Chapter 4 : Le grand départ

Petit mot de l'auteur : Me revoilà enfin avec un nouveau chapitre, longuement, très longuement attendu même ! Je suis assez heureuse de le poster je dois dire et assez honteuse du temps que vous avez passer à l'attendre. Mais j'espère que sa qualité vous plaira - si qualité il y a ahah.

Disclaimer : Comme d'habitude tout appartient à la merveilleuse Jane (pour l'instant ;) )

Réponses aux anonymes (dans l'ordre) : Pensez à remplacer "Guest" par un pseudo que vous utiliserez à chaque fois, comme ça je vous reconnais !

Guest1 : Merci beaucoup à toi surtout de me suivre et de me lire !

Pixiel : Ahah merci du compliment chère petite râleuse ^^ Voilà la suite tant attendue ! Et je compte bien finir cette histoire (bon peut-être que dans 50 ans j'y serais encore :p )

Guest2 : Merci infiniment, non l'histoire n'est pas abandonnée malgré les mises à jour qui ne sont pas régulière ;) Merci encore, je ferais de mon mieux !

Une très bonne lecture à vous !

Austennement vôtre

Quand Elizabeth ouvrit les yeux ce matin-là, réveillée par les quelques rayons du soleil qui traversaient les rideaux somptueux de la fenêtre, elle crut d'abord à un rêve. Et elle prit enfin conscience de la présence de son mari toujours endormi, à ses côtés. Elle sentait son souffle contre son épaule et toute la nuit ils avaient dormis blottis l'un contre l'autre. D'ailleurs son bras enserrait encore la taille de son épouse. Celle-ci se retourna tant bien que mal en essayant de ne pas le réveiller et elle le regarda dormir. Lizzy le trouvait encore plus beau quand ses traits étaient paisibles. Elle repoussa quelques mèches qui tombaient devant ses yeux fermés et osa lui caresser légèrement la joue. Un mince sourire apparut sur les lèvres de son mari.

- William vous ne dormez pas ! s'exclama-t-elle d'une voix faussement indignée, trahit par son sourire.

Il ouvrit les yeux et la regarda.

- J'espérais profiter de la situation en faisant semblant mais je crois que je suis découvert hélas ! rit-il.

- Mr Darcy, vous mériteriez d'être privé pendant une semaine des baisers de votre épouse, fit Elizabeth, boudeuse.

- Soit, quelle sinistre punition !

- N'est-ce pas ? répliqua Lizzy, mutine en tentant de s'éloigner de son mari en se levant.

- Mais il n'en n'est pas question ! conclu-t-il en lui attrapant le poignet, la faisant revenir près de lui.

- Ah oui ? Et comment comptez-vous contrer cette punition ? demanda-t-elle malicieuse.

- Je vais vous enfermer à double-tour avec moi jusqu'à ce que vous leviez cette sanction, sourit-il en s'approchant de ses lèvres.

- Hmmm… mais que dirait les Bingley ? demanda-t-elle en l'évitant. Et ne sommes-nous pas sensé partir en voyage de noces ce matin ?

- En effet… Et bien dans ce cas je ne vois qu'une seule solution… dit Darcy, avec une lueur dans les yeux.

- Euh et laquelle ? interrogea Elizabeth, sentant qu'elle se faisait prendre à son propre jeu.

- Ceci, dit simplement son mari avant de se jeter sur elle pour la chatouiller.

Lizzy poussa un cri de surprise puis éclata de rire sans pouvoir s'arrêter.

- Voyons Lizzy, vous allez réveiller toute la maisonnée ! la gronda faussement Darcy en fronçant les sourcils.

- Et bien je dirais que c'est de la faute de Mr Darcy ! s'exclama son épouse en l'embrassant enfin, à la satisfaction de son époux.

On frappa alors à la porte.

- Un instant ! fit Darcy entre deux baisers.

- Oui, quelques minutes ! renchérit Lizzy en pouffant.

Ils se levèrent tous deux, s'habillèrent de leur robe de chambre respective et Elizabeth invita la personne à entrer.

- Euh bonjour Mrs Darcy, et Mr, ajouta la domestique en apercevant son époux. Mr et Mrs Bingley m'ont demandé de vous informer qu'un petit déjeuner matinal serait servi dans le petit salon dans environ une demi-heure.

- Bien merci, répondit Elizabeth.

- Mrs Bingley vous envoie sa femme de chambre pour vous aider à vous apprêtez tandis que Mr Bingley vous envoie également un domestique, Mr Darcy.

- Remerciez-les pour nous et dites-leur que nous serons à l'heure pour le service.

- Bien Mr Darcy, dit-elle en s'inclinant et en disparaissant derrière la porte.

- Et bien je crois qu'il est temps pour nous de nous vêtir si nous voulons avoir l'air présentable devant Jane et Bingley.

- Allez donc dans votre chambre, nous nous rejoindrons dans le couloir, sourit Lizzy.

- Je vous obéis ma chère femme, plaisanta-t-il en disparaissant lui aussi après lui avoir fait un baisemain.


Elizabeth ouvrit une des malles qui se trouvait là et choisit une de ses robes préférées, jolie mais qui supporterait le voyage. La femme de chambre de Jane, Abby, ne tarda pas à arriver et aida Lizzy à passer sa robe puis la coiffa, à la demande de la jeune femme, assez simplement, pour que la coiffure ne subisse pas trop le voyage.

Enfin prête, elle remercia Abby qui se retira et sortit dans le couloir. Elle frappa à la porte de son époux qui ne tarda pas à arriver et ils descendirent, la main d'Elizabeth au bras de Darcy. Ils retrouvèrent le couple Bingley ainsi que Louisa Hurst, le Colonel Fitzwilliam et Georgiana, déjà attablés.

Charles les salua comme toujours avec enthousiasme et le Colonel Fitzwilliam avec autant d'amabilité mais sans doute moins d'engouement, Jane de sa douceur habituelle et Louisa avec un sourire gentil ce qui était chose rare mais pouvait s'expliquer par l'absence de Caroline. Qui d'ailleurs semblait ne pas avoir daigné se lever plus tôt qu'à son habitude pour faire ses adieux à son frère.

Sa jeune belle-sœur leur fit un accueil assez joyeux ce qui contrastait avec sa nature habituellement assez timide mais Elizabeth l'avait complètement mise en confiance. Elizabeth prit place aux côtés de Jane et Darcy fit de même avec son beau-frère.

- Mr Hurst est-il souffrant ? demanda aimablement Lizzy ne voyant pas le mari de la sœur aînée de Bingley.

- En effet, je pense qu'il a mal supporté le festin d'hier, répondit son épouse.

« Il aura sans doute trop abusé de la boisson qu'autre chose » pensa Lizzy pour elle-même avec un léger sourire. Elle et Jane commençait à s'impatienter de savoir où aurait lieu leur lune de miel respective et elles finirent par débattre des différentes destinations où elles aimeraient aller.

- Maman dit qu'elle n'aime pas beaucoup l'Ecosse mais il paraît qu'il y règne une ambiance particulière, mystérieuse…

- En tout cas si tu voulais aller à Gretna Green, c'est un peu tard ! plaisanta Lizzy. Non moi décidemment je n'arriverais jamais à voir la région des lacs ! Après mon voyage avec notre oncle et notre tante dont la destination a changé au dernier instant, il n'a plus été question d'un autre périple dans cette fameuse région. Crois-tu que le sort s'acharne sur moi ?

- Pauvre Lizzy ! Mais je suis certaine que Mr Darcy se fera un plaisir de t'y emmener.

- Mais absolument, vos désirs sont des ordres ! déclara Darcy, amusé.

- Ne lui dites point cela, elle risque de vous demander toutes sortes de caprices qu'il ne vous sera pas possible d'exaucer ! rit Jane.

- Voyons tu me connais mal ! Mais revenons à notre conversation. Nous parlons de l'Angleterre seulement mais as-tu envie de visiter d'autres pays ?

- Oh assurément ! Depuis que tu m'as lu du Shakespeare, l'Italie me semble un pays idéal !

- Je prends note, je prends note Mrs Bingley ! s'exclama son mari en plaisantant.

- Mais c'est ce que nous espérons ! Pour ma part, l'Italie aussi me plaît bien, mais il paraît que Vienne est magnifique ! Et je ne parle pas de la France vu les évènements actuels mais j'aurais tout de même aimé m'y rendre.

Georgiana et Louisa se mêlèrent alors à la conversation.

- Je n'ai jamais beaucoup voyagé vu mon jeune âge, mais certaines connaissances de mon frère ont rapporté de leurs voyages de si belles choses que mon imagination ne peut que demander à voir plus !

- Une de mes proches amies s'est rendue en Hollande il y a plusieurs années de cela et c'est, paraît-il, un pays très plaisant à visiter surtout lorsque la saison des tulipes s'ouvre.

Elizabeth et Jane renchérir et le sujet des fleurs fut bientôt abordée car il s'agissait d'une des passions des deux sœurs.

Darcy et Bingley, pendant ce temps-là, discutaient affaires, espérant que leur devoir ne les appelle point trop tôt pour qu'ils puissent profiter tranquillement de leur nouvelle vie conjugale.


Caroline Bingley fit tout de même une apparition remarquée où, n'éprouvant aucune gêne, salua tout le monde comme une duchesse, comme si il était dans son droit de ne pas respecter les horaires des repas. Son frère lui glissa d'ailleurs quelques mots à ce sujet et pour la bienséance fut forcée de présenter discrètement quelques excuses à Jane qui les balaya avec un sourire.

Le petit déjeuner prit finalement fin sur une note joyeuse et tout le monde fila se préparer pour ceux qui ne l'était pas encore tout à fait, vérifier que les bagages étaient en ordre ou s'assurer que le cocher avait fait son travail.

Jane et sa sœur frémissaient d'excitation en rangeant les dernières affaires qu'elles devaient emmener. Elles ne connaissaient ni le lieu de destination ni ce que leur époux avait préparé à chacune et ce que Georgiana avait dit la veille n'avait fait que renforcer leur curiosité.

- Que crois-tu que nos époux nous ont concoctés Jane ? demanda Lizzy en pliant son vêtement de nuit.

- Je n'en n'ai absolument aucune idée, avoua sa sœur aînée. Charles ne veut rien me dire.

- Et tu vas me faire croire à moi ta chère sœur que tu l'as vaillamment interrogé ? ria Lizzy.

- Arrêtes donc de te moquer de moi et dis-moi plutôt si toi tu as réussi à tirer quelque chose de ton mari !

- En toute honnêteté je ne lui ai même pas posé la question. Alors je n'ai vraiment aucune idée non plus. Je t'avais dit que nous serions trop occupées pour nous laisser tarauder par ces interrogations ! pouffa sa sœur. La nuit a-t-elle été bonne ?

- Lizzy !... s'exclama Jane en rougissant. Ce ne sont pas des choses qui se racontent…

- Ce n'est pas ce que je t'ai demandé voyons ! Tu avais raison, ça ne servait à rien d'avoir peur… murmura-t-elle un sourire dans la voix à la pensée de sa nuit de noces.

Lizzy secoua la tête pour reprendre ses esprits.

- Allons Jane ! Dépêchons-nous ou nos maris vont partir en lune de miel avec eux-mêmes, rit-elle.

Un étage plus bas, ces derniers discutaient encore. Bingley se frottait nerveusement les mains.

- Pensez-vous que mon idée fut bonne ? Peut-être espérait-elle autre chose ?

- Bingley cessez de vous tourmenter ainsi, le plus dur est fait, le mariage a été célébré et sa réponse fut oui. Pourquoi vous inquiétez avec une épouse telle que Jane ? C'est la douceur et la délicatesse même. Je devrais avoir plus peur que vous avec le caractère intrépide de celle que j'ai épousé, dit-il avec humour.


Elizabeth enfilait ses gants et Jane rajustait son chapeau sur ses boucles blondes quand le majordome pénétra dans le vestibule annonçant que tout était prêt. Leurs maris descendirent les escaliers de l'étage inférieur avec un empressement à peine feint ce qui fit sourire Lizzy.

- Madame Darcy, fit galamment son mari en lui tendant son bras.

- Monsieur Darcy, répondit sa femme sur le même ton avec un sourire tandis que les autres jeunes mariés faisaient de même.

Les deux gentlemen conduisirent leurs femmes à l'extérieur où cette fois le temps ne semblait pas avoir été clément. Une brise glaciale soulevait les boucles, faisait bruisser les arbres du par cet colorait les joues. Lizzy fronça le nez, le mois de Novembre semblait se réveiller enfin. Jane laissa échapper une exclamation qui fit se tourner Elizabeth.

- Charles il n'y a qu'une voiture, dois-je en conclure que…

- En effet, lui répondit amoureusement son mari. Darcy et moi avons décidé de vous faire la surprise de passer votre lune de miel au même endroit.

- La surprise étant découverte j'espère que cela vous fait plaisir mais il faudra me torturer pour m'arracher le nom de la destination, fit remarquer Darcy avec un sourire en coin.

- Ne me tentez pas mon cher, répondit Lizzy, ironique.

Mais ses yeux la trahissait, elle était folle de joie à l'idée de ne pas quitter sa sœur tout de suite et de partager ce moment important avec elle. Leurs maris n'auraient pu trouver mieux.

Ce fut le moment pour les deux couples de prendre congés de leurs invités qui se tenaient sur les marches du perron. Lizzy et Jane serrèrent affectueusement les mains de Georgiana tandis que leurs maris saluaient les sœurs de Bingley.

- Vous transmettrez nos salutations à Mr Hurst Louisa, dit son frère.

- Sans faute, opina sa sœur.

Darcy serra sa sœur dans ses bras et les deux jeunes mariées se contentèrent de poignées de main très polis avec Mrs Hurst mais surtout Caroline Bingley.

- Au plaisir de vous revoir Georgiana, salua Bingley. Vous aussi Colonel, dit-il en s'adressant au cousin de Darcy, vous êtes toujours les bienvenus.

Ces derniers le remercièrent et les voyageurs s'engouffrèrent dans la voiture.


Une demi-heure plus tard, elle s'ébranla chargée des malles et effets des mariés, tandis que ceux-ci avaient pris place, au chaud sous des couvertures. Car la végétation était en ce matin de novembre habillé d'un léger givre qui s'était déposé aux premières lueurs du jour.

Le véhicule quitta tranquillement le domaine de Netherfield alors que les voyageurs échangeaient encore des signes avec les habitants de la demeure restés sur place. Les chevaux prirent la direction de Meryton afin de pouvoir passer devant Longbourn

Kitty avait vu juste. Faire lever Lydia n'avait pas été une mince affaire mais pour une fois Mrs Bennet avait été d'une grande aide, à sa façon.

- Enfin Lydia ! Il est absolument hors de question que tu ne viennes pas faire tes adieux à celles que l'on doit maintenant appeler Mrs Bingley et Mrs Darcy ! Oh Seigneur ! Ce sont mes chères petites !

- Allons Maman vous n'allez pas sangloter maintenant… laissa échapper Kitty.

- Mon dieu tu as raison ! Lydia ! Grand dieu dépêche-toi ! Qu'auras-tu à raconter à tes enfants sinon ? Tu pourras te vanter dans tout le comté que tu as pu saluer Mrs Bingley et Mrs Darcy avant leur départ en voyage de noces ! finit-elle théâtralement.

Ces arguments parurent tout à fait convaincants puisqu'ils réussirent à faire sortir la dernière-née de ses draps. Wickham était lui déjà debout depuis un moment, une des rares habitudes qu'il conservait de sa profession.

Mr Bennet avait naturellement été le premier à s'éveiller, aux premières lueurs de l'aube. Il abandonnait – à de jeunes hommes bien méritants certes – ses deux filles les plus raisonnables. Il pensait avec lassitude que l'existence serait bien différente après leur départ. Enfin… Kitty semblait se ranger du côté de Jane et Lizzy, voilà qui faciliterait les choses.

Et il ne désespérait pas de voir Lydia repartir dans le Nord avec son époux même si il le pressentait, il serait amené à le revoir souvent à Longbourn.

Toute la famille se retrouva finalement dans le froid matinal du Hertfordshire après un bruyant remue-ménage, comme à l'accoutumé lorsqu'il fallait aller quelque part.

Tous paraissaient heureux de l'effort qu'ils avaient fait excepté Lydia qui, emmitouflé dans ses laines, pestait encore.

- Tu n'as pas honte ! protesta Kitty en chuchotant. C'est ta sœur tout de même ! Tu peux au moins une fois dans ta vie te lever pour saluer sa voiture avant son voyage de noces !

- Baisse d'un ton je te prie Kitty, je suis une femme mariée ne l'oublie pas. Et une femme mariée est responsable et est donc apte à décider ce qu'il est bien de faire ou non.

- Tu as visiblement du mal à respecter tes propres définitions…

- Je suis levée non ? répliqua sa sœur d'un ton sans appel qui clôtura la conversation.

Un bruit de cavalcade se fit entendre.

La voiture des jeunes mariés apparut au détour du chemin et les chevaux s'arrêtèrent en piaffant d'impatience devant Longbourn. Elizabeth et Jane passèrent la tête à l'extérieur, toutes les deux un grand sourire sur le visage.

Les Bingley et les Darcy descendirent pour dire au revoir à tout le monde. Jane serra dans ses bras ses trois autres sœurs tandis qu'Elizabeth écoutait distraitement les derniers conseils de Mrs Bennet.

Les gendres de la famille ne savaient que trop faire et Wickham restait en retrait du fait de la présence de Darcy. Les Gardiner qui restaient encore pour quelques jours à Longbourn étaient eux-aussi présents.

Arriva le moment pour Elizabeth de dire adieu à son père. Le père et la fille se retrouvèrent face à face, coite par l'émotion, Lizzy avait pour une fois perdu toute répartie. Il ne s'agissait pas d'un voyage comme les autres à présent mais bel et bien de l'envol d'une fille qu'il chérissait plus que tout.

Ils se contentèrent de s'étreindre longuement car les mots leur manquaient Lizzy aurait préféré entendre les sages paroles de son père avant de partir. Mais Mr Bennet lui tendit discrètement deux lettres en murmurant « pour plus tard ». Sa fille acquiesça avec un sourire et passa au reste de la famille.

Rendez-vous fut pris pour dans un mois, où en période de fête les familles avaient pour devoir de se réunir. Cela fut une excuse pour Darcy pour espacer suffisamment sa prochaine entrevue avec sa belle-mère et une occasion pour Elizabeth de revoir les siens.

Bientôt il fut l'heure de partir, l'aube laissait place petit à petit au jour, et le soleil s'installait dans le ciel malgré la froideur matinale. On remonta dans la voiture, ordre fut donné aux chevaux d'avancer et les mains s'agitèrent pour accompagner le départ.


Elizabeth alors confortablement installée sous des couvertures, jeta un œil aux deux lettres que son père lui avait remises. Elle déchiffra son prénom sur l'une d'elle et vu avec étonnement que celui de son époux sur la seconde.

Elle croisa à ce moment-là le regard de Jane qui lui fit un sourire entendu. Ainsi elle aussi avait-elle eu pareilles missives de la part de leur père. La jeune femme les rangea dans un petit réticule en ayant l'idée que son époux et elle-même en prendraient connaissance à leur arrivée à leur destination mystère. Car après avoir tenté sans succès d'arracher des aveux à leur époux respectifs, les deux sœurs ignoraient toujours où elles allaient…

Petit à petit Longbourn disparaissait entre les arbres. Ses habitants regardaient s'éloigner le véhicule pendant que Jane et Elizabeth prenaient enfin la mesure qu'une nouvelle vie commençait et qu'elles allaient à présent vers l'inconnu…

ENFIN ! ENFIIIN ! Ce chapitre tant attendu ! J'espère qu'il aura été à la hauteur de vos attentes, remarques, corrections, questions, n'hésitez pas ! ;)