Je ne comprends absolument pas ce qui se passe aujourd'hui avec la mise en ligne des chapitres. Ils y sont puis n'y sont plus... Si quelqu'un·e à une idée, je prends...
J'espère que cela fonctionnera. Bon dimanche à tou·te·s !

Chapitre 21 - Vulnera sanentur

On ronflait près d'elle. Il faisait doux. Son corps chaud reposait sur de draps tièdes.

- Ah, grogna Hermione, constatant son impuissance et son immobilité forcée.

La tête lui tourna de douleur et de fatigue mêlées. Pivotant autant qu'il lui était possible le visage vers ce qu'elle imaginait être la source du borborygme, elle y discerna une tignasse noire : Harry.

- Ha... Harry, marmonna-t-elle.

- Mmh... Hermione ! s'exclama-t-il, sortant soudain de sa léthargie. Par Merlin, Mrs Pomfresh !

L'infirmière se rua hors de son office et, un instant plus tard, elle palpait, observait, auscultait Hermione, ouvrant ses paupières, relevant son menton, palpant sa lèvre.

- Vous l'avez échappé belle, Miss Granger.

- Je vais... je vais très bien, articula-t-elle.

La médicomage eut un petit rire nerveux, qui en disait long.

- Je vais prévenir la Directrice.

Un instant plus tard, elle avait filé.

- Harry, qu'est-ce qui... Qu'est-ce qui s'est passé ? Pour...

Hermione se souvint de l'existence de sa jambe gauche : une douleur aiguë la rappela à l'ordre.

- Pourquoi est-ce que Rogue était là ? s'effara-t-elle.

Harry leva les yeux au ciel.

- J'ai cru étrangler Kreattur. C'est lui qui est allé le prévenir que tu n'étais pas dans ton dortoir, il cherchait à te joindre, je ne sais pas pourquoi. Il en a conclu que tu étais partie seule, il a transplané depuis le perron du Square Grimmaurd.

- Par Morgane, quelle idée... Les Lestrange l'attendaient là ?

- Bien sûr, qu'est-ce qu'il croyait...

Hermione sentit la colère tordre son estomac comme on essore un torchon à bouillir.

- Mais il ne pouvait pas juste pour une fois rester en place ! C'est lui qu'il faudrait étrangler ! J'ai failli y passer à cause de lui, c'était idiot, contre-productif ! s'exclama-t-elle, se tenant les cotes.

- Eh, vas doucement, tenta-t-il de la calmer. Tu as... tu as quand même reçu deux sectumsempra. Tu étais en morceaux, Hermione, c'était...

Le visage de Harry était blême.

- Je n'arrive même pas à te décrire ton état, cracha-t-il en secouant la tête. Rogue est... tu sais, avait l'air vraiment choqué.

- Choqué ? Mais c'est lui qui a fait n'importe quoi ! Et puis à mon avis, il en a vu d'autres, bien pires ! Choqué ! s'esclaffa-t-elle, outrée.

- McGonagall était furieuse quand il t'a ramenée dans… dans cet état. Je ne l'avais jamais vu hurler sur quelqu'un comme ça, pas même sur Fred et George. Elle a menacé de l'emprisonner aux cachots à jamais, j'ai entendu ses cris jusqu'à ce qu'elle ferme la porte de son bureau, depuis ici.

Il soupira et Hermione esquissa un sourire, rapidement rappelée à l'ordre par la grosse coupure qui barrait sa bouche.

- Harry, ça a marché… Je crois que ça a marché…

- Tu es formidable, Hermione, répondit Harry, posant ses doigts sur sa main droite. Je suis… Je suis désolé que tu aie dû affronter ça toute seule, tu sais. D'habitude... c'est à moi que ce genre de choses arrivent.

Il affichait un sourire à la fois tendre, admiratif et désolé.

- Il n'y avait pas d'autre solution… conclut-elle, d'une voix éteinte.

Elle hésita un moment avant d'oser lui confier les visions qui avaient été les siennes sous la surface.

- J'ai vu... quand j'étais dans l'eau... Tu sais, j'ai cru voir la Mort, qui nageait avec moi. J'ai entendu que ce n'était pas le moment... Oh, c'est stupide, oublie ça.

- Non, non, ce n'est pas stupide du tout. J'ai bien discuté avec Dumbledore, après que... Voldemort ait essayé de me tuer, dans la forêt, et... Ca confirme bien que...

La porte de l'infirmerie claqua.

- Miss Granger ! s'emporta une voix si haut perchée qu'elle frôla l'ultrason.

Le professeur McGonagall se précipita près d'Hermione dans un telle frénésie qu'il lui fut impossible de prévoir si elle allait lui cogner dessus ou l'embrasser de soulagement. Elle ne fit ni l'un, ni l'autre.

- J'aimerais des explications ! vociféra-t-elle.

- Professeur, Hermione est vraiment... tenta d'interférer Harry.

- Silence, Potter ! Miss Granger, le professeur Rogue...

Elle avait craché son nom avec tant de dégoût que si s'était agi d'un dragée surprise goût crotte de nez de gobelin.

-... vous a ramené à l'infirmerie en morceaux ! J'espère que vous êtes consciente des risques que vous avez pris ! Et c'est valable pour tous les deux, Mr Potter, trancha-t-elle, son index oscillant entre l'un, et l'autre. Et évidemment, le professeur Rogue se verra infliger une sanction dont j'aurai du mal à retrouver un précédent dans l'histoire de l'école ! Mettre des élèves en danger de mort, les soutenir dans une entreprise si périlleuse, agir avec si peu de considération... J'aurais assurément dû l'achever, en mai !

Elle secouait ses doigts tendus vers le plafond voûté.

- Professeur, commença Harry. Les Reliques... Hermione a détruit les Reliques. Toutes.

La bouche de Minerva McGonagall s'ouvrit et se referma plusieurs fois, toujours muette.

- Vraiment, Miss Granger ?

Hermione opina du chef, sans oser répondre, prise entre la crainte de la décevoir et la joie furieuse qui couronnait plusieurs mois de recherches. Harry était libéré, Rogue également, Poudlard aussi et la Baguette de Sureau resterait, pour la majorité des sorciers, une douce légende. L'élan de la Directrice fut sapé avant même d'avoir pu se déployer. Elle abdiqua.

- Je compte sur vous deux pour venir m'expliquer tout cela une fois que Miss Granger sera sur pieds. Vous ne vous rendez pas compte, rappela-t-elle pour la centième fois, au moins.

Elle quitta l'infirmerie légèrement calmée, mais toujours aussi furieuse contre l'ancien professeur de potions, radotant à voix haute sur la sanction qu'elle pourrait lui appliquer pour avoir dévoyé à ce point deux de ses élèves.

- Je... si ça te va, je vais aller me coucher, bâilla Harry.

- Mais... depuis combien de temps est-ce que je suis ici ? hésita Hermione, tentant, en vain, de se redresser contre la tête de lit.

- Quatre jours, je dirais ?

Elle resta bouche bée.

- Ah, au fait. Rogue m'a prêté sa Pensine et ce souvenir, il veut... il veut que tu voies, avança-t-il, posant l'objet entre ses mains.

- Il est gonflé ! s'exclama-t-elle, soudain hors d'elle. Il veut se racheter ?

- Tu le regarderas quand tu... seras prête.

Harry haussa les épaules et prit la direction de son dortoir, sans avoir tenté de l'étreindre : son corps était si contusionné qu'il lui était impossible de supporter le moindre contact, aussi, il déposa un baiser sur son front.

Elle le regarda s'éloigner. A peine fut-il sorti qu'Hermione répandit le souvenir dans la Pensine et y plongea, dévorée de curiosité, sans même se soucier de Mrs Pomfresh qui avait de toutes façons regagné son bureau. Elle apprécia de s'y sentir bien plus légère, délivrée de ce corps estropié qui la faisait tant souffrir. La bibliothèque du 12, square Grimmaurd, se matérialisa devant ses yeux. A ses oreilles, parvint un air de piano mélancolique, peut-être un concerto de Shostakovich, andante. Rogue était avachi dans un fauteuil profond, l'un de ceux qui ne garantissent pas de pouvoir se relever une fois que l'on s'y est perdu. Il ne lisait pas. Ses jambes étaient croisées, ses mains, posées sur les accoudoirs élimés, son regard pendant dans le vide. Sur ses cuisses était posé un petit volume ouvert, relié de pourpre. Hermione s'approcha pour en lire le titre en tête de page : "La chanson de Maglia", de Victor Hugo, en français original. On y lisait sur la page de droite, en vis-à-vis d'une gravure très art décoratifs, un poème :

"Vous êtes bien belle et je suis bien laid.

A vous la splendeur de rayons baignée,

A moi la poussière, à moi l'araignée,

Vous êtes bien belle et je suis bien laid.

Soyez la fenêtre et moi le volet.

Nous réglerons tout dans notre réduit.

Je protégerai ta vitre qui tremble,

Nous serons heureux, nous serons ensemble,

Nous réglerons tout dans notre réduit,

Tu feras le jour, je ferai la nuit."

Elle ne tenta pas d'analyser les vers et continua d'observer Rogue. Il s'était enfin convaincu d'ôter ses chaussures de pluie, mais ses vêtements semblaient les mêmes qu'au mois de décembre : les mêmes qu'elle lui avait toujours connus. Il s'était tout de même un peu remplumé sous la cuisine de Kreattur et ses traits étaient bien moins tirés qu'à l'ordinaire. Néanmoins, son expression semblait résolument blasée.

- Kreattur, lança-t-il.

- Monsieur ?

- Est-ce que Miss Granger est dans son dortoir ?

"Pop"

- Non, Monsieur.

- Comment ça ?

"Pop"

Rogue eut un soupir impatient.

- Elle n'est ni dans la salle commune des Gryffondors, ni dans les cuisines, ni dans la bibliothèque, ni dans son dortoir, Severus Rogue.

- Y a-t-il un entraînement de Quidditch, ce soir ?

- Non, Monsieur.

- Avait-elle prévu de sortir avec ses amis ? grogna-t-il.

- Non, Monsieur, Miss Granger ne sort jamais.

Rogue passa une main sur son front, puis se redressa, comme un diable jaillit de sa boîte. Hermione le suivit jusque dans l'entrée : il chaussa ses bottes, les recouvrit des guêtres qu'il portait l'hiver, celles qui montaient jusqu'à ses genoux, se fixaient sous la semelle et lui donnaient un air de cavalier. Il plongea les mains dans ses poches avant de passer sa cape de pluie, qu'il agrafa autour de son cou, puis enfila des gants de cuir noir.

- Tu ne bouges pas d'ici, lança-t-il à l'intention de l'elfe de maison.

- Kreattur n'a nulle part ailleurs où aller, Severus Rogue, se renfrogna-t-il.

- Ne te fiches pas de moi, tu pourrais très bien aller rôder à Poudlard. Pas un mot à Potter.

- Kreattur ne peut pas promettre, Severus Rogue.

Rogue leva ses doigts vers lui et Kreattur porta les mains à son cou, comme étranglé.

- Kreattur ne peut pas... s'étouffa-t-il.

- Assez ! s'emporta-t-il, ouvrant la grande porte qui donnait sur le perron du 12, square Grimmaurd.

Hermione n'eut pas le temps de le voir transplaner, mais seulement d'entendre un cri étouffé, avant de se voir arrachée au premier souvenir pour être projetée dans un second. Les trois hommes réapparurent en même temps : Rogue se dégagea de l'emprise de Rabastan en l'envoyant au sol.

- Stupéfix ! lança Rodolphus.

Il s'écroula à son tour, sa baguette valsant hors de portée.

- Expelliarmus ! s'écria une voix éraillée.

Elle avait presque oublié sa propre présence. Faisant volte-face, elle se vit, l'espace d'un instant, au sommet du pont, avant de disparaître de nouveau. Le sort passa à cinq bons mètres de sa cible et Hermione se blâma d'avoir tenté sa chance. Au moins, avait-elle le mérite d'avoir fait diversion.

- La sale Sang-de-Bourbe ! s'exclama Lestrange. Elle est partout celle-là, par mon Sang, occupe-toi d'elle !

Et, se tournant vers l'ancien professeur de potions, toujours à terre :

- Est-ce que tu la baises, Rogue ?

Elle n'avait pas capté, sur le moment, cette remarque qu'elle jugea d'une absolue subtilité.

- Pauvre merde ! Tu me dégoûtes.

Il ponctua son insulte d'un généreux crachat en écrasant de son talon les doigts de Rogue, qui avaient à peine remué. Peu après, le vent se leva, enfla, la rivière gonfla, et le niveau du Lion commença à monter. L'eau engloutit peu à peu le pont. Hermione comprit que son double avait jeté la cape sur la pierre et la baguette brisée.

- Sectumsempra ! hurlèrent en cœur les deux hommes.

Rogue profita du volte-face de Rodolphus, qui venait de lancer son sort en même temps que son frère, pensant sûrement qu'il prenait bien trop son temps pour agir, pour lui assener un coup de coude magistral entre-jambes. Se saisissant de sa baguette, il transplana quelques mètres plus loin dans un nuage sombre.

- Expelliarmus ! entendit-elle hurler. Stupéfix !

Harry avait surgi d'un bosquet juste derrière Rogue, se ruant immédiatement vers Rabastan Lestrange qui se retrouva désactivé, sans baguette.

- Incarcerem ! hurla Rogue vers Rodolphus, qui se protégea instinctivement du sort.

- Ah ! Le petit Potter ! railla-t-il avec un air de Bellatrix, proche de l'hystérie. Alvus diffindo !

Au même moment, Harry leva la main en l'air et fut englouti par l'obscurité. Rogue disparut également. Lestrange était hagard, se tournant et se retournant, fouillant les ténèbres, genoux fléchis, humant l'air à la manière d'un Loup Garou. D'un informulé désorienté, il barda le nuage opaque d'une nuée de fers rouillés. Une lueur rouge illumina la nébuleuse noire, telle un éclair zébrant la masse sombre d'un cumulonimbus.

- Petrificus totalus. Videntrailles, vraiment ! gronda soudain la voix de Rogue qui venait de transplaner derrière lui, enfonçant sa baguette entre ses omoplates.

Lestrange s'écroula non loin de son frère alors que Harry surgissait finalement du brouillard de Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou. Rogue, massant ses doigts gantés, s'avançait déjà vers la rivière à grandes enjambées.

- Potter, nom de nom, surveillez ces deux-là, mais... ne faites pas encore appel à la Brigade de police magique... Où... Granger ! hurla-t-il, de sa voix la plus sombre.

- Professeur, hors de question de...

- Ce n'est pas le moment ! vociféra Rogue.

Hermione emboîta son pas rapide alors qu'il suivait la berge tortueuse et accidentée, en aval de la rivière. Elle ne s'était pas vue sombrer, mais aperçut son corps emportée par les remous, l'eau noircie par ce qu'elle imagina être son sang. Il y en avait... une quantité considérable. Il ne restait du pont que de multiples branchettes et débris qui flottaient autour d'elle, voie lactée boisée. Rogue bondit dans l'eau, y enfonçant jusqu'à mi mollet ses bottes qui éclaboussèrent dans le courant assagi. Il la saisit par le buste pour la déposer sur les galets, hors de portée des flots. En posant les yeux sur son corps, Hermione eut un haut le cœur. Elle était en charpie. Une plaie béante déchirait sa gorge jusqu'à son flanc droit, une autre massacrait son visage, démarrant sur ses lèvres, écorchant sa joue, pour finir sous son oreille. Ses jambes, également, paraissaient amochées au vu de la flaque qui grandissait sous elle.

- Est-ce que tout va bien, professeur ? entendit-elle Harry hurler, en arrière.

- Je... je ne sais pas, Potter.

Sa voix était éteinte. Rogue ôta ses gants, et ses mains, déjà écarlates, la débarrassèrent de sa robe et de son pull. Elle ne se vit pas nue : le sang lui prêtait vêtement.

- Vulnera sanentur, lança-t-il, fébrilement.

Toutes les plaies ne se refermèrent pas et il dût s'y reprendre à plusieurs fois, pour qu'elle ne cesse de se vider comme une grenade qu'on écrase. Ses doigts s'engagèrent dans son cou pour tenter de saisir son pouls. Elle l'entendit jurer. Si elle ne se savait pas vivante, elle aurait été terrorisée par la tournure que prenaient les événements. Rogue n'avait jamais été aussi nerveux. Alors, elle le vit exécuter une chorégraphie qu'elle connaissait bien : il posa sa main gauche sur le dessus de la main gauche de son double et les posèrent toutes deux sur son cœur.

- Sanguis oblatus, souffla-t-il, crispant ses paupières.

Ses lèvres murmuraient, elle compta avec lui : dix secondes.

- Oblatus finite. Granger. Granger ! hurla-t-il.

Les yeux d'Hermione, révulsés, s'ouvrirent, de même que plusieurs de ses plaies.

- Vous... vous devriez être... Square Grimmaurd.

La scène était difficile à soutenir. Le sang, sous pression, giclait à grands jets du gouffre qui prenait naissance sous son menton. Rogue s'en vit intégralement douché.

- Arrêtez de vous agiter, Granger. Vulnera... vulnera sanentur, begaya-t-il, crachant par réflexe une quantité considérable d'hémoglobine qui s'était vue projetée sur ses lèvres.

Voyant son double tousser, Hermione ferma les yeux : elle craignait de ne pas en supporter davantage sans s'évanouir.

- Retentio, lança-t-il.

De sa baguette avaient surgi plusieurs liens qui vinrent prendre en garrot sa jambe et son bras.

- Tergeo, tergeo, entendit-elle bégayer. C'est mieux, Granger, c'est bien mieux, vulnera sanentur. Restez avec moi.

Le sang disparaissait de ses plaies et du sol. Les blessures saignaient moins. Il y avait à présent plus de rouge sur Rogue que sur elle, ce qui était un relatif bon point.

- C'est bien, c'est bien. Vulnera sanentur, vulnera sanentur.

Inspirant, Rogue dévisagea Hermione. Les entailles étaient refermées. Il ôta prestement sa veste pour la placer sur elle.

- Professeur, s'entendit-elle murmurer. Professeur, faites... pensez... les Contes.

Cherchant l'air, elle souffla :

- "Payez-moi avec le trésor de votre passé".

Comment avait-elle pu y penser ? Son double fermant les yeux, Hermione vit Rogue l'observer une dernière fois, comme pour s'assurer qu'elle n'allait pas se volatiliser, puis se tourner vers les remous surnaturels qui parcouraient le Lion. Pointant sa baguette sur sa tempe, il en arracha de longs filaments bleutés, qu'il jeta dans les vaguelettes. Le ruisseau les emporta, comme la rivière de Bonne Fortune avait avalé les souvenirs de l'amour déçu d'Amata, l'inconsolable sorcière. La manœuvre dura de longues minutes.

- Potter, appelez la Brigade de Police Magique, effacez leurs souvenirs. Potter, Granger... Pré-au-Lard !

Et, se saisissant du corps inanimé d'Hermione, la serrant étroitement contre lui pour éviter toute désartibulation, il transplana.

Un nouveau souvenir fugace se matérialisa. Rogue, sa chemise blanche tâchée de vastes auréoles grenat, le visage barbouillé de sang séché, avançait dans l'allée qui menait au portail de Poudlard, aux côtés de Harry, penaud. Hermione, inconsciente et livide, pendait dans ses bras.