Hello tout le monde ! Je tiens à m'excuser, vraiment. J'ai pas posté depuis…ouf, longtemps, et je sais que je vous ai fait attendre. Mais entre mon boulot, un passage à vide et un voyage à l'étranger que j'ai fait en avril mai, ça n'a pas été simple. Je suis désolée. Mais voilà le chapitre tant attendu, j'espère qu'il vous plaira ! Des bisous !
RAR :
Elodie94 : Trop forte, comme d'hab ! ^^ Je suis d'accord, Escalus est un peu… fou de pouvoir, on va dire XD C'est ce qui l'a coupé de sa famille après tout, et je sais pas encore si ça va s'arranger ou pas XDD à voir ! On espère juste qu'il a lui aussi appris quelque chose ) Pour le titre, ne te casses pas trop la tête, j'espère finir par en trouver un X') Mais merci pour tes suggestions, si tu en as trouvé ) Des Bisous ma Belle ! :3
Chapitre 5 : Réapprendre à vivre
Ellanor frissonna en ouvrant les yeux. Deux mois qu'elle s'était réveillée, et parfois c'était tout sauf facile. Elle se ressentait encore de son coma récent, et on sentait confusément la peur qu'elle avait de s'endormir pour ne pas se réveiller…Elle sentit un poids sur son bras gauche et son ventre, et tourna la tête, un peu surprise et inquiète. Mais son regard s'adoucit encore quand elle vit la bouille endormie de son frère près de son visage, sa tête sur son épaule et son bras en travers de son buste, la serrant doucement comme s'il craignait qu'elle ne s'envole, et cela la fit sourire. Depuis qu'elle avait repris connaissance, Mercutio ne la quittait plus. Déjà qu'avant, lui faire quitter la chambre un instant était difficile, mais cette fois c'était impossible. Il ne la lâchait plus, la contemplant comme une merveille précieuse, avec une tendresse et un soulagement bien visible. Elle était toujours plus calme et détendue quand il était dans son champ de vision, quand elle croisait ses yeux verts prairie à nouveau pétillants de joie et de cette lueur de folie douce qui le caractérisait. Et elle en était si heureuse ! Le retrouver, pouvoir sentir sa peau contre la sienne, c'était comme une renaissance pour elle. Levant doucement sa main droite, malgré le poids de sa tête brune sur son épaule, elle effleura la courbe de sa joue et les boucles sombres qui lui tombaient dessus, en un geste lent et tendre. Elle l'aimait tant, son grand frère, son ange gardien, son protecteur ! Son meilleur ami, son confident, gardien de ses joies comme de ses peines. Elle ne pouvait imaginer ce qu'elle aurait été sans lui. Probablement pas grand-chose…Perdue dans ses pensées, elle avait continué ses caresses, machinalement, et n'avait pas remarqué que son colocataire de sommier avait ouvert les yeux et la regardait avec un léger sourire. Il resta sans bouger quelques instants avant de murmurer, en posant sa propre main sur son ventre :
-Quelles pensées te rendent si songeuse, petite fleur… ? Quelles réflexions assombrissent donc ton doux visage ?
Elle cligna des paupières, revenant à la réalité à sa voix, et sourit avant d'appuyer sa tête contre la sienne, en fermant à demi les yeux :
-Je me disais juste que sans toi, j'aurais été totalement perdue…
Il eut un léger rire, un peu nerveux, avant de poser son front contre le sien :
-Et moi alors, que devrais-je dire… ? Sans toi, j'aurais viré totalement dingue depuis belle lurette.
Elle ferma les yeux, et se laissa aller contre lui. C'était vrai, quand on y réfléchissait. Ils n'étaient rien l'un sans l'autre, perdus dans un univers en passe de les dévorer. Ensemble cependant, ils étaient invincibles. C'était ce qu'elle aimait croire, ce qu'elle VOULAIT croire. Sans lui, elle n'était pas entière. Comme des jumeaux, ils avaient besoin l'un de l'autre, et ne se sentait bien que quand le deuxième était là. Sortant de ses pensées, où elle s'était à nouveau égarée, elle se blottit plus étroitement contre son frère, à l'abri. Mercutio, à peine surpris de la manœuvre, referma ses bras sur elle, posant son menton sur le sommet de son crâne, pensif. Ellanor était plus fragile qu'avant, ce qui pouvait paraître logique quand on savait par quoi elle était passée, et il se devait de la protéger, de la rassurer. Tout doucement, il essayait de la réhabituer au monde extérieur, lui parlant de ce qu'il savait, de ce que leurs amis lui disaient… Tout ce qui pouvait l'intéresser. Roméo, Benvolio et les autres se faisaient d'ailleurs un devoir de raconter toutes les anecdotes qui leur passaient par la tête pour à la fois la faire rire et l'aider à appréhender son retour à la vie « normale ». Ça ne l'empêchait pas d'avoir peur, mais au moins elle n'était pas totalement démunie. Même si techniquement on ne savait pas encore quand elle allait sortir de l'hôpital, sa convalescence avançant tranquillement laissait espérer à Mercutio et aux autres un retour rapide parmi eux.
Et pourtant, elle ne se sentait pas prête et craignait de ne jamais l'être. Elle faisait de nombreux cauchemars dès qu'elle fermait les yeux, ne supportait toujours pas les touchers pourtant précautionneux de ses amis garçons, pas même une main sur son bras, geste si innocent, et se sentait à l'abri uniquement quand son frère était là, près d'elle. Elle avait tellement peur de retomber sur Alessandro ! Rien que d'y penser, elle en frissonnait d'horreur. Soupirant doucement, elle ferma les yeux et se laissa aller, attendant simplement que la journée se passe. Elle devait voir le kiné pour une séance spéciale, et ça aussi ça lui faisait peur…Bon d'accord, elle avait un peu peur de tout en ce moment, mais il fallait la comprendre, ça faisait 8 mois qu'elle n'avait pas mis les pieds hors de sa chambre ! Normal qu'elle soit anxieuse, non ?
Pendant qu'elle cogitait, Mercutio la câlinait toujours, passant doucement sa main dans ses cheveux sombres. Il finit par sourire, et la secoua légèrement :
-Allez princesse, il va falloir te préparer si tu veux que ta séance se passe bien… Les soignants ne vont pas tarder à arriver. Et une fois que tu seras prête, on bougera un peu tes bras et tes jambes, ok ? Comme ça, ça te fera moins mal…
Elle inspira longuement, mais cligna des yeux, vieux réflexe des deux derniers mois. Puis elle articula lentement, comme cherchant ses mots :
-D'accord…Dis, grand frère…
Il se redressa sur un coude, soudain attentif. Quand elle l'appelait comme ça, c'est qu'elle avait besoin qu'il l'écoute et lui réponde. Elle continua, serrant doucement son drap dans ses poings :
-Tu crois que….que je serai capable de retourner à l'extérieur ? Que j'arriverai à…vivre comme avant?
Il prit quelques secondes de réflexion, et l'embrassa sur le front, avant de répondre avec tendresse :
-Tu es plus forte que tu ne le penses ma chérie… Tu t'es déjà relevée, là où d'autres ne l'auraient pas forcément fait… Alors oui, tu pourras retourner à l'extérieur. J'en suis persuadé. Quant à vivre comme avant…
Il lâcha un soupir, avant de continuer :
-Ca ne sera pas vraiment comme avant. Ce que tu as traversé…a changé quelque chose en toi. Mais ce quelque chose te rend plus forte, je le sais. Ce sera peut-être difficile au début, mais tu ne seras pas seule…Je serai là, et nos amis aussi. Et même notre oncle, de très loin. Mais jamais plus tu ne seras seule, tu as ma parole. Et tous ensembles, on t'aidera à avancer, jusqu'à ce que tu puisses le faire seule, qu'on puisse te laisser prendre un peu d'avance sur nous.
Elle l'écouta avec attention, désireuse d'entendre son avis, d'avoir des réponses à toutes ses angoisses, ses questions…Et puis, Mercutio avait une grande qualité : Il ne lui mentait jamais. Même si parfois ce n'était pas les paroles qu'elle attendait, il lui disait la vérité, la ménageant simplement en modérant ses mots. Comme maintenant. Et elle se sentait toujours mieux après ça, comme rassurée. Elle esquissa un sourire et planta un léger bisou sur la joue de son frère, attendrie par les précautions qu'il prenait pour elle. Deux mois s'étaient écoulés depuis son réveil, mais elle guérissait à bonne vitesse, sous la garde bienveillante du brun et du personnel soignant, ému par son histoire qui n'était pas restée un secret très longtemps.
Après un petit déjeuner tranquille et une aide-soignante venue l'aider à faire sa toilette, ils avaient encore discuté sur des sujets plus légers, avant d'être (encore) dérangés, par le kiné cette fois. Ellanor se crispa un peu. En dehors du fait que chaque séance était douloureuse, aujourd'hui était un jour particulier : elle allait essayer de se lever pour la première fois depuis 8 mois. Ses muscles, quoiqu'encore très fragiles, étaient aux dires du praticien suffisamment remis pour tenter l'expérience. Mais elle appréhendait beaucoup, car elle ne s'était pas levée depuis si longtemps…pas même pour s'asseoir au bord du lit. Elle était toujours restée entre ses draps. Du coup, se lever lui semblait comme un rêve lointain et vaguement inquiétant. Sa main s'était glissée dans celle de son frère, et elle la serrait avec angoisse, ce qu'il sentit très bien. Il s'assit au bord du matelas, et elle enfouit immédiatement son nez dans son cou, frissonnante de détresse. Mercutio dut donc passer un long moment à la rassurer, et promit de rester près d'elle, pour la rattraper et la retenir si jamais elle devait tomber. Il chuchota au creux de son oreille, juste pour elle :
-Courage Ella… je sais que tu peux le faire. Tu es ma sœur, non ? Alors prouve-lui que tu peux te relever, et tout affronter.
Il l'embrassa ensuite, et s'écarta lentement. Il ne parlait pas du thérapeute, et elle le comprit très bien. Oh non, il parlait d'Alessandro… Elle soupira, vaincue et convaincue surtout. Oui, elle devait lui prouver, et se prouver à elle-même, qu'elle pouvait se relever, même après tout ce qu'elle avait vécu. Elle hocha la tête, résolue, et regarda le kiné :
-Que voulez-vous que je fasse ?
Clair, net et précis. Elle avait pris sa décision, et ne reviendrait pas dessus. L'homme acquiesça, apparemment satisfait, et la fixa un long moment avant de répondre :
-Vous allez essayer de vous asseoir au bord du lit. Votre frère peut rester, à condition de ne pas intervenir (il jeta un regard à Mercutio qui inclina la tête sans dire un mot). On va d'abord vérifier que vous n'avez pas de vertiges en vous redressant.
Elle déglutit faiblement, et inspira profondément, avant de prendre appui sur ses bras pour se mettre en position assise, puis balançant doucement ses jambes pour poser les pieds sur le sol froid. Elle fut prise d'un léger malaise, dû à sa trop longue immobilité. Mais il ne dura pas trop, une trentaine de secondes quand même, et elle put très vite trouver un équilibre assis. Cherchant le regard de son frère, elle y lut son encouragement, sa fierté aussi d'avoir une sœur si combattive, et y puisa sa force de continuer. Le kiné se plaça devant elle, et tendit les bras :
-On va se lever Ellanor….accrochez-vous à mes bras, et utilisez vos jambes pour vous propulser à la verticale.
-Pas trop haut quand même, fit Mercutio, rieur et les yeux pétillants de malice. Sinon tu vas crever le plafond.
La jeune fille, d'abord surprise, pouffa de rire et sourit. Elle ne riait plus aussi franchement depuis longtemps, mais peu à peu retrouvait le plaisir de sourire et de rire aux pitreries de son frère. Le thérapeute, lui, esquissa un léger sourire, puis incita sa patiente à agir. Elle prit donc ses mains, et en se concentrant au maximum, put se hisser lentement sur ses jambes. Elle avait fermé les yeux pendant le processus, de crainte que son courage tout neuf ne l'abandonne au dernier moment, et resta ensuite totalement immobile, craintive et inquiète. Puis, entendant la voix douce de Mercutio lui conseillant d'ouvrir les paupières, elle obéit machinalement, et resta stupéfaite. Elle était debout ! Elle. Etait. Debout ! Elle n'en revenait pas. Debout, après 8 mois allongée dans son lit, condamnée à l'immobilité à cause de sa faiblesse… Mais là, elle se sentait revivre, même si encore anxieuse, et avait l'impression que rien ne l'arrêterait plus. Elle eut un sourire doux, fière d'elle, quand la voix du kiné la ramena sur Terre :
-Et maintenant essayons de marcher un peu.
C'est là que son frère intervint, malgré sa promesse, inquiet pour elle :
-C'est déjà un effort énorme…Ne pensez-vous pas que du repos serait préférable pour aujourd'hui ?
L'homme secoua la tête et répliqua, presque sec :
-Il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud, Monsieur Escalus. Et plus vite votre sœur s'y remettra, plus vite elle pourra remarcher comme avant.
Ellanor se crispa un peu, pas du tout rassurée. Se lever était une chose, mais marcher…Elle essaya cependant, sous les directives du kiné, et avança lentement ses jambes, un pied après l'autre. Mais 3 pas suffirent à l'épuiser, et elle finit par demander à regagner son lit, fatiguée et les traits tirés. Elle s'écroula plus qu'elle ne s'assit véritablement, et soupira en s'étendant comme elle le put, aidée par Mercutio qui s'installa près d'elle, inquiet de la voir soudain si pâle. Il foudroya le thérapeute du regard, et glissa sa main dans les cheveux de la jeune fille, les caressant doucement pour l'apaiser. Elle murmura, vraiment épuisée :
-J'ai mal…et sommeil…
-Repose toi ma belle, je vais demander à l'infirmière qu'elle t'amène un cachet pour la douleur. Tu as fait des progrès magnifiques, je suis fier de toi.
Il l'embrassa sur le front, et appela une infirmière qui vint donner rapidement un cachet pour soulager ses douleurs. Le kiné s'était déjà éclipsé, ayant d'autres patients à voir. Ellanor esquissa un sourire épuisé, et ne tarda pas à s'assoupir, vaincue par la fatigue et les émotions. Elle avait marché pour la première fois en 8 mois, et même si la distance n'était pas très…éloquente, ça n'en était pas moins un grand pas en avant, sans mauvais jeu de mots. Et cela lui prouvait qu'elle pouvait le faire, qu'elle pouvait, peu à peu, reprendre une vie plus normale et loin de sa chambre d'hôpital. Elle dormit jusqu'au déjeuner, son frère ayant décidé de la laisser se reposer, et sachant que leurs amis allaient débouler dans l'après-midi pour discuter et voir un peu la convalescente. Ils mangèrent tranquillement, presque en silence, et Ella somnola encore un peu avant que la bande ne débarque. C'est Juliette qui entra la première, en milieu d'après-midi, suivi de son copain et des deux autres garçons. Pendant quelques secondes, ce furent de joyeuses (et bruyantes) retrouvailles, même s'ils s'étaient vus deux jours plus tôt. La Capulet vint embrasser son amie, qui sourit et lui rendit son étreinte, avant de lancer un regard gêné vers les garçons qui la saluaient de loin. Ils n'osaient pas trop approcher, sachant qu'elle ne supportait pas leur contact, et cela attristait tout le monde…la pauvre brune en faisait des crises de larmes. Elle les écouta et participa assez peu finalement à la conversation générale. Mercutio avait élu domicile par terre au pied de son lit, Juliette lui ayant (encore une fois) piqué la place sur le matelas près de la convalescente. Mais elle s'intéressa à tout, et sourit plusieurs fois, les yeux brillants. Puis elle finit par demander, d'une vois encore un peu faible :
-Comment….comment les profs et les autres ont pris mon absence ? Est-ce…Est-ce qu'ils savent ?
Il y eut un long silence, les autres se regardant sans qu'elle puisse deviner leurs pensées. Elle prit la main de Juliette et la serra :
-Dites le moi… J'en ai marre de rester dans l'ignorance. Je sais que vous me ménagez, et je vous en remercie, mais…J'ai besoin de savoir.
Ils échangèrent encore un regard, avant que Tybalt ne se décide à lui répondre, ramenant une jambe contre sa poitrine :
-En fait, les étudiants ne savent pas vraiment pourquoi tu n'es plus là. Certains de tes classes nous ont posé des questions, mais sans insister quand on leur a dit que tu avais besoin de temps. Les profs sont au courant par contre, on a été obligé de les prévenir…Enfin de prévenir le doyen, qui à son tour leur a donné des explications. Mais aucune information n'a fuité…
Ellanor resta silencieuse un moment, songeuse, avant d'hocher lentement la tête. Tant mieux. Si personne n'était au courant, elle n'aurait pas à se justifier, ni même à répondre aux questions. C'était bien mieux ainsi.
-Tant mieux, chuchota-t'elle simplement, sans rien ajouter.
Elle tourna son regard vers la fenêtre, où le soleil entrait à flot, et retourna à son silence. Son ami blond fronça doucement les sourcils, et regarda Mercutio avec inquiétude, incertain de la conduite à tenir. Lequel haussa les épaules, pas plus avancé. Sa sœur avait parfois des épisodes comme ça, de silence et de détachement. Il ne cherchait pas trop à comprendre, préférant lui laisser un peu de tranquillité quand elle en manifestait le besoin. Ils restèrent donc sans parler pendant quelques minutes, lui laissant le temps de se reprendre, quand Roméo frappa dans ses mains, faisant sursauter tout le monde :
-Bon allez, ça suffit la déprime. Il fait un temps superbe dehors, pourquoi on emmènerait pas Ellanor faire un tour dans le parc de l'hôpital ? Si elle est en fauteuil, elle ne se fatiguera pas. Qu'en dis-tu ? Demanda-t'il à la principale concernée, qui le fixa avec incrédulité.
Aller dehors ? Après tant de temps enfermée, elle en avait presque oublié ce que c'était…Mais pourquoi pas, après tout ? Elle ne risquait rien, ils étaient tous là, personne ne viendrait lui chercher des noises. Et puis, elle ne voulait pas les voir partir tout de suite…Elle voulait qu'ils restent encore un peu. Pur égoïsme, elle en avait bien conscience, mais ils lui manquaient tellement. Elle hocha la tête, amenant un sourire sur les visages de ses amis, qui se préparèrent avec enthousiasme. Mercutio, en particulier, semblait plus qu'heureux de voir sa petite sœur accepter de passer un peu de temps hors de sa chambre. Il vint embrasser sa joue, et la souleva comme si elle ne pesait rien pour l'installer dans le fauteuil placé dans un coin de la pièce. Elle eut beau protester qu'elle était trop lourde pour ça, rien à faire, il refusa catégoriquement de laisser une infirmière gérer ça. Il la déposa avec mille précautions, et poussa le bouchon jusqu'à poser une couverture sur ses genoux, ce qui la fit bouder. Oui, bouder. Comme une enfant. Elle n'était pas SI fragile, pas vrai ? Bon, quelque part, elle devait reconnaitre que c'était agréable de se faire chouchouter comme ça, mais elle aurait aimé qu'il prenne un peu de temps pour lui quand même. Elle lui sourit cependant pour le remercier, mais insista pour qu'il marche à côté d'elle et non qu'il la pousse. C'est finalement Benvolio qui se dévoua pour pousser son chariot, et c'est ainsi qu'ils descendirent en prenant l'ascenseur pour balader un peu dans le parc. Sans cesser de discuter, et se sentant même mieux que dans l'atmosphère un peu étouffante de la chambre. Ellanor regarda autour d'elle, redécouvrit le parfum de l'air et des arbres et fleurs, la chaleur du soleil sur la peau nue de ses bras et de son visage, les sons calmes de la nature (autant que faire se peut en pleine ville). Et au bout de quelques minutes, elle sourit. Un vrai sourire, pas juste une esquisse comme elle en avait l'habitude jusque-là. Non, un sourire franc, les yeux brillants de joie. Elle semblait retrouver quelque chose qu'Alessandro lui avait retiré : son côté si doux, rêveur et heureux, que ses amis avaient désespéré lui revoir un jour. Sa guérison physique était entamée depuis 2 mois, mais sa guérison psychologique commençait à peine, mais c'était un excellent début.
Voilà voilà, une fin de chapitre positive, POUR UNE FOIS XDDD Je m'excuse encore et encore pour ce retard, je vais essayer de reprendre un rythme de publication régulier, je vous le promets. Merci de votre patience, merci aux inconditionnels (je pense à Elodie94) qui a dû attendre presque 3 mois pour lire la suite…. Pardonne-moi ma belle ! A très vite, et merci de vos retours !
