Manoir Nott, juillet 2000

Il y a des jours où le monde semble ne pas tourner rond. Et ils étaient nombreux ces jours-là ces temps-ci. Il faut dire que la guerre avait bouleversé pas mal de choses. Et depuis, il semblait à Théodore que la terre était sortie de son axe.
On peut dire ce qu'on veut, mais la guerre ne laisse personne indemne. Un jour, puis un autre, et le temps continue à dérouler les heures sans jamais s'arrêter. Alors que lui, il reste immobile, comme coincé dans l'œil du cyclone. Incapable d'en sortir, il regarde derrière lui. Il ne voit rien si ce n'est les morts laissés sur le bas-côté.

Un jour, son père lui avait dit qu'il devrait faire un choix, qu'il ne pourrait pas continuer dans son éternelle neutralité. Et pourtant, il avait réussi, mais il s'était quand même trompé. Il s'était leurré. Dans son éternelle obstination à ressortir indemne de tout ça, il n'avait pas vu l'évidence. Il n'était qu'un homme brisé, comme tant d'autres. Il n'était qu'une coquille vide qui ne pensait plus à rien si ce n'est à sa déchéance. Il était peut-être resté neutre, mais il avait quand même payé son tribut à la guerre comme tous les autres.

Adieu les jours meilleurs. Il ne lui restait plus que les souvenirs brisés d'une époque révolue. Et l'impression d'avoir trop vite grandi. On ne peut pas échapper à la guerre, elle vous rattrape toujours un jour ou l'autre.
Et pour lui, ce fut une fois les morts ensevelis, les ruines relevées qu'elle le rattrapa. Il ne se rendit compte de tout ça que le jour de son procès. Il avait eu beau rester en retrait de tout ça, il s'était fait avoir. Il n'avait pas choisi de camp, mais on l'avait fait pour lui. Il était un Serpentard.
Il n'avait pas à porter la marque pour qu'on le soupçonne. Il s'était vu lyncher en place publique comme n'importe quel autre criminel. Et ce, malgré le fait qu'il était innocent. Ils en avaient cure. Eux tous ces biens pensants qui se repaissaient de leurs douleurs. Eux qui les avaient livrés sans remords pour la simple raison qu'ils n'étaient pas dans la bonne maison. Ils avaient été livrés à la vindicte populaire malgré les procès rapidement expédiés. Il avait beau être innocent, il était coupable. À l'abri de sa demeure, il ruminait tout cela en se demandant bien ce qu'il allait faire de sa vie.

Il rêvait de jour meilleur. Il se mettait à imaginer un havre de paix loin du manoir familial. Un endroit où les gens ne le jugeraient pas à son ancienne maison. Et un jour, un de ces jours où il avait l'impression que le monde ne tournait pas rond, il était tombé sur un prospectus. Un bout de parchemin où quelques mots, pas forcément bien choisis, avaient été griffonnés avant d'être copiés par un simple sortilège. Un bout de papier posé le comptoir de Fleury et Bott, qui lui avait attiré le regard alors qu'il s'était apprêté à payer. Une photo en noir et blanc montrait une vue changeante d'une vieille ferme. En dessous, en lettre majuscule était écrit le nom de l'étrange demeure : l'Auberge des gens brisés. Et le nom, surprenant lui avait parlé, avait résonné en son âme ébréchée. Il s'était retrouvé dans ce nom fort bizarre pour une maison. Il avait alors tourné le parchemin pour en apprendre plus.
Au dos en petites pattes de mouches étaient écris en une encre turquoise :
"Il vous arrive de vous sentir perdu ? Un endroit pour vous reposer, recoller les morceaux ou simplement ne pas être seul serait votre idéal ? Alors ne cherchez plus, après Poudlard retrouvez une nouvelle maison à l'Auberge des gens brisés. Ici, ensemble, nous essayons de mettre la guerre derrière nous, du moins nous réapprenons à vivre. Et peu importe votre ancienne maison, votre passé, du moment que vous êtes prêts à aider l'auberge des gens brisés est faite pour vous."
Il sourit, la prose n'était pas heureuse et le texte maladroit, mais cela suffisait pour l'intriguer.
Un second chez soi. Un endroit où il n'aurait pas l'impression de voir le fantôme de son père hanter les lieux. Oui, c'était parfait. Intrigué, il rechercha les noms des utopistes qui avaient décidé de créer ce lieu. En dessous d'un encart mentionnant l'ouverture du lieu au premier septembre, date qui n'avait sans nul doute pas été choisie au hasard, un nom était mentionné comme personne à contacter. Il avait l'impression que ce nom lui disait quelque chose, Dean Thomas, s'il se souvenait bien il avait fait partie de sa promotion. Il lui semblait qu'il avait une certaine propension à faire exploser ses chaudrons en cours de potions. Eh bien, si c'était bien lui espérons qu'il soit meilleur aubergiste que potionniste.

Une fois rentré chez lui, Théodore relut pour l'énième fois ce simple bout de parchemin. Et puis sans savoir pourquoi, lui qui avait toujours l'habitude de réfléchir longtemps aux choses, il se mit à griffonner sur un bout de papier. Il ne savait pas trop quoi écrire, il ne savait même pas s'il fallait écrire quelque chose en réponse à cette publicité. Et pourtant, il le fit, il prit la nuit pour coucher sur le papier ses questions à propos de cet endroit trop beau pour être vrai. Il aspirait à en savoir plus avant de venir. Il avait peur que ses rêves se brisent comme les vagues sur un écueil. Est-ce qu'il pouvait vraiment venir, lui un Serpentard, un sang pur, un homme déchu et haï par tout le monde. Il ne voulait pas de faux espoirs. Alors il avait écrit une lettre, il avait jeté une bouteille à la mer en espérant que l'homme qui lirait sa lettre l'acceptera en ses murs. Autrefois, il n'aurait pas eu peur, sur de son bon droit, il se serait contenté de toquer à la porte pour demander l'asile, si certain que la personne serait ravie d'accueillir un Nott chez soi. Avant, avant la guerre il aurait fait ça, maintenant, il se rendait compte qu'il avait toujours eu tort. Une fois la lettre écrite, il la cacheta et missionna son hibou pour la remettre à son destinataire.
Et puis il attendit. Il se remit à ses travaux en tentant d'occulter ce désir de savoir. Y aurait-il une place pour lui dans ce nouvel éden ?

Enfin, elle arriva. Un brin fébrile, il entreprit de décacheter l'enveloppe pour en extirper la réponse. Il y avait bien peu de mots sur ce parchemin en réponse à sa longue missive. À vrai dire, il en avait cure, peu lui importait la longueur de la réponse. Il ne souhaitait savoir qu'une chose.
« A l'attention de monsieur Théodore Nott. À l'Auberge des gens brisés nous accueillons tout le monde peu importe son origine, son ancienne maison où ses actions durant la guerre. Ainsi, afin de répondre au mieux à votre question, je me dois de préciser qu'il est d'usage dans notre auberge d'accorder à tout le monde une seconde chance, et ce même si les personnes ont commis certains actes répréhensibles mais en contrepartie il faut que vous ayez l'envie de changer. Vous êtes, bien sûr, le bienvenu chez nous. À bientôt, j'espère.
Amitiés, Dean Thomas »

L'auberge des gens brisés, premier septembre 2000

On était le premier septembre. C'est avec une certaine fébrilité que Théodore avait pris sous son bras la valise qui traînait depuis une semaine dans l'entrée de son appartement pour se diriger vers la gare de King Cross. Il n'avait pas de réelle raison de se rendre là-bas si ce n'est la nostalgie.
Une fois arrivé à King Cross, il se rendit entre les voies 9 et 10 de la gare pour observer le ballet de jeunes sorciers qui rejoignaient Poudlard.
Avec sa valise sous le bras et la cage de son hibou grand duc à ses pieds, il reste là quelques minutes à les observer le sourire aux lèvres.
Puis, il se décida enfin à transplaner, à l'abri du regard des moldus, derrière un pilier non loin de là. Lui aussi, il doit faire sa rentrée dans un endroit un peu étrange.

C'est au détour d'un chemin ombragé qu'il aperçut une tour et l'immense verrière qui donnait un air grave à cet enchevêtrement de bâtiments.
À l'ombre d'un chêne, un jeune homme l'attendait, c'est avec difficulté qu'il reconnut l'ancien Gryffondor. Dean Thomas avait beaucoup changé, comme lui la guerre l'avait marqué.
Avec un grand sourire le propriétaire des lieux l'accueillit et lui proposa de l'amener dans sa chambre avant de lui faire visiter le reste des lieux. Alors qu'ils s'avançaient dans l'allée gravillonnée, l'homme à ses côtés ne prononça aucun mot, ce dont il lui en était gréé, et le laissa contempler en silence le domaine.
C'est toujours accompagné du silence qu'ils pénétrèrent dans la bâtisse principale. Se décidant enfin à briser le silence Théodore posa les questions qui lui brûlaient les lèvres.

- Nous sommes combien ici ?
- En résident permanent il y a Luna Lovegood, Seamus Finnigan, Neville Londubat et moi-même, répondit son hôte d'une voix douce et rocailleuse à la fois.
Les noms ne lui étaient pas inconnus même s'il était persuadé qu'il ne saurait reconnaître aucun d'entre eux, à la limite si Lovegood si elle avait toujours son étrange goût vestimentaire.
En plus de nous quatre, il y a aussi souvent Lavande Brown, plus tous nos amis qui vont et viennent, mais ils ne restent jamais longtemps. Pour l'instant, à part Luna, tu croiseras surtout des Gryffondors ici. Si ça te gêne, tu peux nous le dire et on te préviendra de leurs venues, mais tu risques quand même de les croiser, certains viennent à l'improviste.
- ça ira merci, je saurais me comporter avec civilité, répondit Nott avant de continuer comme s'il se sentait obligé de s'expliquer, les anciennes étiquettes ne sont plus de mises maintenant.

L'ancien Gryffondor sourit doucement alors qu'il accrochait son gilet sur un porte-manteau à l'entrée avant de pénétrer dans ce qui ressemblait au salon.

- Tu es le premier qui est venu ici grâce à nos prospectus, mais je ne doute pas que d'autres ne tarderons pas. On a tous besoin d'un endroit pour souffler maintenant… la fin de sa phrase resta en suspens alors qu'ils s'engageaient sur un grand escalier en bois patiné. Je vais te montrer les chambres. Je loge au premier étage quant aux autres et bien tu verras. Chaque chambre occupée à sa porte ornée d'une image choisie par son occupant quant à celles dont le cadre est vide elles sont libres. Je vais te laisser choisir, les deux étages ainsi que les combles accueillent les chambres, tu ne peux pas te perdre.

Doucement, presque à pas de souris Théodore s'enfonça dans la demeure. Il avait l'impression d'être à Poudlard lorsqu'il découvrait les lieux et essayait de se repérer dans le dédale d'escaliers et de couloirs. Mais ici pas de labyrinthe, seulement un long couloir aveugle qui desservait cinq chambres. Deux de chaque côté et une qui occupait tout le fond du premier étage. Chaque chambre se ressemblait, une grande pièce que venait éclairer une fenêtre donnant sur domaine ou trônait seulement un lit, un bureau et un dressing encastré dans le mur, une porte à droite de l'entrée indiquait une minuscule salle de bain.
Les deux premières chambres étaient vides, la deuxième sur la droite était quant à elle occupée comme en attestait la présence d'un paysage côtier peint à l'aquarelle sur la porte. Il n'eut qu'à faire que quelques pas pour se retrouver devant la cinquième chambre. Celle-ci était plus grande que les autres, ça devait être celle de Dean Thomas. Intrigué, il observa le dessin qui était affiché sur cette dernière, il s'agissait d'une vieille porte en boite vermoulue peinte à l'huile sur une toile. Étrange mise en abyme.
Curieux de voir les autres images sur les portes et de deviner à qui elles appartenaient il monta à l'étage.

Le deuxième étage ressemblait au premier, le même couloir aveugle éclairait par d'immenses ampoules dénudaient qui pendaient du plafond à des hauteurs différentes, apparemment la propriété avait l'électricité.
La grande différence résidait dans la taille de l'étage. Là où le premier étage n'occupait que la moitié de la bâtisse, la deuxième partie étant ouverte sur le salon pour offrir un magnifique plafond cathédrale, le deuxième étage quant à lui faisait toute la superficie de la maison. Ainsi, ce n'étaient pas cinq chambres qui étaient disposées à cet endroit, mais douze chambres toutes numérotées.
La chambre numéro sept était occupée. Dans le cadre en bois clair un dessin au fusain d'un troupeau de sombral avait été glissé, quelqu'un, le dessinateur sans doute, avait enchanté la toile et on voyait un petit galoper autour des autres. C'est avec un frisson étrange qu'il observa les côtes saillantes des créatures avant de s'éloigner de la chambre qui devait être celle de Luna Lovegood. Ce n'était un secret pour personnes, les Lovegood avaient toujours aimé les créatures magiques.
Aucune autre chambre de l'étage n'est occupée.
Toujours sa chouette sous le bras, sa valise en lévitation devant lui, il grimpe dans les combes bien décidées à trouver les autres occupants. Il a l'impression de s'être lancé dans une drôle de chasse au trésor. Tous ces dessins semblaient avoir été faits par la même personne, il y avait un petit quelque chose dans les traits qui lui faisaient dire ça sans savoir pourquoi.

Le grenier avait été aménagé et là encore douze chambres étaient alignées dans le couloir. Par endroits, le toit pentu laissait peu de hauteur sous le plafond, mais de magnifiques poutres patinées et le bardage en bois du toit peint en blanc lui fit oublier ce désavantage.
Avant de s'aventurer dans le couloir, il jeta un coup d'œil à la fenêtre à côté de l'escalier en colimaçon. De là, il a une vue saisissante sur l'immense verrière qui s'avérait être une serre. Juste à côté de l'escalier, coté serre se trouve la chambre de Londubat. Cette dernière est ornée d'une planche représentant une plante étrange qu'il est bien incapable de reconnaître.
Seulement quatre des nombreuses chambres de l'endroit étaient occupées, pourtant Dean avait parlé de cinq personnes. Brown ne devait pas avoir de chambre ici ou alors elle en partageait une.

Bien décidé à trouver une chambre à cet étage Théodore entrepris d'ouvrir chacune des chambres pour observer la vue qu'offraient ces derniers. C'est avec un petit sourire satisfait qu'il trouva ce qu'il cherchait dans la dernière chambre.
En vérité, il ne savait pas vraiment pourquoi il avait choisi cette chambre. Peut-être parce que la vue que lui offrait la petite lucarne changeait des façades d'immeubles ? Il aimait bien cette vue dégagée sur la lande. Sans doute parce que c'était la plus isolée de toutes et qu'il aimait le calme et qu'il sentait que ses hôtes ne prendraient aucun ombrage de son besoin de solitude. Et puis il aimait cette idée que ça soit, au final, la dernière chambre qui lui convienne. Théodore avait toujours aimé être différent, c'était quelque chose qu'il cultivait depuis son enfance.
Alors qu'il posait sa cage sur le bureau et sa valise sur le lit, il entendit toquer à la porte.

- Entrez

Dean passa la tête par la porte alors qu'il ouvrait la fenêtre à son hibou pour que celui-ci se dégourdisse les ailes.

- Je vois que tu as trouvé ta chambre. Tu peux la décorer comme tu veux et faire tous les aménagements que tu souhaites, si tu as besoin d'aide n'hésites pas à nous demander. Lavande ne devrait pas tarder à arriver, elle est très douée en enchantement décoratif, en tout cas plus que moi conclut en souriant Thomas. Tu peux accrocher ce que tu souhaites à la porte, si tu veux, je peux te dessiner quelque chose. Quand tu auras le temps je finirais te montrer les lieux.
- Je veux bien, je déferais ma valise plus tard.

En hochant la tête, son interlocuteur se retira de l'encadrement de la porte et se dirigea doucement vers l'escalier. Il n'avait jamais été un grand bavard et Dean ne semblait pas lui en tenir rigueur. C'était quelque chose qui le mettait en confiance.
La maison était constituée d'un grand salon, d'une salle à manger, d'un garde-manger et d'une immense cuisine.

- On n'est pas très doué en cuisine, mais on essaye tous de mettre la main à la pâte. Ici, chacun aide comme il peut selon ses goûts et compétences. Tu ne paieras pas de loyer, on te demandera juste d'aider un peu. Il y a encore des travaux d'aménagement à faire, en plus des traditionnels tâches ménagères, mais je te rassure on a énormément de temps libre.
- Je vois, répondit-il sobrement.

Accolée à la maison de maître, une véranda en verre accueillait un grand nombre de plantes ainsi que le prolongement du salon. Cette dernière ouvrait sur une terrasse où était disposée une immense table en fer forgée sous une tonnelle qui attendait qu'un rosier et une clématite se décident à pousser.

- Il me semble que tu aimes bien lire ? Si je me souviens bien, tu étais souvent à la bibliothèque à Poudlard.
- En effet, répondit-il sans trop savoir où Dean voulait en venir.
- Je pense qu'un endroit te plaira.
Dean s'engouffra à nouveau dans la maison pour le mener à une pièce qu'il avait ratée jusque-là.
Avant le manoir, il y avait un château-fort ici, maintenant il ne reste plus que la vieille tour reprit le maître des lieux. Ça devait être la tour qu'il avait aperçue du chemin. On l'a transformé en tout d'astronomie et en bibliothèque.

Ebahit, il observa la quantité impressionnante de rayonnages remplis de livres, certains étaient vides. La bibliothèque s'étalait sur trois étages, au centre aucun plancher ne venait boucher la vue ce qui donnait une impression de hauteur vertigineuse. Tout le long des murs une coursive courait et accolé aux murs d'immenses bibliothèques s'élançaient de toutes leurs hauteurs à l'assaut du ciel. Il suivit Dean, qui d'un coup de baguette, fit apparaître un escalier d'une trappe cachée dans le plafond de la mezzanine. Non loin d'eux se trouvait une échelle qui permettait d'accéder aux étagères les plus hautes pour cela, il suffisait de monter sur celle-ci et de dire à voix haute où on voulait se rendre. Afin de s'y retrouver un immense système d'archivage avait été mis en place.

- C'est impressionnant.
- En effet, on peut remercier Hermione pour cette idée. Tu peux emprunter tout ce que tu veux, on a aussi bien des livres moldus que sorciers. Et si tu veux remplir de nouveaux rayons n'hésite pas, comme tu le vois il nous reste encore de la place.
- ça va être dur de choisir. Ça serait peut-être l'occasion pour moi de lire un livre moldu.
- Si je peux te conseiller, tu devrais essayer Sherlock Holmes.

D'un rapide accio il fit léviter les livres jusqu'à la table la plus proche puis redescendit l'escalier le laissant là, seul. Ils n'avaient même pas fini leur visite, mais Théodore n'en avait cure, pour l'instant, il voulait rester ici. Il aurait bien le temps de découvrir le reste de l'auberge. Il était intrigué par les livres à la couverture en cuir qui brillait sous la lumière de la lampe en laiton.

Alors que Dean allait fermait la porte, il le retint.

- La bibliothèque de Poudlard. Devant l'air interloqué de Dean il se reprit. J'aimerais un dessin de cet endroit.
- Je vois, je vais faire ça alors. Si tu as des demandes plus précises tu me trouveras dans mon atelier.
- Pas la peine, je te fais confiance, c'est toi l'artiste.

Et sans chercher à continuer la conversation il attrapa le premier livre de la pile sans prendre la peine de lire la quatrième de couverture, et se laissa choir dans un fauteuil non loin de là.
Comme celle de Poudlard cette bibliothèque le faisait se sentir chez lui, avec Madame Pince en moins ce qui était un plus non négligeable.