Chapitre 12_Choisir

Le ciel avait encore blanchit d'une teinte durant la nuit et n'était que vaguement illuminé par un soleil froid et haut dans le ciel lorsque Fred ouvrit les yeux. Il ne prenait même plus la peine de fermer les vieux rideaux de la chambre, au plus grand dam de George qui n'avait jamais été une personne très matinale. Le garçon n'avait cependant pas grand chose à dire, il ne voulait plus contrarier son frère après le mauvais tour qu'il lui avait joué pour tenter de le rapprocher de Hermione. Le plan conçut avec sa petite soeur s'était soldé par un échec cuisant puisque la brune s'était obstinée à garder le silence durant les deux heures où ils avaient été enfermés ensemble. Fred, lui, était devenu soudainement trop timide ou certainement trop meurtri pour réagir, n'avait rien dit non plus, laissant le temps s'écoulait péniblement. Bien sûr, avec Ginny, ils avaient bien essayé de manœuvrer autrement sans obtenir plus de succès. Une branche de gui, s'arranger pour qu'il se retrouve l'un à coté de l'autre à table et bien d'autre chose encore, beaucoup d'autres plans tout aussi brillant sans que rien ne réussisse à ne serait-ce que les dérider un peu.

Si Fred s'était énervé après leur première tentative, il n'était pas resté fâché longtemps comprenant les motivations de son double et de sa cadette, il restait néanmoins maussade, tout comme Hermione qui n'avait pas prononcé un mot depuis ce jour-là. Elle était redevenue la figure sombre et silencieuse qui restait assise des heures au même endroit sans bouger, le regard errant, comme après la mort tragique de ses parents. Leurs mauvaises humeurs respectives avaient réussi à ternir le semblant de joie qu'avaient amené les fêtes de fin d'année au Square Grimmaurd, sans que personne ne puisse leur en vouloir cependant. George et Ginny ne comprenaient que maintenant qu'ils n'avaient pas le moins du monde améliorer la situation. Au contraire, en forçant les choses ils ne l'avaient rendu que plus ardue pour les deux sorciers et même pour les autres. Tout le monde à l'exception de quelques chanceux avaient maintenant remarqué le froid qui régnait entre les différents occupants de la maison Black. Ceux-là étaient soit trop naïfs pour comprendre les réels enjeux de ce qu'il se passait, comme Ron, qui pensait que son amie pleurait simplement ses parents, ou alors ils étaient trop préoccupés pour se soucier plus qu'outre mesure des jeunes, comme Molly qui passait ses journées à Sainte Mangouste auprès de son époux, toujours en convalescence.

Dire que c'était Noël aujourd'hui... George regarda d'un oeil endormi son frère se lever péniblement et se diriger vers la fenêtre sans qu'il ne prête attention aux cadeaux qui reposait au pied de son lit. Comme chaque matin depuis leur arrivé au quartier général, il observait le ciel morne de l'hiver, son double supposait qu'il espérait peut-être que ce jour soit meilleur que le précédent sans pour autant pouvoir agir pour changer les choses. Après tout, c'était toujours mieux que de se demander si son frère avait perdu la tête pour une fille. Assez amèrement, George se dit qu'il n'avait jamais vu son frère dans un tel état et il ressentit à l'égard de Hermione une violente haine pour tout ce qu'elle lui infligeait. Elle était si cruelle à cet instant, un mot, un seul petit mot aurait suffit à tout arranger, ou du moins à redonner un peu de gaieté à son jumeau. Oh, George n'avait jamais été un expert en sentiment, surtout lorsqu'il s'agissait de ceux des autres. A vrai dire il n'y prêtait même pas une réelle attention s'ils ne concernait pas ses proches, et encore ! Il avait pourtant bien remarqué la façon dont la brune regardait son frère, l'étincelle dans ses yeux quand il riait... Alors oui, il la haïssait pour être si aveugle sur ses propres sentiments. Il se reprit cependant bien vite, après tout, il ne pouvait pas tenir entièrement la jeune fille pour responsable dans le mal qui rongeait Fred, il la savait aussi mal au point que lui et puis, son frère n'avait rien tenté de plus non plus... Prenant une grande inspiration, George tâcha de plaquer sur son visage un sourire rassurant pour tenter de ramener un peu de joie dans le coeur de son double, au moins pour la journée.

- Joyeux Noël, Freddie ! entonna-t-il d'une voix joyeuse.

Il n'entendit pour toute réponse qu'un grognement indistinct qu'il préférait prendre pour une phrase similaire à la sienne. Voilà qui n'annonçait rien de bon. Il grimaça un peu dans son dos et attendit quelques secondes avant de repartir à l'attaque.

- Ca fait beaucoup de cadeaux, meubla-t-il en tachant de donner un semblant de naturel à sa voix, peine perdu car en temps normal, jamais il n'aurait parlé de la sorte et Fred le connaissait assez bien pour le savoir. Tu crois que Maman a tricoté un de ses horribles pull pour tout le monde ?

- C'est bon George, ne te sens pas obliger de parler, avoua son frère d'une voix enrouée, faute de n'avoir que trop peu parlé. Ca va aller, murmura-t-il surtout pour lui-même.

- Viens au moins ouvrir tes cadeaux, Freddie, fit George après un long silence passé à se mordre la lèvre en pleine délibération, il ne savait plus ce qu'il pouvait faire pour aider son double. C'est Noël, hasarda-t-il comme pour se donner raison.

Sans rien répondre, son jumeau vint le rejoindre aux pieds de leurs lits et ils commencèrent à ouvrirent ensembles les différents paquets aux couleurs bariolées. Les traditionnels pulls criards frappés des lettres "F" et "G" de la part de leurs parents qu'ils s'empressèrent d'enfiler, des chocolats et confiseries en tout genre venant de Ron, Bill et Ginny, une carte de Charlie tout droit venue de la Roumanie... Sirius et Harry leur avaient même offert à tous les deux des Bombabouses venant de chez Zonko. L'ouverture des paquets semblait avoir redonné un soupçon de bonne humeur à Fred, ce que George accueillit avec soulagement. Mais il s'effaça bien vite quand il vit qu'il ne restait seulement qu'un seul paquet à l'emballage bleu profond, maintenu fermé par un ruban doré. Il l'attrapa avec appréhension craignant déjà ce qui allait suivre. Un seul coup d'oeil à l'étiquette où une écriture soignée reposait suffit à lui confirmer ce qu'il savait déjà. Il lança directement une oeillade à son double souhaitant qu'il n'ait pas prêter attention à ce qu'il faisait mais Fred avait comprit, il baissait déjà tristement la tête.

- C'est pour moi, avoua douloureusement George. De la part de...

- Je sais, répondit tout de suite son double. J'ai reconnu son écriture.

- Je peux attendre avant de l'ouvrir, proposa-t-il doucement.

- Pas la peine, déclara son frère l'esquisse d'un sourire sûrement douloureux sur les lèvres. Et puis, je suis curieux, l'encouragea-t-il.

Avec hésitation, George arracha l'emballage bleu et en retira un petit livre dont il tourna immédiatement la couverture. Il tomba directement sur une petite annotation écrite à la plume qu'il lut à voix haute.

- "En espérant que ce livre puisse te donner quelques idées pour tes futurs inventions,-H.", répéta-t-il en feuillant déjà le volume. Par Merlin, ce livre parle d'inventions de gadgets moldus ! C'est exactement ce qu'il nous fallait ! s'exclama-t-il avec stupéfaction en oubliant le désarroi de son frère.

Hermione s'était donc souvenue qu'il adorait farfouiller dans les différents objets que son père avait amassé pour trouver de l'inspiration sans pour autant toujours savoir comment ils fonctionnaient ni à quoi ils pouvaient bien servir. Ce livre était le mode d'emploi idéal pour de nouvelles créations en tout genre ! Il releva la tête pour montrer à son frère une machine étrange qu'il n'avait encore jamais vu et réalisa l'erreur monumentale qu'il était en train de commettre. Interloqué par sa propre stupidité, il resta la bouche ouverte sans savoir quoi dire pour se rattraper. Ce qu'il pouvait être idiot parfois !

- C'est rien Georgie, le rassura Fred avec un faux sourire, tu n'as qu'à partir rejoindre les autres avant moi, je... Je voudrais juste une ou deux minutes à moi avant de descendre.

Une ou deux heures aurait été plus juste selon son jumeau, George savait que Fred était capable de passer un temps dans un profond mutisme, assit à penser à Elle sans rien faire d'autre à part ruminer avec colère ou tristesse, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment. Il n'aurait jamais soupçonné son frère d'être à ce point sentimental, l'amour qu'il portait à la brune lui sembla soudainement d'une nature bien différente et plus profond que tout ce qu'il avait pu imaginer.

- George, s'il te plait, ajouta-t-il encore vu que son frère ne lui avait toujours pas répondu.

- D'accord, céda celui-ci, mais pas plus d'un quart d'heure, lui fit-il promettre.

Fred hocha la tête et moins d'une minute plus tard, il était enfin seul. Tout seul. Il savait qu'il devait faire un effort pour les autres, au moins aujourd'hui, même s'il s'en sentait bien incapable. Il revivait tout constamment, cherchait fébrilement où avait été son erreur et comment se tirer de cette situation grotesque dans laquelle ils étaient, Hermione et lui. C'était encore pire que la fois où c'était lui qui avait décidé—bêtement—de prendre un peu de distance. Et il comprenait maintenant l'énervement dont avait fait preuve la sorcière à son encontre car lui aussi était énervé et meurtri maintenant. Il l'aimait, ça ne faisait aucun doute, mais la haïssait follement pour tous ce qu'il pouvait ressentir, là, maintenant. Il la haïssait pour l'impression d'espoir mort qu'il devait porter jour après jour sans changement et il la haïssait pour la sensation pesante de nuit sans fin dans laquelle il était plongé par son silence terrible. Reviendrait-elle vers lui un jour ? Ou bien devait-il fermer son coeur à tout intrusion et essayer de le reconstruire ? C'était l'incertitude qui berçait ses jours...

Toujours plongé dans ses pensés les plus sombres, il se figea d'un coup quand il entendit un frappement léger sur le bois de sa porte. George serait revenu malgré sa demande ? Ca ne lui ressemblait pas de frapper à la porte et personne ne passait jamais dans leur chambre, tout le monde avait bien trop peur de tomber sur l'une de leurs farces machiavéliques... Sans réfléchir plus car cela l'excédait de se poser continuellement des questions, il alla abaisser la poignée, soudainement habité par la curiosité. Et ce qu'il vit acheva de le figer.

Elle était là. Sur le seuil. Ses traits avaient beau être tiré par les tourments qui l'assaillaient, ses yeux témoignaient peut être d'un sommeil que trop absent et ses cheveux trop emmêlés, mais Merlin, il en eu le souffle coupé, rien n'altérait donc à sa beauté. Est-ce qu'il rêvait ? Toutes ses certitudes s'en allaient. Une sensation d'irréelle l'habitait et ses jambes flageolait comme si elles n'allaient pas pouvoir le porter plus longtemps. C'était comme s'il s'apprêtait à prendre son envol, avec elle. Ou alors comme s'il allait sombrer, avec elle. Evidemment, Ni l'un ni l'autre ne se passèrent dans la seconde qui suivie, car elle était bien là. C'était tout sauf irréel. Il se demanda alors comment réagir, il s'était préparé à tout, ces derniers jours, à tout sauf à ça visiblement, qu'elle vienne le voir d'elle-même.

- Salut..., murmura-t-elle embarrassée, laissant sa voix en suspens sans qu'il ne parvienne à savoir si elle souhaitait qu'il parle ou non, il était, de toutes manières, pas question qu'il ne parle car il ne pouvait pas formuler le moindre son. Je...euh...je voulais juste te donner ça, balbutia-t-elle en lui tendant un paquet rouge arborant un ruban argent. En personne, ajouta-t-elle précipitamment.

Elle resta immobile un certain temps tout en continuant à l'observer, toujours aussi embarrassée, une lueur intense dans les yeux, une lueur qu'il avait vu si souvent, dont il aurait aimé être sûr de l'interprétation. Il ne bougea pas plus, trop interloqué pour faire un geste. Il réussit tout de même à attraper le présent de la jeune fille sans le faire tomber et tâcha de dissimuler le tremblement frénétique de ses mains. Elle le regardait toujours et l'instant sembla s'étirer comme une éternité pour Fred, une éternité où il croyait redécouvrir chaque détail de son visage, chaque petite parcelle de sa personne dont il était lentement tombé amoureux.

- Joyeux Noël, Fred, finit-elle par dire avec un mince sourire avant de se retourner vivement pour partir vers les étages inférieurs.

Fred aurait aimé pouvoir la retenir, il aurait aimé pouvoir lui crier de rester ou s'élancer à sa suite pour l'embrasser encore une fois, mais de tout cela, rien n'était possible. Il était trop abasourdi pour bouger, presque trop sous le choc pour se souvenir de respirer et il resta une longue minute sur le pas de la porte, ouverte, à calmer les battements de son coeur. Quand il s'en sentit capable, il s'enferma de nouveau dans sa chambre et s'assit sur le lit de son frère en plaçant précautionneusement le paquet devant lui. Il chercha à mesurer les conséquences, de peser le pour et le contre pour se décider s'il devait ou non ouvrir le paquet. Il voulait savoir si son coeur serait une fois de plus écraser entre les doigts fins de la jeune fille, entièrement à sa merci ou si, au contraire, il contenait ce qu'il espérait depuis des jours. Sa tête le faisait souffrir, peut-être faute de trop réfléchir ou à cause de l'émotion. Fébrile, il s'affaira tout de même à dénouer le ruban et à faire tomber le papier de soie vermeille qui enveloppait une boite en carton, faisant au passage tomber un morceau de parchemin couvert de l'écriture de la brune. Il ne chercha pas à ouvrir la boite et se pencha directement sur la lecture de la missive. L'écriture de la sorcière n'était pas aussi soignée et régulière qu'elle pouvait l'être à l'accoutumé, de nombreuses ratures s'étendaient sur le papier et l'encre avait bavé à plusieurs reprises.

"Mon très cher Fred,

Je ne sais pas si je pourrais un jour me faire pardonner pour la façon dont je me suis comportée avec toi, en tout cas moi je ne peux pas me le pardonner.

Tu es... Enfaite je n'ai même pas les mots pour décrire la personne exceptionnelle que tu es, ni aucun pour qualifier tous ce que j'éprouve. J'ai toujours aimé apprendre et je crois pouvoir affirmer sans fausse modestie que je connais beaucoup de chose mais dans le domaine où je nous ai précipité, je suis qu'une ignorante. Je suis incertaine et j'ai besoin de temps, voilà ce que j'aurais dû te dire dès le début, c'est ça que j'aurais dû faire. Je ne l'ai pas fait et maintenant, j'ai tout gâché, toute seule.

Je ne regrette pas ce qu'il s'est passé, ce que j'ai fait, seulement je préférerais tout effacer et ne pas t'avoir perdu. C'est ma faute.

Ton attrape rêve m'a redonné un semblant de sourire ce matin, je ne pensais pas que tu te serais souvenu de ça. J'espère que toi tu te souviens de mon walkman et du groupe moldu dont je t'avais parlé, celui que j'écoutais avec mon père... Je me souviens que tu voulais en écouter quelques morceaux alors voilà... Joyeux Noël, Fred.

-H"

Peinant à croire les mots de la jeune fille, il lut encore trois fois la lettre se sentant perdre peu à peu toute notion du monde autour de lui. Il replia en deux le morceau de parchemin pour le garder juste à côté de lui et prit une grande inspiration pour rester calme. Il ouvrit ensuite la boite contenant le cadeau de Hermione. Il eu la sensation d'être un idiot en tombant sur un petit boitier noir s'accompagnant d'autres, plus petits encore et de files qui le reliait à un objet qu'il n'avait encore jamais vu, même dans le garage où son père entreposait tous ses objets moldus. Un sentiment de soulagement l'enveloppa lorsqu'il découvrit un autre bout de papier lui expliquant comment mettre en marche le fameux walkman—Merlin, il ne fallait surtout pas que son père tombe dessus s'il voulait le garder ! Comme lui indiquait la sorcière sur la notice, il prit l'une des petites cassettes où était inscrit en lettres capitales rouges "U2" pour la placer dans le boîtier et mit ce qui était enfaite un casque sur ses oreilles, puis, il appuya sur lecture.

Et la musique l'entraina dans un autre monde.

Il entendait le son des guitares résonner en lui et le volume monter crescendo au fil des notes qui se succédaient. Il n'avait aucun de mal à imaginer une petite Hermione, assise sur les genoux de son père entrain de lancer doucement ses pieds en rythme avec la musique tandis que l'homme scandait les paroles des chansons avec le chanteur. Mr. Granger les connaissait toutes par coeur selon la brune, c'était un souvenir qu'elle aimait souvent lui raconter quand elle était triste et que parler de ses parents lui était nécessaire, il l'écoutait toujours dans ces moments-là.

Fred perdit le compte des minutes qui s'écoulaient alors que les chansons se jouaient les unes après les autres et très vite, il écouta chacune des cassettes que la jeune fille lui avait donné. "Je ne regrette pas ce qu'il s'est passé, ce que j'ai fait." Il avait trop peur de comprendre ce que cela signifiait et encore plus peur d'avoir mal comprit cette phrase. La jeune fille n'avait pas condamné tous les espoirs qu'il caressait. Ce dont il ne prit véritablement conscience que trop tardivement et quand il en fut tout à fait certain, il bondit de du lit pour la retrouver. Il descendit en trombe les escaliers poussiéreux cherchant pièce après pièce une trace de la brune, manquant de peu sur son passage de réveiller le portrait de Walburga et finit par débouler dans la cuisine où se trouvaient sa mère, Ginny et...Hermione.

La mère de famille dévisagea longuement son fils : Fred était à bout de souffle, à moitié en pyjama, les yeux agrandis et l'air légèrement fiévreux. Lui ne fixait que la brune en reprenant laborieusement sa respiration.

- Fred mon chéri, ça va ? lui demanda anxieusement Mrs. Weasley en s'approchant de lui pour toucher son front, les sourcils froncés.

- Oui, oui, fit-il sans lui prêter une grande attention, son regard n'avait pas dévié une seule seconde.

- Maman, appela soudainement Ginny en poussant déjà sa mère vers la sortie, j'ai aperçu des doxys dans l'un des rideau du couloir, en haut ! J'avais complètement oublié, il faut que tu viennes vérifier tout de suite !

La rousse sortit en refermant la porte alors que sa mère s'exclamait sans comprendre la réaction de sa fille qu'elle devait achever de préparer le repas, ce que les occupants de la cuisine ignorèrent très vite.

- Fred ! finit tout de même par dire Hermione en se tordant les mains. Pou...

Mais le garçon ne lui laissa pas plus le temps de parler, il avait déjà contourné la table et avait trouvé ses lèvres pour l'embrasser comme il avait tant rêver de le faire avant. La bouche de la brune lui répondit, avide, demandante, et ce qui était au départ doux devint plus brulant. C'est pourtant elle qui s'éloigna à regret du garçon en lui lançant un regard douloureux et hésitant dans lequel Fred lissait toute sa peur.

- Non ! C'est mal ! On ne peut pas... Et puis je ne sais pas... Je ne suis pas sûre si...

Le roux posa son index sur les lèvres de Hermione et la jeune fille se tut, ses pupilles emprisonnées par celles de Fred.

- On n'est pas obligé de... Enfin, personne n'est obligé de savoir, murmura-t-il d'une voix rauque. Et...je t'attendrai, ajouta-t-il en baissant les yeux.

Et sans attendre plus longtemps, c'est Hermione qui l'embrassa.