G comme Garçons
Disclaimers : Les personnages de Fairy Tail appartiennent à Monsieur Hiro Mashima l'Honorable. Les OCs sortent tout droit de mon imagination.
Eden était un jeune garçon qui aimait faire des blagues. En plus d'être un des plus populaires de son lycée. Il adorait être le petit clown de la classe. Faire sourire les autres lui importait le plus. Mais voir Allen sourire illuminait encore plus sa journée.
Allen avait ce regard qui faisait chavirer son cœur. Il était beau comme un Dieu. Plus tard, il deviendra divinement sublime. Son torse gonflerait laissant entrevoir de magnifiques pectoraux, ses abdominaux dessinés à la perfection ferait damner n'importe quel saint…
« Eden ! »
Il sursauta et vit le visage de l'objet de ses rêves proche du sien. Il voulut hurler, mais ce dernier mit sa main devant sa bouche, l'étouffant.
« Fais pas de bruit trouduc !, s'exclama alors Allen en chuchotant. On est pas censés être là ! »
Le lycéen aux cheveux blancs lâcha sa prise et jeta un coup d'oeil derrière lui.
« Désolé…
- C'est rien, reprenons. Et reste concentré cette fois-ci ! Toi qui me parlais de sang-froid... »
Eden acquiesça.
Eden Redfox, quatorze-ans. Premier fils de Gajeel et Levy Redfox, né sous le signe astrologique des poissons. Un mètre soixante-neuf, brun aux yeux grenats.
Un enfant d'apparence sage qui adorait lire. Ses proches le qualifiaient de « gosse turbulent ayant un problème mental ». Ah. Il avait juste une tolérance au stress énorme. Eden possédait un sang froid étonnant.
Son passe-temps préféré ?
Pratiquer le vol à l'étalage. Il avait commencé dans le bar de son père, en chipant quelques petites bouteilles pendant que son père travaillait. Sans se faire avoir. Plus le temps avançait, plus il voyait grand. Vol à l'étalage qui finissait en vol par effraction.
Bien évidemment, sa maman l'ayant bien élevé, il ne volait pas dans les caisses de son père. Il détestait les injustices. Alors à chaque fois qu'il était témoin d'une scène injuste – où lorsque l'information lui venait en main –, il se vêtit de noir et s'en allait réparer cette injustice.
Il se voyait comme un Robin des bois des temps modernes. Et ça lui procurait un énorme sentiment positif. Peu de personnes connaissaient la lubie du Redfox.
Levy, fervente professeur d'histoire-géographie, adorait lui faire des cours. Lui, passionné de sa mère et des histoires qu'elle pouvait lui conter, il s'installait à ses côtés, les yeux pleins d'étoiles. Gajeel les regardait avec incompréhension et se demandait pourquoi son fils n'était pas aussi bagarreur que lui.
Eden lui avait alors répondu :
« Je ne le suis pas autant que toi. Et c'est juste que je ne me bats pas avec n'importe qui. Les plus intouchables m'intéressent. »
Son père eut un sourire carnassier. Un sourire qui le caractérisait bien, tandis que sa mère soupira en accablant le paternel.
Ce qu'Eden aimait par dessus tout ?
Allen Strauss. En dehors de sa mère adoré et de son père le taré qu'il adorait tout autant, Allen Strauss était celui qui faisait battre son cœur à la chamade. Bien qu'il connaissait l'existence de l'amour, il ne pensait pas qu'il lui était possible d'aimer autant une personne autre que ses parents. Qu'il soit un garçon ou une fille, il s'en foutait. Allen le rendait toute chose et il n'allait absolument pas le nier.
« T'es bizarre mec. »
Eden jeta un regard noir à Gabriel qui avait les bras croisés sur sa tête.
« Tu regardes toujours Allen comme si t'allais le bouffer.
- Moi j'dis quelque chose quand tu mates Ellen ou pas ? »
Gabriel se redressa immédiatement et toisa le jeune Redfox qui haussa ses épaules.
« Garde tes remarques pour toi... », déclara le Fullbuster en roulant des yeux.
Eden eut un minuscule sourire victorieux.
Bon, la réelle question était : pourquoi se retrouvait-il en compagnie de ce jeune garçon qui lui plaisait dans sa chambre à une heure aussi tardive ?
Simple.
« Eden Redfox ! »
Le jeune Strauss l'avait appelé à la sortie de classe et arriva à sa hauteur. Enfin, il était plus grand que lui de deux têtes. Un géant ce mec…
« J'ai besoin de ton aide.
- En quoi puis-je t'être utile ? »
Allen eut un grand sourire, dévoilant des dents droites et blanches.
« Je veux que tu m'apprennes à voler. »
Les prunelles grenats du Redfox scrutait le géant Strauss qui continuait de lui sourire. Ses paupières se fermèrent lentement.
« Non, désolé. »
Eden lui tourna le dos et il sentit alors qu'on lui attrapait le poignet avec force. D'un coup, il se trouvait alors propulsé en arrière, son dos heurta durement à ce qui devait être un mur, coupant sa respiration. Un souffle chaud caressa son oreille, quelque chose de rugueux la toucha vaguement.
« Sois sympa, aller... »
Le rouge lui monta aux joues sans crier gare. Allen Strauss lui parlait, ou plutôt, lui chuchotait à l'oreille avec une voix suave.
Oh, même dans ses rêves les plus fous il n'y avait pas songé. Alors que là, actuellement il se retrouvait dos au torse de ce bellâtre ? Il pouvait enfin mourir en paix.
« Lâche moi.
- Apprends-le moi, s'il-te-plaît. »
Le blanc lâcha alors le brun qui se retourna et vérifia aux alentours, si des élèves ou même des professeurs traînaient dans le coin. C'était vide. Il grogna.
« Ok, c'est bon.
- Parfait ! Introduis-toi dans ma chambre à une heure du matin précise !
- Attends, quoi ?! »
Allen lui donna une tape sur le dos en le remerciant et s'en alla sans demander son reste.
« Bon, c'est pas compliqué de voler en soit. Le plus dur est psychologique.
- C'est-à-dire ?
- La culpabilité.
- Oh ça...Mais sinon, on commence quand ?
- Pourquoi t'es aussi pressé ? »
La chambre d'Allen était plongée dans le noir, cependant les rideaux ouverts laissaient pénétrer les rayons lunaires. Et le plus étonnant n'était pas la beauté de la pièce avec cette faible luminosité, mais le visage tanné du Strauss qui...devenait de plus en plus rouge ? Non il devait rêver.
« Bon, coupa court Eden en amenant ses mains devant lui, on s'en tape en vrai, mais si tu veux t'introduire dans la chambre de tes parents du va devoir établir un…
- Plan ?, coupa alors le blanc en fouillant dans son tiroir. C'est fait.
- Oh...euh...très bien…
- Bon Eden, comment tu procèdes en temps normal ? »
Les sourcils bruns de ce dernier se fronçaient lentement.
Pourquoi est-ce qu'il n'arrivait pas à cerner Allen ? Il donnait cette impression d'être con à la mort et pourtant à chaque fois qu'il se retrouvait à avoir une conversation avec lui, le Strauss lui prouvait tout le contraire. Sa jumelle était très intelligente tout en étant une connasse (il n'était pas le seul à le penser). Lui, avait l'air idiot, naïf et gentil à la fois.
Il était gentil, mais pas idiot, Eden en était certain. Encore moins naïf. Ou bien…
Voilà. C'était ça qu'il détestait avec ce mec bien gaulé et mignon. Toujours à le faire douter or que le doute ne subsistait jamais longtemps dans sa tête.
« Le sang froid c'est important.
- Ah. Faut que tu m'apprennes ça aussi.
- Ça ne s'apprend pas en un jour, ducon !
- Huh. »
Allen se gratta l'arrière de son crâne en souriant, gêné.
« J'pensais, désolé.
- Bref, ignora superbement le brun en recoiffant ses cheveux en arrière. La clé du succès est la bonne connaissance des lieux. Puis vient un sang froid d'enfer, suivit d'une agilité monstre.
- T'es agile ?
- Agile et souple.
- Oh. App-
- Allen. »
Il se mit à rire doucement et s'allongea sur son lit, amenant ses mains sur sa nuque.
« Je t'insupportes tant que ça ? »
Il avait prit un air sérieux, faisant frissonner Eden. Ce genre de regard qui pourrait…
« Je vais t'avouer une chose. »
Allen l'avait sortit de ses brèves pensées.
« Si je veux m'introduire dans la chambre de mes parents, continua-t-il, c'est parce que ma mère a récupéré un carton de taille moyenne en pensant qu'il y avait que des anciens jouets m'appartenant... »
Ça sentait mauvais cette histoire.
« En réalité, les jouets, Ellen les a vendu pour s'acheter je-ne-sais-quoi. Déjà, si ma mère s'apercevait de ça, elle la tue sans cérémonie. »
Il se redressa et le regarda longuement.
« Mais qu'Ellen se fasse tuer c'est pas mon plus gros souci. »
Il se leva et se rapprocha de son camarade de classe qui était assit au sol. Il s'accroupissait alors et amena son visage près du brun qui hoqueta de surprise.
« J'ai pas trop envie de faire un coming-out aussi claqué à ma mère vois-tu. »
Eden Redfox secoua la tête et suivit alors Allen Strauss. Une main touchant le dos de ce dernier qui le guidait vers la chambre parentale, il ne s'attendait pas à ce qu'il réussisse à garder son sang froid durant la petite expédition, visant à tester ses capacités.
« Tu gères.
- Allen Strauss gère dans tout ce qu'il entreprend, garde ça en mémoire, Redfox. »
Le brun eut un petit sourire amusé. Ouais, il était fascinant ce mec, passant d'un mec agaçant à un mec totalement exci…
« Aoutch !
- Chut! »
Allen s'était arrêté sans prévenir, le plus petit heurta alors le dos de celui-ci. La tension était palpable. Et il pouvait entendre la forte respiration provenant de la chambre d'à côté.
« Cette pouffiasse d'Ellen ronfle comme un porc, chuchota alors le jumeau en reprenant la marche furtive.
- J'ai l'impression que tu la détestes.
- Oh non, je l'adore. C'est l'amour vache entre nous. »
Il s'arrêta encore sans prévenir, mais cette fois-ci il mit une main derrière lui, évitant alors un autre choc pour le nez du plus petit.
« Ma mère, elle a le sommeil lourd à cause de ses cachets. Mais mon père, non. Je peux toujours essayer de faire diversion pendant que tu récupères le carton.
- Je suis pas censé t'apprendre ?, demanda le brun, perdu.
- T'inquiètes. »
Il ouvrit bruyamment la porte de la chambre parentale.
« P'paaa. »
Ledit papa se mouva dans le lit en grognant. D'un mouvement de tête, Allen invita Eden à rentrer dans la pièce. Ce qu'il fait de manière discrète. Il regarda le plan et remarqua, en relevant les yeux que le carton se trouvait au pied de leur lit.
Caché sous le bureau face au lit parental, il soupira. Pourquoi sur le plan d'Allen il se trouvait à côté de la tête de sa mère ? Un « salaud » inaudible sortit de la bouche du Redfox.
« 'Paaaaa.
- Hnnn. », entend-il.
Il entendit le froissement des draps. Le père d'Allen bougeait. Il ferma les yeux et inspira.
« J'peux dormir avec vous ?
- Tu rigoles j'espère ?
- Non. »
Allen grimpa sur le lit et regarda son père avec des yeux de chiens battus.
À cet instant, Eden savait qu'il devait sortir de sa cachette et récupérer le carton avec la plus grande discrétion du monde. Ce qu'il fit avec agilité. Le carton était un peu lourd mais cela était supportable. A peine eut-il réussit à sortir de la chambre qu'il croisa une paire d'yeux bleus.
Il fit preuve d'un self-control énorme pour ne pas hurler de peur. Il sursauta et serra fort contre lui le carton qu'il avait en main.
« Eden Redfox.
- Ellen Strauss. »
Deux murmures. L'un assuré, l'autre incertain.
Accoudée à l'embrasure de la porte, la jumelle avait les bras croisés et regardait avec amusement ce qui se déroulait sous ses yeux. Il fit comme si de rien était et avança alors jusqu'à la chambre du jumeau. La jeune fille racla sa gorge bruyamment. Il se tourna vers elle en ouvrant en grand les yeux. D'un geste, elle le mit à l'amende. Ses bras se décroisèrent. Son pouce, son index ainsi que son majeur se frottaient les uns contre les autres.
Une mission périlleuse chez Allen Strauss qui s'était soldé par un succès. Il ne lui avait pas dit ce que contenait son carton mais l'adolescent brun avait sa petite idée, aux vues de ce qu'il lui avait dit.
Il ne lui posa pourtant pas de question et décida alors qu'il était temps pour lui de retrouver son domicile, ayant finit ce qu'il avait à faire. Puis si jamais sa mère ou son père se rendaient compte qu'il avait fait le mur, il se ferait trucider.
Cependant…
« Reste dormir. »
Il avait tapoté sur son matelas, un petit sourire au lèvres.
Verdict final.
Allen Strauss était loin d'être idiot, il savait très bien ce qu'il faisait.
Plus tard, en donnant la rançon à sa sœur jumelle, elle eut un petit rire gras.
« Ce carton n'a que des vieux jouets, j'sais pas pourquoi ce connard voulait absolument la récupérer. Et en cachette qui plus est. »
Il avait eut la révélation de sa vie. Il eut de brefs flashback commençant par la courte étreinte dans les couloirs vides de l'école. Puis son visage rouge. Son histoire à tenir debout mais à laquelle il laissa le bénéfice du doute. Son coming-out. Il lui avait fait son putain de coming-out. Il n'avait rien grillé du tout, il était venu pour honorer sa demande, pas pour baver devant son corps de rêve et ses beaux lueur dominatrice dans ses yeux quand il lui avait proposé une place dans son lit. Il avait tout planifié. Absolument tout. Depuis le début.
C'est alors qu'il comprit la phrase que Mary hurlait à tue-tête :
« Les Strauss sont des démons. »
« ...Des putains de démons...
- Mhm ? Tu dis ? », demanda innocemment le concerné, un petit sourire angélique aux lèvres.
Il lui caressa la joue du dos de sa main, ses cils battant à une vitesse folle. Eden secoua la tête négativement en lui tournant le dos. Le torse d'Allen se rapprocha de lui, comme s'il lui foutait une pression de son corps deux fois plus grand que le sien. Il souffla.
« Rien, rien. »
Eden pouvait sentir le sourire satisfait de l'autre adolescent sur son épaule.
Ah, rien, qu'il disait.
Bonsoir bonsoir !
Me voici avec la lettre G ! Bon, je vous avoue que ça m'a prit du temps de publier cette lettre. J'ai du écrire 3 versions différentes en tout. Et celle que j'ai retenue est celle-ci. Parce que je sais pas, elle me plaisait plus.
On commence un peu à voir le caractère des enfants à l'école et en dehors. Certains mènent une double vie, d'autres en ont rien à faire. Mais je vous avoue que le coup d'Eden, Robin des bois des temps modernes me plait énormément.
Eh bien, j'espère que ce texte vous aura plu ! Merci de me lire les poussins !
Sur ce, à bientôt !
Bisous !
