, il nous a convoqué ce matin pour nous mettre au courant de son « triomphe » – il a mené l'attaque seul, et il veut que Potter-Black-Lupin le sache.

- Pourquoi cela ? demanda Molly, les sourcils froncés.

- Parce que c'est personnel, répondit Filius, un éclair de réalisation lui passant dans les yeux. Ce ne sont pas les Mangemorts qui ont attaqués, c'est Voldemort lui-même. Il était rare qu'il se charge de tuer qui que ce soit pendant la Première Guerre. En attaquant seul, il fait savoir pourquoi il l'a fait. Ce n'est pas juste une attaque pour bénéficier à son camp, c'est surtout une attaque contre Harry. C'est littéralement une déclaration de guerre entre eux deux.

- Filius a raison, intervint de nouveau Severus. Le Seigneur des Ténèbres a été clair : l'attaque d'Halloween avait clairement pour but de déstabiliser Potter-Black-Lupin. Et son départ de Poudlard ce matin prouve que cela a marché, c'est une victoire pour lui.

- Severus, Harry n'est qu'un adolescent, fit Dumbledore.

- Je ne dis pas le contraire, rétorqua le Directeur des Serpentard. Mais il est aussi le Survivant. Ce que lui a déjà comprit – et que vous avez encore tous du mal à intégrer, apparemment – c'est qu'en s'annonçant comme adversaire Prophétisé du Lord Noir, il est aussi devenu un symbole d'espoir pour l'autre camp. Le moindre signe de faiblesse sera exploité.

- Ce n'est qu'un enfant ! protesta Molly.

- Un enfant qui a affronté le Seigneur des Ténèbres plus de fois que n'importe qui dans cette pièce, rappela l'ancien Mangemort. Bien évidemment que ce n'est qu'un adolescent, Molly, et qu'il a le droit de craquer. Mais le Lord Noir et ses alliés profiteront de toutes faiblesses exploitables.

- Je n'arrive pas à croire que je vais dire ça, mais je suis d'accord avec Rogue, intervint à son tour Maugrey, une grimace sur le visage et les sourcils froncés. Le gamin est dans le collimateur de Vous-Savez-Qui depuis des années, mais encore plus depuis juin dernier. Son statut de Survivant en fait une figure publique – encore plus que son titre de Lord – ses réactions seront importantes.

- Harry en est aussi conscient, intervint Remus. Ce n'est pas pour rien qu'il est aussi visible au Magenmagot alors qu'il est toujours à Poudlard. Mais la nouvelle de l'attaque… Je pense qu'il a besoin de temps pour digérer. Tel que je le connais, il sera de nouveau d'attaque demain.

Sirius en doutait légèrement, lui. Il n'avait jamais vu son fils adoptif réagir ainsi, devenir aussi apathique. Dans la passé, quand il avait perdu des proches – Kevin, Cédric, James, une liste déjà bien trop longue pour un gamin de son âge – Harry avait toujours réagit avec colère : il s'entraînait jusqu'à épuisement pendant des jours et des jours, voire pendant des semaines, avant de reprendre un rythme un peu plus normal. Mais là… Il ne dit cependant rien, ne préférant pas inquiéter l'Ordre sur l'état du Serpentard.

Si Harry avait besoin de plus de temps, Remus et lui s'en chargerait.

- C'est tout à fait normal, reconnut Fol-Œil. J'espère juste que le gamin sait que ce n'est pas de sa faute.

La grimace sur le visage des deux hommes fit soupirer l'ancien Auror, mais il ne dit rien de plus. Le reste de la réunion passa rapidement, et Sirius et Remus partirent dès que possible pour retourner auprès d'Harry.

L'adolescent dormait toujours, ils s'installèrent donc à son chevet pour la nuit.

oOoOo

Quand le Serpentard commença à se réveiller, il fronça d'abord les sourcils, n'ayant même pas souvenir de s'être endormi. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre où il se trouvait, et surtout pourquoi.

L'attaque de Beaubâtons… ThomasSébastienMadame Maxime

Il se redressa d'un coup dans son lit, les yeux écarquillés et le corps tremblant.

- Ry ? s'enquit doucement Sirius, assis sur le canapé à gauche de son lit.

Son Parrain se leva pour s'installer au bord du lit de l'adolescent, qui s'effondra contre son torse sans attendre, le corps tremblant.

- Thomas…, hoqueta-t-il, les larmes aux yeux.

- Je sais, gamin, je suis désolé.

Le Fourchelang resta ainsi de longues minutes avant de se redresser et d'essuyer ses yeux, faisant disparaître toutes traces de larmes de son visage.

- J'ai dormi combien de temps ? demanda-t-il.

- Une vingtaine d'heures, répondit son Parrain, lui faisant hausser un sourcil. Grand-Mère t'as endormi de force hier, tu étais encore sous le choc quand on est arrivé ici. Et je pense que la fatigue des derniers mois a fait le reste. Tu as raté plusieurs repas, tu as faim ?

Comme pour lui répondre, l'estomac du Serpentard se mit à grogner fortement entre eux, faisant ricaner l'Animagus Chien.

- Je vais prendre ça pour un oui, dit-il en se levant. Va t'habiller et rejoins-nous dans la cuisine, je te dirais ce que tu as manqué en mangeant.

Harry acquiesça sans protester, rassemblant ses affaires avant de se diriger dans la salle de bain attenante à sa chambre. Il lui fallut une vingtaine de minutes pour se doucher et se préparer, mais il rejoignit rapidement ses Tuteurs et sa Grand-Mère dans la cuisine.

- Louveteau, fit Remus avec un sourire quand il le vit, et Espérance l'embrassa sur la joue en guise de bonjour. Comment vas-tu ?

- Ce n'est pas la grande forme, mais j'ai bien dormi, répondit son pupille en haussant les épaules et en s'installant à table. Alors, qu'est-ce que j'ai manqué ? J'imagine que vous avez eu une réunion hier soir ?

- Tu es sûr que tu veux parler de ça tout de suite ? s'inquiéta la Comtesse de Chambord.

- Il le faut, je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, répondit le futur Comte. Pas quand Tom et ses sbires attendent sûrement ma réaction.

Il vit ses deux Tuteurs échanger un regard à ses paroles, mais aucun ne commenta. Il y avait réfléchi dans la douche : l'attaque sur Beaubâtons – un lieu sans aucune importance stratégique pour Tom mais important pour Harry – avait probablement pour but de voir comment le Survivant allait réagir sous pression.

Il n'avait pas le droit de flancher. L'Ordre et le Ministère l'aidaient depuis la révélation de son statut, il était temps de montrer au reste de la Communauté Magique qu'il était apte à prendre les choses en main contre Tom quand il le fallait.

- Comme tu t'en doutes, on a eu une réunion hier soir…, lui raconta finalement Sirius, et l'adolescent se fit des plus attentifs.

- Fudge doit voir Desvernay aujourd'hui, donc ? demanda-t-il après que ses Tuteurs aient finis de lui compter les évènements de la veille, faisant référence au Minsitre de la Magie Français.

- D'après Amelia, oui, acquiesça Remus. Pourquoi ?

- Je vais essayer de m'incruster, annonça l'adolescent de but en blanc.

- Tu – tu veux participer au rendez-vous entre deux Ministres de la Magie ? balbutia Espérance, clairement choquée.

- Ce genre d'entretien finit souvent par une interview avec la presse, pointa Harry. L'attaque n'a pas encore filtré dans les journaux, mais ça ne saurait tarder. Et Tom – Tom va regarder comment je réagis. Il est sûrement déjà au courant que j'ai quitté Poudlard, il doit croire qu'il a gagné. Mais si je me tiens entre Fudge et Desvernay face aux journalistes ? J'ai gagné.

- Harry…

- Rogue à raison, le coupa l'adolescent. Je suis le Survivant, les gens vont observer mes réactions. Et pas seulement Tom. Je ne peux pas me permettre de me montrer faible. Pas en public, en tout cas.

- Harry, tu as seulement seize ans, fit Sirius.

- L'âge n'a pas d'importance, répondit gentiment son Filleul. Pas le mien, en tout cas. Je vais envoyer un hibou à Fudge. Et un à Desvernay, aussi. Il faut que je sois à cet entretien, c'est primordial. Ne serais ce que pour présenter mes condoléances au Ministre.

Il se leva de la table de la cuisine et se dirigea vers la porte, mais s'arrêta juste avant de sortir de la pièce.

- Pourra – pourra-t-on aller voir Sébastien, après ? demanda-t-il d'une petite voix.

- Bien sûr, louveteau, accepta de suite Remus. Donne nous l'heure de ton rendez-vous avec Fudge et Desvernay et je préviendrai Laurent et Christina de ne pas nous attendre avant quelques heures après.

L'adolescent lui répondit par un sourire, puis il prit la direction de sa chambre. Il avait deux lettres à envoyer, et il n'avait pas de temps à perdre.

Trois lettres, se rectifia-t-il intérieurement en grimaçant. Il était parti de Poudlard sans rien dire à Daphnée, et la jeune femme devait se faire un sang d'encre. Et prévoir tous les moyens possibles pour me tuer à mon retour. Penser à sa fiancée le fit sourire, mais il secoua la tête. Il n'avait pas le temps de penser à Daphnée pour le moment, malheureusement.

Cet Halloween avait eu le même résultat que les autres : la mort et le deuil. Perdre Thomas et Madame Maxime ainsi… Harry n'avait cependant pas le temps de se laisser abattre – de se laisser encore plus abattre.

Tom en avait toujours après ses proches, et il était hors de question qu'il échoue une nouvelle fois. Il était temps de partir en guerre.


Voilà pour ce chapitre !

Alors, personne n'avait deviné que Beaubâtons allais être attaqué, mais j'avais eu "les Delacour" et "sa famille en France" en suggestion en review, donc c'est presque ça ! À nouveau, ne me tuez pas ? Dites vous que j'aurais pu faire pire ^^

Que pensez-vous du plan d'Harry pour la suite ? Le fait de s'incruster au rendez-vous de Fudge et Desvernay ? ;)

J'espère que le chapitre vous a plu, en tout cas ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Pour ce qui est de la suite, je ne peux pas vous promettre de dates puisque je commence mon stage en classe de CE1/CE2 la semaine prochaine et je ne sais pas si j'aurais beaucoup de temps pour écrire ! Je vais faire de mon mieux :')

SauleMarron19427, pour vous servir !