Je ne possède aucun des personnages du manga.

Eliot le sentait dès qu'il mit le pied dans le hangar, cette opération allait tourner mal. [Challenge d'Octobre 2020 – Collectif NONAME. Thème : Pris au piège]

Défi proposé par Nalou

Cette fic fera 4 chapitres ;) Je l'ai déjà rédigé.

DEFI DE L'AUTEUR : Il y a des situations qui nous paraissent insurmontables, où nous sommes pris au piège. Comment arrives-tu à t'en dépêtrer ? Réponse : En suivant la maxime suivante : Il n'y a pas de problèmes, il y a toujours des solutions.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


AUX MAINS DE L'ENNEMI

Chapitre 1

Lors de cette mission, Parker et Eliot avaient rendez-vous dans un hangar avec un type russe assez peu fréquentable, un membre de la mafia responsable de la mort de plusieurs personnes. Eliot se méfiait de lui et il n'était pas spécialement emballé par le plan de Nathan.

Ce type représentait un danger réel. Alors, l'ancien militaire avait peur qu'il tente de les doubler ou que ses amis finissent par être en danger. Le jeune homme était aux aguets. Il n'aimait pas savoir Parker avec lui en étant aussi proche de ces sales types. Assez rapidement, Eliot ne tarda pas à comprendre qu'il avait malheureusement raison.

Quand ils arrivèrent sur place, il se rendit compte immédiatement que quelque chose n'allait pas. Leur interlocuteur était entouré par une bonne dizaine de gardes tous armés jusqu'aux dents. Ils étaient trop dangereux. C'était une situation qu'il n'aimait pas. Si elle devait dégénérer, il serait compliqué de s'en sortir sans casse, même pour lui… Et en plus il devrait protéger Parker.

A l'heure actuelle, c'était elle sa première priorité. Quoiqu'il doive se passer dans ce hangar, il devait la protéger. Eliot tenta de prévenir discrètement Nathan que quelque chose n'allait pas, mais se rendit compte que leurs oreillettes ne marchaient pas. Quelque chose devait brouiller le signal et Eliot frémit. Il aimait de moins en moins cette situation. Le jeune homme fit un pas en avant pour se placer au premier plan et protéger Parker au cas où, son regard balaya ses ennemis pour trouver leur point faible… eux avaient des armes…

La discussion commençait à peine lorsqu'Eliot comprit qu'il avait réellement raison et que leur interlocuteur n'était pas venu à ce rendez-vous pour discuter. En effet, le mafieux russe fit un signe à ses hommes et Eliot réagit rapidement. Il attrapa Parker par un bras et plongea au sol avec elle au moment ou deux des types sortirent leurs armes pour ouvrir le feu sur eux. Les deux amis roulèrent au sol et se retrouvèrent dans un angle mort de la salle, derrière une pile de caisse pendant que les hommes de Tchekov continuaient à tirer sur eux. Eliot se redressa et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. La situation n'était pas simple. Le jeune homme se retourna vers Parker et la prit par les épaules.

- Ecoute-moi Parker ! Faut pas perdre de temps. Sors de là ! Vite !

- Quoi ! Mais et toi ?

- Je les retiens et je te rejoins ! Cours !

- Tu es sûr ?

Du coin de l'œil, Eliot vit les hommes venir dans leur direction en courant. Ils n'auraient besoin que de quelques secondes pour les rejoindre et quand ils arriveraient, il serait trop tard pour eux deux. Eliot empoigna Parker par une épaule et la poussa vers la sortie en lui criant.

- Parker ! Va-t-en !

La jeune femme se laissa faire et se mit à courir en direction de la sortie. Pendant ce temps, Eliot prit un air déterminé et courut en direction des types qui étaient en train de les attaquer. Du coin de l'œil, il aperçut Parker sortir du hangar. Eliot se sentit rassuré pour elle et sauta sur les deux hommes les plus proches, les surprenant. D'un bon coup de poing, il fit reculer le premier de plusieurs mètres avant de cramponner le deuxième par le collet. Il pivota, lui tordit le bras et lui explosa le nez. L'homme laissa échapper un cri et s'écroula au sol. Eliot en profita pour achever le deuxième en lui brisant le sternum avant de s'intéresser aux autres qui arrivaient.

Ils étaient nombreux et tous armés. Eliot empoigna le pistolet de l'un d'eux et le désarma avant de l'assommer. Puis, il s'attaqua aux deux autres. Eliot parvint à les assommer avec une grande facilité et pivota une nouvelle fois pour s'occuper des trois derniers quand un coup de feu partit. Le jeune homme s'immobilisa et porta la main à son coté droit. Ses doigts furent pris d'un léger tremblement et se couvrirent de sang. Il n'avait pas été assez rapide et les hommes de Tchekov étaient trop nombreux.

Une violente douleur se propagea dans son corprs. Eliot tituba, voulut résister à la souffrance, mais sa vue se troubla et ses jambes cédèrent sous son poids. Le jeune homme tomba à genoux sur le sol en grimaçant. L'espace de quelques secondes, il pensa à Parker. Au moins la jeune femme avait eu le temps de se sortir de ce traquenard avant que... Eliot tenta de rester lucide et serra les dents. Sa main se crispa sur sa blessure en tremblant pendant que les types s'approchaient de lui avec un air triomphateur. Celui qui venait de tirer braqua son arme sur sa tête en souriant.

- Tu pensais vraiment pouvoir t'en sortir ?

Eliot serra les dents et leva les yeux dans sa direction. Il comprit que ce type était bien décidé à le tuer. Il tenta de se concentrer et de rassembler ses forces pour lui cacher qu'il se sentait mal, mais la tête lui tournait et il était à deux doigts de perdre connaissance. Il avait tellement mal… Se sortir de cette situation allait être compliqué voire impossible mais, il ne se laisserait pas faire aussi facilement. Eliot n'avait jamais baissé les bras de sa vie, il n'avait jamais abandonné même dans des situations compliquées et il refusait de le faire devant ces types, même si c'était la dernière chose qu'il faisait.

L'espace d'un instant il pensa aussi à ses amis, à Parker, mais aussi, à Nathan, à Sophie et à Hardison. Il n'aurait jamais pensé rencontrer des gens comme eux, des gens qui deviendraient sa famille. Il tenait tellement à eux. Au moins ils étaient tous en sécurité. Eliot aurait juste aimé que son oreillette fonctionne pour pouvoir leur dire à quel point ils avaient changés sa vie et à quel point il tenait à eux.

L'homme de main de Tchekov tourna la tête vers son chef pour lui demander la permission de l'achever et ce dernier acquiesça. Le porte-flingue se mit à sourire.

A genoux sur le sol, cherchant sa respiration, Eliot comprit qu'il avait vu juste. Ce type voulait l'abattre. Mais, il n'était pas du genre à se laisser faire. Il était blessé. Il avait mal. La balle n'était pas ressortie et bientôt il allait s'effondrer, mais il ne se laisserait pas faire. Une rage sans nom et une vague de désespoir envahirent le cœur du jeune homme. Il repensa une nouvelle fois à Sophie, Nathan, Parker et Hardison. Il aurait tellement aimé leur dire au revoir, leur dire à quel point il se sentait mieux depuis qu'il travaillait avec eux, à quel point ils l'avaient sauvé…

Eliot ferma les yeux une fraction de seconde, tentant de rassembler les dernières forces qui lui restaient. Le type se préparait à tirer. Alors le jeune homme ouvrit de nouveau les yeux et poussa un cri de rage en bondissant sur ses pieds. Il le désarma et d'un coup bien placé, lui brisa le nez. L'os ethmoïde remonta dans son crâne, lui transperçant le cerveau et l'homme s'écroula sur le sol, mort. Les trois autres types sursautèrent et plongèrent sur Eliot.

Le jeune homme rugit de nouveau tout en sentant peu à peu ses forces l'abandonner. Il ne pourrait pas les éliminer tous. Ils allaient le tuer, mais il ferait tout pour leur laisser un souvenir frappant. Il passa un violent coup de poing à l'un puis à l'autre mais, le troisième profita d'un instant d'inattention et lui donna un coup de poing à la poitrine. Il frappa sa blessure et Eliot poussa un gémissement de douleur. Le sang pulsa à ses tempes pendant que sa vue se brouilla. Il se plia en deux, les mains sur sa blessure et l'un des types en profita pour lui asséner un coup de coude dans le dos entre les omoplates.

Eliot tomba à genoux sur le sol, grimaçant de douleur. Il se sentait si fatigué. Les trois types se rapprochèrent de lui. L'un d'eux voulut lui donner un coup de pied pour, mais dans un reflexe, l'ancien militaire leva les mains, parvint à parer son coup et le repoussa. Eliot en profita pour tenter une nouvelle fois de se redresser, mais il reçu un coup de pied dans les côtes au niveau de sa blessure. Le souffle coupé, il laissa échapper un gémissement de douleur et tomba à plat ventre sur le sol. La douleur était de plus en plus insupportable.

Il perçut les hommes se rapprochaient. Cette fois, ils allaient le tuer. Eliot se sentait de plus en plus mal. Il savait qu'il finirait par perdre connaissance et qu'ils en profiteraient pour l'abattre, mais tant qu'il lui resterait un souffle de vie, il les combattrait. Rassemblant les dernières forces qui lui restaient, le jeune homme tenta une ultime fois de se relever pour les affronter. A quatre pattes, il redressa la tête en direction des types qui se tenaient au dessus de lui. Ils ricanaient, sachant très bien qu'il ne pourrait pas leur échapper.

- Non, mais tu vas où là ? Tu crois vraiment pouvoir encore nous échapper ! Rugit l'un d'eux avec un air mauvais.

Le type ponctua sa phrase par un violent coup de pied qui toucha Eliot à la poitrine au niveau de sa blessure. Le jeune homme gémit faiblement et cracha du sang. Sa vue se troubla. Il leva un bras pour tenter de se protéger une dernière fois, mais un autre des types fut plus rapide et lui donna un coup de pied à la tête. Eliot encaissa le coup, bascula à l'arrière et s'écroula sur le sol. Inerte, il ne bougea plus. Les coups qu'il avait encaissés et sa blessure venaient d'avoir raison de lui et de sa résistance. Il était inconscient. Tchekov s'approcha de lui en braquant une arme en direction de sa tête. Son visage se tordit pour former un rictus sadique.

- Personne ne peut me tromper !

Il allait ouvrir le feu pour l'achever d'une balle dans la tête lorsque quelqu'un se mit à crier.

- Non ! Ne faites pas ça ! Non !

C'était Parker. Surgissant de l'autre côté du hangar, la jeune femme se jeta sur Eliot, le protégeant de son corps.

- Je vous en prie ne tirez pas et je vous dirais comment récupérer votre argent. Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! C'est mon ami ! Je vous donnerais un numéro de téléphone. Ne le tuez pas !

Parker était paniquée. La jeune femme l'avait écouté et elle avait voulu fuir, mais le bruit d'un coup de feu lui avait glacé le sang. Eliot n'utilisait pas d'armes. S'il y avait un coup de feu, c'est qu'il était en danger. Peut-être même qu'il était mort. Sentant une étrange angoisse s'emparer d'elle, Parker avait fait demi-tour pour lui venir en aide. En le voyant étendu sur le sol, blessé, inconscient et à la merci de ces types, elle n'avait plus qu'une idée : le sauver. Oubliant sa propre sécurité, la jeune femme s'était précipitée vers lui en criant. Elle ne pouvait pas laisser ces types lui mettre une balle dans la tête sans rien faire, il était son ami. Allongée sur lui, elle sentait à peine son cœur battre et les larmes lui montèrent aux yeux. Comment avait-elle put le laisser ?

- Ne le tuez pas ! Je dis la vérité. Je vous en prie, ne me le tuez pas…

La jeune femme passa ses bras autour du corps de son ami inerte et le serra contre elle pour le protéger. Elle était prête à tout, même à se faire tuer pour lui sauver la vie. Tout en pleurant, elle murmura doucement à son oreille en espérant qu'il pouvait l'entendre.

- Eliot… Je suis là… Eliot

Mais son ami était inconscient et ne répondit rien. Il lui paraissait si mal en point ! Le coup de feu l'avait atteint au côté droit et les différents coups reçus à la poitrine avaient aggravés son état. Le dernier coup de pied au visage lui avait ouvert l'arcade sourcilière et la pommette gauche. Du sang coulait sur son visage. Parker le serra plus fort dans ses bras. Elle ne voulait plus le laisser. Elle devait le protéger. Le type observa la jeune femme blonde pendant quelques secondes puis baissa son arme.

- D'accord ! Donne-moi ce numéro de téléphone !