Chapitre 13_La clef

Hermione se faufila en silence entre les tables où étaient assoupis de nombreux élèves. Elle baissait la tête avec nervosité, les joues en feu sous l'effet de la gêne qui l'habitait. Elle n'avait pas vraiment pour habitude d'arriver en retard de la sorte, c'était pourtant déjà la troisième fois depuis le retour des vacances. Du coin de l'oeil, la jeune fille aperçut Malfoy l'observer avec un sourire mauvais sans qu'il ne lui lance la pique acerbe à laquelle il pensait. Pour une fois, le travail qu'avait dû exercer Nott et Zabini ne la dérangeait pas tant que ça, elle n'aurait pas supporté que l'aristocrate fasse remarquer aux professeurs le manque de sérieux dont elle faisait preuve, c'était déjà bien assez humiliant comme ça. Discrètement, elle s'assit à côté d'un Ron somnolant et sortit sans plus attendre un morceau de parchemin vierge et sa plume. Elle jeta un regard sur la copie de son voisin pour constater avec désagrément qu'une fois de plus, celui ne s'était pas embêter à prendre la moindre note. Elle se tourna avec une once d'espoir vers Harry, qui était juste à côté de Ron, mais grimaça rapidement quand elle constata que le brun n'avait noté que le titre de la leçon du jour. Merlin, était-elle la seule élève à suivre les cours d'histoire de la magie ?

- J'espère que vous avez bien écouté ce qu'a dit le professeur Binns à propos la chasse aux sorcières du XVIème siècles, énonça-t-elle sèchement, les faisant tous les deux sursauter, je ne pourrais pas vous aider cette fois !

Ron la considéra un instant, particulièrement mécontent d'avoir été réveillé. Harry se frotta les yeux avant de lui envoyer un mince sourire dont elle ne savait si la signification était "pardon" ou "bonjour", elle ni répondit que par une mimique agacée.

- Tu peux parler, bougonna Ron, au moins moi, je ne suis pas en retard à chaque cour de la journée ! grogna-t-il passablement énervé.

Harry rentra péniblement sa tête entre ses épaules, il craignait déjà la suite et il n'avait ni l'envie, ni l'énergie d'entendre la dispute de ses deux meilleurs amis, d'autant plus qu'ils allaient, une fois de plus, le prendre à partie, ce qu'il haïssait par dessus tout. Mais contrairement aux habitudes, Hermione, pourtant prête à répliquer, la bouche ouverte, se contenta de se mordre la lèvre inférieure et de baisser la tête honteusement. Amèrement, la jeune fille était obligée de reconnaitre que Ron avait raison, elle n'avait aucune leçon de moral à lui faire vu son propre comportement... C'était déjà si compliqué ! Il fallait comprendre, elle devait tout concilier maintenant : les cours, l'A.D., ses devoirs, la S.A.L.E., ses amis et...Fred, enfin, ce truc qu'il y avait avec Fred. Elle ne savait même pas ce que c'était, est-ce qu'il était son ami, son copain ou autre chose ? Elle l'ignorait, tout était bien trop flou pour affirmer quoique ce soit. Elle savait cependant déjà qu'elle n'était pas prête à laisser tomber ce qu'elle partageait avec le roux. Depuis Noël, elle se sentait mieux, le coeur plus léger, comme si le garçon avait en quelque sorte réparé une partie de son âme si abîmé. Rien n'avait peut-être changé dans sa vie, mais maintenant, elle se sentait plus forte, moins seule. Alors oui, étrangement, elle consentait régulièrement à faire une légère entorse au règlement—et elle se détestait de céder si facilement !—mais les bras de Fred étaient assez persuasifs pour réussir à la retenir au détour d'un couloir désert entre deux heures de cours ou à l'ombre d'une alcôve sombre. C'était nouveau, secret et le parfum de l'interdit avait pour une fois une odeur si tentante qu'elle peinait déjà assez pour ne pas passer ses journées à l'abris des regards dans la salle sur demande avec le garçon...

Elle repensa à la façon dont il l'avait embrassé ce matin même, tout en se pressant contre elle et comment sa main s'était égaré dans ses cheveux... Hermione rappela à l'orde ses pensées avant qu'elles ne dérapent trop loin. Les chasses aux sorcières du XVIème siècle, ça n'avait rien de très compliqué ! Elle releva la tête vers le professeur Binns agacée par elle-même, décidée à enfin suivre le cour d'une manière correcte, mais son attention dévia bien vite encore. Même étudier tranquillement n'était plus possible visiblement.

- Tu crois que Sirius va avoir des problèmes ? demanda Ron à Harry en chuchotant. Je veux dire, tu penses que ça va encore attirer l'attention sur lui ? reformula-t-il en vérifiant nerveusement que personne ne les écoutait.

- Je ne sais pas, fit Harry dont la peur étranglait la voix en dépit des efforts qu'il faisait pour ne rien laisser paraître. J'espère juste qu'il restera là où il est pour ne pas prendre plus de risque !

- C'est sa cousine qui est sortie, réfléchit le roux, elle pourrait très bien chercher à faire une petite réunion de famille pour tenter de le convaincre qu'être du côté de Tu-Sais-Qui n'est pas si mal...

- Sirius ne les rejoindra jamais ! s'exclama brutalement Harry, véritablement offensé par les insinuations de son ami. Et puis il a été banni de la famille, ajouta-il avec hâte, qu'elle cherche à le voir maintenant n'aurait aucun sens !

- Je sais ! essaya de tempérer Ron, vexé. Laisses-moi finir mes phrases, grogna-t-il. Evidemment que Sirius ne les rejoindra pas, mais imagine un instant ce qu'elle ferait si jamais il refusait ! Penses aux parents de, heum, il désigna de la tête Neville qui était assis quelques rangs devant eux et baissa la voix en prononçant le nom du gryffondor. Cette femme est complètement barge !

- Espérons juste qu'ils n'aient pas à se croiser alors, souffla le brun avec appréhension.

Hermione n'y tenant plus et trop énervée pour tenter de comprendre de quoi les garçons discutaient, se tourna vers eux avec des éclairs dans les yeux.

- C'est pas vrai ! Allez vous enfin vous décider à étudier ?! cracha-t-elle méchamment et elle sentit son énervement croitre un peu plus lorsqu'elle vit Harry lever les yeux au ciel.

- Peut-être que si tu avais été là ce matin, tu comprendrais qu'il y a plus grave que quelques moldus cinglés il y a des centaines d'années ! répondit Ron presque satisfait d'en savoir plus que son amie pour une fois.

La jeune fille changea tout de suite de comportement et ses deux amis aussi, ils échangèrent un regard inquiet : il s'était produit quelque chose de terrible et il fallait tout lui expliquer en vitesse.

- Il y a eu une évasion à Askaban cette nuit, raconta Harry. Une grande évasion, précisa le garçon en réprimant un frisson.

Hermione vit Ron se pencher sous le bureau pour sortir de son sac un exemplaire de la Gazette du Sorcier. L'événement faisait les gros titres et les photographies des évadés recouvraient une bonne partie de la une. Les yeux de la jeune fille tombèrent sur celle de l'unique sorcière du groupe, elle la reconnu directement pour avoir vu son visage sur d'autres clichés en se débarrassant de quelques vieilles affaires de Walburga cet été, au Square.

- Bellatrix Lestrange, murmura-t-elle sans lire son nom.

Elle comprenait mieux la conversation qu'avaient eu ses deux amis à présent et elle contempla elle aussi tristement Neville. Son ami semblait assez perturbé aujourd'hui, il se retournait sans cesse comme s'il se méfiait d'une menace fantôme, les mains tremblantes. Elle se promit de passer le voir plus tard dans la journée.

- Comme tu n'étais pas là au moment de la distribution du courrier, on a récupéré le journal à ta place, expliqua Ron. Les hiboux ont dû comprendre qu'on le lisait ensemble, s'amusa-t-il un instant avant de retomber dans la gravité du moment.

Sans perdre plus de temps, la brune lu l'article, oubliant totalement le cour qu'elle voulait tant suivre quelques secondes au paravant, et ce qu'elle découvrit ne la rassura guère. Après sa lecture, elle regarda un à un les visages des évadés et s'arrêta subitement sur le visage d'un autre Mangemort. "Antonin Dolohov" lui apprit la légende. Les yeux sombres de l'homme la dévisageait avec un éclat de fièvre folle, contrairement aux autres sorciers mais tout comme Bellatrix, il lui envoyait un sourire sarcastique plein de défi, comme s'il se fichait éperdument de la situation dans laquelle il se trouvait. Un sentiment de malaise prit possession d'elle et Hermione crut véritablement pendant un instant qu'elle allait tomber de sa chaise. Quelque chose lui échappait. Cet homme dégageait une puissante sensation de violence et de brutalité, la jeune fille l'imaginait sans mal sadique et sans la moindre pitié pour tout ceux qui se trouvait sur son chemin, comme si les meurtres qu'il avait perpétré le poursuivait pour lui coller à la peau, et qu'il en était fier. Elle regarda les noms de ses victimes, presque pour trouver une explication logique. Prewett. Hermione releva péniblement la tête vers Ron, craignant d'être arrivé à la bonne conclusion. Prewett, comme Molly, comme les oncles de Ron. Et de Fred.

Sentant un sentiment de nausée, elle referma bien vite la couverture pour se soustraire au regard de l'homme, elle tacha de penser à autre chose tout en gardant en elle la sensation d'anormalité. Décidant de ne plus se soucier d'elle-même, elle se tourna vers Harry qui devait se sentir bien mal.

- J'aurais pu éviter cela, leur confia-t-il tristement. Hier soir, Ron m'a trouvé alors que je faisais un malaise, disons particulier..., fit-il d'un air entendu et Hermione comprit que son ami parlait des moments où il voyait ce que faisait le mage noir. Je...Il était heureux, véritablement heureux, c'était terrifiant ! Si j'avais été voir Dumbledore...

- Il était déjà trop tard, Harry, lui dit-elle d'une voix qu'elle aurait aimé réconfortante après que Ron lui ait décrit la scène à laquelle il avait assisté.

- Tu ne pouvais rien faire, confirma Ron doucement. Ce que je ne comprends pas par contre, c'est que l'occlumancie t'ait à ce point affaibli ! Ce truc est censé renforcer tes défenses mentales sur le long terme certes, mais Rogue devrait se douter que t'affaiblir à ce point n'était pas une idée très brillante. Il pourrait y aller avec plus de, euh, douceur ? suggéra-t-il en réalisant avec un rictus à quel point ce qu'il venait de dire était impossible. Personne à Poudlard n'avait encore eu le privilège de voir le professeur de potions se montrer doux avec un élève, et ce n'était pas près d'arriver.

- L'occlulmancie est un art difficile qui ne peut s'acquérir qu'avec beaucoup d'effort, récita Hermione. Il ne permet pas seulement de bloquer les intrusions extérieures à l'esprit mais aussi de tenir à distance des pensées, des souvenirs et même des sentiments. C'est un peu comme si tu rangeais tous ce qui se trouvait dans ton cerveau dans une grande bibliothèque, elle-même dans une forteresse infranchissable. Si tu relâches tes barrières mentales, tout vient de nouveau te triturer la cervelle alors qu'en les gardant, rien ne vient t'embêter, expliqua-t-elle à Ron alors que Harry hochait tristement la tête en repensant sans doute à son désastreux cour de la veille. Je ne pense pas que Rogue puisse lui apprendre autrement malheureusement...

Méditant sur ses propres paroles, une idée germa soudainement dans son esprit. Tout tenir à distance... Ce n'était pas impossible, rien n'était sûr évidemment, il fallait demander mais définitivement, ce n'était pas impossible ! Pourquoi diable n'y avait-elle pas pensé avant ?! Son esprit fonctionnait à tout allure, cherchant dans ses connaissances la réponse à ses questions et...

- Ca va, Hermione ? demanda Ron au bout de quelques minutes.

La jeune fille acquiesça sans plus répondre. Oh oui, elle allait plus que bien ! Car peut-être tenait-elle aujourd'hui la clef d'une énigme qui la hantait depuis des mois ! Maintenant, rien ne serait plus dur que d'attendre la confirmation de ses suppositions. Et c'est dans l'indifférence la plus totale de ses élèves que le professeur Binns se leva et traversa le tableau derrière lui, le cour était terminé.

—•—

D'un coup de baguette, Severus ferma la porte de sa salle de classe. Il s'autorisa enfin une courte pause et souffla bruyamment tout en se massant l'arrête du nez. Qu'avait donc t-il fait pour mériter des élèves si pitoyables ? Il se posait souvent la question devant la stupidité dont pouvait faire preuve certains. C'était tout simplement...affligeant pour un Maître de Potions confirmé. Il laissa ses pensées vagabonder et s'imagina un instant, une fois la guerre terminée, partir de cette maudite école pour s'installer à son compte ailleurs. Là il aurait tout le loisir de gouter à une paix bien méritée tout en ayant le temps d'enfin travailler des potions qui lui tenait à coeur, comme cette version améliorer du TueLoup qui serait capable de même stopper les transformations lunaires des pauvres hommes atteint de lycanthropie, Lupin se damnerait plus qu'il ne l'est déjà pour cette potion, il pourrait en tirer un très bon prix... Enfin pour cela, encore fallait-il qu'il survive à cette guerre. La chance—un bien grand mot au vue de ce qu'était devenu sa vie—avait fait qu'il reste en vie, il avait de nombreuse fois frôler la mort déjà, rien ne garantissait que cette fois ne soit pas celle de trop. Qu'importe, si la fin devait venir, alors il l'accepterait.

Se sentant plus calme, il décida de regagner son bureau, là il aurait tout le loisir de réfléchir dans le calme, loin des effluves de potions brulées ou ratées de la journée. Il jeta un bref coup d'oeil à sa montre—moldue, héritée de son père qu'il ne pouvait se résoudre à jeter malgré la haine qu'il lui inspirait—et décida que ce soir, il ne dinerait pas. Le Seigneur des Ténèbres l'avait appelé la veille, il n'allait pas le faire deux soirs de suite, c'était l'occasion de poursuivre ses propres recherches à propos de la jeune fille disparue. Il se servit un verre de whisky-pur-feu et s'installa derrière les pilles chancelantes d'archives qui s'entassaient sur le meuble en bois. Une, deux heures passèrent sans qu'il ne s'en rende compte, la tâche dans laquelle il s'était lancé était ardue, très ardue, chercher une aiguille dans une botte de foin aurait été aussi aisé. Il crut rêver quand il entendit des coups légers contre le bois de la porte, personne n'était censé venir le déranger ce soir. Une autre série de coup acheva de l'agacer. Il ne pouvait donc jamais être tranquille ?

Il se releva d'un coup et ouvrit la porte à la volé, l'élève qui se trouvait derrière le regarda bouche bée, le poing en l'air pour toquer une nouvelle fois. Il arqua un sourcil interrogateur face à l'insupportable Miss-Je-Sais-Tout des Gryffondors, quelle excuse grotesque pouvait-elle encore avoir pour venir le déranger cette fois ? La jeune fille déglutit rapidement et lança un regard nerveux à son professeur. Devant l'air stupide qu'elle prenait à hésiter de la sorte à parler, Severus se racla la gorge et demanda d'une voix tranchante :

- Oui, Miss Granger ?

- Je, euh...

- Si vous n'avez pas d'autre ambition que de me faire perdre mon temps, Miss, je vous prierai de ne plus venir m'importuner, railla-t-il de sa voix dangereusement doucereuse.

La sorcière se mordit la lèvre et jeta un regard circulaire dans le couloir.

- Puis-je entrer ? osa-t-elle finalement demander dans un murmure en baissant les yeux, les joues en feu.

- Si cela permet de me libérer plus vite de votre présence, cracha-t-il de plus en plus agacer.

Il le pensait vraiment. Si passer par la case "discussion privée avec Hermione Granger" était le seul moyen pour qu'elle ne revienne plus le déranger avant sa septième année, alors accepter sa requête était un bien moindre maux. Il n'aurait qu'à supporter sa présence comme toujours. Il ne fallait pas se méprendre : il ne faisait pas grand cas de Granger, il passait en réalité la plus part de son temps à l'ignorer. Elle n'était qu'une élève parmi tant d'autre et ne présentait pas matière à réflexion pour lui, même lorsqu'il se trouvait en sa présence. Il ne pouvait cependant qu'éprouver du mépris pour sa personne lorsque celle-ci étalait sa science lors de ses cours, c'était d'ailleurs pour cela qu'il ne l'interrogeait jamais. Et, il devait bien aussi admettre s'il devait y réfléchir qu'il ne comprenait pas qu'une personne aussi avisée puisse passer du temps avec ce petit arrogant qu'était Potter. Cependant, ce dernier point ne venait pas à l'émouvoir plus que cela, il se moquait bien de la vie de ces élèves, enfin, sauf s'ils venaient à enfreindre le règlement aussi souvent que l'avait fait le fameux trio de gryffondor. S'ils s'étaient par malheur retrouvé dans sa maison, il aurait été certain qu'ils n'auraient pas fait long feu ensemble !

Qu'importe, le sujet l'ennuyait au plus haut point, mieux valait en finir vite pour retourner à ses recherches.

- Je vous écoute, fit-il en se rasseyant derrière son bureau, le ton las.

- Je ne suis pas venue parler au professeur mais au membre de l'Ordre, finit-elle par dire après un silence provoquant un autre haussement de sourcil de la part de Rogue.

Il ne dit rien bien qu'une ou deux remarques acerbes lui vinrent immédiatement à l'esprit. il attendit—encore—que la jeune fille rassemble ses pensées pour enfin lui parler. C'était donc ça le légendaire courage des gryffondors ? Pathétique...

- J'ai besoin de votre aide ! Professeur, ajouta-t-elle rapidement.

- Je ne m'en serai pas douté, se moqua-t-il ouvertement, de plus en plus excédé à force d'attendre.

- Je...heum, c'est difficile à expliquer..., murmura-t-elle en baissant la tête.

- Oh, dans ce cas laissez-moi vous facilitez la tache : vous parlez ou vous partez !

Il la vit se mordre une fois de plus la lèvre et des larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Comme tous les autres professeurs et surtout entant que membre de l'Ordre, il n'ignorait rien de la situation de la jeune sorcière. Oh il ne faisait toujours pas plus dans le sentimentalisme qu'avant mais il se dit qu'il y avait peut-être été un peu fort cette fois, tout devait encore être frais dans l'esprit de son élève et il ne se souvenait que trop bien de son propre état après la mort de sa mère, enfin son meurtre.

- Racontez-moi, Granger, demanda-t-il plus doucement, laissant pour une fois son ton plein de sarcasme de côté.

Hermione leva vers lui un regard douloureux, pour la première fois elle voyait en lui plus que son professeur de potion mais bien un allié. Un allié qu'elle devait convaincre. Alors elle ouvrit la bouche et se lança.