Chapitre 2 : le Réveil (PdV Ella)
RAR : Merci à LoveFic pour ta review ^^ J'espère que la suite te plaira tout autant )
Merci à Elodie94 dont les messages m'ont beaucoup touché, j'espère que tu aimeras ce chapitre !
Elely, voici la suite, comme demandé XD En espérant qu'il te plaise )
Je suis DESOLEE… je n'ai pas d'excuse, mais j'ai un retard monstre. Ma seule justification, c'est que je viens de commencer un nouveau job, et que j'ai eu du mal à écrire ce chapitre parce que je n'en étais jamais satisfaite. Il est particulier, et je n'arrivais pas à le terminer…Mais le voilà, et j'espère qu'il vous plaira XD
NB : le passage se déroule dans les pensées d'Ellanor pendant son coma. Elle s'y représente elle-même, dans une réalité qui lui est propre.
Je précise aussi que ce chapitre est ma propre perception du coma de mon perso, je ne me permets pas de définir ce qu'un comateux voit ou entend…
Il fait noir…Où suis-je ? Que…Qu'est ce qui m'arrive ? Je ne peux pas bouger…J'ai froid. Et chaud en même temps…
Alessandro…Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça ? Qu'est-ce que j'ai fait pour te mettre en colère… ? Tu me fais mal…
Flashback
La réunion des étudiants sur le projet de concert s'était terminée, et Ellanor sortait du bâtiment avec Tybalt en discutant avec animation du projet proposé par les professeurs de chant et de musique. Ses yeux brillaient de joie et d'anticipation. Elle aimait les projets, et celui-ci semblait prometteur. Ils arrivèrent au bout du chemin, et Tybalt demanda :
-Tu veux que je te raccompagne ?
Elle sourit et secoua la tête :
-Ce n'est pas la peine, je te remercie. L'immeuble n'est pas si loin, ça ira.
Elle l'embrassa sur la joue, et partit en agitant la main dans sa direction. En courant pour ne pas être en retard, elle regagna son domicile, grimpa les étages et ouvrit la porte. Un peu essoufflée par sa course, elle posa son sac dans le hall, et se débarrassa de sa veste avant d'avancer sans allumer. Il était tard, et son compagnon dormait peut être déjà. Elle ne voulait pas risquer de le réveiller. Elle prit une douche rapide et se changea, quand elle entendit des pas. Elle déglutit, et s'habilla rapidement avant de quitter la salle de bains, pour se retrouver nez à nez avec Alessandro. Elle esquissa un sourire forcé :
-Bonsoir…Je pensais que tu dormais, alors…
-Alors tu as jugé utile de prendre une douche pour me réveiller, c'est ça ?
Sa voix était glacée, mordante, et sa posture rigide et tendue. Il était en pétard, pour de bon, et cela n'augurait rien de bon pour la suite. Elle secoua la tête avec véhémence :
-Non, bien sûr que non ! Jamais je n'aurais fait une chose pareille ! Mais j'ai transpiré à la danse, alors….
La gifle la prit par surprise, et elle s'étala sur le carrelage, la joue à vif. Sonnée, elle gémit et y porta sa main, avant de relever la tête vers lui :
-Je te le jure, Sandro…jamais je n'aurais voulu te réveiller…Pardonne-moi…
Il ne disait rien…elle commença à avoir vraiment peur. Alessandro était encore plus dangereux quand il était silencieux…Et la suite allait le lui prouver.
Ce fut la pire nuit de son existence. Il la battit si fort qu'elle resta inerte sans pouvoir bouger dès les premiers coups. Elle pouvait juste gémir et supplier qu'il s'arrête. Il lui brisa le poignet comme si son bras n'était qu'une brindille, et lui frappa la tête contre le mur. Elle tomba pour ne plus se relever. Elle le vit sortir du salon, où ils avaient atterri elle ne savait comment, entendit des bruits qui lui parvenaient étouffés, elle perdait connaissance…Elle le vit revenir, juste avant que sa vue ne se brouille et qu'elle ne s'évanouisse. Elle ne le sentit pas la trainer derrière le divan, pas plus qu'elle ne l'entendit partir. Ni l'irruption de ses amis des heures plus tard, ni les cris désespérés de son frère ne la réveillèrent.
Fin Flashback
Un froncement de sourcils. Presque imperceptible, et pourtant bien présent. Les bips qui continuent, rassurants. Et les pensées qui défilent…
Je ne sais pas où je suis…à l'appart ? Est-ce qu'il a eu des remords, et m'a soigné ? Non, Sandro ne regrette rien…Il m'a fait mal. J'ai eu mal au bras, mais ça va mieux…Il m'a frappé à la tête…ça tourne. J'arrive pas à parler, c'est horrible…Il m'attendait après les cours, après la réunion… il était en colère, et il avait bu…Il m'a fait mal…mon bras…ma tête…
Pourquoi je ne peux pas bouger ? Depuis combien de temps je suis là ? Et où je suis, d'ailleurs ? Trop de questions….j'ai sommeil…Si je m'endors…est ce que je me réveillerais ?
Je me sens partir…
Pendant des semaines, Ellanor divagua entre coma total et inconscience bénie, qui l'empêchaient de souffrir. Une fois, elle se sentit pourtant plus légère encore et quand elle « ouvrit » les yeux, ce fut pour se voir elle-même, allongée dans un lit, sous respirateur, couverte de bandages, un plâtre au bras, et aussi blanche que ses draps. Elle flottait au-dessus de son lit, au-dessus de son corps…Etait-elle…morte ? Mais non, pourtant…Elle ne sentait pas morte ou mourante. Regardant autour du lit, elle vit des moniteurs un peu partout, et entendit des « bips » qui semblaient bénéfiques. Les battements de son cœur, comprit-elle après quelques instants. Donc oui, c'était bon signe. Ça voulait dire qu'elle était vivante.
La chambre en elle-même n'avait rien d'extraordinaire, un lit, une armoire et une petite commode, si on exceptait les appareils divers et variés. Mais dans un coin de la pièce, ce qu'elle vit lui serra le cœur. Recroquevillé dans un fauteuil, roulé en boule, les cheveux emmêlés et le teint pâle, dormait Mercutio. Son frère…Elle le fixa un long moment, les larmes aux yeux. Il semblait si...fatigué. Elle discernait des cernes sombres sous ses paupières closes, et son visage était creusé. Emmitouflé dans sa veste de cuir, le brun frissonnait de temps en temps, de manière incontrôlée. Ses paupières frémissaient sous l'assaut de ses rêves, et ses lèvres entrouvertes laissaient échapper un souffle léger et régulier. Au moins son sommeil était-il paisible, à défaut de ses journées. Son visage était détendu et paisible, ses cheveux le cachant à moitié à la vue des autres.
Ellanor le contempla un long moment, émue comme rarement. Son frère ne l'avait pas quittée. Elle se demandait quand même comment il avait su…Et espérait de tout son être que ce n'était pas lui qui l'avait trouvé. Elle s'en voudrait trop de lui avoir fait subir une telle vision. Car même si elle ne savait pas comment elle avait terminé, ses souvenirs de la soirée atroce étaient assez nets pour qu'elle sache qu'elle ne devait pas être belle à voir.
Elle resta ainsi sans le quitter des yeux, jusqu'à ce qu'il commence à remuer lentement, passant d'un sommeil profond à un semi-réveil, puis à un réveil complet. Il s'étira dans tous les sens avant de se frotter les yeux, et d'enfiler convenablement sa veste, encore tout endormi. Il bailla longuement tout en quittant son nid, et se dirigea en tout premier lieu vers la petite salle d'eau attenante à la chambre, probablement pour achever de se réveiller. Mercutio ne tarda pas à ressorti d'ailleurs, le visage et le col de sa veste encore humides et les cheveux repoussés en arrière, vaguement démêlés. Il s'approcha du lit et y grimpa rapidement, s'asseyant le plus près possible d'elle sans déranger les installations. Sa main glissa sur sa joue, repoussa une mèche noire qui lui barrait le front, avant de s'arrêter contre sa tempe. Doucement, tendrement, il la cajola ainsi pendant plusieurs minutes, en silence, sans prononcer un mot.
Elle n'arrivait pas à détacher son regard de son frère, son ange gardien, son protecteur…Dieu qu'elle l'aimait son grand frère ! Elle se mordit les lèvres, au bord des larmes. Comment exprimer ce qu'elle ressentait, alors même qu'elle n'avait pas les mots pour ça ? Elle ne pouvait qu'observer, impuissante et malheureuse de lui faire subir un tel évènement.
Mercutio avait continué son manège de longues minutes, le visage traversé par un air attendri et protecteur. Il finit par se pencher, et embrassa délicatement la joue pâle de sa sœur, ses mains sur ses bras. Sa voix, un peu rauque, retentit dans la pièce silencieuse, alors qu'il reprenait ses caresses, incapable de s'arrêter :
-Bonjour petite sœur…Comment tu te sens ? Tu sais, le soleil a l'air de se montrer ce matin…Peut être que tu pourras en profiter un peu, en ouvrant les rideaux…Ella…ma chérie…
Sa voix se brisa soudain, et il baissa la tête, le visage caché par ses longs cheveux sombres. Bouleversée, Ellanor vit ses épaules tressaillir et tressauter lentement, au rythme de ses pleurs silencieux alors qu'il sanglotait :
-Tu me manques Ella…Je t'en supplie réveille-toi… Ouvre les yeux sœurette s'il te plait…
Il enfouit son visage dans la poitrine de la jeune fille, mais son geste n'avait aucune connotation, oh non…C'était juste le mouvement désespéré d'un frère terrifié pour sa sœur. Il gémit faiblement et mit quelques minutes à se calmer, le corps tremblant. Quand il se redressa, il portait sur ses joues les traces de ses larmes, qu'il essuya d'un geste las de la main. Et Ellanor comprit un peu mieux, au cours de la journée, son teint si pâle et son visage creusé. Il ne s'occupait jamais de lui, mangeant à peine, ne prenant quasiment pas de repos. Toute son énergie était pour elle, il lui donnait tous les soins qu'il pouvait sans interférer avec ceux du personnel soignant, il la peignait, démêlant ses longues mèches aussi brunes que les siennes avec lenteur et douceur, lui parlait le plus possible, ne laissant que peu de moments de silence. Il semblait ne pas supporter ça, comme s'il risquait de craquer à chaque seconde. Elle vit leurs amis arriver, l'entourer, le protéger le plus possible, essayer de lui changer les idées. Avec un succès tout relatif, ils parvinrent à lui arracher quelques sourires tristes. Ellanor n'en pouvait plus, son frère souffrait encore plus qu'elle, au moins elle ne ressentait pas grand-chose…mais lui prenait de plein fouet chaque émotion, chaque moment, chaque mot qu'il entendait. Et ça le brisait peu à peu, la rendant malade par la même occasion maintenant qu'elle voyait ce qu'il endurait.
Et la même situation se répéta pendant plusieurs semaines encore, chaque fois qu'elle « s'éveillait », qu'elle le voyait, son cœur se serrait. Elle le voyait dépérir sans pouvoir intervenir, sans pouvoir rien faire…Et ça la brisait. Parce qu'elle voulait à tout prix le soulager, le soigner lui aussi, voir à nouveau un vrai sourire sur son visage fatigué. Elle ne supportait plus de le voir comme ça, si fragile, épuisé, tendu en permanence.
Au fil des jours, elle se rapprochait parfois de lui ou de son propre corps, sans jamais y rentrer. Elle « s'endormait », ne ressentait plus rien, et parfois elle avait l'impression d'ouvrir les yeux pour découvrir l'intérieur de la chambre. Elle avait découvert qu'en se concentrant, elle parvenait à influencer ses « déplacements », et pouvait bouger dans la pièce. Par contre, elle ne pouvait quitter la chambre. Comme si son âme, à défaut d'un autre terme, ne pouvait pas s'éloigner de son corps. Elle y était reliée, et quelque part ça la rassurait. Elle n'était pas morte, et ce lien le prouvait, plus encore que les machines.
Bien sûr, personne ne la voyait, elle était totalement invisible. Mais la première fois qu'elle se retrouva à côté de Mercutio et essaya de poser sa main sur son épaule, la traversant sans peine, elle aurait juré le voir frissonner, comme s'il avait froid. Elle n'avait jamais réitéré l'expérience, elle-même se trouvant vaguement interloquée et dégoûtée de ce contact invisible, mais y pensait de temps en temps.
Ses émotions étaient comme…étouffées, enfermées dans un cocon auquel elle n'avait pas accès, ou très peu. Même le désespoir qu'elle ressentait pour son frère était amoindri, elle en avait conscience, sans pour autant parvenir à mettre le doigt dessus. Mais c'était aussi un moyen qu'elle avait, inconsciemment, mis en place pour se protéger, pour ne pas sombrer dans une dépression d'où elle risquait de ne pas ressortir.
Pendant de longues semaines elle « vécut » ainsi, alternant phases d'éveil et de sommeil, visions de sa chambre et du quotidien de ses accompagnants et repos de son esprit. Elle se désolait de voir ses amis, dont elle était si proche, s'angoisser à son chevet, s'inquiéter de savoir si elle se réveillerait un jour…Si elle pouvait, là maintenant tout de suite, elle ouvrirait les yeux, juste pour ne plus voir leurs larmes de souffrance, et pour voir un sourire illuminer leurs visages.
Ellipse de quelques jours
Ellanor se sentait mal. Cela faisait deux jours qu'elle n'était pas dans son assiette, qu'elle avait l'impression de voir en double, en décollé. Elle avait également l'étrange sensation de nausée, mais un esprit ne pouvait pas vomir, si ? Elle espérait que non, parce que là ça serait vraiment bizarre. Et elle avait plus de mal que d'habitude à se retrouver hors de son corps, à voir ses proches. Qu'est ce qui lui arrivait ? Elle avait beau chercher, rien ne lui venait. Et ce mal de tête qui ne passait pas…Elle avait mal à en crier, à s'en arracher les cheveux. Ses yeux voyaient flous, mais elle aperçut quand même ses amis venus chercher Mercutio pour lui changer les idées, le forçant à sortir de la chambre. Elle se retrouva très vite seule, malgré la mauvaise humeur visible de son frère qui ne voulait pas la quitter.
Et c'est là que le « cauchemar » commença. Les douleurs ne firent qu'augmenter, devenant insoutenables et la firent hurler. Puis le noir le plus total, et elle se sentit perdue. Où était-elle, que lui arrivait-il ? Allait-elle….partir, laisser son frère, ses amis, quitter cette vie ? NON ! Non, elle ne voulait pas, elle voulait les revoir, leur parler, vivre encore de belles choses avec eux ! Elle avait envie de pleurer. Elle ne comprit pas ce qu'il se passait quand des larmes se mirent à couler sur ses joues. Des bruits étranges se manifestèrent, puis des appels, mais tout était flou, étouffé…Perdue, affolée, elle frissonna et pleura doucement, plus fragile que d'ordinaire. Soudain, après de longues minutes silencieuses, elle entendit, très distinctement cette fois :
-Appelez le docteur, elle se réveille ! Faites vite !
Des bruits de pas, de course même, des bips à répétitions de plus en plus rapides, des conversations…Bon sang, qu'est-ce que… Une voix masculine cette fois se manifesta :
-Ellanor, calmez-vous, ça va aller. Respirez lentement, tout va bien. Le réveil sera peut-être un peu rude, mais vous n'êtes pas seule. Détendez-vous, vous êtes courageuse, vous allez y arriver. Votre frère sera là très vite, il vous aidera. Allez, n'ayez pas peur.
Il continua ainsi pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que le cœur de la jeune fille ralentisse et reprenne un rythme plus normal. De là, ils s'affairèrent tous jusqu'à ce qu'enfin, au bout de longues minutes, elle n'ait un premier battement de paupières. Puis un autre, et encore un autre…Ses yeux s'ouvrirent. Et ce fut la panique. Entre la lumière trop forte pour ses prunelles qui n'avaient plus l'habitude, les visages inconnus…et, une seconde…C'était quoi ça, dans sa gorge ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à respirer ? Affolée, perdue, terrifiée, Ellanor commença à se débattre et à chercher à arracher ce tube qui obstruait sa trachée. Il fallut deux infirmières pour la tenir et la voix du médecin pour la calmer :
-Ellanor, calmez-vous, tout va bien ! Je sais que c'est difficile, mais on va retirer ce tuyau. Mais pour cela, vous devez vous détendre et arrêter de vous débattre comme ça.
Il demanda à une infirmière, arrivée entre temps, de fermer légèrement les rideaux pour filtrer la lumière qui agressait les yeux de la jeune fille. Un peu rassurée, elle se détendit, malgré les larmes qu'on pouvait voir dans ses yeux. Juste assez pour permettre au médecin de donner ses instructions :
-Vous allez vous détendre le plus possible, et nous laisser faire. Tout ira bien, je vous le promets. Regardez-moi, ne vous préoccupez pas du reste. Attention…
Il attendit un peu, et quand il fut sûr qu'elle était assez calme et détendue, il tira sur le tuyau, doucement pour ne pas lui faire de mal. Cela ne prit que quelques secondes, puis Ellanor fut prise d'une quinte de toux qui fit mal à sa gorge irritée par le respirateur. Elle eut du mal à retrouver son souffle, et resta même en apnée une poignée de secondes avant de se reprendre, et d'inspirer lentement et profondément. Quelques toussotements encore, mais rien de méchant, et elle ferma un instant les yeux pour profiter du simple fait de respirer par elle-même, et non secondée par une machine. Elle rouvrit les paupières lentement, et réussit même à esquisser un pauvre sourire fatigué. Oui elle venait de se réveiller, et elle était crevée. Il faut dire qu'entre un coma et un sommeil, on va dire « normal », il y avait une marge. Donc elle avait besoin de repos, de vrai repos. Et de son frère…Son Mercutio, son ange gardien…Elle voulait le voir avant de se rendormir. Pouvoir sentir sa main sur sa joue, voir son sourire enfin revenu…Il lui avait tant manqué, elle déglutit douloureusement à cause de sa gorge et voulut parler. Mais rien ne franchit la barrière de ses lèvres sèches et elle détourna la tête. Ca faisait mal de ne pas pouvoir parler, pour le moment en tout cas. Le médecin et les infirmières se chargèrent de la rassurer encore et encore, insistant sur le fait que sa situation était temporaire, que tout redeviendrait normal sous peu. Elle hocha faiblement la tête, et se détendit légèrement. Elle écoutait les soignantes qui veillaient sur elle, papotant avec entrain mais sans la fatiguer, quand elle entendit un bruit de pas précipités venant du couloir. Puis des voix basses, et la porte qui, restée entrouverte, qui s'ouvrit totalement pour laisser passer la personne qu'elle voulait voir le plus à cet instant. Son grand frère…Mercutio ! Il semblait un peu perdu, et anxieux aussi, comme inquiet de ce qu'il allait découvrir. Elle vit ses yeux se brouiller, se remplir de larmes, elle les vit déborder et couler sur ses joues trop claires, avant qu'il ne se presse vers elle, et ne tombe près de son lit, ému au possible. Elle le vit lever la main, caresser tout doucement ses cheveux puis sa joue, et y rester. Et cette voix, cette voix qui lui avait tant manqué, qui murmurait tendrement, troublée et tremblante :
-Ella… ma chérie…
Un sanglot, mais un sourire fragile, et surtout, cet amour incommensurable qu'ils avaient l'un pour l'autre.
Ellanor Escalus s'était réveillée.
Encore une fois, je tiens à m'excuser de ce retard. J'ai eu une grosse baisse de régime, un boulot pas forcément facile, des soucis personnels…bref, pas le moral pour écrire, et un petit syndrome de la page blanche XD J'espère néanmoins, pour ceux qui auront eu la patience de m'attendre, que ce chapitre vous aura plu. J'espère, de tout mon cœur, mettre moins de temps à écrire les prochains. J'ignore combien la fic en comptera, on verra au fur et à mesure X') N'hésitez toujours pas à commenter, car c'est aussi cela qui me permets de continuer, et qui me booste ! BISOUUUUUUS j'vous aime fort !
