Hello bande de gens ! ^^ Aujourd'hui on se retrouve pour un nouveau chapitre du Souffle du Diable ! Alors, on en est où déjà ? Petit résumé ? Allez c'est parti ^^
Ellanor, petite brunette aux yeux bleus, vit une relation abusive avec son copain Alessandro, qui la maltraite et la rabaisse constamment. A la suite d'un passage à tabac plus fort que les autres, il la laisse dans le coma, dont elle ne sortira que 6 mois plus tard. Veillée par son frère Mercutio et ses amis, toujours présents pour elle, elle finit par se réveiller et entame sa convalescence à l'Hôpital. En parallèle, la police recherche Alessandro, mais ne l'a pas encore retrouvé.
Dans le chapitre précédent, Ella a recommencé à se lever et à marcher, ce qui est une avancée énorme dans son retour à la vie normale. Enfin normale… façon de parler hein ! ^^
Je vous laisse donc avec le chapitre du jour, où on fait encore un saut dans le temps, en espérant que vous aimerez autant que les précédents ! ^^ Des bisous !
Chapitre 6 : Retour à l'extérieur
Ellanor regarda son frère avec angoisse. Assise au bord de son lit, elle l'observait aller et venir sans sa petite chambre de l'hôpital, bougeant sans cesse, comme monté sur ressorts. Bon, cela n'avait rien d'inhabituel quand on le connaissait, mais là elle trouvait ça un peu…exagéré. Voyant qu'elle ne le lâchait pas des yeux, et surtout qu'elle ne semblait pas dans son assiette, il interrompit son manège et vint s'asseoir à ses côtés, glissant son bras autour de ses épaules avec douceur :
-Qu'est-ce que tu as poussin ?
Elle se mordit les lèvres avec inquiétude, et blottit sa tête sur l'épaule de Mercutio en chuchotant :
-Je crois… J'ai peur. J'ai tellement peur de l'extérieur…Et si je n'y arrivais pas… ?
Il la serra un peu plus et embrassa ses cheveux avant de répondre tout bas :
-Tu y arriveras. Mais ça prendra du temps. Il faut y croire Ella, tu dois croire en toi…et en nous. Jamais nous ne te mettrions en danger, jamais.
-Ca je le sais bien…Mais je ne sais pas si je suis prête à revenir…A m'exposer, en quelque sorte.
-Il le faudra bien pourtant, chuchota-t'il, le nez dans sa crinière. Tu ne peux pas rester ici définitivement. Et puis, tu ne seras pas seule.
Aujourd'hui, Ellanor sortait de l'hôpital. Après 10 mois, dont 6 de coma, elle pouvait enfin remarcher et parler comme avant, elle avait donc reçu la permission de sortir. Et si ses compagnons s'en trouvaient soulagés, elle-même n'en était pas très convaincue. La peur était toujours là, sous-jacente, et elle aurait mille fois préféré rester à l'abri. Mais Mercutio avait raison, elle ne pouvait pas loger indéfiniment ici. Et puis, il y avait quand même une bonne nouvelle dans tout ça : il avait été décidé que puisqu'elle n'avait plus d'appartement (celui où elle logeait avait été vidé et reloué), elle s'installerait chez son frère. Et ça, elle en était heureuse. Ses amis avaient récupéré ses affaires (du moins le plus possible) avant que son ancien logement ne soit redistribué. De toute manière, elle n'aurait jamais pu y remettre les pieds. Avec tout ce qu'il s'était passé…Non vraiment, elle préférait être avec ses proches. Elle serait même retournée chez son oncle si personne n'avait pu la prendre. Tout plutôt que de retourner là-bas. Elle inspira profondément et finit par hocher la tête, s'écartant enfin de son frère qui sourit doucement et se leva pour terminer leurs sacs. Ils partiraient après déjeuner, ce qui laisserait le temps à leurs amis de préparer l'appartement du brun, qui n'y avait pas mis les pieds depuis 10 mois. En effet, ne voulant pas quitter sa sœur, il n'y était pas retourné depuis qu'elle avait été admise à l'hôpital. Il fallait donc au moins aérer le studio et peut être retirer un peu la poussière, c'était le minimum. Il soupira il n'avait jamais été un grand fan du rangement et de l'ordre en général, mais il ferait (faisait même déjà) des efforts pour que ce soit agréable pour tout le monde. Autre avantage : c'était les vacances. L'année scolaire venait de se terminer, et ils auraient plus de temps pour eux, malgré quelques heures passées dans leurs jobs d'été respectifs : Mercutio travaillerait à la bibliothèque universitaire, sur le campus, Juliette faisait partie des organisatrices du festival d'été, Roméo allait bosser dans un café avec Tybalt et Benvolio chez le photographe du coin, pour parfaire ses techniques. Ils seraient tous à proximité, prêts à intervenir si jamais elle avait la moindre crainte. Revenant à la réalité, elle sourit en remarquant que son grand frère achevait de boucler son sac à dos qui contenait quelques affaires de toilette et un rechange, qu'il interchangeait régulièrement. Enfin paré, il se réinstalla sur le matelas, près d'elle, et sourit avant de la prendre dans ses bras, la faisant asseoir sur ses jambes pour pouvoir la tenir au mieux. Elle protesta mollement :
-Arrête…Je suis trop lourde, tu vas plus sentir tes jambes !
Il éclata de rire, et riposta gaiement :
-Si toi tu es lourde, moi je suis un éléphant alors !
Elle lui tira la langue, très mature, avant de se recroqueviller contre lui, et glissa ses bras autour de sa taille, le nez enfoui dans son cou. Inspirant profondément, elle fit de son mieux pour se calmer et se détendre. Elle était une vraie boule de nerfs, et son frère, qui le sentait très bien, commença de lents mouvements circulaires dans son dos, tendre caresse destinée à la cajoler doucement. Il leur fallut un moment avant qu'elle ne sourie à nouveau, et se détache de lui, un peu apaisée. Ils déjeunèrent quelques heures plus tard, et le personnel en profita pour saluer la jeune fille et lui souhaiter un bon retour. Ellanor leur répondit avec un sourire, et les remerciant pour les soins dont elle avait été entourée pendant si longtemps. Mercutio se joignit à elle pour les féliciter pour les progrès de sa petite sœur. Touchés, les professionnels déclarèrent qu'il était bien rare de recevoir une telle reconnaissance de la part des patients ou des familles. Ils se retirèrent ensuite, et les laissèrent terminer leur repas.
Après encore quelques minutes à discuter après le ramassage des plateaux, ils entendirent les voix joyeuses de leurs amis qui approchaient. Et c'est Roméo qui poussa le premier la porte de la, chambre, vite suivi de sa fiancée, son cousin et de Tybalt. Ce fut pendant quelques secondes un brouhaha assez incohérent, jusqu'à ce que Mercutio ne siffle un bon coup, portant ses doigts à ses lèvres en produisant un son strident qui stoppa tout le monde et fit grimacer Ella qui se trouvait juste à côté. Elle eut d'ailleurs une protestation énergique :
-Tu veux nous rendre sourds ou bien ? Et puis on est dans un hôpital grand frère, tu devrais éviter de coller des crises cardiaques aux gens.
Il eut le bon goût de paraître un peu embarrassé, mais il haussa les épaules en même temps et grogna :
-On s'entendait déjà plus, alors bon….Si on veut pouvoir discuter, autant qu'on entende les autres non ?
C'est Roméo qui, le premier, eut un sourire amusé et attrapa l'autre brun par le cou, l'entourant de son bras et serrant juste assez pour faire semblant de l'étrangler en déclarant :
-Au moins toi tu ne passes pas inaperçu ! Tu sais toujours comment te faire remarquer !
Mercutio protesta du traitement mais ne chercha pas à se dégager, hilare qu'il était. Et à la suite des autres, même Ellanor ne put que sourire en voyant ce spectacle pour le moins… étrange qui se déroulait sous leurs yeux. Elle secoua la tête et s'affala sur le lit en murmurant, par pure provocation fraternelle :
-Il m'épuise…
Le susnommé eut un arrêt, avant de se détacher de son meilleur ami et de s'asseoir au bord du matelas sans rien dire, les yeux brillants de malice et le visage perplexe. Façade ! Il ne tint qu'une seconde avant de se jeter sur elle, la surprenant totalement, pour l'emprisonner entre ses jambes et commencer une torture à base de chatouilles qui la fit crier de surprise et de rire. Elle était si sensible qu'utiliser ce genre de « punition » était le meilleur moyen de le faire en douceur. Il s'arrêta cependant assez vite, craignant un peu que le personnel soignant ne rapplique pour se plaindre du bruit. Il resta cependant au-dessus d'elle, et lui caressa les cheveux avant de l'embrasser sur le front en murmurant, diabolique :
-Tu ne perds rien pour attendre sœurette… ma vengeance sera terrible.
Elle frissonna et le regarda un peu apeurée quand même, et émit un léger couinement avant de se blottir contre lui, comme pour se faire pardonner sa réflexion. Au fond, elle était assez contente qu'il agisse comme avant, comme si rien ne s'était passé. Mais bon, son grand frère pouvait être vraiment flippant quand il s'y mettait ! Il soupira et la câlina un peu avant de chuchoter quelque chose qu'elle fut la seule à entendre :
-Je sais que tu as du mal à appréhender la suite… Mais, ça ne date pas d'hier, pas vrai ?
Elle eut un léger rire nerveux et hocha la tête, avant de soupirer de contentement contre lui. Il ne parlait pas de son déménagement un peu imprévu, mais surtout de la suite, de son retour à la fac, de ce qu'elle allait faire après tout simplement…et éventuellement sa réaction face à Alessandro si cela devait arriver. Elle ne voulait pas y penser, et enfermait soigneusement cette éventualité dans un coin obscur de son esprit.
Après un moment de silence apaisant, la discussion reprit, plus doucement cependant, et surtout en s'écoutant. Personne n'avait envie de se reprendre un sifflement de l'Escalus ! Ça allait deux secondes, mais pas plus !
Puis, une fois les secrétaires revenues de leur pause déjeuner, Mercutio partit chercher les papiers de sortie de sa sœur, pendant qu'elle l'attendait dans le couloir avec les autres, Tybalt portant son sac. Le blond avait insisté, et elle n'avait pas beaucoup protesté, elle devait l'admettre. C'était presque agréable de se faire chouchouter comme ça par les gens qu'elle aimait…même s'ils ne pouvaient toujours pas la toucher. Elle sourit doucement et s'appuya sur Juliette, qui passa son bras autour de ses épaules en la serrant doucement. Elles se sourirent et ne se lâchèrent que lorsque le brun sortit du bureau. Il brandissait les papiers avec un large sourire, fier de lui :
-Ça y est, on est partis ! Prochain arrêt, la maison !
Il vint prendre la main de sa sœur dans la sienne, et les entraîna tous à sa suite pour quitter le bâtiment. Après tout ce temps passé sans en sortir, ça faisait presque bizarre. Pour Ellanor surtout en fait. Elle se retrouva catapultée avec ses amis dans le bruit, la circulation et la foule. Les yeux écarquillés, elle eut un mouvement de recul instinctif, regardant partout comme une bête traquée. Perdue, elle se cramponna au bras de son frère qui, en la voyant si pâle, l'emmena à l'écart un peu plus loin, dans un square à quelques rues de là. Il la fit asseoir et s'accroupit devant elle, les mains sur ses genoux, attendant que sa panique reflue un peu pour lui parler :
-Ella, calme- toi. Tout va bien, ce n'est rien. Respire ma belle, respire…ça va aller…C'est juste le temps de te réhabituer aux sons, mais tout va bien, d'accord ?
Il lui caressa les cheveux tout en la rassurant de sa voix, et elle finit par retrouver son calme, encore secouée mais vaillante. Elle eut même un pauvre sourire penaud :
-Désolée… j'avais oublié à quel point la ville était…animée. Me retrouver là après si longtemps sans bruit ou presque…du moins pas le même bruit…C'est perturbant.
Elle inspira longuement, les yeux clos, et les rouvrit en faisant jouer les muscles de son cou :
-Ca va déjà mieux…
Ils attendirent cependant quelques minutes encore qu'elle soit vraiment bien, avant de se remettre en route lentement. Elle était en train de découvrir que, même après son admission à l'hôpital, le monde avait continué à tourner, rien n'avait changé ou presque. Tout le monde était toujours pressé, courait dans tous les sens, regardait son téléphone sans vérifier où il allait… Ellanor soupira doucement, blasée. Certaines choses ne lui avaient pas manqué…
Il fallut un peu moins de 15 minutes pour rejoindre le campus, et l'appartement de Mercutio qui farfouilla ses poches quelques instants à la recherche de ses clefs. Il jura un instant avant de les trouver, triomphant.
-Le mystère des poches insondables, murmura Benvolio, hilare, en tenant la porte à sa suite.
Les autres pouffèrent, et suivirent le brun au deuxième étage de l'immeuble. Ellanor était un peu essoufflée à la fin, mais contente d'être arrivée. Elle connaissait un peu l'appartement, pour l'avoir vu une fois ou deux. Alessandro ne lui laissait pas beaucoup de libertés…Elle secoua violemment la tête pour chasser ses pensées, et esquissa un sourire en voyant que Roméo et Tybalt la contemplaient avec surprise.
-C'est rien…des souvenirs pas forcément drôles, c'est tout.
Ils hochèrent la tête sans rien ajouter, et la précédèrent dans le vestibule, avant de déboucher dans le salon/salle à manger/cuisine, grande pièce principale de l'appart. De l'autre côté du vestibule, on pouvait voir une porte menant à la salle d'eau, puis au fond du couloir la chambre de Mercutio d'un côté, et la chambre d'ami de l'autre. Une configuration assez simple, somme toute, et qui restait assez conforme aux goûts du locataire, y compris au niveau de la décoration. Sobre et fonctionnelle, avec cependant quelques touches colorées et originales qui témoignaient des goûts éclectiques du brun. Lequel sortit de la chambre d'ami où il avait posé les affaires de sa sœur, qui logerait ici jusqu'à la rentrée et peut être davantage. Il se dirigea vers elle et lui prit doucement les épaules :
-Je viens d'avoir la police au téléphone…Ils savent que tu es rétablie, et ils voudraient t'interroger sur ce qu'il s'est passé…
-C'est toi qui leur a dit où j'étais ? demanda-t-elle avec angoisse, les yeux remplis de détresse.
-Ils se tenaient au courant régulièrement, que ce soit par moi ou les autres. Je savais qu'ils voudraient te parler, et c'est pour ça que j'ai attendu qu'on soit ici. Comme ça tu les recevras chez toi, sur ton territoire.
-Sur le tien plutôt, rectifia-t-elle d'une voix douce, appuyée contre lui.
-Tant que tu vivras ici, tu seras chez toi Ella…et même après. Toi et moi on est inséparables, tu te souviens ?
-Je me souviens oui…
Elle resta dans ses bras un long moment, un peu angoissée, avant de se tourner vers les autres qui n'avaient toujours rien dit :
-Vous pourriez rester… ? Ça me rassurerait de vous savoir là…
-Evidemment qu'on reste ! s'écria Juliette, en enlaçant la brune avec fougue. Surtout si tu nous le demandes ! On va pas te laisser Ella, on sera là pour toi.
Les garçons acquiescèrent, et tout le monde prit place autour des cafés, jus de fruits et autres boissons et grignotages que Mercutio avait apporté pendant que sa sœur se faisait réconforter. Il posa le tout sur la table, et ils attendirent quelques minutes que l'interphone retentisse, annonçant l'arrivée des policiers. C'est Tybalt qui leur ouvrit, et ils commencèrent par serrer la main à tous. Le plus âgé se présenta :
-Lieutenant Aprile, et agent Castello. Ravis de vous rencontrer miss Escalus, et de vous voir debout, si je puis me permettre !
-Merci…Je crois, fit-elle simplement, un peu perdue encore.
-Asseyez-vous messieurs, indiqua Mercutio en désignant des chaises. Si vous voulez parler à ma sœur, autant que ce soit confortable.
-Si gentiment proposé, comment peut-on refuser ? Avant de commencer…Je suis navré de vous faire revivre des moments pénibles. Mais c'est nécessaire, malheureusement, j'espère que vous comprendrez. Chuchota le lieutenant, désolé.
-Vous ne faites que votre travail, et si cela peut vous aider…j'imagine que je peux au moins essayer de répondre, sourit la brunette en se serrant contre son frère, qui glissa son bras autour de ses épaules et l'embrassa sur sa tempe.
Juliette distribua les boissons et tout le monde prit place. Puis les questions commencèrent, et l'agent posa un dictaphone sur la table :
-Nous allons enregistrer cet entretien, pour que ce soit plus facile, vous comprenez ?
-Oui…
-Très bien, alors voici la première question, toute simple vous allez voir : pouvez-vous nous donner votre nom et prénom, s'il vous plait ?
-Ellanor Escalus.
-Votre âge ?
-J'ai…Elle fit un rapide calcul. J'ai 19 ans. Elle rougit un peu : désolée, mais après ce qu'il s'est passé…j'ai perdu le fil.
-Ca se comprend. Vous connaissiez un jeune homme appelé Alessandro Nizzo ?
Elle se raidit, et s'accrocha plus fort à son frère, avant de répondre d'une voix étouffée par la peur :
-Oui…enfin je pensais le connaitre…
-Quand l'avez-vous rencontré pour la première fois ?
Comme ça semblait lointain maintenant ! Elle ferma les yeux pour rassembler ses souvenirs, et répondit lentement :
-C'était il y a un an…un peu plus maintenant. Pour la fête d'anniversaire de Juliette…il était l'ami d'un invité, et s'était plus ou moins incrusté.
Elle eut un soupir et s'arrêta, les yeux toujours fermés, tentant de maitriser les battements de son cœur. Mercutio resserra doucement son étreinte, appuyant son front sur sa tempe, et les policiers lui laissèrent quelques instants pour se ressaisir, avant de reprendre :
-Racontez-nous votre rencontre.
Elle eut une sorte de hoquet, et broya littéralement la main de son frère, avant de sentir une autre présence près d'elle. Ouvrant les yeux, elle aperçut Juliette qui lui prit l'autre main, la serrant fortement pour lui faire sentir qu'elle était là, qu'ils étaient tous là pour elle, pour la soutenir. Elle hocha la tête, et inspira à fond avant de commencer son récit.
Flashback
La fête de Juliette battait son plein, la musique résonnait et les boissons coulaient à flot. Ellanor, heureuse, regardait sa meilleure amie se déhancher au rythme du tube qui passait, les bras levés et son fiancé collé à elle. Elle sourit. Comment ne pas sourire en les voyant, si heureux d'être ensemble ? Jetant un regard alentours, elle repéra Mercutio et Benvolio près des baffles, probablement en train de discuter, et Tybalt, le cousin de Juliette, boudant dans un coin tout en surveillant la blondinette de ses yeux marron. Il ne la lâchait pas, et Ellanor était prête à parier qu'il se jetterait sur Roméo si celui-ci avait juste l'idée de toucher sa danseuse en dessous de la taille. Elle pouffa doucement, et se dirigea vers le bar installé pour l'occasion. La Capulet avait obtenu, non sans mal, la permission de ses parents d'organiser sa fête à la maison. Ainsi, les adultes avaient désertés, laissant leur manoir entre les mains capables et responsables de leur fille unique, et sous la surveillance du cousin. Ils pouvaient partir tranquillement de leur côté.
Ellanor se servit un jus de pomme, pas du tout portée sur l'alcool. Elle n'aimait pas ça, et de toute façon elle ne voulait se faire engueuler par son frère. De toute façon la question ne se posait pas. En se tournant pour revenir à sa place initiale, elle faillit cogner la personne juste derrière elle, et se retint de justesse.
-Oh mince…je suis désolée, pardon…
Elle bredouillait des excuses lorsque la voix retentit, au-dessus d'elle (ben oui, Ella est petite, elle n'y pouvait rien !)
-Ne t'excuse pas, tout va bien…
Elle leva les yeux vers le visage du propriétaire de cette voix grave et musicale, et rougit comme une pivoine. Devant elle se tenait un jeune homme plutôt séduisant, aux cheveux et aux yeux sombres, aux lèvres bien dessinées et au sourire espiègle. Elle ne put que lui rendre son sourire, un peu gênée.
-Je ne regardais pas où j'allais…vraiment, je suis désolée.
Elle tenta de le contourner, mais il resta dans son passage, avant de déclarer, de sa voix basse :
-Je n'ai rien, donc il n'y a pas de soucis. Par contre, je n'ai pas pu m'empêcher de te remarquer…Tu m'accordes un instant ?
Elle avait hésité un instant, mais pas longtemps. Elle n'avait pas l'habitude d'être abordée de la sorte par un parfait inconnu, et encore moins un homme. Mais elle trouvait ça flatteur, et elle rougit de nouveau, avant d'accepter. Après tout, elle ne risquait rien ici, elle était en sécurité, et il suffisait qu'elle hausse la voix pour que tout le monde l'entende. Il lui prit la main, et lui fit un baisemain dans les règles de l'art en se présentant :
-Je m'appelle Alessandro. Je suis ravi de te rencontrer.
Elle se présenta à son tour, et ils passèrent le reste de la soirée ensemble, à discuter et à rire.
Ils se revirent pendant quelques temps, avant de finalement se mettre ensemble, et ensuite d'aménager, et avant…
Fin Flashback
Elle se sortit de ses souvenirs en secouant la tête, et se recroquevilla contre son frère, les larmes aux yeux. Il la serra contre lui, et l'embrassa sur le crâne, l'enveloppant dans son étreinte pour la calmer. Elle tremblait de peur et de douleur. La douleur d'un passé qu'elle voulait oublier… Ellanor sentait toute la bande l'entourer, et chercher à la rassurer. Il lui fallut un long moment pour se calmer, et les policiers respectèrent son silence.
Voilà pour ce chapitre, j'aurai pu continuer, mais j'ai préféré arrêter ici et achever dans le prochain chapitre ^^ Voili voilou, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser une review, ça me fera plaisir ;) et j'y répondrai avec joie ! Des bisous tout le monde, je vous aime fort !
