Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez bien ! J'ai remarqué des petits nouveaux dans les reviews, si vous saviez à quel point ça me fait plaisir que vous soyez là !! Merci à tous pour vos gentils messages, je vais essayer d'y répondre ici.

Anonimat : merci merci merciiiii pour ta review c'est trop gentil! Oui je vais bien je te remercie, il est vrai que la crise sanitaire n'a épargné personne mais tout va bien pour moi si je publie si peu c'est que j'ai un travail qui ne me laisse pas beaucoup de jours de liberté malheureusement, et puis ma vie privée aussi que j'essaie de préserver de ce boulot mais mes chapitres avancent doucement, et j'en publie un sitôt que j'en suis satisfaite ! Voilà voilà, bisous et au plaisir de te lire à nouveau (et tutoie moi, s'il te plaît, je ne suis pas si vieille XD)

Camillesenoussi.30 : merci pour ta review, c'est super gentil comme j'ai dit au dessus j'ai un rythme un peu lent mais je me suis jurée de finir cette fiction qui me tient à cœur, du coup même si ça doit me prendre du temps je le ferai hate de lire ton avis sur ce chapitre (idem tutoie moi pitié XD)

LoveFic : coucou toi! Oui la suite arrive et l'action ne tardera pas à suivre, promis ! Je comprends que ce soit un peu long mais j'essaie d'être un maximum cohérente XD

Elodie94 : Yes, les notifs sont revenues XDD merci de tes reviews qui me font chaud au cœur et me motivent à avancer ! La suite est là, un chapitre un peu calme, j'espère que ça te plaira quand même Bisous !

Chapitre 9 : Proposition

Après une nuit tranquille, passée dans la chambre d'amis de l'appartement de son frère, Ellanor émergea lentement, prenant le temps de s'étirer dans tous les sens pour réveiller ses muscles. Grognant doucement, les yeux encore clos, elle resta quelques minutes dans cette position, avant de se redresser lentement. Elle ouvrit les paupières, bailla un bon coup, et quitta la chaleur des draps pour poser ses pieds nus sur le parquet froid de la chambre, frissonnant légèrement. Elle avait dormi d'un sommeil lourd et profond, Dieu merci, et se sentait à peu près reposée. Elle s'étira à nouveau, faisant craquer son dos et sa nuque, avant de se diriger vers son sac qu'elle fouilla en quête de vêtements potables. Soupirant, elle se rendit compte qu'elle devrait bientôt refaire quelques achats, afin de recomposer sa garde-robe, qui avait malheureusement souffert de ses mésaventures. Elle finit par enfiler un tee-shirt d'un bleu poudré assez clair, au col roulé et aux manches malgré la chaleur de l'été, et un jean indigo pas encore délavé par les machines. Pieds nus, elle rassembla ses cheveux en une queue de cheval serrée sur le sommet du crâne avant de quitter sa chambre sur la pointe des orteils, sans bruit. Il était encore tôt, Mercutio ne devait pas être levé, lui qui aimait paresser au lit dès que possible ! Ella se rendit dans la cuisine, ferma la porte pour ne pas le réveiller de manière impromptue, et commença à préparer un petit déjeuner solide pour eux deux. Elle lança la cafetière, espérant ne pas se tromper dans les dosages (il était infernal si son café n'était pas à son goût), fit griller du pain, sortit la confiture et se prépara son propre chocolat. Bien malgré elle, elle se mit à penser à ses parents, à sa mère surtout, dont elle se souvenait si peu. Tout cela était si loin…Mais elle n'avait jamais été malheureuse, avec son grand frère à côté d'elle. Si tout remontait, c'était parce qu'elle ne connaissait pas la fameuse recette de chocolat chaud de sa famille, celle que sa mère lui préparait sans cesse.

Même si elle avait vécu 6 mois dans le coma, elle n'avait pas perdu ses vieilles habitudes de se lever tôt, voire très tôt. Surtout les derniers temps…Elle ne voulait pas y penser. Non, c'était fini, derrière elle, maintenant elle était avec son frère, ses amis, en sécurité. Mais quand elle entendit la porte s'ouvrir, elle ne put s'empêcher de sursauter violemment et de lâcher le couteau qu'elle tenait. Ce qui surprit grandement Mercutio, qui venait d'entrer, réveillé par les odeurs alléchantes qui s'échappaient de la pièce. Il ramassa le couvert et le posa sur le plan de travail sans lâcher sa sœur des yeux.

-Tu vas bien Ella ? demanda-t'il, un peu inquiet de voir qu'elle n'avait pas bougé.

Elle se secoua et tourna la tête vers lui, esquissant un sourire crispé :

-Oui, ça va. Je ne m'attendais pas à te voir debout si tôt, c'est tout. Tu m'as surprise…

Il sourit doucement et l'enlaça par derrière, appuyant son menton sur son épaule et la berçant gentiment.

-Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Mais je ne m'attendais pas à ce que tu sois levée de si bonne heure…C'est l'odeur du café qui m'a amené ici…

Elle soupira et se détendit contre lui. Réconfortée, elle finit par chuchoter :

-Je voulais te faire une surprise…Mais tu es arrivé trop tôt…

Il rit doucement et la relâcha, appuyant son dos contre la table et croisant les bras :

-Ton café m'a tiré du lit…C'est l'un des rares parfums qui m'empêchent de traîner le matin.

Elle rit à son tour, et lui donna une tape sur le bras, amusée. Il était vraiment impossible ! Mais il avait réussi à la distraire de ses sombres pensées, et elle put se remettre sereinement au travail. Elle termina rapidement ses préparations, tendit son café à son frère et s'attaqua à ses tartines, ayant renoncé à tenter le chocolat. Il faudrait vraiment qu'elle demande la recette à Mercutio…Qu'elle puisse le reproduire sans devoir le réclamer. Resté contre la table, le jeune homme la contempla avec tendresse, sirotant son mug de café en silence. Ellanor parvenait à préparer cette boisson assez correctement, même si elle n'en prenait jamais. Allez savoir comment elle s'y prenait ! Il but une nouvelle gorgée, et ébouriffa les cheveux de la jeune fille avant de sourire :

-Merci princesse, c'est génial comme réveil.

Elle haussa un sourcil, et demanda, un peu narquoise :

-Le café est à ton goût ?

-J'aurais mis un tout petit peu plus de goût, mais sinon il est plus que correct, donc on va dire que oui.

Il lava sa tasse dans l'évier avant de secouer la main :

-Allez mademoiselle, on accélère, sinon la vaisselle va devoir poireauter jusqu'à ce soir !

-Même pas, je suis là toute la journée, alors…

-Tutututut ! Il lui agita un doigt devant le nez, la faisant loucher. Tu as fait le déj', je me charge de la vaisselle. Et on ne discute pas ! Ajouta-t'il, un rictus amusé aux lèvres, alors qu'elle s'apprêtait à répliquer.

Retenant un léger rire, elle resta donc assise et le regarda s'activer dans la petite cuisine, rangeant et lavant les restes du petit déjeuner. Mercutio, espérant qu'elle accepte plus volontiers ce qu'il avait décidé la veille au soir, fit de son mieux pour la mettre dans de bonnes dispositions, et s'ingénia à la faire rire et à l'amuser. Après une rapide toilette, il démêla ses cheveux sombres, les attacha en un catogan lâche et revint au salon où sa sœur, déjà prête, s'était blottie dans le canapé. Il s'assit à côté d'elle, et la contempla une seconde avant de lui ébouriffer les cheveux à nouveau, la faisant râler :

-Bon Ella…Je crois qu'hier tu as récuré cet appart' du sol au plafond, et dans toutes les pièces. Il n'a jamais été aussi reluisant, même quand je l'ai récupéré.

Elle pouffa doucement, et posa sa tête sur l'épaule de son frère, pensive, et se demandant comment elle allait survivre à cette journée seule. Il continua, glissant sa main sur sa jambe pour maintenir son contact :

-Comme tu ne vas pas pouvoir faire ça tous les jours, j'ai pensé à quelque chose… Mais si tu ne veux pas, je comprendrais. Je serai juste plus tranquille si…si tu ne restais pas seule.

-Tu vas rester… ?

Elle lui avait posé la question d'une toute petite voix, presque craintive. Elle aurait aimé qu'il reste près d'elle, mais comprenait que ce n'était pas possible.

-J'aimerais, tu sais, fit-il avec un léger sourire, en lui embrassant la tempe. Mais je ne peux pas, le loyer ne se paiera pas tout seul.

Elle soupira, triste malgré tout, et se serra plus étroitement contre lui, avant de demander :

-Alors, qu'est-ce que…à quoi as-tu pensé ?

Il glissa sa main le long de son bras, et remonta dans sa nuque :

-J'ai pensé que nos amis pourraient venir te voir, et rester près de toi, au moins la journée jusqu'à ce que je rentre. Ils pourraient être là à tour de rôle.

Il avait mis un ton d'espoir dans sa voix, craignant qu'elle ne refuse tout net. En réalité, elle réfléchissait, un peu inquiète mais comprenant les craintes du jeune homme. C'était une bonne idée, car elle aurait quelqu'un avec qui discuter, et il y aurait une présence dans l'appartement. Pour elle qui détestait rester seule, c'était un arrangement plus que correct. Elle finit, après un silence, par demander doucement :

-Qui…qui serait là aujourd'hui ?

Il laissa échapper un soupir de soulagement, inconscient d'avoir retenu son souffle jusque-là, et répondit :

-Benvolio…Le photographe n'ouvre pas aujourd'hui, il est libre.

Il hésita un instant, avant de continuer :

-Tu sais qu'il ne fera rien que tu ne veuilles pas…Tu n'as rien à craindre avec eux, avec nous tous…

Il avait un peu peur malgré son assurance. Ellanor n'avait toujours pas réussi, après tout, à surmonter son horreur des contacts humains, hormis le sien. Benvolio, Tybalt et Roméo ne pouvaient toujours pas la toucher. Il espérait que ces journées permettraient de débloquer un peu la situation, pour la tranquillité de tous. Le plus jeune des blonds en souffrait d'ailleurs, sa proximité avec la jeune fille mise à mal par toutes ces histoires. C'est pourquoi il avait sauté sur l'opportunité que Mercutio proposait, pour aider à améliorer les choses.

Ellanor, de son côté, continuait à réfléchir. Elle aussi voulait que tout s'arrange, mais les souvenirs douloureux restaient présents et l'empêchaient d'avancer. Ne serait-ce que l'incident de tout à l'heure à la cuisine…Elle ne pouvait pas se laisser gouverner par la terreur. Elle devait se relever. Arrêter de regarder en arrière, se tourner vers le futur. Alors elle se redressa, fixa son frère et posa un léger baiser sur sa joue :

-Je serai heureuse de le voir, tu sais…

Elle sourit doucement, et Mercutio la regarda un long moment avant de la prendre dans ses bras, le cœur gonflé d'espoir et de fierté pour son courage. Il murmura dans ses cheveux, les yeux clos :

-Tu es la meilleure, et la plus forte. Je suis fier de toi, ma belle.

Il embrassa sa crinière et la relâcha. Il s'en voulait presque, ses amis lui avaient déjà signalé qu'il couvait trop la jeune fille, mais il ne pouvait pas s'en empêcher ! Il culpabilisait encore de ce qui lui était arrivé, et se refusait à la laisser comme ça. Donc oui, il avait tendance à la surprotéger, mais il n'y pouvait rien.

Revigoré par le courage de sa sœur, il se leva et s'étira un bon coup, avant de lui demander :

-Tu veux faire quelque chose de spécial, avant que je parte ?

-Il te reste combien de temps ?

Il jeta un œil à son téléphone, ayant encore oublié sa montre :

-Un peu moins d'une heure. Ben ne va pas tarder à arriver lui aussi.

Elle esquissa un sourire malicieux, et fixa son frère de haut en bas avec un œil critique :

-tu pourrais peut-être t'habiller un peu mieux non… ?

Surpris, il baissa le regard sur ses vêtements. Il était vêtu d'un jean et d'un tee-shirt à manches courtes tout ce qu'il y avait de plus banal. Bon d'accord, son haut donnait l'impression d'avoir été oublié dans la machine tant il était froissé, mais il allait transbahuter des bouquins toute la journée, alors bon. Il grommela, sans lever le nez :

-Elles sont très bien mes fringues…J'ai pas besoin d'un costard non plus, je manipule juste des livres…

Elle poussa un lourd soupir comique et se leva, avant de lui prendre la main et de l'entraîner vers sa chambre.

-C'est pas une raison pour t'habiller comme si tu sortais du lave-linge, je te signale. Si tes clients te voient comme ça, ils vont se demander d'où tu sors.

-Tu sais, j'ai déjà mis des tee-shirts plus abîmés que ça… osa-t'il avancer avec une légère grimace.

Elle se tourna vers lui en vitesse, faisant voler ses cheveux qui frôlèrent le visage du jeune homme. Il fut surpris de son regard sévère, mais clairement amusé aussi. Faussement désespérée, elle leva les yeux au ciel :

-Je rêve…Mon frère a un physique de malade et ne cherche même pas à s'habiller correctement…

Sans répondre, il haussa un sourcil. « Un physique de malade » ? Ce n'était pas vraiment des paroles qu'il s'attendait à entendre dans la bouche de sa sœur, mais bon…Elle le poussa sur son lit, et se mit à farfouiller dans son armoire sans la moindre gêne.

-Fais comme chez toi surtout, répliqua-t'il en riant, assis en tailleur au pied du lit.

Elle répondit aussi sec, sa voix étouffée par les tissus qu'elle manipulait :

-C'est toi qui m'a donné cette permission je te signale…J'en profite !

Ne pouvant contester cet argument, il secoua la tête et la laissa remuer ses habits comme elle le voulait. Un silence léger s'installa, jusqu'à ce qu'Ellanor émerge de l'armoire avec un triomphant « AHA ! », un tissu à la main. Elle le lui lança, et il reconnut l'un de ses polos d'été.

-Met ça, fit-elle avec un grand sourire, toute contente. Au moins, il est repassé, et tu n'auras pas l'air de sortir du tambour avec.

Il fit mine de lui claquer l'arrière du crâne en secouant la tête, rieur, avant d'obtempérer sans discuter. S'il prenait soin de son apparence, et notamment de ses cheveux dont il était très fier, il lui arrivait régulièrement de négliger ses vêtements, attrapant le premier truc mettable qui lui tombait sous la main, sans se soucier de rien. Mais quelque chose lui disait qu'avec Ellanor chez lui, certaines choses allaient changer…Pour le mieux, il espérait.

Sa petite sœur avait choisi un polo assez léger, d'un vert bouteille assez foncé qui relevait celui de ses yeux plus clairs. Et il était sûr qu'elle l'avait fait exprès. Ella était du genre à prêter attention à ce genre de détails, là où lui-même n'y prenait pas garde. Enfin, ça ne lui coutait rien de respecter sa demande. Il retourna dans le salon, où sa frangine s'était réfugiée pour lui laisser son intimité, et se planta devant elle sans rien dire. Elle leva les yeux et sourit :

-Ah bah voilà !

Elle se dressa sur ses jambes et hocha la tête avec approbation :

-Il te va super bien ce haut.

-J'ai dû le mettre deux ou trois fois maximum…

-Eh ben au moins tu l'auras remis ! Et puis tu as tellement de fringues dans ton placard que tu pourrais ouvrir une boutique. Autant prendre celles que tu ne mets jamais, ça change un peu.

Ne pouvant réfuter cet argument, il sourit et se vautra littéralement dans le canapé, avant de la regarder. Parler de vêtements lui faisait penser…

-Il faudra qu'on pense à renouveler ta propre garde-robe ma belle…Ne serait-ce que pour te trouver quelques affaires qui t'iront mieux que…

Il fit un vague geste de la main. Ellanor avait pris l'habitude de choisir uniquement des habits couvrants, et souvent très (trop) amples, ce qui lui donnait une drôle de silhouette. Une manière de se cacher. Elle répondit par une magnifique grimace, et se posa sans gêne sur ses genoux, par habitude :

-Il faudrait…Mais pas tout de suite. (Elle leva la main pour l'empêcher de répondre). Je te promets d'y réfléchir. Mais pour le moment je ne me sens pas de faire les boutiques. Trop de monde…

Mercutio hocha la tête et lui embrassa le front en murmurant :

-Entendu. Et quand tu te sentiras prête, nous serons avec toi.

Elle sourit, et se blottit un bref instant dans ses bras. Profitant du calme et de la maitrise de son frère, qui malgré tout ce qu'ils avaient subi, avait su garder son sang-froid et l'avait clairement aidé à guérir. (Rappelons qu'elle n'était pas au courant des deux crises successives qu'il avait faites en apprenant sa situation désespérée.)

Elle réintégra le divan un peu plus tard, et ils étaient en train de discuter tranquillement quand la sonnette retentit. Benvolio venait d'arriver au pied de l'immeuble. Son ami lui ouvrit, et quelques instants plus tard le blond débarquait dans l'appartement. Après une franche accolade à celui qu'il considérait comme son frère, il pénétra dans le salon et salua la jeune fille, qui s'était levée.

Oui je finis le chapitre ici, oui c'est pas cool de ma part, mais sinon j'empiète sur le chapitre suivant, et ça c'est pas terrible XD J'espère que celui-ci vous a plu en tout cas, merci de me suivre malgré mon rythme de publication un peu anarchique, merci d'apprécier cette fiction et de me soutenir ! N'hésitez pas à reviewer ce chapitre, et à très vite pour la suite des aventures !