Auteur : Nat, qui poste encore un truc random.

Disclaimer : J'ai une figurine d'Elrond dans ma bibliothèque. Là s'arrête ma possession de la Terre-du-Milieu.

Warning : Profusion de OC, en espérant qu'ils ne soient pas insupportables. Certains chapitres pourront être un peu drôles, d'autres un peu déprimants, ça dépendra. L'histoire générale concerne les études d'Elrond, et il se trouve que je ne connais absolument rien au domaine de la santé. J'essaye de faire des recherches (et d'adapter le tout à un univers pseudo-médiéval avec de la magie) pour ne pas dire trop d'âneries dans mes textes, mais je présente d'avance mes excuses si je fais des erreurs !

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L'arrivée

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3

Candaith

Comme l'avait annoncé maître Thavroniel, le nouveau attendait dans le couloir devant son office, constata Candaith. Il discutait avec un membre de la maison de l'Epervier que l'apprenti guérisseur connaissait de vue pour l'avoir souvent croisé en ville : il habitait du côté de la Place de la Fontaine, non loin de chez son oncle. Il devait travailler dans l'administration ou quelque chose comme cela, car Candaith l'avait souvent vu avec des dossiers à la main ou des rouleaux sous le bras. Le nouveau, en revanche, lui était parfaitement inconnu. Sans doute avait-il été transféré d'un autre institut, celui de Forlond peut-être. A moins qu'il ne fût venu d'Harlond, plus au sud ?

Candaith ralentit le pas pour lui laisser le temps de terminer sa conversation avec son compagnon. Celle-ci ne dura pas longtemps : très vite, l'Epervier que l'étudiant connaissait se détourna et s'en alla d'un pas alerte. Il salua le jeune elfe d'un signe de tête en arrivant à son niveau et disparut au tournant du couloir. L'étudiant se porta à la hauteur de l'autre garçon qui le regardait approcher sans rien dire. Il semblait pour le moins timide. Parvenu à son niveau, Candaith lui sourit.

« Bonjour ! Vous êtes le nouvel apprenti, je présume ? Je suis Candaith. Maître Thavroniel m'a demandé de vous montrer votre chambre et de vous faire visiter un peu les lieux, si j'en ai le temps avant mon prochain cours. J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre ? »

Le nouveau secoua la tête.

« Non, non, du tout. »

Il n'en dit pas plus. Pas bavard pour deux sous, ce numéro-là. Rien d'étonnant à cela : s'il venait d'arriver à Mithlond, il aurait besoin d'un peu de temps pour s'acclimater. Candaith n'en était pas embêté pour autant. Cela lui changerait de Toronn et de ses sempiternelles jérémiades. Mais, à défaut de pouvoir discourir avec lui du sens de la vie et de la place du monde dans l'univers, il lui fallait tout du moins découvrir comment appeler son nouveau camarade. On ne savait jamais : cette information pourrait toujours lui être utile.

« Elrond, répondit laconiquement l'autre elfe lorsqu'il l'interrogea à ce sujet. »

Candaith ne put retenir son sourire.

« Ah, vous serez le troisième de notre cycle, commenta-t-il en l'entraînant le long des colonnades. Le premier est de Balar, comme Penglir et Toronn –des amis, je vous les présenterai. Je crois qu'il est de la maison du Bouclier d'Epines, si vous connaissez, mais nous l'appelons simplement l'Elrond du Bouclier, c'est plus court. L'autre est un elfe vert : comme il n'appartient à aucune maison nous l'appelons l'Elrond d'Ossiriand, cela permet de les distinguer. Il ne faudrait pas que l'on vous confonde avec l'un ou l'autre, n'est-ce pas ? Vous êtes de la maison de l'Epervier, vous, c'est cela ? »

Le nouveau haussa un sourcil qui aurait pu passer pour étonné.

« Non, pas du tout. »

Et il se mordit aussitôt la lèvre en secouant la tête, comme s'il avait perpétré là quelque impair impardonnable. Candaith eut un geste évasif.

« Ah, bon. J'avais cru, comme vous aviez l'air… Enfin, peu importe. De quelle maison êtes-vous, si ce n'est celle de l'Epervier ? »

Le nouveau lui lança un regard fugace à travers ses cils, mais il s'abstint de fournir la moindre réponse. Il tripotait nerveusement la chevalière qu'il portait à l'index. Peut-être n'appartenait-il à aucune maison, lui non plus, et si tel était le cas cette question devait le gêner horriblement.

« Un lieu de naissance, alors ? proposa l'apprenti pour l'aider à sortir de cette impasse. Ou une région d'origine ? »

Les doigts du nouveau s'agitèrent d'autant plus sur sa bague, mais il n'en demeura pas moins muet comme une tombe. Il baissa la tête, timide ou hésitant –les deux n'étant pas non plus parfaitement incompatibles. Candaith choisit d'en plaisanter.

« Fort bien. D'ici à ce que vous retrouviez l'usage de votre langue, je vous appellerai donc Elrond de la Pierre Tombale. Cela vous sied-il ? »

Pour la première fois, le visage du nouveau s'anima mais au lieu d'y déceler l'amusement ou, dans le pire des cas, le mécontentement auquel il s'attendait, Candaith eut la triste surprise de n'y lire qu'une douleur aussi profonde que mal dissimulée. Oh, songea le maladroit étudiant, et il ne put que se fustiger mentalement de la bourde évidente qu'il venait de commettre. Le garçon, cependant, n'eut pas l'idée de lui adresser le moindre reproche : il luttait pour se recomposer une expression convenable. Candaith pouvait sentir la sienne se défaire de seconde en seconde. Il secoua la tête et effleura du bout des doigts la manche d'Elrond pour attirer son attention. Le nouveau tourna la tête vers lui. Il était parvenu à se reconstruire un visage neutre, mais lorsque son regard croisa brièvement celui de l'étudiant guérisseur ce dernier y reconnut aussitôt une affliction qu'il ne comprenait que trop bien.

« Je suis navré, Elrond, lui dit-il aussitôt, sincèrement. Ce commentaire était déplacé et je vous prie de me le pardonner. Avez-vous… »

Candaith hésita une seconde à poursuivre sa phrase. Il connaissait ce garçon depuis quoi, dix minutes ? C'était certainement un peu tôt pour aborder un sujet aussi sensible… mais, après tout, ne venait-il pas de commettre la maladresse de la décennie ? Alors, perdu pour perdu, et tant qu'ils étaient sur le sujet…

« Vous avez perdu des proches ? »

A sa stupéfaction la plus totale, Elrond lui répondit sans détour :

« Je suis orphelin. »

Avant que Candaith n'eût le temps de seulement songer à une réponse, son compagnon ajouta tristement :

« Je présume que là aussi je suis au moins le troisième à vous tenir ce discours. Ces mots sont devenus malheureusement communs, ces quelques dernières décennies. »

D'un geste, Candaith indiqua qu'il fallait tourner à droite dans le corridor menant à l'aile des botanistes. Ils laissaient derrière eux la lumière des rangées de colonnades, et l'ambiance tamisée du couloir lui parut tout à coup on ne pouvait plus propice aux révélations.

« Confidence pour confidence… Moi aussi, avoua-t-il un ton plus bas. Ma mère est morte lorsque j'étais très jeune et mon père ne l'a pas supporté. Il est allé la rejoindre. J'ai été élevé par mon oncle et ma tante.

-J'ai été adopté, répondit Elrond sur le même ton. »

Candaith eut le temps d'hausser un sourcil interrogateur et l'autre garçon précisa avec un demi sourire :

« Non, pas par la maison de l'Epervier. »

Candaith feignit la déception.

« Pourtant, j'aurai juré… »

Elrond haussa une épaule.

« Qu'importe. Ils ne sont plus là. Ils ont disparu pendant… la dernière guerre. Ils n'ont pas vu le nouvel Age. »

Candaith hocha gravement la tête.

« Beaucoup de braves sont tombés pendant ces jours sombres. Mon oncle et ma tante sont apothicaires, ils n'étaient pas en première ligne, et j'ai eu le bonheur de voir revenir mon écuyer de cousin. Mais combien n'ont pas eu cette chance ! Est-ce qu'il vous reste de la famille ?

-Mon frère. Il est… resté dans le sud. »

Ah. Le sud. Ce devait être le Harlindon, donc. Il lui faudrait présenter le nouveau à Issuriel également, dans ce cas. Elle aussi venait de là-bas, et un étudiant transféré de l'institut d'Harlond l'intéresserait certainement.

Les deux ellyn marchèrent quelques instants en silence. Comme ils traversaient une cour intérieure, Candaith désigna une entrée vers la droite.

« Les vestiaires se trouvent dans ce bâtiment. Si vous avez besoin de changer de tablier ou d'obtenir un équipement spécial pour une opération particulière, vous les trouverez là-bas. Je vous montrerai tout à l'heure. Le prochain bâtiment est celui des botanistes. Et celui de notre dortoir. Nous partagerons le même pendant les années de notre cycle un. J'espère que cela ne vous dérangera pas, après… »

Candaith laissa échapper un petit rire alors qu'ils s'engageaient dans un nouveau couloir.

« Après notre entrée en matière originale, dirais-je.

-C'était en effet une première conversation peu conventionnelle, admit Elrond.

-Peut-être devrions-nous repartir sur de meilleures bases. Laissez-moi me présenter à nouveau, de façon conventionnelle cette fois-ci ! »

Candaith accéléra brusquement pour dépasser son compagnon de deux ou trois pas. Il fit ensuite volte-face dans une élégante envolée de robes et de cheveux et se trouva tout sourire face à un Elrond relativement décontenancé. Portant sa main droite à son cœur, l'apprenti guérisseur s'inclina légèrement et se présenta d'une manière un peu plus correcte que ne l'avait été le début de leur conversation :

« Une étoile brille sur l'heure de notre rencontre, et ce malgré le plafond. Je suis Candaith de la maison de l'Aubier Blanc –non, ne cherchez pas, nous n'étions que de petits herboristes au service d'un vassal du Haut-Roi Fingon.

-Une étoile brille assurément, » répondit machinalement Elrond. Et il ajouta après un vague regard vers le plafond : « …Quelque part. Je suppose. »

Et Candaith se sentit bien trop satisfait de constater qu'un sourire (timide, certes, mais véritable) étirait ses lèvres. Il l'encouragea d'un geste à poursuivre et Elrond s'inclina à son tour, la main sur le cœur.

« Elrond… »

Il hésitait. Les voilà revenus à cette histoire de maison ! Enhardi par le tour qu'avait pris leur conversation, Candaith s'autorisa un regard complice.

« Inventez donc, souffla-t-il, ne serait-ce que pour la solennité du moment ! Je ne vous trahirai pas, vous avez ma parole. »

Elrond ouvrit de grands yeux, étonnamment clairs dans la demie pénombre. Il se reprit bien vite et improvisa :

« Elrond, de la maison de… l'Etoile du… Soir. Ne cherchez pas non plus, j'aime juste les étoiles. »

Candaith esquissa un sourire amusé et, d'un geste engageant, l'invita à reprendre leur route. Tout en cheminant, il lui expliqua le fonctionnement de l'Institut, l'organisation des cycles et des cours, parsemant le tout d'anecdotes ou de conseils sur les options à choisir et les maîtres de conférence à éviter. Lorsqu'il s'arrêta enfin devant la porte du dortoir, le pauvre Elrond fronçait les sourcils en se demandant probablement quel était le lien entre maître Dorollin, le pied bancal de la troisième table de la Salle du Savoir et les stages de pratique des différentes formes de saignées, et qu'est-ce que les somnifères pouvaient bien venir faire dans tout cela. Le prenant en pitié, Candaith se hâta de conclure :

« Mais dans l'immédiat ne vous inquiétez pas de tout cela. Vous commencez demain ? Je vous montrerai où les professeurs affichent nos emplois du temps, mais tant que vous ne vous inscrivez pas dans des options particulières vous pouvez vous contenter de me suivre. Il n'y en a pas beaucoup en deuxième année. Toujours plus qu'en première, vous me direz, mais… Le tronc commun était aussi étendu, à Harlond ? »

Elrond haussa les sourcils, de toute évidence étonné.

« Je n'en ai aucune idée.

-Vous n'avez pas fait votre première année à Harlond ? »

Elrond secoua la tête, et Candaith se fit violence pour ne pas gratter la sienne de confusion. Celle-ci devait se lire sur son visage, car son nouveau camarade se sentit obligé de préciser :

« J'avais commencé ma formation en Beleriand, auprès de guérisseurs des camps militaires. Après la submersion, j'ai suivi mon frère dans le sud et… J'aurais du revenir il y a plus d'un mois, pour les inscriptions et le début des cours, mais les tempêtes des dernières semaines ont empêché mon bateau de prendre la mer. Maître Thavroniel a eu la gentillesse d'accepter ma candidature tardive.

-En deuxième année ? »

Le nouveau ne répondit pas. Il recommençait à tripoter sa chevalière, planté au milieu du couloir qui bifurquait vers les serres, s'appliquant à éviter son regard. Candaith profita de ce qu'il ne le regardait pas pour plisser les yeux, pensif. Il tourna la poignée et ouvrit la porte sans un bruit.

« Vous devez avoir un bon niveau, observa-t-il en s'effaçant pour laisser le nouveau passer devant lui.

-Celui d'un deuxième année, fit Elrond. »

Il n'ajouta rien, et Candaith se garda de faire le moindre commentaire. Tous deux pénétrèrent dans le dortoir. Il n'avait rien de luxueux, mais le parquet ciré, les boiseries des murs et la petite cheminée qui se dressait entre deux fenêtres contre le mur du fond lui conférait un petit quelque chose que l'apprenti guérisseur ne pouvait que qualifier de chaleureux. Dans les quatre angles, quatre lits agrémentés de leur quatre coffres et surplombés par quatre étagères suspendues aux murs, quatre secrétaires jouxtant quatre petites bibliothèques et accompagnés de quatre tabourets. Des paravents permettaient de séparer la pièce et d'offrir un semblant d'intimité à chacun de ses occupants, mais ils étaient pour le moment repliés contre les murs. Dans celui de gauche s'ouvrait une porte donnant sur la salle d'eau.

« Penglir avait insisté pour que nous prenions la chambre avec la cheminée, expliqua Candaith. Il y fait griller des châtaignes, quand nous avons le temps d'en cueillir. …D'où l'odeur, précisa-t-il en pinçant le nez. »

Elrond regardait autour de lui avec intérêt et Candaith lui laissa quelques instants pour se familiariser avec son nouveau décor. Son attention se porta successivement sur les quatre lits. Des draps sensiblement identiques les habillaient, et ils étaient fait du même bois, mais là s'arrêtait leur ressemblance. Le premier, à gauche de la porte d'entrée, était impeccablement fait : on l'aurait cru plié au carré. La bibliothèque et l'étagère étaient recouvertes de tablettes de cire et de rouleaux, d'autres s'étalaient sur le bureau dans ce qui s'apparentait à un classement. Un nécessaire à écriture était soigneusement aligné sur le bord du secrétaire, mais son propriétaire avait négligé de refermer l'encrier. Un croquis de l'articulation du genou dépourvu de légende avait été placardé au mur. De l'autre côté, à droite de la porte, le second lit de la chambre offrait un paysage de désolation. Les draps, repoussés par quelque dormeur réveillé au dernier moment, n'avaient pas été remis en place. Le coffre ouvert laissait entrevoir un savant entassement de vêtements plus ou moins bien pliés –la manche d'une tunique rejetée à la hâte tachait de s'en échapper. Quelques traités de médecine s'entassaient dans la bibliothèque. Deux casses têtes en bois sombre, inachevés, leur faisaient office de presse livre. Un troisième, à peine commencé, trônait sur le secrétaire ouvert parmi les tablettes couvertes de notes et les boîtes de biscuit vides.

Une montagne de coussins et un couvre-lit moelleux habilement disposés avaient transformé le troisième lit, celui à droite de la cheminée, en un sofa confortable. L'étagère qui en surplombait la tête supportait un élégant service à thé à l'usage fréquent, si l'absence de poussière sur les tasses et la théière de porcelaine devait en être témoin. Une boîte à thé et des sachets de plantes à infuser occupaient le plateau supérieur de la bibliothèque. L'étage inférieur comportait quelques ouvrages anciens en plus ou moins bon état, et nombres de tablettes de cire organisées dans un semblant d'ordre. Du matériel de soin et des ustensiles rangés dans des boîtes de tissu ciré encombraient l'étage le plus bas de la bibliothèque. Sur le mur, un poème calligraphié sur une longue feuille de vélin était affiché au dessus du secrétaire fermé. Un foulard et un gilet traînaient sur le siège. Candaith hésita un instant à aller les ranger dans son coffre –il avait fait suffisamment mauvaise impression sur le nouveau comme cela. Puis son regard tomba sur le chaos du lit de Penglir, et il renonça.

Le dernier lit était inutilisé. Un anneau comportant une seule clé était posé sur l'un des oreillers. Les étagères de la bibliothèque étaient aussi vides que celle accrochée au mur, le secrétaire ou le coffre. Aucune décoration n'égayait ce coin de la pièce. Candaith le désigna et expliqua :

« Votre nouveau chez vous. Aglanen l'occupait l'année dernière, mais il a quitté la formation il y a deux mois : il s'est rendu compte qu'il préférait les mathématiques à la biologie. Le lit-sofa est le mien, celui qui est bien fait appartient à Toronn et celui qui ne ressemble à rien à Penglir –il a eu du mal à se lever ce matin. »

Elrond haussa un sourcil amusé en réponse à celui de Candaith. L'apprenti guérisseur poursuivit :

« Voulez-vous que je vous laisse quelques instants pour vous installer ? Je dois assister au cours de maître Nestahir sur les propriétés de la salive, cela vous laissera le temps d'apporter vos affaires. Après quoi je vous introduirai à nos référents de cycle… puis je vous montrerai la bibliothèque. Après l'effort, le réconfort ! Qu'en pensez-vous ? »

Le nouveau réfléchit un instant avant d'hocher lentement la tête.

« Ça me semble être une bonne idée. Pourriez-vous seulement… »

Il esquissa un petit sourire contrit.

« Pourriez-vous me reconduire à l'entrée des Maisons de Guérison, je vous prie ? …Je crains de m'égarer si vous me laissez déambuler seul dans ces couloirs.

-Le sort tragique de tous les nouveaux étudiants, ici, s'amusa Candaith. »

Il alla saisir la clé solitaire trônant sur l'oreiller du lit nouvellement attribué à Elrond et revint la tendre à ce dernier.

« Tenez, la clé de la porte. Le mécanisme a tendance à se gripper quand le temps est humide, alors n'hésitez pas à forcer un peu s'il vous résiste. Venez, suivez-moi, je vous ramène à l'entrée. Pour votre retour avec vos possessions, débrouillez-vous pour trouver un assistant quelque part et dites-lui que vous partagez ma chambre, il saura vous guider… ou vous rediriger vers quelqu'un qui le pourra.

-Entendu, fit simplement Elrond. »

Il considéra la clé pendant quelques secondes, la soupesant dans sa main, comme s'il cherchait à en éprouver la réalité. Puis il releva les yeux, souriant doucement, et les attacha pour la première fois, longuement, à ceux de Candaith… qui en resta bouche bée : sous les sourcils sombres scintillait un éclat céleste qui illuminait le regard d'argent de l'autre Noldo. Son nouveau camarade avait capturé le ciel étoilé au fond de ses yeux gris.

L'Etoile du Soir, se rappela Candaith. Elrond de l'Etoile du Soir. Et il s'exclama :

« En vérité mon ami, vous n'auriez pas pu vous choisir de meilleur nom ! »

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J'ai un peu tardé à poster ce chapitre. Bon, en fait, c'était prévu que je poste ce chapitre cette semaine, et un autre petit truc la semaine dernière mais voilà, on a eu plusieurs grosses journées au boulot à cause du retour du confinement et j'étais trop fatiguée le soir pour écrire. Donc rien le week-end dernier, j'en suis désolée. Et je n'ai pas posté ce chapitre vendredi parce que… j'ai oublié. Nope, aucune excuse pour le coup, j'ai juste passé mon week-end sur des jeux vidéos xD Terrible, je sais.

J'espère que ce chapitre aura su vous divertir un peu. Merci d'avoir pris le temps de lire ! On se retrouve soit la semaine prochaine sur je ne sais pas trop quoi si j'ai le temps d'écrire, soit dans deux semaines sur la suite de cette histoire-ci ! Bonne soirée !

Kemeri : Hello ! Ahah, les suites arrivent "relativement" vite parce qu'elles sont déjà rédigées en fait :D Contente de voir que cette histoire continue de t'intéresser, j'espère que ça sera encore le cas après ce chapitre ! Ciao !