B comme Bienveillance

Chaque matin, à huit heures trente pile, le professeur arrivait. Il était très propre sur lui, les mains gantées, vêtu d'un long manteau noir. Son seul œil gauche visible, d'un beau bleu, fusillait les élèves du regard.

« Vous ! Pourquoi vos affaires ne sont-elles pas encore sorties ?! »

L'élève interpellé sursauta et se mit à sortir ses cahiers de cours, tout en scandant des excuses.

Des mèches vertes tombaient sur les épaules du professeur, qui retira son chapeau noir. Il le posa délicatement sur la table et gracieusement, prit place sur une chaise face à un bureau. Bureau qui se retrouvait devant les tables des élèves.

Ces jeunes lycéens n'osaient pas prendre la parole, ou encore moins regarder le formateur dans les yeux, beaucoup trop apeurés.

Le cours pouvait alors débuter.

Un flot immense d'informations. C'était ce que contenait le cours. Bien que l'histoire et la géographie étaient des matières très denses, le professeur, lui, ne se retenait pas pour donner un peu plus de détail à chaque terme donné.

« Il abuse !, s'indigna une jeune fille aux cheveux blancs. On a à peine le temps de noter !

- Une objection mademoiselle Strauss ? »

La susnommée regarda alors le professeur droit dans les yeux sans sourciller.

« Oui. »

Les autres élèves baissèrent encore plus la tête. Cette jeune fille était beaucoup trop impertinente. Les cours avaient débuté quelques mois auparavant. Et plus le temps avançait, plus ils pouvaient voir la manifeste insolence de cette fille.

Oui, elle partageait le nom de famille d'un des professeurs catalogués comme "l'un des plus cool" selon les élèves. Cependant cette montée de confiance n'était certainement pas dû à son lien de parenté avec le professeur de sport.

Son caractère était ainsi. Elle n'aimait pas les injustices quelles qu'elles soient. Et là, l'enseignant faisait preuve d'une impardonnable cruauté en inspirant la peur et le silence.

« Vous allez beaucoup trop vite pour nous, Monsieur Justin. »

Ses doigts remontèrent sa paire de lunettes rondes bleue.

« Vous avez l'air bien passionné, c'est une bonne chose mais voyez vous, mes camarades de classe et moi-même sommes quelques peu noyés dans ce bain d'informations que vous nous offrez avec ferveur. Toutefois, je ne nierais pas la bonne qualité de votre cours et on le sent bien préparé. »

Le regard froid de l'enseignant se plissa.

« Bien, je ne pensais pas que vous étiez le porte parole de la gente.

- Non non, je ne le suis pas, mais mettez vous à notre place. C'est compliqué de vous écouter pleinement et de prendre des notes aussi rapidement.

- Ce n'est que votre avis, c'est ça ?

- Exactement. »

Un fin sourire s'étirait sur les lèvres du professeur d'histoire.

« Eh bien, chez défenderesse des opprimés, vous ne voyez aucun inconvénient à noter le cours pour tout le monde et l'envoyer à vos camarades ? Enfin, si votre cœur est lourd au point de ne pas laisser vos camarades apprendre la prise de note que vous maîtrisez parfaitement bien. »

Les prunelles bleus de la jeune fille ne quittaient pas l'enseignant. Impénétrable, elle lui répondit d'une voix qui se voulait rassurante et assurée :

« Je n'en vois aucun monsieur. »

Plus loin, un jeune garçon brun l'observait. Il avait prit cette mauvaise habitude de la regarder et de songer à chaque fois qu'elle prenait la parole. Pour cause, quand elle ne donnait pas de complément d'informations durant le cours, cette fayote, elle faisait preuve d'une bienveillance extrême.

Quand elle pouvait aider, elle n'hésitait pas. Peu importe si cela lui portait préjudice. C'était agréablement fascinant.

« Gabriel, tu rêvasses encore ? »

L'adolescent brun sorti de ses songes et observa son amie, affalée sur la table en maintenant son manuel en hauteur afin de se cacher de l'enseignant. Il lui chuchota ces mots, inquiète.

« Elle est intéressante.

- Dis plutôt que tu trouves ses seins intéressants.

- Aussi.

- Pfff...t'es vraiment comme ton père.

- En moins stupide. »

La jeune adolescente regarda son ami avec une moue réprobatrice. Elle voulut parler mais se ravisa en roulant des yeux et marmonnant dans sa barbe un "c'est toujours pareil avec toi".

Le jeune garçon n'accorda pas plus d'attention à son amie. Il soupira et se mit à regarder son cahier. Ses doigts attrapèrent un stylo. Il y écrivit quelques choses avant de se mettre à sourire.

La belle adolescente aux cheveux blancs l'intéressait. Sa bienveillance l'intéressait. Tout chez, elle l'intéressait.

Il se mit à sourire béat, lorsqu'il l'a vit écrire à toute vitesse le cours.

"Ellen Strauss.", dit-il en un souffle retenu.

Deux noms qui lui firent rater un battement.

La beauté et la bonté personnifiée.


Bonjour bonjour !

Ce texte est un peu court je vous l'admets, mais parfois il vaut mieux faire un petit texte qualitatif que trop long où je tourne en rond.

Je pense que vous l'avez un peu capté, ça va parler des enfants de Fairy Tail ! Tous des OC bien évidemment et c'est ce qui est le plus drôle. Nos mages préférés en prof, c'est assez cool je trouve.

Par ailleurs, le délais de publication ne va pas être défini c'est assez aléatoire.

N'hésitez pas à donner votre avis c'est toujours cool de savoir ce que vous en pensez !

A bientôt !