Titre : Un concours de circonstances

Genre : Romance

Rating : M

Résumé : Par un incroyable concours de circonstances Roy et Riza se retrouvent coincés dans un casier l'un contre l'autre. Cela aurait certainement été différent si Riza ne portait pas uniquement une serviette et si la loi interdisant les relations entre militaires ne venait pas d'être abrogée... Royai !

Disclamer : FMA ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Tous possiblement.

Notes : Hello ! Petit OS tout simple et sans prise de tête, enfin pas pour moi ahahah ! J'espère que vous aimerez. Bonne lecture !


Un concours de circonstances


La nouvelle était tombée un lundi matin. La loi interdisant aux militaires de se fréquenter était abrogée et cela donna à lieu à une série de rumeurs plus ou moins improbables. Untel se serait mis avec unetelle... Bref, l'agitation dura toute la semaine.

À côté de cela, l'équipe du Général Mustang terminait une enquête importante et ils furent surbookés du lundi au vendredi soir. Ils accueillirent le week-end avec un sentiment de délivrance suprême.

Le lundi suivant fut bien plus calme heureusement. Déjà Alphonse qui revenait de Xing passa en milieu d'après-midi. Il avait un sourire comblé et leur raconta son voyage avec joie. Tous l'écoutèrent, ravis de le revoir en pleine forme. Même s'il avait retrouvé son corps, il restait le même : bienveillant, optimiste et profondément humain.

« Et quel est le programme maintenant Alphonse ? questionna Riza à la fin de son récit.

- On a besoin d'aide au village donc je vais aller leur donner un coup de main et puis, je ne sais pas trop... mais là, je comptais visiter le mémorial qui vient d'ouvrir. »

Ils opinèrent, gravement. C'était un mémorial sur la guerre d'Ishbal et ils comprenaient pourquoi il voulait s'y arrêter.

« D'ailleurs, hum... »

Il eut l'air gêné soudainement et ils saisirent la raison lorsqu'il sortit un chaton de sa veste. C'était une boule de poils noirs aux grands yeux émeraudes.

« Je peux vous le laisser le temps de la visite ? »

Roy soupira mais finit par accepter. Ce n'était qu'un chaton après tout.

Alphonse ne perdit pas de temps et tendit l'animal au Général qui le prit contre lui. Le chaton miaula, levant ses yeux vers lui et Roy le caressa derrière les oreilles doucement. Le chaton se mit à ronronner.

« Vous êtes adopté, Général. Bon j'y vais. Je reviens d'ici deux ou trois heures je pense. »

Ils lui souhaitèrent une bonne visite et le regardèrent partir. Puis, Riza sonna le retour au travail. Les gars obéirent et chacun se remit à sa tâche. Le chaton qui suivait Roy partout se retrouva allongé sur le bureau de ce dernier.

À dix-sept heures, l'équipe avait à peu près fini son travail, excepté Roy bien sûr et ils vinrent lui dire au revoir.

« Ouais, bonne soirée à vous », souffla le Général en contemplant la pile encore présente sur son bureau.

Riza passa le voir une vingtaine de minutes plus tard.

« Général ? Je vais m'entraîner. Je repasserai après.

- Très bien », fit Roy, lui jetant un coup d'œil.

Elle lui sourit légèrement et sortit. Il resta à observer la porte un moment.

Il réalisait à peine que la loi n'était plus active. Il n'avait pas eu le temps d'y penser la semaine dernière mais ce week-end, cette information lui était revenue en mémoire et avec, l'image de son fidèle Lieutenant. Peut-être pouvait-il l'inviter au restaurant ? Ou juste l'emmener boire un café ? Ou alors peut-être qu'il devait être plus subtil ?

Normalement, Roy n'avait jamais de doutes concernant les femmes. Il n'avait pas besoin de grand chose d'ailleurs. Il leur souriait, leur faisait comprendre qu'elles lui plaisaient et voilà. Il était assez direct dans son approche, mais avec Riza ? Il ne savait pas. Dès qu'il pensait à elle autrement que professionnellement, il perdait ses moyens.

C'est qu'elle comptait beaucoup pour lui et il ne voulait pas prendre le risque de tout gâcher. Il voulait faire les choses bien et il voulait beaucoup, beaucoup plus que ce qu'il n'avait jamais demandé à une femme. Oh oui, pour Riza, il était prêt à beaucoup de choses.

Il soupira en réalisant qu'il n'avançait pas et que cela faisait déjà dix minutes qu'elle était partie. Il se remit au dossier mais son esprit continuait de s'égarer. Il en finit un cependant et observa les trois autres présents sur son bureau.

« Allez encore un. »

Il prit le suivant, décidé, et fut soulagé de voir qu'il était assez rapide. Dans sa lancée, il s'occupa du troisième et se redressa ensuite pour s'étirer. Là, le chaton sauta sur ses genoux et miaula.

« Oui, tu veux peut-être sortir toi ? Moi aussi ça me ferait du bien. Allez, viens. »

Il prit l'animal dans ses bras et quitta son bureau. Il était dix-huit heures passées et Alphonse ne devrait pas tarder à revenir. Il rejoignit la cour arrière du QG et posa le petit chat au sol. L'animal déambula aussitôt dans l'herbe, explorant les alentours. Roy l'observait, veillant à ce qu'il ne parte pas trop loin. L'endroit était clos mais on ne savait jamais. Il sentit le vent frais et se dit qu'il aurait peut-être dû remettre sa veste. Il était tard et peu de personnes étaient encore présentes au QG donc il ne s'était pas formalisé et était descendu en chemise.

Roy inspira l'air du soir et sourit. Oui, il ne savait pas comment s'y prendre. Avec elle, il avait l'impression d'être à nouveau un adolescent, comme la première fois qu'il l'avait vu. Depuis, elle n'avait cessé de le surprendre.

Il y avait cela mais également un problème plus dur à gérer. Si auparavant ils parvenaient à gérer la tension entre eux, aujourd'hui, il avait senti que c'était différent. Lui-même avait conscience qu'il pouvait tenter quelque chose donc son regard sur elle avait changé. Et il percevait également une différence dans sa manière d'être. Il ne savait pas quoi encore mais aujourd'hui, la tension entre eux avait été plus forte qu'habituellement et Roy ne savait pas s'il tiendrait longtemps comme cela.

Il en était là dans ses pensées quand un bruit attira son attention. Il se tourna et vit avec stupeur le chaton passer à travers une fenêtre ouverte.

« Hey ! Reviens là toi ! » appela Roy en se précipitant vers lui.

La fenêtre était trop petite pour qu'il puisse passer et trop haute pour qu'il puisse regarder à l'intérieur. Il compta le nombre de fenêtres depuis la porte du bâtiment et entra à la recherche du chaton. Il se trouvait dans une partie du gymnase.

Il tenta de repérer l'endroit où le petit chat avait dû entrer et entendit un miaulement. Aussitôt, il se précipita dans la pièce et réalisa un peu tard où il se trouvait. C'était le vestiaire des filles...

Il aperçut le chaton cependant et tenta de l'attraper.

« Reviens ! » appela-t-il gardant sa voix basse.

Mais l'animal ne semblait pas décidé et explorait le dessous des casiers. Roy soupira et à quatre pattes, tenta de l'attraper. Le chaton prit cela pour un jeu et esquiva Roy. Ce dernier le suivit en soupirant, priant pour que personne n'entre à ce moment.

C'était sans compter sur un autre facteur, les douches juste à côté.

Roy grommela une nouvelle fois contre le chaton qui venait encore de lui échapper et il s'arrêta soudainement face à une paire de jambes fines. Ses yeux onyx remontèrent le long d'un corps on ne peut plus féminin et il croisa un regard qu'il connaissait bien. Sourcils haussés, Riza l'observa sans rien dire. Le chaton choisit ce moment pour sortir de sa cachette et Roy l'attrapa au passage.

« Te voilà toi », souffla-t-il soulagé.

Il retourna à Riza, agenouillé devant elle. Elle ne portait en tout et pour tout qu'une serviette compressant sa poitrine et s'arrêtant à mi-cuisses. Il pensa respirer et revint à son visage, les joues rougies. Mince, elle avait les cheveux détachés en plus.

« Hum... Lieutenant, je... j'étais à la recherche du chat et... hum... »

Elle continuait de l'observer sans rien dire et soudain posa une main sur sa bouche, le faisant taire. Il entendit alors de bruit dans le couloir et leurs regards se croisèrent. C'était des voix féminines et à tous les coups, elles venaient par ici. Si elles les trouvaient tous les deux ici et surtout avec Riza aussi peu vêtue, les rumeurs iraient bon train.

Ils ne prirent pas trop le temps de réfléchir et Roy avisa les casiers non loin. Il attrapa sa subordonnée par le coude et il la fit rentrer dans le casier avant de la suivre.

Ils furent presque aussi surpris l'un que l'autre de se retrouver aussi proches.

« Mais pourquoi m'avoir fait entrer ? » grommela Riza.

Il réalisa qu'elle avait raison mais la retint juste avant que la porte ne s'ouvre. C'était déjà trop tard. Elle souffla et sentit sa main sur sa taille.

Il faisait sombre dans ce casier et ils étaient définitivement trop serrés.

« Tiens ! s'exclama une voix qu'ils reconnurent comme étant celle de Rebecca. Que fait ce chaton ici ?

- Merde », souffla Roy en réalisant qu'il avait laissé le chaton.

Il la sentit frissonner dans ses bras. Sa poitrine était pressée contre son torse et il s'efforça de ne pas y penser.

À l'extérieur, les filles avaient récupéré le chaton et il faisait visiblement l'unanimité, provoquant de nombreux commentaires attendris.

Riza retenait presque son souffle. Elle sentait son odeur partout autour d'elle, ses mains brûlantes sur sa taille et à chaque fois qu'elle bougeait, elle le frôlait. Ses propres mains étaient posées sur son torse, immobiles et fébriles.

Plus le temps passait et plus elle avait chaud. Elle ne portait qu'une pauvre serviette et connaissant Mustang, elle se doutait que la situation devait être délicate.

Pour sûr, elle l'était. Roy se forçait à penser à tout sauf à la jeune femme dans ses bras. C'était peine perdu cependant et même les horreurs de la guerre d'Ishbal ne parvinrent pas à lui faire oublier leur situation.

Il sentait d'ailleurs la situation en question lui échapper peu à peu alors que son corps se réveillait. Riza s'en rendrait certainement compte si ce n'était pas déjà le cas et il ne parvenait pas à savoir qu'elle serait sa réaction.

De son côté, Riza percevait effectivement une bosse contre le bas de son ventre. Si elle avait eu une seconde de doute, cela n'avait pas duré. Il restait cependant bien sage, gardant ses mains immobiles sur sa taille.

Elle soupira et le sentit frissonner alors que la pression sur son ventre se faisait plus forte. Il était visiblement sensible.

« Désolé », souffla Roy embarrassé.

Elle sentit son souffle sur son épaule et frissonna à son tour. Il perçut son inspiration rapide ainsi que les battements affolés de son cœur. Il baissa la tête vers elle. La lumière était minime mais à présent habitué à l'obscurité, il pouvait voir ses yeux briller, ses longs cheveux blonds et son corps beaucoup trop près de lui.

Elle agrippa sa chemise en croisant son regard et il raffermit sa prise sur sa taille fine. D'un mouvement d'un seul, il pouvait faire tomber la serviette et cette pensée le rendait fou.

« Il faut qu'on sorte d'ici », murmura-t-elle au supplice.

Elle était hypnotisée par ses yeux noirs et perdait pied avec la réalité. La tension qu'elle avait senti dans la journée lui revint en mémoire. À chaque fois qu'elle était près de lui, elle percevait cette chaleur qui l'irradiait actuellement. C'était un phénomène habituel mais aujourd'hui précisément, il avait été décuplé. Cela était certainement dû à l'abrogation de cette loi. Dans tous les cas, elle ne pensait pas finir cette journée ainsi. Il devait entendre son cœur tambouriner dans sa poitrine. Elle avait tellement envie de lui et ses propres pensées la faisaient rougir. C'était indécent !

Heureusement ou pas, les bruits dans les vestiaires les rappelaient à la réalité.

« Tiens, mais qu'est-ce qu'il a ? fit la voix de Maria. Il veut rentrer dans ce casier on dirait. »

Roy et Riza se tendirent tous deux. Visiblement, le chaton se rappelait à eux et ils prièrent pour que les filles n'aient pas l'envie d'ouvrir le casier en question.

Dans un mouvement instinctif, Roy se rapprocha un peu plus de Riza si c'était possible et elle se retrouva avec la tête au creux de son cou. Il sentait terriblement bon et elle percevait ses muscles à travers la chemise fine. Oh ce qu'elle ne donnerait pas pour être dans un lit actuellement ! Et elle pensa à l'infirmerie pas loin. Elle devait être déserte à cette heure-là.

Alors que des plans s'échafaudaient dans son esprit, Roy souffla de soulagement alors que les filles s'éloignaient avec le petit chat. Il semblait explorer la pièce et il comprit à certains commentaires qu'elles se changeaient enfin. Avec un peu de chance, elles partiraient bientôt avant que la situation ne soit douloureuse pour lui.

Riza respirait rapidement dans son cou et chaque mouvement d'air l'électrifiait.

Elle sentait ses jambes faiblir alors que la tension augmentait. Elle se sentait humide et elle savait que cela n'était pas seulement dû à la douche. Ses tétons étaient dressés sous cette serviette trop petite et elle avait la chair de poule.

Elle pouffa en réalisant qu'ils leur auraient fallu une semaine, une toute petite semaine, bon et un concours de circonstances certes, avant de craquer. Car là, elle le savait, ils n'en ressortiraient pas indemnes.

Le calme revint dans le vestiaire et ils entendirent l'eau de la douche couler. Les filles devaient être à côté mais ils n'avaient aucun moyen de vérifier que la voie était libre.

Elle tenta un mouvement et Roy la retint alors qu'une voix s'élevait juste à côté. Sa serviette en profita pour s'ouvrir sur sa poitrine généreuse et la voix se rapprocha les immobilisant.

Ils n'arrivaient même pas à comprendre ce qu'elle disait, perdus dans leur désir.

Roy baissa les yeux sur Riza et elle leva brusquement la tête en sentant son érection grossir contre son ventre. Il la dévorait du regard et elle réalisa alors la serviette avait glissé de quelques bons centimètres. Elle pouvait tenter de la remettre mais elle imaginait déjà les contorsions qu'elle devrait faire et ce que cela engendrerait. A ce stade, elle ne savait pas lequel des deux perdraient patience en premier.

Elle sentit les mains de Roy remonter doucement sur sa taille et comprit qu'il tentait de remettre sa serviette. C'était peine perdu cependant et il ne faisait qu'attiser leur désir.

« C'est bon », souffla-t-elle à son oreille.

Il entrouvrit la bouche, retenant un soupir d'aise, et immobilisa ses mains en haut de ses côtes, juste sous sa poitrine. La position dans un si petit espace n'était pas confortable et il les fit glisser dans son dos. Elle se cambra involontairement, plaquant un peu plus ses tétons durcis contre sa chemise. Il pouvait les sentir à travers et déglutit. Il avait oublié que son dos était un endroit sensible pour elle. Il le savait pourtant des nombreuses heures qu'il avait passées à l'étudier.

Le souffle court, elle releva la tête vers lui, frôlant son menton. Il la baissa vers elle et ils réalisèrent en même temps qu'ils n'étaient séparés que par quelques infimes centimètres. Leurs regards se mêlèrent et leurs souffles s'accélérèrent.

Comment étaient-ils arrivés là déjà ? Ils ne savaient plus... Tout était oublié.

Riza remonta lentement ses mains dans son cou et vint caresser ses cheveux. Il descendit ses mains au creux de ses reins, la pressant un peu plus contre son érection et elle entendit son doux gémissement mourir à son oreille alors qu'elle se mordait les lèvres, retenant le sien.

« Roy... » murmura-t-elle, étourdie.

Elle n'eut pas le temps de réaliser qu'il prenait déjà sa bouche d'assaut. Il caressa sa langue de la sienne, les mêlant avec passion, et hoqueta en sentant une de ses mains remonter sur son corps. Elle traçait comme un chemin de feu sur son passage. Elle caressa son sein et remonta à son visage.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, pantelante, Roy l'embrasait de son regard onyx, lui promettant mille et une chose. Elle sentait déjà ses lèvres gonfler tandis qu'il les caressait de son pouce. Elle le lécha avidement et il grogna avant de fondre une nouvelle fois sur ses lèvres. Elle gémit cette fois en sentant une main prendre un coupe un de ses seins. Il passait et repassait sur son téton durci.

Il la retint contre lui de son bras libre en percevant ses jambes tremblantes. Abandonnée dans ses bras, elle entreprit de lui enlever sa chemise, parcourant chaque centimètre de peau découvert.

Soudain, un miaulement se fit entendre et ils réalisèrent alors qu'ils étaient toujours dans le vestiaires des filles. Ils s'immobilisèrent et à en juger par l'absence de bruit, l'endroit devait être désert à présent.

Le chaton miaula une nouvelle fois et Roy s'apprêtait à sortir quand Riza le rattrapa. Cela entrouvrit la porte du casier alors qu'au même moment, celle du vestiaire s'ouvrait en grand.

« Tiens, le voilà ton chaton Alphonse, déclara Maria. Je ne sais pas trop ce qu'il faisait là, mais bon. Tu l'as retrouvé c'est le principal. »

Roy et Riza retinrent leurs souffles. Il y avait un peu plus de lumière dans le casier à présent et Roy préféra fermer les yeux.

« C'est étrange tout de même, fit Alphonse. Le Général devait s'occuper de lui. Comment a-t-il pu finir ici ?

- Alors là, aucune idée Alphonse.

- Bon, merci en tout cas Sous-Lieutenant Ross.

- Pas de quoi, Alphonse. »

Et ils sortirent tous les deux, certainement avec le petit chat. Roy et Riza restèrent immobiles un moment, écoutant attentivement les moindres bruits.

Puis, déterminée, elle releva la tête vers lui.

« L'infirmerie est certainement déserte et à quelques pas d'ici. »

Il ouvrit de grands yeux. Était-ce bien Riza Hawkeye qui venait de parler ? Joignant le geste à ces propos, elle s'extirpa du casier abandonnant là sa serviette et il fut ébloui en sortant à son tour, embrasant la jeune femme entièrement nue du regard. Sans aucune pudeur, elle se tenait bien droite devant lui, les joues rosies de désir, les seins dressés, les cuisses humides.

« Riza », souffla-t-il avant de fondre sur elle.

Il l'enlaça et saisissant ses fesses, la souleva dans ses bras. Ils gémirent de concert alors que leurs sexes se frôlaient. Sa chemise ne lui résista pas et il se retrouva torse nu.

Dehors, la nuit était tombée depuis un moment et le QG se vidait peu à peu. Cependant, leurs esprits étaient à des années lumière de là. Il n'y avait plus de Général ou de Lieutenant, juste un homme et une femme qui s'aimaient. Ils furent bientôt entièrement nus l'un contre l'autre, au milieu des vestiaires.

Portant la jeune femme dans ses bras, il la pénétra sans attendre, provoquant leurs soupirs et gémissements de plaisir. La suite fut purement vitale, animale et ponctuée de mots d'amour. Toute la passion qu'ils avaient retenus des années durant se libérer à présent et sans trop savoir comment, ils se retrouvèrent au sol l'un contre l'autre, essoufflés et en sueur mais profondément comblés.

Riza se redressa, repoussant ses cheveux emmêlés et se tourna vers Roy, toujours allongé. Elle sourit et s'appuya contre lui, trouvant ses lèvres. Il répondit à son baiser, passant une main dans son dos.

« On devrait rentrer, souffla-t-elle.

- Je ne te quitte pas, rétorqua Roy.

- Mais qui a dit que je comptais rentrer seule ? » sourit-elle en lui jetant un regard tendre.

Il se sentit fondre et l'attira à lui pour l'embrasser une nouvelle fois. Il s'arrêta en sentant Riza frissonner. C'était un frisson de froid.

« J'ai encore un dossier à faire, se souvint-il avec un soupir.

- Au diable les dossiers », répondit-elle alors avant de rire.

Elle s'était redressée et il fit de même, subjugué.

« Je n'aurai jamais pensé entendre cela de ta part », souffla-t-il.

Elle secoua la tête.

« Il est dix-neuf heures passées. On s'en occupera demain », déclara-t-elle avant de se lever.

Elle ouvrit son casier, récupérant ses affaires. Elle tomba sur la chemise à moitié déchirée de Roy et grimaça.

« Désolée... »

Ce fut à son tour de rire.

« Ne sois pas désolée pour ça. Je suis prêt à sacrifier bien d'autres chemises », fit-il, suggestif.

Il vit ses joues rougir délicieusement et se leva à son tour. Lui aussi commençait à avoir froid. Ils s'habillèrent sans un mot et passèrent au bureau récupérer leurs affaires. Ils sortirent du QG l'un à côté de l'autre et Riza se tourna vers lui en s'arrêtant devant le portait. Il attrapa sa main comme pour la retenir et elle noua leurs doigts avec un sourire attendri. Elle s'avança vers lui, se blottissant dans ses bras.

« Alors ? Tu préfères aller chez moi ou chez toi ? »

Roy sourit, cueillant ses lèvres avec délice.

« Je crois que tu as un petit chien qui t'attend chez toi. »

Elle fondit à cette remarque et noua ses bras autour de son cou, l'embrassant à pleine bouche.

« Chez moi alors », murmura-t-elle en quittant ses bras sans pour autant lâcher sa main.

Il la suivit, un sourire idiot sur le visage. Peu importe où ils allaient tant qu'ils étaient ensemble.


Ok, j'ai hésité à partir sur du M pur et dur et en fait, au moment de l'écrire, je me suis dit non, que ce serait un peu plus doux pour cette fois, donc voilà le résultat. C'est sweet et bisounours au possible. Tout ce que j'aime ahahah ;)

J'espère que cela vous a plu, n'hésitez pas à commenter et à la prochaine :D