Hey ! Bonjour, bonsoir !
Encore un peu de retard pour ce chapitre-ci, mais le voici le voilà, le chapitre avec les réactions après la dernière allocution et les nouvelles données à prendre en compte !
Merci à Wado21, Nightmare02, Traffy-D-Lamy, PerigrinTouque, Suu-kuni, Stella, Nana, R.N Zuzu, Wedel, Lijovanchan et Conteuse pour vos reviews.
Vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreuses à suivre cette histoire et à laisser une trace de votre passage, vraiment, un grand merci pour ça !
Sur ce, je vous laisse avec ce chapitre ! Encore désolée s'il reste des fautes/coquilles, c'est toujours plus simple de les repérer après publication xD
Bonne lecture et prenez soin de vous !
Reviews Guest :
Suu-kuni : Hey ! Merci pour ta review ! ... Ça te fais beaucoup d'amoureux, là, non ? x) La soupe de légume aurait été un super projectile et Kidd l'aurait assurément accepté, je suppose x) Exactement, un justicier incompris ! Mais pauvre Killer de devoir le gérer, quand même x) Ca va peut être finir comme ça pour Zoro, attention ! Enfin... Il faudrait déjà qu'il trouve ça route... Contente que ça te fasse toujours autant rire x) Et merci pour tes compliments ! Merci encore, porte-toi bien et à la prochaine !
Stella : Hey ! Merci pour ta review. D'une certaine façon tu as raison, ceux qui respectent le confinement aide à leur manière, nous n'avons juste pas les mêmes honneurs à prendre que ceux qui aide en première ligne :) Sabo part du côté obscure, exactement ! Y a de quoi partir en vrille avec Luffy, c'est sûr :') Zoro a de ces idées aussi... Shanks, on ne le changera jamais... Je ne dis pas d'Ace qu'il est un cancre, ni des pompiers en général ! Mais Ace n'a clairement pas fait de longues études de géographie, il préfère l'action xD Les soeurs n'ont pas fini de râler sur l'économie du pays et de faire leur roublarde x) Law reste le personne le plus investi de cette fiction (non Kidd justicier, ça ne compte pas) et ça me fait plaisir de savoir que tu te retrouves en lui... Et en même temps pas du tout parce que c'est juste une preuve que le monde va mal... Courage à toi, encore une fois ! Je suis heureuse de savoir que cette fic te soulage dans ton quotidien. Merci à toi de toujours être présente sur les chapitres ! Prends soin de toi et à la prochaine !
Nana : Hey ! Merci pour ta review ! Je comprends qu'on puisse être sceptique au résumé de cette fiction, mais je suis contente de voir que la curiosité à pris le dessus et que leurs péripéties t'ont fait rire ! Merci d'avoir laissé une trace de ton passage ^^ Porte-toi bien et à la prochaine !
~ NOUS SOMMES EN GUERRE - NOUVELLES INFORMATIONS ~
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Une grande nouvelle a bouleversé le foutur de tous les confinés… Un mois de plus en confinement. Les lèvres pincées, la nouvelle est plutôt compliquée à gérer.
Un mois… C'est long un mois. Surtout que depuis le début du confinement, seulement trois semaines sont passées, et c'est déjà très difficile pour certains.
Il va falloir méditer. Beaucoup méditer. Rester zen et adopter un self-control à toutes épreuves….
~.~
Chez les frères (A)SL
"C'est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai. [...] Durant les quatre semaines à venir, les règles prévues par le gouvernement devront continuer d'être respectées."
— UN MOIS ?!
Sabo se redresse sur le canapé, en état de panique. Non… Non, ce n'est pas possible…
Luffy à côté de lui, sent sa lèvre inférieure trembler, puis il se jette à genoux sur le sol, les fesses en l'air et la tête contre le parquet, en frappant avec acharnement le bois sous ses poings. Des sanglots se font entendre dans le salon, tandis que Sabo s'affale de nouveau contre le dossier du sofa. Il vient d'ouvrir une nouvelle zone dans son cerveau, qui lui donne l'accès à une autre dimension : Le déni.
Un mois… Mais ils ne vont pas survivre. Ils vont s'écharper avant la fin du temps réglementaire...
"Le 11 mai sera donc le début d'une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles seront adaptées, en fonction de nos résultats…"
— Progressive… ?
Luffy ne relève pas la tête, mais parle d'une voix brisée par le désespoir.
— Ça veut dire qu'on ne va pas sortir dans un mois ?...
— … Ça veut dire qu'on ne sait pas quand on sort, en vérité.
Le petit brun se laisse tomber sur le côté, comme un pacha, puis joint ses genoux contre son torse, dans une position latérale de sécurité expérimentale.
"À partir d'une 11 mai, nous rouvrirons les crèches, écoles, collèges, lycées. C'est pour moi, une priorité."
— Pourquoi il annonce que des mauvaises nouvelles ? Sabooooo… Je ne veux pas y retourner….
— … Mais c'est stupide, surtout…
Mettre des centaines d'enfants et adolescents comme Luffy, qui ne sont pas sortis depuis des semaines, dans des établissements fermés où ils vont de nouveau se sociabiliser ? C'est quoi cette idée de merde ?! Ça sera l'happy-hour du virus !
— Tu n'iras pas Luffy, de toute façon. C'est hors de question…
Il le regarde avec des grands yeux plein d'espoir.
— C'est vrai ? Je ne suis pas punis, alors ?
Sabo secoue la tête… Autant son frangin est chiant au possible, autant, il refuse de le livrer en test au goulag pour savoir si le virus se trimbale toujours. C'est mort.
L'enfermer quelque part est un fait, l'enfermer ailleurs, c'est débile. Pour la survie de l'humanité, il ne peut pas faire ça. Il sait très bien que Luffy est beaucoup trop tactile pour respecter la distanciation sociale….
Son petit frère arrive à tenir certaines consignes, mais clairement, ne pas toucher les gens, ne pas lécher les choses quand il a faim… Il ne sait pas faire ! Ça sera l'apocalypse !
"Alors, à quelle échéance, dès lors, peut-on espérer entrevoir la fin définitive de cette épreuve ? Quand pourrons-nous renouer avec la vie d'avant ? Je sais vos questionnements, je les partage. Ils sont légitimes. J'aimerais tellement pouvoir tout vous dire et vous répondre sur chacune de ces questions, mais en toute franchise, en tout humilité, nous n'avons pas de réponse définitive à cela."
— Faut qu'on appelle Papy, Sabo… Il va taper le virus et on sera tranquille… On pourra sortir.
L'aîné soupire. Si seulement ça pouvait se passer comme ça… Garp frappe fort avec ses poings de l'amour, mais cogner dans le vide le rendra plus sénile qu'il ne l'est. Et c'est sur eux que ça risque de retomber...
— Le vieux est trop vieux pour ces conneries, Lu'... Il va juste falloir prendre notre mal en patience. Encore.
Un mois… Qu'est-ce que ça représente un mois dans une vie, hein ?
Sabo tente de se rassurer comme il peut… Toutefois, il faut être réaliste. Trente jours seront suffisant pour lui donner l'envie d'enfermer Luffy dans un bunker et le faire sortir uniquement à la fin de ce calvaire.
— Et ça n'est pas une excuse pour faire encore de la merde ! Plier toutes les cuillères pour te venger de l'univers, ça ne fait chier que moi !
Seul un long sanglot lui répond, accompagné des jappements de Chopper qui ne comprend définitivement rien à rien et va lécher le cuir chevelu de son petit maître en dépression.
Luffy, la mine triste, relève ses yeux humides vers Sabo après quelques minutes de silence.
— … Et si on lui fait peur ?
— A Jiji ?
— Noooon… Au virus. On lui montre qu'on a pas peur… Il va peut-être partir, comme les démons…
— … Faut que tu arrêtes la télé après vingt-deux heures, toi…
— Bouuuuuuuuuuuh….
Sabo se frotte les yeux, tandis que Luffy commence à donner des coups dans le vide, en chouinant, semblant vouloir frapper un ennemi imaginaire. Bordel, le blondinet va devenir sénile avant Garp...
… Il va peut-être se mettre à la méditation…. Vraiment….
Chez Kidd
"On disait que nous étions un peuple indiscipliné, et voilà que nous respectons les règles."
Killer éteint la télé à cette information, qui déforme totalement la réalité. Il a juste à tourner la tête vers son balcon pour voir le contraire.
Enfin… Kidd respecte les règles du confinement… Mais le sens moral de ses activités est depuis un long moment discutable.
Il se lève du canapé, puis rejoint la porte-vitrée pour observer Kidd et son nouveau jeu à plusieurs. Batte de Baseball sur l'épaule, le punk observe la rue avec dédain, une bière dans l'autre main. En entendant le blond arriver, il tourne légèrement la tête pour lui montrer qu'il l'a vu.
— Alors ? L'a dit quoi l'autre ?
— Encore un mois de confinement. J'ai pas écouté le reste.
Kidd hoche la tête, la bouche plissée dans une mine hautaine, puis se penche vers la balustrade pour regarder en hauteur.
— T'as entendu la vieille ? On a encore un mois pour se perfectionner à Poule-Pute !
Une petite voix brisée par l'âge répond, Kidd tend l'oreille pour entendre.
_ Oh, plus que ça pour moi, jeune homme. Les vieux n'auront pas le droit de sortir avant un bon bout de temps…
— Ouais, m'étonne pas. Eh, tu crèves pas les prochaines semaines, hein ! T'attends la fin du confinement ! Pense aux odeurs…
Un rire se fait entendre à l'étage du dessus, tandis que Killer regarde son pote faire ami-ami avec le troisième âge. C'est quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé voir dans sa vie.
— … C'est quoi "Poule-Pute", Kidd ?
Avec un sourire carnassier, le grand roux repose sa bière sur la table et s'approche de nouveau de la rambarde.
— EH MAMIE ? On reprend le jeu !
— D'accord…
Il se met en position, la batte de Baseball en l'air et gueule.
— Prêt !
— …. Poule….
Un objet non-identifié tombe dans le vide, alors que Kidd vise et frappe violemment le dit objet, qui part s'écraser sur une voiture et éclabousse toutes les personnes autour du véhicule.
—… PUTE !
Des cris se font entendre en bas de l'immeuble, à base de "Ça va pas, non ?!", "Mais c'est quoi ce bordel ?", "Merde, ça colle cette connerie !"
Le punk sourit, fier de lui, et reprend sa bière. Killer semble toujours sceptique.
— … Tu m'expliques, Kidd ?
— La vieille lance, je frappe et si ça atteint notre objectif, j'ai gagné. Poule-pute.
— ...OK.
— On a un mois pour se perfectionner encore, on n'est pas mal !
Killer secoue légèrement la tête, dépitée, une nouvelle fois. Il entend les applaudissements de la petite vieille du troisième, qui est bien décidée à faire chier le monde avec Kidd, visiblement.
… Il n'y a rien d'autre à ajouter.
Chez Zoro
Zoro n'a pas allumé sa télé.
Parce qu'il n'a plus de télé, tout simplement. Nous rappelons qu'il a tout cassé, envers et contre tous.
Donc, il n'est pas au courant du discours présidentiel non plus.
Puis il en a un peu rien à carrer. Ce n'est pas comme si ce genre de choses l'intéressait.
Il reste scotché à son portable depuis quelque temps, en espérant que Mihawk change d'avis sur leurs combats à distance. Le manque se fait de plus en plus ressentir. Il n'ira pas jusqu'à zigouiller ses voisins ou descendre dans la rue pour régler ses pulsions dans une rixe en bonne et due forme, mais… On ne sait jamais, il vaut mieux prévenir que guérir.
Même ses potes commencent à lui manquer. C'est pour dire. Certains plus que d'autres, il y a des bonnes habitudes qui ne se perdent pas. Nami ne lui manque pas, par exemple, surtout vu la facture qu'il a reçue sans n'avoir rien demandé. Sanji non plus. Même s'il a un peu faim. Luffy lui manque, lui, mais d'une façon bien particulière. Le voir cinq minutes lui suffirait, après, il commencera à être chiant et trop bruyant pour lui.
En fait, il aurait dû se confiner chez Mihawk. Ou dans un dojo. Mais plus chez Mihawk. Il aurait eu de la compagnie silencieuse, excepté Perona, mais perdre quelqu'un dans une forêt est vite arrivé. Même si c'est lui qui risque de ne pas revenir de la balade…
Ils auraient pu se confronter, s'entraîner, manger les petits plats faits maison de Mimi, avec ses légumes du jardin, et il aurait eu accès à une cave avec des vins d'exception…
… Il a été vraiment con de rester chez lui. Certes, c'est un animal solitaire, mais farouche, il a besoin de se dépenser. Est-ce que c'est encore possible de changer d'endroit ?...
Il sursaute presque lorsque son portable vibre dans sa main et il se précipite dans sa boîte de réception…. Avant d'exprimer sa déception. Un simple message pub. Rien d'intéressant, qui pourrait trahir son ennui.
Un long soupir lui échappe.
Ça va durer encore longtemps ?
…. Il faut qu'il retente sa chance. Encore et encore. Qu'il le harcèle. Il ne tiendra pas. Sinon, il ira. Faut savoir ce qu'on veut dans la vie….
Chez Shanks
"Blah blah blah blah blah… 11 mai… blah blah blah…"
— Mais qu'eest-ce qui diiiit ?
Après ses deux litres cinq ingurgités, parce qu'on est jamais trop prudent avec le bien-être de notre corps, un litre cinq, ce n'est peut-être pas assez, Shanks a du mal à décrypter les mots sur sa télé. Ne parlons même pas des sons qui nagent la brasse dans son cerveau alcoolisé.
Il reprend une gorgée, en tentant de se concentrer sur les informations, mais rien à faire, il capte que dalle.
— Il a bronzé, le précieux ? Non ? ...
Puis il abandonne. Son cerveau l'a visiblement lâché pour une durée indéterminée.
De toute façon, ce n'est sûrement pas très intéressant. Il demandera un récapitulatif à quelqu'un qu'il aime bien écouter. Il ne compte pas trop sur les vieux, on ne sait jamais, ils pourraient lui faire une sale blague….
Mimi. Il demandera à Mimi. C'est un homme sérieux. Ou son pote Ben… Il est où Beckmann, d'ailleurs ?...
En attendant, il faut qu'il ouvre sa fenêtre pour s'oxygéner et qu'il aille se faire à manger. Sérénité… Et bien-être… Et prévention. L'extincteur n'est jamais bien loin, heureusement.
La musique enclenchée, il s'avance en titubant vers la cuisine.
— Méchant CORANAAAAAAAAAAAAAAA…. Pas gentil, gentil… CORONAAAAAAAAAA…. On va te battre méchant CORONAAAAAAAAAAAAA….. T'es qu'un idiot méchant virus… CORONAAAAAAAAAAA…. T'as le nom d'une bière et d'un groupe que Shanks écoute en secret… CORANAAAAAAAAAAAAA ….
Chez Mihawk
"Le 11 mai sera donc le début d'une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles seront adaptées, en fonction de nos résultats…"
Un silence de mort dans le manoir. Seulement interrompu par une poule qui passe devant la télé.
….Un mois ?
Perona n'arrive même à réagir face à Hubert, sorti de son enclos, qui se balade dans le salon. Mihawk a refusé d'assister au discours avec elle, lui demandant de lui faire un débrief quand ça sera terminé. À la place, le brun à la moustache soyeuse est parti s'occuper du jardin et des concombres déjà mûrs, malgré la saison. Ils ont eu un temps idéal pour la pousse ces derniers temps…
La jeune fille inspire profondément et commence à courir après son nouvel animal de compagnie, pour l'attraper. Sa poule dans les bras, elle se dirige vers le potager pour rejoindre le plus âgé, mais reste à une distance raisonnable de la pioche et de la pelle. Sait-on jamais.
— Mihawk ! Encore un mois de confinement ! Après… On verra !
L'homme se redresse, puis soupire en s'essuyant le front d'un revers de main. Un mois ?...
— Rien d'autre de nouveau ?
— Nan, du charabia… Gniagnia, nous sommes unis dans l'adversité, blah blah, merci pour tout, blah blah, on apprendra de nos erreurs….
— Je vois.
Son téléphone sonne, les interrompant dans les nouvelles du jour. Mihawk le sort de sa poche et tique sur l'identifiant.
… Son ancien disciple ne lâchera pas l'affaire, apparemment…
… Peut-être que ce n'est pas une si mauvaise idée pour s'occuper. Quitte à ce que ce soit tendancieux. Il ne peut pas s'occuper éternellement de ses légumes et plantations, il va finir par devenir obsessionnel.
Au pire, quand tout sera terminé, ils feront comme si rien ne s'était passé… Ça peut être une solution...
Chez Marco
Debout devant sa fenêtre, une cigarette au coin des lèvres, Marco écoute d'une oreille le discours présidentiel. Le regard mélancolique et la mine dépitée, il ne sait pas encore comment réagir à ce qu'il entend.
"Le 11 mai sera donc le début d'une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles seront adaptées, en fonction de nos résultats…"
Contrairement à Ace, qui se lève du canapé pour courir vers sa personne et se mettre en face de lui, avec un immense sourire qui lui mange les joues.
— T'as entendu ça, piou-piou ?! On va encore rester un mois ensemble ! Au moins ! Juste tous les deux ! C'EST TROP GÉNIAL !
L'univers n'a vraiment pas pitié de lui...
"Les universités ne rouvriront pas leur porte avant le début de l'été. Les examens…"
Au moins une bonne nouvelle… Actuellement dans sa semaine de vacances universitaires, il a le temps de faire le point sur ses cours et les futurs examens à présenter aux étudiants. Il prépare les questions et exercices avec ses collègues en télétravail, et c'est bien le seul moment où Ace ne vient pas le déranger…
Faire sa diva devant les élèves, oui. Devant d'autres profs, non. La logique de son amant dans toute sa splendeur.
Mais avec les partiels qui arrivent, sous forme de devoir-maison, il va devoir rester concentré sur les mails de ses élèves et la correction des copies rendues… Ce qu'Ace ne semble pas comprendre. Pour le brun, Marco sera en vacances à partir du moment où il ne fera plus cours. Que nenni…
Par manque de réponse de son homme, Ace passe ses bras autour de ses hanches et pose sa tête contre son épaule pour lui souffler près de son oreille.
— Je vais bien m'occuper de toi, piou-piou… On pourra bientôt reprendre les habitudes du début et vivre tout nu… Ça va être trop bien… Ça me chauffe le cul rien que d'y penser...
Marco inspire profondément, avant de s'allumer une nouvelle cigarette.
Pitié, sauvez-le.
Chez Law
Plusieurs personnes se sont réunies dans la salle de pause, à vingt heures tapante, pour écouter un minimum la nouvelle allocution du président. Ils sont tous sur les nerfs et attendent avec une ironie non-feinte les propos du gouvernement sur la situation. Law voit même dans un coin certains de ses collègues faire des paris et sortir des bingos de mots ou phrases qui seront potentiellement prononcés par le chef d'Etat.
Ils trouvent du réconfort dans ce qu'ils peuvent.
Un café dans sa main gantée, Law regarde l'écran, où les premières notes de la musique présidentielle se font entendre. Il se pince les lèvres, des "chuuuuut" se perdent dans le petit groupe.
Rien que voir la tête du président en fait grogner certains. Les mots défilent, la prolongation du confinement était attendue par chacun d'eux, c'est déjà un bon début. Puis le défilé de mauvaises nouvelles arrive….
"Nos fonctionnaires et personnels santé, médecins, infirmiers, aide-soignants, ambulanciers, secouristes, militaires, pompiers, ont donné dans cette première ligne toute leur énergie pour soigner des vies. Ils ont tenu."
Un rire ironique lui échappe, nerveux et peu rassurant. Il tourne la tête vers certains de ses collègues infirmiers, assis sans grâce sur les sièges, avec des cernes à concurrencer les siennes. Ils tiennent encore parce qu'ils n'ont pas le choix, la volonté n'est plus vraiment là. Les roulements d'yeux, les soupirs, et autres expressions de dédains autour de lui confirment grandement sa pensée.
Ils en ont assez des "merci" et des éloges. Ils veulent des faits, des explications, du carte sur table… Qu'ils assument. Ils ne veulent plus entendre de beaux discours. À ce stade-là, ce sont des excuses à genoux qu'il leur faut pour pardonner. Et encore.
"Les hôpitaux français ont réussi à soigner tous ceux qui s'y présentaient."
— Mais il se fout de notre gueule ? Hein ? Rassurez-moi ?!
— Il vit vraiment dans un autre monde, ce débile ? Les chiffres ne parlent pas d'eux-mêmes ?
— Laissez tomber, les gars. À part les chiffres pour l'économie, rien ne l'intéresse, il s'en contre-fout du reste.
Réponse tranchante d'Ikkaku, mais réaliste.
Plus de dix-neuf-mille décès en moins d'un quadrimestre. Si on compare à d'autres maladies qui ne sont pas épidémiques, c'est vrai, ce n'est peut-être pas énorme.
Mais ça reste dix-neuf mille échecs pour eux.
Et ils ne sont même pas sûrs que les chiffres soient les bons, que ce soit pour le nombre de décès ou le nombre de personnes contaminées. Les murmures continuent d'augmenter au fil du discours, montrant de plus en plus le fond de la pensée de chacun.
"D'ici trois semaines, nous aurons multiplié par cinq la production de masque et produit dix mille respirateurs supplémentaires sur notre sol. [...] Grâce à ces efforts, nous saurons faire face."
— Law, dis-moi si je me trompe…. Rien fois cinq… Ça fait toujours rien ? -Demande Penguin, la main sous le menton, dans une pose de réflexion.
Law hausse les épaules.
— Il pourra nous envoyer autant de matos qu'il veut, les hôpitaux principaux des grandes villes seront prioritaires. Pas nous. Et ça ne rattrapera jamais le retard de matériel qu'on a aujourd'hui. Donc oui… Ça fera toujours rien.
— Top. On est bien.
Law hausse ses sourcils dans une expression de dépit palpable. Shachi boude, croise les bras et commence à geindre de tout son saoul.
— Il n'a pas compris que les masques, ce sont les capotes de notre survie ?!
— ...Drôle de métaphore. -Law hausse un sourcil.
— Ouais, mais c'est vrai. Faut se protéger en toutes circonstances, et là, pas que la bite !
— Mais nan ! Souviens-toi ! On n'a pas le droit de niquer !
— Ah oui, c'est vrai !
Law sourit légèrement à la mention de l'article que Penguin avait ramené tout fier et avait scotché en salle de pause, il y a quelque temps. L'article en question mentionnait le fait que le Covid était susceptible de se transmettre par voie sexuelle et qu'il fallait privilégier l'abstinence en cette période.
Allez dire ça à ceux qui sont confinés qui partagent leurs fluides sans y penser et qui risquent de passer les portes de la maternité avant la fin de l'année.
— … De toute façon, on ne baise pas.
— Bah, on n'a pas le temps.
— Pas la force.
— Pas l'énergie.
— Pas la motivation.
Un léger silence se fait, juste interrompu par les mots barbants du président. Jusqu'à ce que Penguin se plaigne à nouveau.
— …. J'suis en manque.
— Viens on baise dans le placard ? Juste là ?
— …. Toujours pas non, tu ne m'intéresses pas. En manque, mais pas aveugle. Et abstinence de toute façon.
— Eh oh ?! T'as un mâle de choix, là ! T'es jamais content.
— Eh ! Vous ne voulez pas la fermer, vous deux ?
Ils se retournent, arguant qu'ils sont en train de discuter/négocier, les deux ne semblent pas d'accord sur le terme à employer.
Cette discussion lui fait penser à Luffy pendant une courte seconde… Pensée qu'il relaie rapidement au second plan. Surtout vu le sujet de conversation. La crise joue sur leur libido à tous, on dirait...
"Alors, étions-nous préparer à cette crise ? À l'évidence, pas assez. Le moment, soyons honnête, a révélé des failles, des insuffisances. Nous en tirerons toutes les conséquence en temps voulu. Nous vaincrons."
— PUGILAAAAAAAAAT !
— Ouaiiiiiiis !
Ils ne les louperont pas. Pour sûr. Ils vont peut-être devoir tirer sur leurs réserves, puiser dans des forces qu'ils n'ont plus… Mais leur colère, il va l'avoir. Certains prévoient déjà de manifester dans les rues, dans les petites et grandes villes… Ils vont faire du bruit.
— Il n'a toujours pas compris que NOUS allons vaincre. Lui a échoué depuis le début.
— C'est triste d'avoir un ego pareil. Il peut blablater autant qu'il veut, sans nous, il n'est rien. L'inverse par contre…
Ils n'auront pas de répit. Jamais. Quand la crise sera passée, si elle s'arrête un jour, eux vont devoir continuer à bosser. Burn-out ou pas, les gens ne vont pas attendre leur retour de vacances pour se faire soigner. Tous ceux en premières lignes ne pourront pas prendre de pause. Il n'y aura pas de différences entre avant et après.
"Le système est sous-tension"
— C'est une manière polie pour dire qu'on en a gros, nan ?
— Ouais, lui, il n'est pas nul, il est "particulièrement mauvais", simplement !
Ses deux infirmiers se checkent du coude et du pied, très fier de leurs blagues. Law les regarde avec un léger sourire. Heureusement que le soutien entre collègues est toujours présent dans les rangs. C'est peut-être la seule bonne chose qu'ils tirent de cette crise : La solidarité entre-eux, des affinités qui se créent dans la difficulté des événements.
"Nous aurons, à partir du 11 mai, une organisation nouvelle pour réussir cette étape. L'utilisation la plus large possible des tests et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. D'ici là et dans les prochaines semaines, nous allons continuer le nombre de tests faits chaque jour."
— Aaaah, une bonne nouvelle, enfin !
— Attends… Il a dit "à partir du 11 mai". Donc pendant un mois, là… On ne sait pas ! Qu'est-ce qui va passer ?
— Bah, on va continuer à jouer à la roulette russe avec les lits, c'est bien, on adore !
Un gloussement ironique échappe à Shachi, partagé avec d'autres. Lui et Penguin sont ceux qu'il entend le plus depuis le début du discours… Ils n'ont jamais eu leur langue dans leur poche et ils ne prennent jamais de pincettes pour dire ce qu'ils pensent. Et ils ont bien raison de le faire, surtout en cette période où cacher ses états-d'âme serait la pire chose à faire.
Ce qu'il a un peu trop tendance à faire, en fait… Il soupire lourdement. Au moins, ils auront plus de tests… Parce que se dépister entre eux, c'est bien, mais si tout le reste de la population tombe malade, ça ne va pas les avancer. Tout comme les masques, en fait… Si tout le monde avait les moyens de se protéger, ça serait plus simple...
"Nous n'allons pas tester toutes les françaises et français, ça n'aurait aucun sens. [...] Les personnes ayant le virus seront alors mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin "
— Aaaaah, bah non ! Et il était bien parti, c'est dommage !
— Apparemment, il n'a jamais entendu parler des porteurs sains… -Marmonne Law.
— De toute façon, je ne comprends même pas pourquoi c'est le président et des médecins pas sur le terrain qui prennent ces décisions, là. Law, tu ne veux pas devenir le nouveau décisionnaire mondial ?
— Oh non… Sûrement pas. Je crois que je prendrais la décision de brûler le monde.
Shachi et Penguin se mettent à ses côtés, l'un à sa gauche, l'autre à sa droite pour l'entourer, comme des gardes-du-corps auto-proclamés.
— Mh… Un peu anarchiste sur les bords, mais…
— … Radical…
— Ah bah ouais… Plus d'humains, plus de virus…
— … Ça se tient… Pas mal… Ça nous fera des vacances.
— Nan, on sera mort aussi…
— Mh… Moins bien alors…
Ikkaku, qui semble en avoir marre de les entendre, finit par prendre sa chaussure et viser l'un des deux infirmiers, pour un bon coup de tatane.
— Fermez-là, je vous ai dit ! On entend rien ! Et les un mètre d'écart, respectez-les !
— Mais ! Eh oh ! Projectiles interdits Ikka ! C'est quoi ces enfantillages ?! -Lui répond Shachi, faussement offusqué.
"La seconde voie, ce sont les traitements, nous y travaillons depuis le premier jour."
Soupir général, alors que le chef de service vient tous les chercher pour retourner au boulot et permettre à d'autres d'investir la salle de pause.
— Ouais, rien de vraiment neuf sous le soleil, quoi… Ave Maria Docteur RAOULT…
— Je ne m'attendais à rien, et je suis quand même déçu !
Law en conclut exactement la même chose. Pas de traitement, pas de relâchement possible. Comme il le disait la dernière fois, c'est sur eux que la réalité va retomber.
Les deux infirmiers s'en vont en rigolant, même si Law ne loupe pas la tension dans leurs muscles et la résignation dans leur voix.
Il termine sa tasse de café, et n'est pas frustré de ne pas écouter la fin. Il n'a pas besoin d'hypocrisie, surtout en ces temps de crise.
Plus que quelques heures à tenir avant la fin de sa garde… Puis il pourra de nouveau se reposer.
Chez Nami
"Une production comme en temps de guerre s'est mis en place".
— Ça y'est, il recommence…
Terminant de faire son point d'arrêt pour finaliser son dernier masque, Nami murmure entre ses dents en écoutant le discours d'une oreille. La date de fin du confinement a été relancée, les informations données sont aléatoires, remerciement aux personnes en première ligne dans des longues listes…
Nojiko arrête sa machine à coudre, vérifiant les coutures de sa création et jette un coup d'oeil à sa soeur.
— Cherche pas, ceux qui ont le plus de pouvoir reste les plus roublards. Remettre les enfants à l'école pour que les parents travaillent, y à pas plus crétin à faire pour cette crise. Mais bon… Business is business.
Nami claque sa langue sur son palais, n'appréciant pas cet état de fait. Même elle n'oserait pas. Elle écoute la suite de l'allocution, surtout la partie qui parle du travail et de l'économie… Pour ce qui est de l'université et des examens, elle n'écoute même plus, elle sait qu'elle n'aura aucune information réelle à ce propos. À chaque université son fonctionnement, c'est du free-lance complet… Et rouvrir les écoles pour "supprimer les inégalités entre élèves" ? On ne trompe pas une roublarde comme ça… Les enseignants doivent vraiment être sidérés et s'arracher les cheveux. C'est presque de la mise en danger assumée… Tiens, il faudrait qu'elle en parle à ses profs de droits. Il y a peut-être un moyen de se faire de la thune là-dessus. Les associations de médecins ont déjà porté plainte contre le gouvernement, les autres professions vont peut-être suivre...
Une information lui parvient et son expression change, pour quelque chose de plus méfiant.
— Des aides ? Des suppressions de dettes ? Des allègements ?...
— C'est plutôt bien, non ?
— Ouais, mais il vient d'où d'un coup cet argent ? Il y a déjà des millions déboursés pour les grandes entreprises, ça sort d'où tout ça ?
— Ah ça… C'est l'argent magique, tu ne connais pas ? Si tu prends le souci dans l'autre sens, c'est censé nous rappeler que l'argent n'est pas une matière qui existe réellement. L'argent, n'existe pas. C'est tout…
Nami fronce les sourcils et pose le début de masque qu'elle fait assez violemment sur la table.
— Peut-être, mais ce n'est pas avec de la paille qu'on s'offre du Prada. Donc évite d'insulter le seul dieu auquel je crois. Puis si on continue de faire des masques, c'est bien pour avoir de la thune, Nojiko !
— Je ne dis pas le contraire. Je dis juste que quand on a le pouvoir de le faire, on peut s'inventer de l'argent qui n'existe pas. Nous, non. Simplement…
Le jeune femme rousse soupire lourdement. Non, elles, elles ne peuvent pas… Elle reprend son tissu pour continuer son oeuvre.
— … Il faut vraiment que je devienne riche.
— À qui le dis-tu….
Chez Rayleigh
"C'est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai. [...] Durant les quatre semaines à venir, les règles prévues par le gouvernement devront continuer d'être respectées."
— Bibiche ! Bibiche, tu entends ça ?! Dans un mois, on va pouvoir rouvrir le bar ! On va pouvoir sortir ! Boire à outrance hors de la maison !
Shakky sort de la cuisine, avec un torchon dans les mains et observe son mari au bord des larmes, beaucoup trop euphorique de cette nouvelle. Elle hausse légèrement un sourcil et décide de s'installer sur le dos du canapé pour regarder avec Rayleigh la suite du discours. Elle ne crie pas victoire trop vite… Les établissements publics ont été les premiers fermés… Ils risquent d'être les derniers à rouvrir.
"Les lieux rassemblant du public, restaurants, cafés, hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacle, et musées resteront en revanche fermés à ce stade."
L'ascenseur émotionnel pour le pauvre Rayleigh. Dans un élan de déni, il tourne son visage marqué par l'âge vers sa femme, et lui demande.
— Il n'a pas dit bar… Ça veut dire que ça ne compte pas ? Tu pourras rouvrir, toi, hein ?
— Je ne pense pas, honey. Il a dit "cafés", c'est l'équivalent plus conventionnel du mot "bar".
Tout penaud, Rayleigh s'affale dans le canapé, la déception clairement visible sur ses traits. Shakky passe ses doigts dans les cheveux nouvellement coupés de son homme, en lui souriant doucement.
— Il va falloir être encore un peu patient…
— J'ai le temps de mourir avant que tu ouvres le bar de nouveau…
La claque part toute seule, contre le crâne de son mari.
— Arrête de dire des choses pareilles. La crise se finira un jour… En attendant, il faudra se contenter de la maison et des visios avec les autres…
Rayleigh pose sa tête contre la hanche de Shakky, pour se reposer sur elle. Il va avoir besoin de temps pour assimiler l'information. À son âge, difficile d'accepter de repousser encore et encore le moment de sortir et de profiter de sa retraite. Même si ça se résume à se pinter avec ses potes au bar de sa femme.
La barmaid continue de caresser son crâne encore un moment, avant de déposer un baiser sur ses cheveux.
— Je vais terminer le repas. N'imagine pas des plans kamikazes pour sortir, je ne te laisserai pas faire…
Rayleigh sourit pour rassurer sa femme, la regardant partir vers les poêles qui chauffent. Elle le connaît un peu trop bien… Faire une fête clandestine au bar est selon lui une bonne idée…
Il n'a pas peur de se faire choper par les flics ou de se prendre une amende, ni de finir en première page du journal. Par contre, la rouste qu'il risque de prendre en rentrant à la maison le fait réfléchir à deux fois avant d'imaginer un plan pour convier tous les copains à l'extérieur…
Une résistance des temps modernes… À méditer...
Chez Dragon
"Alors, étions-nous préparer à cette crise ? À l'évidence, pas assez. Le moment, soyons honnête, a révélé des failles, des insuffisances."
— Patron, il essaye de faire croire ça à qui ?
— Il n'essaye pas de se dédouaner, surtout ?
— Inadmissible… On ne laissera pas ça passer ! Hein patron ?!
Dragon hoche légèrement la tête, pour faire savoir à ses subordonnés que non, ce n'est pas tolérable de faire croire à ses citoyens que la situation est en train d'être gérée. C'est faux, il n'y a pas besoin de beaucoup de recherche pour ça...
"Pour accompagner cette phase, plusieurs innovations font l'objets de travaux, comme une application numérique dédiée, sur la base du volontariat et de l'anonymat, elle permettra de savoir si on s'est trouvé ou non avec une personne contaminée. Vous en avez sûrement entendu parler. Le gouvernement devra y travailler."
Le chef des anarchistes fronce les sourcils, pas sûr de comprendre ce qu'il est en train d'entendre. Une application pour se protéger ? Ou pour balancer les anciens malades ? C'est quoi cette connerie encore ? Il est au courant le président que la collaboration n'a jamais fait que du bien, pour rester dans un euphémisme ?
Si c'est ce qu'il pense… Ils vont pouvoir agir de loin. Hacker des choses, c'est leur dada. Et en vue des capacités du ministère des armées sur ce qui concerne l'informatique, ils ont une longueur d'avance sur eux.
Rendre les gens paranoïaques et inquisiteurs n'est vraiment pas la solution pendant cette crise. Oh non, ils n'ont pas besoin de ça...
"Car cette épidémie ne saurait affaiblir notre démocratie ni mordre sur quelques libertés."
— Ça, on y veillera… Sois-en sûr…
Dragon reprend sa paille entre ses lèvres et aspire le liquide de son verre dans un bruit particulier. Habillé d'une chemise à fleurs ouverte sur son torse, accompagné d'un verre de cocktail à la main, il n'a loupé aucun mot du chef d'Etat, analysant toutes les informations dites et non-dites. La folie a peut-être commencé à envahir ses rangs, mais ils sauront être patients.
Ils vont attendre… Et ils agiront au bon moment. Le gouvernement aura des comptes à rendre et ils vont le détruire jusqu'à la moelle. Dragon s'en fait la promesse.
— Un autre verre, Patron ?
— Ouais…
Tout n'est qu'une question de préparation.
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