Chapitre 4 : le retour du revenant
Chapitre suivant ^^ En espérant qu'il vous plaira autant que les précédents ! Voilà la réponse à la question que vous vous posez : Mais QUI est le mystérieux visiteur ? XD On compte les points ? Nan, je blague X') Par contre j'ai besoin de votre avis, je vous expliquerai tout en bas, après le chapitre ! A tout de suite !
RAR :
Elodie94 : Noël avant l'heure, ouaip ! Et le plus beau des cadeaux pour la bande entière X') Un coma n'est pas une balade de santé, je confirme. Elle a lutté, beaucoup lutté, et elle a accompli une belle victoire )
Le SSPT n'est malheureusement pas une sinécure, et elle risque d'avoir du mal à en sortir sans aide. Mais elle a la chance d'être bien entourée, et d'avoir un frère pire qu'une mère poule qui va la veiller et tout faire pour qu'elle s'en sorte ^^ Et Alessandro a intérêt à courir très vite et très loin, sans quoi il va avoir de gros ennuis.
Ce n'est pas Alessandro, tu as raison ) En même temps, Mercutio ne s'amuserait pas à vouvoyer un gars qu'il ne peut pas supporter, pas même en image X') Pour les autres, je te laisse lire ^^
Chapitre précédent :
Il commençait à se laisser aller à ses pensées quand la porte s'ouvrit encore une fois, lentement. Il tourna la tête, pensant voir le médecin ou un soignant quelconque, mais le nouveau venu le laissa bouche bée un instant, ahuri. Les yeux écarquillés, il fixa l'intrus comme s'il n'en revenait pas, ce qui était à peu près le cas. Lâchant la main d'Ellanor, Mercutio se leva pour faire face, son visage se fermant et se vidant de toute expression alors que sa voix grondait, basse et sourde :
-Que faites-vous ici ?
-Que faites-vous ici ?
Mercutio avait répété sa question devant le silence de son interlocuteur, les poings serrés contre ses jambes, debout près du lit où reposait sa petite sœur. Ses yeux verts s'étaient assombris, son visage avait perdu sa chaleur pour devenir aussi rigide que celui d'une statue de cire, et il en avait presque la couleur tant il avait pâli. Il s'était même redressé, comme s'il s'était tenu légèrement voûté jusque-là. Muet, il attendait une réponse de son vis-à-vis, posté en sentinelle vigilante près de la convalescente.
-Je suis venu voir comment elle allait. On m'a dit ce qui était arrivé et…
-Et c'est maintenant que vous vous manifestez ? Maintenant qu'elle s'est réveillée, après 6 mois de torture ? Alors qu'elle a passé la moitié d'une année dans le coma, sans pouvoir communiquer, sans pouvoir bouger, tout ça parce qu'un monstre l'a battu à mort ou peu s'en faut ?
Le brun ricana, ironique, avant de reprendre :
-Vous intervenez maintenant, quand vous savez qu'elle a survécu à l'un des pires drames qu'elle n'ait jamais vécu, qu'elle ne craint plus rien, du moins de ce point de vue là…
Il s'interrompit, avant de secouer la tête et de s'asseoir près d'Ellanor, caressant sa joue tout doucement.
-J'aurais aimé venir plus tôt, mais tu sais que mon travail me prend beaucoup de temps…
-Vous n'avez jamais le temps. Pas même pour les personnes qui sont censées compter pour vous. Vous êtes trop occupé à vous remplir les poches pour ne serait-ce que savoir si on va bien… N'est-ce pas, mon oncle ?
Mercutio se tourna vers l'homme, et le regarda droit dans les yeux. Fabrizio Escalus, le plus haut dignitaire de Vérone, et accessoirement la seule famille qu'il restait aux jeunes gens, était bel et bien là, devant lui. Ses cheveux, assez longs pour un homme, qui lui descendaient aux omoplates, soigneusement coiffés en arrière, et son costume gris sur mesure assortis à ses yeux…Tout montrait un homme sûr de lui, habitué à se faire respecter et obéir. Sauf que son neveu n'avait jamais été doué pour cela, prenant même un malin plaisir à faire le contraire de ce que l'adulte voulait. Ils ne s'appréciaient guère, mais essayaient de faire comme si, du moins en public. Mais là, dans l'intimité de la chambre d'Ellanor, à l'abri des regards, le jeune homme montrait combien la seule famille qu'il lui restait lui inspirait du mépris et de l'indifférence.
-Je ne l'ai pas su immédiatement. Et quand j'ai appris…ce qui était arrivé, j'ai préféré rester en retrait. Tu étais là, elle était en sécurité, donc ne risquait rien. Et je n'ai pas de compte à te rendre.
-A moi non, c'est vrai. Mais à votre conscience, peut-être que si. Après tout, légalement parlant, vous êtes responsable de ma sœur, et ce malgré mes démarches pour que cela soit modifié. Quel effet ça vous fait, de savoir que c'est en partie votre faute si elle est là ?
Il jeta un regard ironique à l'homme, avant de revenir à sa sœur qu'il câlina doucement pendant quelques instants. La tête penchée sur le côté, il ne la quittait pas des yeux, un tendre sourire aux lèvres sans accorder d'attention à son oncle. Lequel, se voyant royalement ignoré, fronça les sourcils avant de répondre, un peu sec :
-Toi qui es si malin, crois-tu que ce soit si facile pour moi ? Diriger la ville n'est pas une sinécure, et cela réclame mon attention la plus complète.
-Au détriment de votre famille, mon oncle…Au détriment de votre entourage. Nous-mêmes n'avons que peu de valeur à côté de votre pouvoir…
Ils restèrent silencieux un long moment, chacun pongé dans ses pensées. Ellanor n'avait pas bronché, même si Mercutio aurait presque voulu qu'elle ouvre les yeux, ça l'aurait calmé…Mais elle était si fragile qu'il se refusait à lui infliger une telle épreuve. Il l'embrassa sur le front et regarda de nouveau son oncle, comme pour le jauger, avant de se lever et d'attraper sa veste posée sur le fauteuil.
-Si vous voulez lui parler, vous avez 5 minutes. Passé ce délai, vous dégagez. Nous n'avons pas beaucoup eu besoin de votre aide par le passé, nous n'en aurons pas besoin maintenant.
Sur ces derniers mots, il quitta la pièce, fermant la porte derrière lui. Il savait qu'il pouvait se le permettre, son oncle ne mettrait jamais Ellanor en danger. Il connaissait tous leurs amis, et ne laisserait pas un inconnu s'approcher. Passant une main dans sa crinière, il quitta brièvement l'étage pour gagner la cafétéria, au rez-de-chaussée, et s'acheter un truc à grignoter et un café en attendant le gong.
Pendant ce temps, dans la chambre, Fabrizio regardait sa nièce endormie sur le lit, puis il s'approcha lentement et resta immobile près de sa tête, debout. Il demeura ainsi plusieurs secondes avant de s'asseoir près d'elle, étrangement muet. Comme si la voir dans cet état le mettait mal à l'aise, l'empêchant de parler. Il lui prit la main, et la serra doucement, un peu inquiet à l'idée de la blesser sans s'en apercevoir. Elle semblait si frêle ! Il finit par murmurer, d'une voix enrouée :
-Je ne sais même pas par où commencer…J'aurais tant aimé être un meilleur oncle, être…présent pour toi, pour vous deux. Vous étiez deux enfants qui venaient d'être totalement déracinés, et vous ne demandiez rien d'autre qu'un peu d'attention…que je vous ai refusé. Et tu sais le pire, dans tout ça ?
Il dut tousser pour s'éclaircir la voix, et continua après un silence :
-Le pire dans tout cela, c'est que…je ne vous ai pas vu. Pas réellement. Vous n'étiez que de vagues connaissances pour moi, deux enfants qui me tombaient dessus sans que je m'en rende compte. Et je ne voulais pas, parce que j'étais trop occupé à monter mon pouvoir pour prendre soin de deux gosses perdus. Voilà ce que j'ai pensé quand vous avez déboulé dans ma vie et tout chamboulé. Pas de votre plein gré, je le sais. Mais j'étais en colère. Je ne voulais pas m'occuper de vous, alors…J'ai fait comme si vous n'existiez pas. Ton frère a raison, je suis un oncle atroce. Quand Vérone a été suffisamment solide pour que je m'accorde le droit de tourner les yeux un instant, vous n'étiez plus là. Vous aviez grandi, et vous viviez entre vous, sans moi. Après tout, c'est tout ce que je voulais, pas vrai ?
Fabrizio soupira, et en la regardant de nouveau, un flash lui sauta au nez.
Flash-back
Il était tard, peut être minuit. Le « Prince » travaillait dans son bureau, et l'orage grondait dehors. On entendait tonnerre, pluie et vent se déchainer dehors, et les éclairs illuminaient brièvement le paysage. Il examinait des rapports statistiques quelconques quand un hurlement le fit sursauter. Un cri d'horreur et de panique, à briser le cœur de n'importe qui :
-MAMAN ! MAMAAAAAAAAAAAAN !
Les yeux écarquillés, il sortit en trombe de la pièce et gagna le couloir obscur, essayant de déterminer la source du cri, quand la lumière envahit le corridor, l'éblouissant un instant. Il entendit un bruit de course, une porte qui s'ouvre, puis plus rien. Clignant des paupières, il s'était avancé jusqu'à entendre, par une clenche entrouverte, un murmure de voix. Intrigué, il poussa légèrement le bois, sans le faire grincer, et examina la pièce.
C'était une chambre assez sobre, avec un lit simple et une grande porte-fenêtre donnant sur un balcon. Une table de chevet avec une lampe allumée, des murs clairs et un parquet ciré, rien d'exceptionnel en somme. Mais ce qui l'était en revanche, c'était l'occupante du lit. Une enfant de 4 ou 5 ans maximum, qui pleurait à chaudes larmes en hoquetant, toute tremblante. Et à ses côtés, un enfant plus âgé, un jeune garçon d'environ 8 ans, aux cheveux en bataille, qui lui caressait la joue et lui parlait tout doucement pour la calmer. Voyant sa méthode inefficace pour la rassurer, il finit par la prendre dans ses bras et la cajoler, embrassant ses cheveux noirs en fredonnant tout bas une berceuse destinée à l'apaiser. Ça avait pris du temps, mais la petite avait fini par se rendormir, accrochée à la chemise de son frère, des traces de ses larmes sur ses joues pâles. Il l'avait embrassé tendrement avant de la recoucher, et de sentir, enfin, une présence autre dans son dos. Tournant la tête, Mercutio avait vu son oncle et avait froncé les sourcils, sans dire un mot. Depuis qu'ils étaient arrivés à Vérone, ils avaient dû voir l'homme une dizaine de fois, pas plus. Fabrizio ne voulait pas s'encombrer de gamins, et le leur avait fait comprendre. Alors ils vivaient dans le manoir, mais ne se mêlaient jamais aux adultes. Ils restaient dans leurs chambres, ou jouaient dans le parc quand le temps le permettait. Mais ils restaient entre eux. L'ainé allait à l'école, et la petite passait ses journées à l'attendre, jouant à la poupée devant sa fenêtre pour le guetter et ne pas le manquer.
Le mépris et la douleur sous-jacente du brun passa dans son regard quand il fixa son oncle, avant de détacher doucement les doigts d'Ellanor de sa chemise, et de venir vers la porte. Il resta immobile pendant quelques secondes, avant de murmurer, d'une voix lourde de sens :
-On n'a pas besoin de vous…
Il referma l'huis au nez d'Escalus, et alla s'allonger contre sa sœur, la prenant dans ses bras pour la garder calme et rassurée, laissant la lumière de la lampe allumée, au cas où. Et l'homme derrière le bois resta immobile un moment, avant de faire demi-tour sans émettre un son. Après tout, il le leur avait demandé, non ? Pas de gamins dans ses jambes.
Fin Flash-Back
Fabrizio reprit ses esprits dans la chambre d'hôpital, et cligna des yeux. Il ne s'attendait pas à revivre cet épisode, et encore moins à ce moment-là. Secouant la tête, il soupira et regarda Ellanor, toujours endormie, avant de sentir la présence de Mercutio derrière lui. Le brun avança d'un pas, avant de déclarer dans un souffle :
-Vos 5 minutes sont écoulées. Partez maintenant…
Son oncle tourna la tête, et vit à son air résolu qu'il ne lâcherait pas le morceau. Hochant alors du chef, il se pencha et embrassa le front de sa nièce, probablement son premier geste tendre envers elle, avant de se lever en murmurant :
-Je suppose que je ne le mérite pas…Mais je suis désolé. Je te demande pardon, Ellanor…Je n'ai pas été à la hauteur…
Et tous dans la pièce savaient que dès que le « Prince » aurait retrouvé son bureau, il oublierait à nouveau de prendre des nouvelles de sa famille…C'était probablement la seule issue possible. Mercutio le raccompagna à la porte, et le regarda sans ciller pendant quelques instants, avant de lâcher :
-Si vous êtes vraiment désolé…Vous pourriez faire un effort et venir la voir de temps en temps. Ou alors, encore mieux, vous vous renseignez sur le salaud qui lui a fait ça, et vous le livrez aux flics. Parce que je ne suis pas sûr de pouvoir me retenir si les gars et moi on lui tombe dessus en premier.
Sans s'offusquer des écarts de langage de son neveu, Escalus fronça les sourcils, avant de demander :
-Comment s'appelle-t'il ?
-Alessandro…Alessandro Nizzo, répondit le brun en serrant les poings et les mâchoires, ses yeux verts lançant des éclairs. Il est en fuite, et peut se trouver n'importe où, mais la police assure qu'il n'a pas quitté la ville. C'est vous le mieux placé pour le trouver, alors allez-y. Et maintenant, excusez-moi mais je dois retourner auprès d'Ella. Elle a besoin de moi.
Sur ces derniers mots, et sans un au revoir, il referma la porte au nez de son oncle (qui eut une légère impression de déjà vu, avant de partir) et revint près de sa sœur, qu'il câlina tendrement un moment.
Ellanor se réveilla assez tard ce matin-là, mais un peu plus en forme que la veille. Ses yeux brillaient plus, et un léger sourire ornait ses lèvres pâles. Elle réussit à gémir faiblement, attirant l'attention de l'autre occupant de la pièce qui lui sourit en retour :
-Hey la belle au bois dormant, c'est à cette heure-ci qu'on émerge ?
Elle lui répondit d'une grimace éloquente et il pouffa, avant de planter un bisou sur son nez :
-Excuse-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher. Comment te sens-tu, tu as bien dormi ?
Elle cligna des yeux une fois, et il hocha la tête :
-Tant mieux. Si tu savais ce qui est arrivé ce matin, tu ne me croirais pas…
Sous son regard interrogateur, il entreprit donc de lui raconter la visite de leur oncle, et ce qu'il lui avait dit, sans parler de ses dernières paroles pour ne pas mentionner son ex violent. Elle écarquilla les yeux à plusieurs reprises, très étonnée de la visite d'Escalus, mais quelque part, un peu soulagée. Au moins, il était venu, juste une fois…Elle esquissa un sourire, et laissa Mercutio prendre soin d'elle et assurer la conversation, se contentant de cligner des yeux quand elle devait répondre, veillant à ce qu'il la voit bien pour éviter de trop se fatiguer.
La journée fut assez calme, entre les soins, la rééducation (douloureuse), et le passage de leurs amis qui vinrent en fin de journée. Juliette prit d'autorité la place du brun sur le lit et sourit à Ellanor, tandis qu'ils s'installaient tous autour, qui sur une chaise, qui même par terre au pied du lit. Les discussions allèrent bon train, à voix basse cependant pour ménager les sens encore fragiles de la convalescente. Mais elle écoutait en souriant, heureuse de sentir ses amis près d'elle. Les garçons prenaient garde à ne pas la toucher, de peur de déclencher une crise comme celle de l'autre jour. Bref, ce qui allait devenir une journée banale dans leur quotidien s'acheva dans une ambiance douce et affectueuse, et la douce jeune fille s'endormit le soir tombé, apaisée et tranquille, sans cauchemar.
Voilà, Chapitre terminé ! Alors, aviez-vous deviné QUI était le mystérieux visiteur ? XD Bah oui, ce bon vieil Escalus en personne ! Bon ça c'est fait, il a fait sa BA, je suis pas sûre qu'on le revoit de sitôt le gars !
Bon, pour en revenir à ce que j'ai dit en haut, j'ai besoin d'un coup de main. Le Souffle du Diable est le véritable nom de cette fic, l'autre étant un préquel. Du coup, je compte renommer celle-ci en « Souffle du Diable » tout court, mais j'ai aucune, mais alors AUCUNE, idée du nom que je pourrais donner à la première partie XD Du coup j'ai besoin de vos lumières, n'hésitez pas à me soumettre vos idées, et peut-être pourrez-vous m'aider )
Petite précision : je pars la dernière semaine d'Avril pour 3 semaines en vacances, et je commence un nouveau taf cette semaine. Du coup je sais pas quand je posterai mon chapitre suivant, et les suivants XD Mon rythme de publication va peut-être s'en trouver ralenti. J'espère que non, mais je ne peux pas garantir le résultat.
Voilà, des bisous tout le monde, postez une chtite review qui fera plaisir à l'auteure, et à très viiiiiiiiite !
