"Elle fait vraiment peur."

Deux jeunes lycéens et lycéennes se regardaient perplexes. Qui faisait peur ? Les deux adolescents se rapprochaient alors du jeune garçon qui avait prononcé cette phrase. C'est avec curiosité que le jeune lycéen, possédant alors des cheveux blancs, un teint assez hâlé demanda :

"De qui tu parles ?"

Le jeune garçon, apeuré se tourna vers le lycéen aux cheveux blancs.

"La prof' de maths !, s'exclama le jeune garçon en écartant ses bras. Elle est effrayante ! Et apparemment, elle assistera au cours de sport."

Le jeune lycéen souffla longuement. Il alla voir la lycéenne qui l'accompagnait, elle aussi possédant des cheveux blancs courts en un carré plongeant. Ses yeux bleus étaient aussi grand que l'étendu océanique.

"Il parlait d'elle.", dit-il simplement en aussi les épaules.

- Allen, c'est pas ouf comme ambiance là.

- Je sais. On peut pas trop sécher. On risque gros."

Les deux adolescents soufflèrent d'exaspération.

Le fameux cours de sport de deux heures arriva bien vite au goûts des élèves. Ils patientaient tous dans le gymnase, silencieux, comme s'ils attendaient leur sentence.

Un homme de taille humainement impossible à atteindre entrait dans le gymnase. Le teint hâlé, tellement grand et musclé qu'il dût se baisser et se compresser pour passer la porte. Juste derrière une jeune femme roulant des yeux ouvrit la deuxième porte qui aurait permis à l'homme de passer moins étroitement.

Cette jeune femme portait une jupe tailleur noire ainsi qu'une chemise blanche avec dentelle sur les manches. Son regard dur figea tous les jeunes de la salle. De son fin majeur, elle remonta sa paire de lunettes presque hautainement. Elle scruta la salle, silencieuse avant de détourner son attention vers le professeur de sport qui semblait bien trop occupé à la regarder.

Les élèves les plus téméraires se mirent à rire en voyant la mine dépitée de la jeune femme.

"Monsieur Strauss, votre cours c'est pas à moi que vous le faites."

Celui-ci haussa ses épaules nonchalamment avant de se tourner vers ses élèves.

"Eh bah, c'est bien une classe d'hommes ça ! -il entendit la jeune femme claquer sa langue contre son palais. Bienvenus, à Fairy School. Comme a déjà dû vous le dire Madame Str-

- Madame Alfa, dixit la femme en tailleur lançant un regard noir au grand homme qui souriait.

- Désolé, s'excusa le géant. Comme a déjà dû vous le dire Madame Alfa, votre prof' de maths, vos années à Fairy School seront inoubliables. En toute franchise, j'ai aussi fais mes études ici. Vraiment une école d'hommes, de vrais !"

La dite Madame Alfa fit la moue, se retenant d'intervenir.

"Bon, je te laisse la parole."

Sur ces mots, la jeune femme avança, se mettant un peu plus en avant. Tous déglutirent, le professeur de sport aussi.

"Vous devez vous dire «Qu'est-ce qu'elle nous veut celle là ? Elle nous terrifie déjà durant le cours de maths alors pourquoi venir jusqu'ici ?» C'est pourtant simple. Étant votre professeur principal, je serai comme qui dirait l'arbitre de votre saison sportive, si on reste sur le thème."

Elle haussait un de ses sourcils et dévisagea la salle, de gauche à droite, lentement.

"Alors sachez, mes chers élèves, que quoiqu'il arrive, tout viendra à mes oreilles. Pour en venir aux faits, vous possédez tous, sans exception, quatre chances de vous rattraper. Vous voyez, un peu comme les cinq fautes au basketball. J'apprends qu'untel a fait une bêtise. Une faute. Le principe est simple."

Les deux lycéens se regardaient avant de souffler.

"Heureusement qu'elle est pas tout le temps comme ça, murmura la jeune fille aux yeux bleus en ne lâchant pas du regard leur professeur de maths.

- C'est sur Ellen, la vie en dehors du bahut c'est autre chose."

Deux autres élèves se jetaient des coups d'œil entendus.

"Elle est grave jolie malgré son sale caractère, dixit un des deux téméraires, portant des lunettes rondes.

- Ouais, une tigresse ça se voit", dixit l'autre, sourcils épais, en se mordant la lèvre inférieure.

Pendant ce temps, la jeune femme faisait son discours :

"Au bout de la cinquième faute..."continua la professeure en faisant les cents pas, ne quittant pas les élèves de son regard dur.

Le lycéen au lunettes reprit :

"Puis regarde le prof comment il est à fond lui aussi, dixit le premier en se retenant de pouffer de rire, n'écoutant désormais plus

- En même temps, elle a un de ces tarpé…

- Je peux savoir ce qu'il vous fait sourire au fond ?!"

La voix de la professeur de maths résonna dans la salle. Les deux garçons téméraires s'arrêtaient instantanément, sursautant.

"Eh bien, dixit la jeune femme en haussant le ton, on a maintenant deux exemples pour illustrer ma nouvelle méthode de travail ! Ils ne vous restent que 3 fautes. - Elle marqua une pause, se tournant vers le professeur de sport qui détourna bien vite les yeux vers le ciel. Pas besoin de vous cacher, je connais déjà vos noms."

Raté.

Elle souffla quand elle croisa dans la foule d'élèves deux paires d'yeux bleus qui la fixaient.

"Je vous laisse faire l'appel Monsieur Strauss."

Elle alla s'installer sur un des bancs, croisant ses jambes et ses bras. Ses yeux marrons toisaient les élèves. Elle soupira longuement. La journée allait passer lentement...

"Fullbuster Gabriel, appela le professeur, ne sortant pas son nez de la liste.

Présent."

La professeure eut un petit sourire à l'entente du nom de famille. Que de souvenirs…

"Strauss Allen."

Les élèves eurent tous un petit hoquet de surprise. Un élève qui avait le même nom de famille que le professeur.

Le jeune lycéen au teint hâlé leva la main, répondant d'une voix forte et grave :

"Présent."

Il ne lâchait pas le professeur du regard qui baissa ses yeux sur la liste, ne s'attardant pas plus longuement sur ce jeune homme.

"Strauss Ellen."

Encore un hoquet de surprise collectif. Cette fois ci, ce fut la lycéenne aux yeux bleus qui leva la main et prononça d'une voix fluette :

"Présente !"

Un léger brouhaha débuta alors sous le regard désapprobateur du professeur de maths. Cette dernière désamorça alors la bombe à retardement qu'était les élèves, prêts à exploser et parler comme si de rien était.

"Silence !"

La salle devint automatiquement silencieuse.

Les deux jeunes lycéens soufflaient.

Cette année allait être pénible, il la sentait vraiment mal…

Car oui, ils possédaient le même nom famille que le professeur de sport, pour cause qu'il s'agissait de leur père. La jeune femme assise, la professeur de maths effrayante, elle, se trouvait être leur mère.

A la fin de la journée, les deux lycéens attendaient leurs parents, afin de rentrer chez eux. Sur le chemin, la professeur de maths s'agaça longuement contre son mari, qui fit semblant de l'écouter.

"Évite de dire «Madame Strauss» ! Ils ont pas besoin de savoir que nous sommes mariés ! Et arrête de me tutoyer ! Je te vouvoie fais-en de même ! Imbécile !

- Mais tu es Madame Strauss.

- Sur les papiers, oui ! A la maison, oui ! A l'école, non !

- Je peux pas m'en empêcher Ever."

Elle roula des yeux et se tourna alors vers des deux enfants qui se trouvaient être jumeaux.

"Vous avez passés une bonne journée ?"

Le sourire de leur maman était étonnamment rayonnant.

"Ça va", dirent-ils en chœur.

Ils n'allaient absolument pas dire qu'ils avaient passés la pire journée de leur vie, entre leur mère faisant preuve d'une impassibilité sans fin et leur père qui faisait peur à la moitié de la classe par sa grande taille et sa stature...

Non, ils n'allaient rien dire.


Bonsoir !

Il y a longtemps que l'on ne s'est pas vus, mes lecteurices !

Le voici mon nouveau projet Fairy Tail ! Il prendra le temps qu'il prendra, mais il sera fini pour sûr croyez moi !

En attendant, j'espère que cette mise en bouche vous a plu.

A bientôt pour de nouvelles aventures !