Je suis vraiment désolé mes chers lecteurs pour l'immense attente que vous avez dû faire. J'ai pris un retard énorme et les circonstances ont fait que je n'étais pas dans ma meilleure période pour écrire aussi je vous remercie infiniment de me lire et de me laisser des reviews car c'est en les relisant que j'ai réaliser à tel point il fallait que je me bouge les fesses pour écrire. ^^ Alors j'espère que vous apprécierez ce chapitre qu'il est vrai j'ai mis beaucoup, beaucoup de temps à écrire. Je dis aussi un gros merci à helena, Claude, Guest, Mimija, marie, Elsa et sad33 que je n'ai pas pu remercier par PM comme les autres. Voilà gros gros bisous et bonne lecture.

Disclaimer : Tous les personnages actuels appartiennent à la grande et géniale Jane Austen.

Chapter 2 : Disputes pré-maritales

Quelques jours avant son mariage, un matin, Jane vint trouver Elizabeth. Voyant l'air légèrement inquiet de sa sœur, celle-ci lui demanda aussitôt :

- Jane, que se passe-t-il ? Tu as l'air toute pâle. Il y a-t-il un problème avec Kitty ? Mary ? Maman ? Papa ! Ou les préparatifs du mariage ? proposa-t-elle voyant que sa sœur n'osait pas parler.

- Non il ne s'agit de rien de cela … Oh Lizzie ! J'ai repensé à ce que Maman avait dit … tu sais … pour la nuit de noce …

Le beau visage de Jane semblait torturé par la peur et elle se tordait les mains d'inquiétude.

- Chère Jane ! Tu aimes Mr Bingley et lui t'aime également. Tu as juste à lui faire confiance, te blesser n'est aucunement dans ses intentions alors quoiqu'il fasse je suis certaine qu'il le fera avec douceur.

Elizabeth, après ce long discours adressé plus à elle-même qu'à sa sœur, pris Jane dans ses bras pour la rassurer.

- Maman fait paraître cela terrifiant mais observe bien que nous sommes cinq alors cela ne l'a pas tant terrifié que cela ! plaisanta Elizabeth ce qui réussit à faire sourire Jane.


La plupart des invités étaient maintenant arrivés. Le colonel Fitzwilliam s'était présenté la veille accompagné de Georgiana et de Mrs Annesley, d'un ou deux amis de Darcy et de quelques connaissances de Bingley. Le comte Fitzwilliam, frère de la défunte Mrs Darcy et de Lady Catherine et père du colonel était en voyage avec son épouse Fanny et leur fils aîné, le vicomte Philip et son épouse, la vicomtesse Harriet n'avaient pu répondre positivement à l'invitation car leurs deux enfants étaient souffrant ainsi le colonel Fitzwilliam serait le seul représentant de cette branche familiale au mariage. Tous résidaient à Netherfield qui malgré sa grande taille était presque plein à craquer. Les Bennet avaient quant à eux, accueillis les Gardiner et leurs quatre enfants à Longbourn et les Wickam étaient arrivés avec une semaine d'avance. Elizabeth ne pouvait s'empêcher de penser que cette surprise était dû à leurs désagréments financiers. Le reste de leurs amis et connaissances avait pris leurs quartiers dans les auberges de Meryton. Mr Collins ainsi que sa « chère Charlotte », étaient attendus dans l'après-midi à Lucas Lodge. Lady Catherine ne les avait bien-sûr pas accompagné car ce mariage était pour elle une souillure infligée à Pemberley. Anne n'avait guère eu le choix et s'était contenter de se ranger en silence du côté de sa mère. Cela chagrinait d'ailleurs Darcy qui éprouvait tout de même de l'affection pour sa cousine mais au moins, il n'aurait pas à supporter les remontrances de sa tante et souhaitait préserver autant que possible Elizabeth de celle-ci.


Mr Collins et Charlotte arrivèrent à Longbourn accompagnés des Lucas pile pour l'heure du thé alors que les sœurs Bennet - grâce au temps clément – jouaient dans le parc avec les enfants Gardiner. Ils furent reçus par Mrs Gardiner car Mrs Bennet se reposait à l'étage à cause de ses nerfs et Mr Bennet se trouvait dans la bibliothèque avec son beau-frère.

- Je suis navrée de vous accueillir seule, fit-elle avec un sourire contrit, mais Mrs Bennet se repose à l'étage, nos maris se trouvent en grande discussion je ne sais où et mes nièces sont dans le parc.

- Ne soyez pas désolé ma chère madame, répondit Mr Collins à la place des Lucas. Vous devez être Mrs Gardiner, la tante de mes belles cousines.

- En effet, fit-elle les yeux ronds de découvrir pour la première fois ce drôle de personnage dont lui avait tant parlé ses nièces.

Il allait continuer en citant sa bienfaitrice mais il fut empêché à temps par Charlotte qui émit l'idée de saluer les filles de la maison. Mrs Gardiner envoya Sarah pour faire descendre Mrs Bennet et demanda à Mrs Hill d'aller chercher les sœurs Bennet ainsi que ses propres enfants. Sir William et Lady Lucas ainsi que leur fille Maria qui étaient resté en retrait lorsque Mr Collins avait pris la parole de peur de fâcher leur gendre, saluaient à présent avec animation les femmes Bennet qui venaient de faire leur entrée. Mrs Bennet se mit aussitôt à discuter avec Lady Lucas du mariage tandis que Maria prenait part aux jeux des enfants avec Kitty et Mary et que Charlotte serrait dans ses bras Elizabeth tout en discutant avec elle, Jane et Mrs Gardiner. Alertés par le bruit de toutes ces discussions, Mr Bennet et Mr Gardiner sortirent de la bibliothèque pour saluer ces dames ainsi que Sir William. Mr Bennet l'invita à se joindre à eux et se sentit obligé de proposer la même chose à Mr Collins qui accepta avec enthousiaste, curieux de voir le nombre d'ouvrage « correct » que contenait la bibliothèque. Charlotte et Elizabeth s'assirent dans un coin et Jane et leur tante crurent bon de les laisser seules.

- Comme tu as l'air épanouie Charlotte ! s'exclama Elizabeth en regardant le visage radieux de son amie.

- Toi aussi tu as l'air heureux. Je suis si contente pour toi. Tu as réussi à rester fidèle à tes principes après tout. Oh Lizzie ! J'attendais de te voir pour te le dire car je refusais de te l'apprendre par écrit malgré les insistances de mon époux mais… J'attends un enfant !

- Oh Charlotte c'est merveilleux ! Je te félicite ! Cela fait-il longtemps ?

- Trois mois ce mois-ci selon le docteur.

Maintenant qu'elle savait la nouvelle, Elizabeth parut seulement remarquer les légères rondeurs qui commençaient à apparaître sur le ventre de Charlotte.

- J'aurais aimé que tu sois la marraine mais mon mari a décidé d'en faire la demande à Lady Catherine… fit Charlotte avec un sourire gêné.

- Ne t'en fais pas, cela ne m'empêchera pas de m'en occuper lorsque nous nous verrons, ria Elizabeth.

- Mais j'aurais aimé te rendre la pareille puisque je suis ta demoiselle d'honneur…

- Je n'ai pas besoin d'avoir des preuves de ton amitié Charlotte, dit gravement Elizabeth en voyant que son amie paraissait vraiment dérangé par le fait qu'elle ne soit pas la marraine. Tu devrais le savoir depuis le temps que nous sommes amies.

- Oui, excuse-moi Lizzie mais avec tous ces évènements, je suis un peu fatiguée et je me sens plus affectée pour de petites choses, s'excusa Charlotte.

Elizabeth compatit avec elle et bientôt, il fut l'heure de rentrer à Lucas Lodge.


Les derniers jours avant le mariage ne furent pas de tout repos ni à Longbourn ni à Netherfield. A Longbourn, régnait une cohue terrible et la présence de Lydia n'y était pas étrangère. Celle-ci, non-contente de se faire recevoir avec une semaine d'avance en terrain conquis, paradait dans toute la maisonnée avec son alliance comme trophée et faisait toute sorte de caprice. Ce qui avait eu le don d'exaspérer Lizzie, Jane malgré elle et à leur plus grand étonnement, Kitty comme elles avaient pu le voir lors d'une dispute entre les deux sœurs qui s'entendaient à merveille auparavant. Elizabeth et Jane rentraient alors de promenades quand des cris se firent entendre. Elles se précipitèrent dans le hall pour voir de quoi il s'agissait, sans réellement s'inquiéter.

- Lydia, rend-moi mon chapeau !

- Pas question ! Tu es ma sœur j'ai bien le droit de te le prendre !

Jusque-là cela n'avait surpris ni Jane ni Lizzie mais ce qui avait suivi les avait fortement étonné de la part de Kitty.

- Tu es peut-être ma sœur, mais depuis que tu es mariée, plus rien ne semble exister à tes yeux ! Nous ne sommes pas des objets que tu peux prendre comme bon te semble ni tes serviteurs à l'écoute de tes moindres caprices !

- Oublies-tu que je suis mariée ? C'est moi maintenant la femme la plus importante de la maison, répliqua Lydia d'une voix hautaine.

- Tu ne sais même plus ce que tu dis ! Tu n'habites même plus ici et dois-je te rappeler que ta présence est dû au fait que nos sœurs se marient ? Ce n'est donc pas toi qui es à l'honneur mais bien elles deux. Alors cesse de nous prendre de haut comme si tu étais une duchesse ! s'écria Kitty qui en avait plus qu'assez du comportement de sa sœur préféré, qu'elle ne comprenait plus.

- Ne réagis donc pas comme cela, quelle chance tu auras de pouvoir rester vieille fille aux côtés de Mary et de ses sermons dans cette maison ! répondit méchamment Lydia, blessé et ne sachant pas comment se défendre. Tiens ! Le voilà ton chapeau !

Elle monta à l'étage en courant, laissant Kitty seule dans le hall avec sa rancœur et sa tristesse de voir sa sœur s'éloigner d'elle. Jane et Elizabeth, qui n'avait rien perdu de la conversation, s'approchèrent doucement de Kitty et la prirent dans leur bras.

- Tu sais Kitty, Lydia restera toujours Lydia et cela tu ne peux le changer, lui dit doucement l'aînée. Mais je crois tout de même que tes paroles l'ont blessée…

- Oui, je pense qu'elle ne s'attendait pas à recevoir de telles foudres de ta part. Mais en même temps il faut bien que quelqu'un la remette à sa place. Je sais bien que cela te fais de la peine qu'elle se comporte de la sorte mais rien ne pourra la faire changer - tu le sais aussi bien que nous - alors ne te fais plus d'illusions… ajouta Elizabeth

- J'essaie, mais ce n'est pas quelque chose de facile après avoir été si proches pendant tant d'années… Parfois j'ai peine à croire qu'il s'agit de ma sœur…

- Allez, ne te chagrine pas plus...

- N'oublie pas que nous sommes tes sœurs nous aussi. Jane, que dirais-tu de l'idée que nous lui trouverions un mari ? ria Elizabeth.

- Oh mais c'est une idée exquise, ma chère Lizzie, répondit Jane en se prenant au jeu de sa sœur sous le regard mi- surpris mi- horrifié de Kitty.

Les deux aînées se tournèrent vers la plus jeune et éclatèrent de rire.

- Kitty ! Ne fais donc pas cette tête-là ! Lizzie plaisantait !

- Je m'en doute effectivement, sourit Kitty gênée de sa propre naïveté. Maman finira bien par s'en charger de toute manière…

- Oui je ne me fais pas de souci pour toi…

- Allez, rentrons, j'ai promis à Maman de lui faire la lecture, dit Jane.

- Je vous rejoindrais, je suis bien dehors, fit Elizabeth, laissant ses deux sœurs pénétrer dans la maison.

La jeune fille marchait lentement dans le jardin quand elle fut dérangée dans sa solitude par Mr Wickam qui l'interpella. Elle se retourna et vit son beau-frère arriver vers elle.

- Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle. Il y a un problème ?

- Non, je désire simplement faire quelques pas avec vous.

Elizabeth se retint de lui dire qu'elle, ne le désirait pas le moins du monde et elle continua à marcher sans un mot.

- Pensez-vous être heureuse avec Mr Darcy ? demanda soudainement Wickam.

- Parfaitement, répondit sèchement Elizabeth. Pourquoi cette question ?

- Oh, je ne voulais pas vous blesser… C'est qu'il me paraît étrange que Darcy change d'attitude alors j'ai peur que vous ne viviez avec quelqu'un de trop orgueilleux et méprisant vu votre caractère…

- Votre sollicitude me touche mais bien que cela ne vous regarde en rien, je puis vous assurez que moi et Mr Darcy partageons des sentiments l'un pour l'autre, répliqua Elizabeth en contenant sa colère.

- Bien, fit simplement Wickam.

- Mais puisque nous parlons de bonheur conjugal, puis-je me permettre de vous demander comment se passe votre vie à Newcastle avec Lydia ?

- Euh très bien merci, hésita Wickam prit au dépourvu par la question d'Elizabeth. Votre sœur est toujours aussi enthousiaste et met beaucoup de cœur à s'occuper de notre foyer.

- J'en suis très heureuse.

- D'ailleurs, en parlant de foyer, je ne sais si votre sœur vous en a parlé mais nous aurions besoin…

- Je vous arrête là tout de suite Mr Wickam. Je pense que mon fiancé en a déjà assez fait pour vous il me semble.

- Faites-le au moins pour votre sœur, vous n'aurez qu'à envoyer un peu d'argent de temps en temps en prenant sur votre casette personnelle si vous ne voulez pas en informez votre futur époux.

- En effet, je n'en ai pas l'intention. Et il est inutile de m'expliquer la marche à suivre, je n'ai pas l'habitude de faire ce que je n'ai pas envie de faire. Je sais très bien que Lydia est ma sœur mais il faut aussi qu'elle apprenne à se prendre en main. De plus, je trouve très mal placé que vous veniez me voir pour une telle raison alors que je ne suis même pas encore mariée. Vous me parlez de finances Mr Wickam, mais vous oubliez que je ne suis qu'une femme… fit Elizabeth, un sourire ironique aux lèvres en s'éloignant vers Longbourn, laissant son beau-frère méprisable en plein milieu de l'allée.

A Netherfield, l'ambiance n'était pas aux disputes mais l'effervescence qui y régnait était la même, surtout depuis l'arrivée des invités. Darcy avait été très heureux de retrouver sa sœur pour un tel évènement, l'avait été encore plus lorsqu'il l'avait regardé converser avec Elizabeth et n'avait plus eu de doutes quant à l'affection que se portaient mutuellement les deux jeunes femmes. La présence des amis de Bingley et Darcy leur avait permis d'aller souvent à la chasse, loisir qu'appréciaient les deux hommes, tout en évoquant les années passées à l'université. Caroline, fidèle à elle-même, en bonne aguicheuse, tentait d'amadouer sans succès ces messieurs, sous les yeux ahuris de Georgiana et désapprobateurs de Mrs Annesley. Quand elle ne cherchait pas un mari, Caroline préparait avec l'aide de Louisa, Georgiana et sa dame de compagnie, la réception qui allait avoir lieu à Netherfield pour le mariage de son frère et de Darcy, et ce bien à contrecœur même si elle ne parlait quasiment plus à Mr Darcy depuis l'instant où il l'avait remis à sa place lors de la promenade dans le parc de Netherfield. Elle ne disait rien mais n'en pensait pas moins et sa rage fut à son comble lorsqu'elle entendit une conversation entre Darcy et sa sœur, tout à fait par hasard en passant devant la porte entrebâillée de la bibliothèque :

- Fitzwilliam, je suis tellement heureuse pour toi et Elizabeth ! C'est tout à fait la femme qu'il te fallait...

- Je suis très heureux de te l'entendre dire. J'avais peur que tu ne l'apprécie pas à sa juste valeur...

- Oh nous avons parlé musique, s'enthousiasma Georgiana. Nous avons l'intention de faire un duo lorsque nous serons à Pemberley. Je suis persuadée que vous serez les plus heureux du monde Fitzwilliam !

- Je l'espère aussi Georgiana, c'est mon vœu le plus cher.

A l'écoute de cette conversation, Caroline ne put s'empêcher de ressentir en elle une rage immense. Qu'à cela ne tienne, elle n'épouserait peut-être pas Mr Darcy mais Londres regorgeait de bons partis pour elle. Elle s'éloigna donc satisfaite mais avec une pointe de rancœur tout de même...


La veille de leurs mariages, Jane et Elizabeth étaient toutes deux assises dans leur lit à parler à voix basse pour ne pas réveiller toute la maisonnée, savourant leurs derniers moments de jeunes filles célibataires et surtout le dernier soir qu'elles passeraient ensemble dans cette chambre qu'elles partageait depuis plus de vingt ans. Elizabeth repensa aux dernières semaines et se rendis compte qu'elle n'avait touché mot à Jane de son malaise vis-à-vis de son mariage et des propos de Mis Bingley alors que sa sœur aurait dû être la première informée.

- Jane… il faut que je te parle de quelque chose que j'aurais dû te dire depuis quelques temps surtout que j'en ai parlé à Mr Darcy et à notre père.

Jane écouta attentivement sa sœur.

- Oh Lizzie ! Pourquoi ne m'en as-tu pas parler ? lui reprocha-t-elle. Et maintenant, ce malaise est-il parti ?

- Je le crois. Mais, je n'ai pas voulu t'inquiéter avec ces histoires alors je me suis tournée vers Mr Darcy puis notre père, pour avoir son avis.

- J'avais compris depuis quelque temps que l'amitié qui nous liait avec Caroline était peut-être bien moins forte qu'avant et que l'affection que je lui avais porté était peut-être trop grande pour qu'elle la mérite...

- Je suis heureuse de te l'entendre dire.

- Mais il est évident que notre relation ne sera plus la même puisque nous serons belles-sœurs, mais je ne doute plus de son hypocrisie et de sa méchanceté passagère.

Ces dernières paroles firent sourire Elizabeth.

- Heureusement que c'est toi que Mr Bingley a choisi car je te laisse volontiers Miss Bingley, confessa-t-elle, les faisant rire toutes les deux.

Les jeunes filles entendirent un craquement dans le couloir et bientôt un léger toquement se mit entendre derrière la porte. Les deux soeurs se turent et l'on vit la tête de Mrs
Gardiner dans l'embrasement de la porte.

- Puis-je entrer mes chères nièces ? chuchota-t-elle.

- Bien-sûr ma tante, fit Elizabeth en se levant pour lui ouvrir complètement la porte.

- Je ne parvenais pas à dormir alors pour ne pas réveiller tout le monde, je suis allée chercher moi-même un verre de lait à la cuisine et en remontant j'ai vu qu'il y avait de la lumière. Alors je me suis permis d'entrer. Etes-vous tracasser pour demain ?

- Oh, seulement impatiente, sourit Lizzie.

- Je crois que Jane n'est pas de ton avis.

La concernée rougit légèrement et prit la parole.

- C'est que malgré tes efforts pour me rassurer Lizzie ... Je ne me suis pas encore totalement réconcilier avec la nuit de noce... essaya de plaisanter Jane.

- Jane qui fait de l'esprit ! Effectivement, je ne t'ai pas assez rassuré ! ria Elizabeth.

Puis reprenant son sérieux :

- A vrai dire, mes paroles visaient aussi à me rassurer moi-même et je dois dire qu'elles n'ont pas fonctionné non plus.

Mrs Gardiner s'assit entre Jane et Elizabeth et prit leur main dans chacune des siennes.

- Eh bien… commença-t-elle. J'avais l'intention de parler avec vous à propos de cela, ayant remarqué que les paroles de ma belle-sœur n'étaient pas tout à fait adaptées. La seule solution était d'en parler avec vous demain matin, malgré le fait que je trouvais ça un peu « rude » avant la cérémonie mais maintenant semble le moment tout indiqué !

Le fait que leur tante se proposa de les rassurer et de les « instruire » sur ce geste « capital », amorça chez Jane et Elizabeth un immense soulagement. Les trois femmes discutèrent jusqu'à tard dans la nuit. Mrs Gardiner se montra très douce et compréhensive et se fit très délicate dans ses paroles ce qui acheva de convaincre les deux sœurs que la nuit de noce n'était pas une chose si horrible que cela aux dires de Mrs Bennet. Sans compter qu'il ne s'agissait pas de mariages de raison mais bel et bien de mariages d'amour comme le fit si justement remarquer leur tante. Elle les quitta sur les coups de deux heures et chacune pu enfin dormir sereine quant à l'évènement imminent…


- Kitty avez-vous perdu la tête ? s'exclama Mrs Bennet d'une voix stridente dans la chambre voisine de Jane et Elizabeth.

Celles-ci étaient réveillées depuis un petit moment par l'enthousiasme grandissant de leur mère mais elles avaient préféré rester au calme quelques instants avant la tempête. Elles se regardèrent, amusées à l'écoute de cette scène qu'elles ne revivraient sans doute jamais et tendirent l'oreille.

- Sortez immédiatement de votre lit jeune fille ! Croyez-vous que nous ayons suffisamment de temps pour pouvoir jouer les paresseuses ?! Voulez-vous donc empêcher vos sœurs de se marier ?! Mary ! Où sont passé vos rubans ? Hâtez-vous de les trouver ! Kitty, seigneur ! Levez-vous et allez sonner Sarah pour qu'elle s'occupe de vous mais surtout qu'elle ne s'attarde pas car ce sont Jane et Lizzie qui doivent être les plus belles ! D'ailleurs, où sont-elles ? Ne sont donc t-elles pas encore réveillées ? Que Dieu nous protège ! Allons-nous réussir à être à l'heure ?!

En entendant ces paroles, Jane et Elizabeth surgirent de leur lit en pouffant de rire et commencèrent à peigner leurs cheveux avant que leur mère ne fasse irruption dans leur chambre. Ce qui ne tarda pas à arriver. La porte s'ouvrit en grand et la luminosité du couloir entra dans la pièce.

- Oh mes chères filles ! N'est-ce pas merveilleux ?! Je n'en reviens toujours pas de la chance que vous avez ! Kitty ! l'interpella Mrs Bennet alors qu'elle passait dans le couloir. Allez donc réveiller Lydia et Mr Wickam et demandez à Mary quelle vérifie que les Gardiner sont levés. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être en retard ! Et coiffez-vous pour l'amour de Dieu ! Vous ne voulez quand même pas nous faire honte à l'église ?! Seigneur nous n'allons jamais être prêtes avant la cérémonie !

- Bonjour Maman, firent en chœur Jane et Lizzie.

- Oh venez que je vous sers dans mes bras ! Voyons, où sont passé vos robes de mariée ? Ah oui, derrière le paravent !

Mrs Gardiner fit son entrée suivit de ses deux filles et de Mary.

- Oh ma sœur ! N'est-ce pas un jour magnifique ?! Aidez-moi donc à apprêter Jane et Lizzie. Mary emmenez vos cousines avec vous et allez tout de suite chercher Sarah. Où diable donc se trouve Kitty ?! Est-elle coiffée au moins ?

- Elle aide Lydia à se préparer et Sarah s'est occupée de ses cheveux. Je vais la chercher tout de suite, fit-elle en ressortant dans le couloir accompagnée des deux petites filles.

- Mr Bennet et Mr Gardiner sont avec Mr Wickam et mes deux jeunes fils dans la bibliothèque ainsi toute la gente féminine de la maison a colonisé l'étage, plaisanta Mrs Gardiner.

- Dites plutôt qu'ils ont eu peur d'entendre parler chiffons, coiffures et bijoux ! ria Elizabeth en même temps qu'elle revêtait sa robe avec l'aide de sa tante tandis que sa sœur faisait de même avec leur mère.

L'arrivée de Sarah pour coiffer les deux futures mariées aurait pu être discrète si elle n'avait été accompagnée de Lydia, toujours aussi exubérante et sans gêne, de Kitty avec qui elle venait se disputer pour une histoire de coiffure, de Mary et des deux filles Gardiner, Camilla et Alice, âgées respectivement de huit et six ans. Venait s'ajouter également, Anna, la femme de chambre de Mrs Gardiner, pour prêter main forte à Sarah. Les deux femmes de chambres s'approchèrent des deux futures mariées pour s'occuper de leurs coiffures qui pour l'occasion seraient plus sophistiqués que lorsqu'elles sortaient habituellement aux bals des voisinages. Alors que les premières boucles apparaissaient dans leur chevelure, au milieu du brouhaha de toutes les personnes présentes dans la pièce qui était subitement devenu trop petite, Lydia prit la parole :

- Ah présent vous voilà riches mes chères sœurs et heureuses que moi avec mon cher Wickam ! s'exclama-t-elle d'une voix rêveuse tout en tourbillonnant autour de ses sœurs aînées alors que celles-ci s'apprêtaient. J'espère que vous penserez à moi, vous Jane, une fois à Netherfield et vous Lizzie, une fois à Pemberley. Je suis certaine que je rendrais toutes mes amies jalouses lorsque je leur dirais que je suis invitée chez les Darcy de Pemberley en compagnie des Bingley ! Il faudra aussi que vous m'invitiez à Londres pendant la Saison ou je risque de m'ennuyer à mourir à Newcastle…

Le discours de Lydia jeta un froid dans la pièce, laissant Jane et Elizabeth mortifiées mais heureusement, Mrs Bennet, trop occupée à converser avec sa belle-sœur, n'avait pas le moins du monde prêté attention au discours de sa fille et ne put renchérir. Jane, prudente, fut la première lui répondre :

- Tu sais Lydia, nous serons sûrement très prises par nos obligations de maîtresses de maison… Au début… ajouta-t-elle pour éviter que sa jeune sœur ne prenne mal ses paroles.

- Oh cela ne vous empêchera pas de penser à moi, répliqua Lydia d'un ton décidé. Et je suis sûr que mon cher Wickam ne serait pas contre un petit supplément…

- Lydia ! s'exclama Elizabeth. Ne crois-tu pas que nous avons assez fait de choses pour toi ?! Ainsi que pour ton mari ?!

- Oh mais qu'est-ce que mille livres en moins pour la future Mrs Darcy ou Mrs Bingley ? Bientôt vous serez riches toutes les deux, quoi de plus normale que de partager un peu de votre fortune avec votre petite sœur ?

- Lydia ! Il suffit ! Ne sois donc pas ingrate ni insolente ! s'emporta Elizabeth, révoltée par le comportement de sa sœur. Crois-tu réellement que nous, tes propres sœurs, te laisseront dans la misère ?!

Cette fois Mrs Bennet ne garda pas le silence.

- Voyons Lizzie, comment pouvez-vous dire que Lydia est insolente ? Et ingrate en plus ? Quand on sait que c'est à cause d'un certain gentleman – aussi riche soit-il – que ma fille risque d'être dans le besoin…

- Maman ! Il ne s'agit pas de cela, s'exclama Jane pour une fois, avant que Lizzie ne réprimande sa mère pour l'allusion faite à Mr Darcy. Nous aiderons Lydia autant que nous le pourrons, seulement ce sera aussi avec le bon-vouloir de nos époux même si je n'en doute pas, assura-t-elle avec douceur calmant les inquiétudes de l'une et les désirs de l'autre.

- Mes chères enfants, je crois bien qu'il est temps pour nous de nous rendre à l'église ! s'exclama Mrs Gardiner, détendant une bonne fois pour toute l'atmosphère de la pièce. Nos maris y sont très certainement déjà ainsi que le reste des invités !

- Oh mes chères filles ! Que vais-je devenir sans vous ? s'écria Mrs Bennet tout en descendant les escaliers, précédée et suivie par toutes les femmes de la maison.

- Mais tout ira bien Maman ! Vous aurez Kitty et Mary avec vous.

- Jane a raison, renchérit Elizabeth alors qu'elle s'installait avec sa sœur dans la voiture.

Celle-ci était à présent pleine à craquer. Jane et Elizabeth avaient été les premières à monter, se glissant à l'extrémité pour froisser leurs robes le moins possible. Avaient suivi Mrs Gardiner et Mary qui dût prendre Alice sur ses genoux puis enfin la petite Camilla, Mrs Bennet ainsi que Kitty et Lydia. Le voyage ne fut pas des plus confortables mais Jane et Elizabeth n'avaient qu'une chose en tête, échangeant des regards, des étoiles plein les yeux, étrangères au brouhaha qui avait repris dans la voiture. Kitty et Lydia discutaient des dernières modes en rêvant aux toilettes que porteraient leurs sœurs aînées, Mrs Gardiner parlait avec Mary en jouant gentiment avec ses deux filles et Mrs Bennet se mêlait aux deux conversations alors que les deux futures mariées ne disaient que des brides de mots lorsqu'on leur adressait la parole, la gorge nouée à la fois par l'appréhension et l'excitation. Mais bientôt l'église de Meryton fut en vue et les paroles cessèrent de fuser dans tous les sens, laissant place à l'impatience…

Alors quel est le verdict ? Ne me tapez pas trop fort s'il vous plaît :p Tout ceux qui follow mon histoire, n'hésitez pas à me donner votre avis et vos impressions par reviews, ne restez pas muets ! :p Un avant goût du prochain chapitre qui j'espère sera posté plus rapidement :

Chapter 3 : Tout le bonheur du monde (le titre est susceptible de changer)

Darcy était fébrile. La plupart des invités étaient présent et assis dans l'église, seul quelques uns continuaient encore à arriver. Mais aucune trace d'Elizabeth ni de Jane. Et si jamais Lizzie ne voulait plus l'épouser à cause de ses appréhensions ? Il avait pourtant tout fait pour la rassurer...

Hihi, à bientôt pour la suite.

Sissi-Gina

Ps : Pour les anonymes (pas membres du site) j'ai créé une page Facebook Fanfiction Quand les oiseaux s'envolent pour suivre l'actualité de ma fiction (publication, etc...) et même pour ceux qui ont un compte peuvent me suivre:)