Merci à tous pour les commentaires et ceux qui me suivent dans cette nouvelle aventure ! Après une si longue absence je ne m'attendais pas à autant en si peu de temps. Vous me gâtez !
Voici sans attendre la suite !
CHAPITRE 2
Juste Harry
POV Harry Potter :
Le soleil se lève, illuminant mon visage de ses rayons lumineux et me faisant grogner comme un troll. Je connais les trolls alors vous pouvez me croire que le matin j'en suis un. Je résiste à l'appel de mes draps chaud et doux qui vantent le confort de mon matelas et me susurre l'idée de me servir d'eux pour me cacher de l'ignoble boule de feu géante.
Soudain je sens le courage Gryffondorien parcourir mon corps ! Je jette les draps au loin, adieu vile tentation, et glisse mes pieds dans mes pantoufles. Me voilà assis ! C'est un progrès Mesdames, Messieurs, veuillez être indulgent.
Sentant être seul dans la chambre, d'un geste de la main j'ouvre rideaux et fenêtre et le peu de désordre dans la chambre se range. A mon approche, la porte de salle de bain s'ouvre. Sous mes yeux embrumés je distingue ma serviette se placer près de la douche et ma brosse à dent avec dentifrice flotter jusqu'à mes lèvres. Oui le matin je suis assisté par ma magie pour un réveil plus agréable et efficace. Les cris d'Hermione à Poudlard n'ont jamais eu autant de succès.
Ma serviette autour des hanches j'ouvre mon placard et en sort des vêtements simples ainsi qu'une robe de sorcier tout aussi banale. Alors que je termine de fermer la robe sorcière, un rire fort et familier me parvint aux oreilles. Ce n'est absolument pas de circonstances.
Devinant le silence de mon actuelle ex-copine et sa piètre tentative pour ignorer les faits, je me sens l'âme d'un Serpentard. Je me regarde dans le miroir et d'un coup de baguette arrange le jean-t-shirt en un costard noir et je fais en sorte que la robe sorcière, toujours noire, paraisse d'un standing supérieur. Mon reflet dans le miroir ricane avant de s'incliner à mon départ pour le rez-de-chaussée.
Voyons voir… dans mes souvenirs Malfoy était dans l'exagération, Snape je n'arriverai pas à copier son envolée de cape spectaculaire… Sirius fera l'affaire.
« Souviens-toi Prongsy, être snob ou avoir un balais dans l'arrière-train n'est pas un comportement noble. Tu dois être digne, maître de ton corps aux gestes mesurés et au ton calme mais ferme. Si tu es trop condescendant ou souple ça n'ira pas. Soit toi-même, accepte et assume ce que tu fais, ce que tu dis, ce que tu émets. Une fois que tu as tout ça, ta voix, ta gestuelle et même ta magie vont suivre. »
Je me souviendrais toujours des leçons de bonne conduite que m'avais fait bouffer mon parrain pendant des heures entières avec Rémus. J'avais dû recevoir en accéléré tous les enseignements d'un futur Lord. Je ne peux toujours pas reconnaître une fourchette pour le poisson d'une fourchette pour la salade MAIS je me souviens que dans les grands hôtels le serveur enlève l'inutile et donc il faut les prendre de l'extérieur vers l'intérieur. C'est Rémus qui m'avait donné l'astuce quand Sirius s'arrachait les cheveux par poignée devant mon incapacité à retenir l'intégralité du service à vaisselle. Quelle idée aussi d'en mettre autant !
Un second rire me ramène à l'instant présent. Se tenir droit, tête posée et corps détendu… c'est parti !
Sans surprise mon arrivée fut à peine remarquée. J'ignore tout le petit monde pour me faire couler un thé.
« Harry ? Je t'ai préparé ton thé, ta tasse est ici. » La voix de Ginny me crispe. Gentille, serviable, douce… c'est louche. Surtout que mes meilleurs amis sont joyeux et souriant alors qu'ils me harcèlent pour que je la marie, et que je l'ai plaqué la veille.
« Ah mince. Merci Ginny mais j'aimerais essayer un thé dont m'a parlé Neville. » Peut-être qu'ainsi elle me lâchera la jambe mais évidemment que non quand je l'entends soupirée.
« Ça ne peut pas attendre ? Je t'ai préparé un petit-déjeuner aujourd'hui, tu ne veux pas le manger ? » Elle insiste en plus la bougresse !
« Harry vraiment, tu devrais remercier Ginny et manger ce qu'elle te prépare enfin ! » Hermione, douce Hermione, si tu pouvais te mêler de tes affaires cela m'aidera à rester calme.
« Elle a raison mec. Ça sent super bon en plus et faut pas gâcher ! » Ronald, Hermione pourrait scander que la terre est plate parce qu'un éléphant rose volant avec la Marque des Ténèbres tatoué en jaune fluo sur la trompe que tu diras qu'elle a raison !
Je sens mes nerfs craquer. J'inspire un grand coup et les rejoins, ma tasse à la main avec dedans le thé recommandé par Neville, parce que oui, Neville m'offre toujours des thés délicieux. Je prends une gorgée et me détends aussitôt. J'ai bien fait de boire ça ! Comme si Neville savait que j'en avais besoin.
« Excusez-moi de vous le rappeler après autant d'années de vie commune mais je ne mange pas le matin. De plus le thé que tu m'as servis Ginny est celui que j'ai pris hier soir et que je prends uniquement le soir car il a moins de théine. En revanche le matin il me faut de la théine pour me réveiller et être en forme pour la journée. A chaque fois que Nev m'envoie un thé je l'essaie toujours lors de mon moment thé qui suit. »
« Tu pourrais faire un effort » Me sermonne Hermione reprenant son habitude de décider pour les autres.
« Rappel-moi la dernière fois que l'on a tenu ce débat et que j'ai finis par manger, que s'est-il passé ? »
« Cela fait plusieurs mois maintenant et… » Protesta la brune pour avoir le dernier mot.
« J'ai tout revomis et j'ai été malade pendant deux jours… à chaque fois que vous me faisiez le coup ! Alors non ce matin je ne mange pas. J'ai des rendez-vous important dans la journée, notamment à Gringotts dans moins d'une demi-heure. » Bon finalement le ton glacé piqué à Snape fait son petit effet et personne n'en rajoute. Sentant ma magie s'agiter je reprends une gorgée que me calme presque instantanément. Je suis presque sûr que Neville l'a imbibé de potion calmante c'est le seul moyen ! Mais ça me va, j'en ai besoin avec les trois têtes de pioches face à moi, surtout avec le coup final que je vais leur balancer.
Je pose ma tasse dans l'évier et me dirige dans l'entrée pour me chausser. Une fois fait, je me tourne vers le trio qui m'a suivi.
« Ah j'oubliais ! Merci tous les deux d'être aussi compréhensif. J'admets que je redoutais votre réaction mais c'est cool que tout se passe bien et que vous aidiez Ginny à reprendre ses affaires. Je file les gobelins m'attendent ! »
Je transplane devant leurs têtes décomposées et stupéfiées, sans leur laisser le temps de réagir. Arrivé dans une zone de transplanage je me glisse dans une ruelle parallèle et me mets sous silencio avant de laisser mon rire éclater. Les têtes d'ahuris étaient épiques ! Magnifique ! Sublime !
Fier comme un coq de mon sale coup je me hâte de rejoindre la banque pour m'éviter d'être en retard. Certes mes relations avec les gobelins sont plutôt bonnes mais après les actes commis pour récupérer la coupe de Poufsouffle, ils restaient suspicieux et prudent. Je ne leur en veux pas le moins du monde.
La banque est relativement déserte en doux petit matin. Je m'avance jusqu'à un guichet vide de clients et patiente… patiente… patiente… bon ok les gobelins ont clairement une dent contre moi depuis la guerre et me le font bien ressentir.
Enfin la petite créature lève le nez de ses parchemins et me fait un petit sourire moqueur plein de dents pointues.
« Que vos affaires soient fructueuses Maître Gobelin. » Je ne sais pas si ce que je fais est une bonne chose mais le gobelin semble apprécier… même s'il se pait encore ma tête.
« Que vos ennemis périssent sous votre épée Lord Potter-Black. Bien que pour cela je n'ai aucun doute quant à votre succès puisque même un bâtiment sécurisé gardé par de nombreux sorts et enchantements ainsi qu'un dragon ne vous résiste. »
« Encore une fois je m'excuse sincèrement des dégâts occasionnés ainsi que les pertes que votre peuple a subit. Il ne devait pas y avoir de mort. Je ne voulais pas plus de mort. » Je m'en voulais et m'en veux toujours des pertes lors de notre vol.
« Vous êtes attendus par Gripsec si je ne m'abuse ? »
« Tout à fait. »
« Suivez-moi. Par ici s'il-vous-plaît. »
La banque est immense. J'en ai pris conscience lors de notre infiltration pour le coffre des Lestranges. Nous n'avons aucune idée précise d'à quel point Gringotts est étendue. La banque est le bâtiment, avec Poudlard, qui m'impressionne et me fascine le plus. Je ne me lasse pas de parcourir les couloirs pour rejoindre le bureau de mon conseiller personnel.
Alors que je suis autorisé à entrer dans le bureau de Gripsec et de m'y asseoir, je commence à regretter ma décision.
« Lord Potter-Black, si je ne vous connaissais pas je parierais que vous redoutez les piles de parchemins sur mon bureau. » Le sourire à la dentition pointue me fit avaler ma salive.
J'apprécie travailler avec Gripsec, il est droit et doué en affaire. Il connaît son travail par cœur et ne cesse de trouver un moyen pour augmenter mes revenus et donc les siens. J'ai beaucoup appris à ses côtés mais je dois admettre qu'il est également le plus difficile à contenter. Pour qu'il ne serait-ce que daigne me recevoir une première fois après la guerre, j'ai dû lui faire un courrier magique avec signature magique et de sang dans laquelle je promettais de financer la totalité des travaux pour réparer les dommages faits à la banque ainsi que de quelques améliorations qu'ils jugeaient nécessaire. Autant dire que les gobelins avaient sautés sur l'occasion et que je me suis retrouvé délesté de plusieurs millions, si ce n'est milliards, de gallions.
« Ai-je donc tort de penser qu'au moins la moitié est pour moi ? » La question était purement rhétorique, il est évident que les dossiers sont pour ma pomme.
« Lord Potter-Black, vous avez demandé un entretien pour avoir un audit de tous vos biens ainsi que toutes vos possessions vous soient pleinement restituées. Les formulaires se font par coffre et/ou propriété pour les audits ainsi que par Famille pour les restitutions. Vous trouverez donc à votre gauche les documents à compléter pour les audits, et à votre droite les documents pour les restitutions. »
« Gripsec, depuis le temps que je vous connais et travaille avec vous je vous considère comme un égal, parfois même, et toujours dans le cadre de la finance et gestion de mon patrimoine, comme un supérieur de par votre savoir et votre expérience. Mais là je pense uniquement que vous êtes purement sadique car vous savez que j'ai les papiers en horreur et vous les avez tous mis devant moi d'un coup ! »
« Je ne fais que mon travail Lord Potter-Black. » Le ricanement grinçant ne m'a pas échappé et il le sait très bien. Cependant je ne relève pas parce que je suis le seul à le traiter comme un égal et je suis le seul sorcier avec qui il reste un minimum correct. Tout autre être vivant autre que les gobelins n'a aucune valeur ni ne nécessite de considération d'après Gripsec. Je l'apprécie mais il est ce qui se rapproche le plus d'un raciste pur et dur.
« Commencer par tout récupérer me semble plus correct. Ainsi, lors des audits, les enquêtes comprendront la totalité de mes biens. Qu'en pensez-vous ? »
« Bonne initiative. Je vous conseille tout du moins de demander un rapide compte-rendu de votre patrimoine actuel. Les audits n'en seront que plus pointilleux et implacable en cas d'étude devant la justice. »
« Un avant-après pour révéler rapidement les irrégularités les plus évidentes ainsi qu'une preuve des manquements avant leur retour. Excellent, faisons ainsi. »
Aussitôt une pile de document apparaît entre le gobelin et moi. Je ne le vois pas mais je sens parfaitement la jubilation de mon conseiller. Sans un mot de plus j'attrape la plume qu'il me tend et commence à compléter les documents sans broncher pour ne pas perdre plus de temps que nécessaire.
Cinq heures plus tard…
Une dernière signature et je me redresse, respirant à plein poumon. Le plus long ont été les premiers documents à lire, comprendre et compléter sans erreur. La suite n'était que simple vérification qu'il n'y avait pas d'entourloupe dans les documents suivants et de remettre toujours les même mots. Le fait que je lise chaque ligne et questionne Gripsec sur mes incompréhensions a dû autant le ravir pour ma prudence que l'agacer de savoir que lui et son peuple feraient tout pour piéger un sorcier.
Je m'étire comme je peux sur mon siège très confortable mais plus du tout après tant de temps assis dessus. Les premiers comptes-rendus de mes possessions étaient arrivés peu après leur demande. Il n'y avait, d'après moi, pas grand-chose à rectifier mais au froncement de sourcil de Gripsec, j'avais tort.
« Un problème ? » Ma question légitime le surpris et il laisse échapper un grognement.
« Rappelez-moi pourquoi vous êtes ici en plus de tout cela ? »
« Les carnets de notes de ma mère Lily. » Je ne comprends pas où il veut en venir.
« Carnets de notes mentionnés nulle part ! Comprenez-vous ce que je veux dire ? »
« Quelqu'un m'a pris les carnets de maman. »
« Pas seulement. J'observe de grand manquement dans les bibliothèques familiales des Black, Square Grimmaurd notamment, ainsi qu'à Godric's Hollow. Pour vos coffres c'est plus compliquer à deviner à cause du nombre conséquent d'ouvrages disséminés dans vos coffres. »
« J'espère que mon instinct sur cette affaire est erroné. »
Gripsec n'est pas idiot et il comprit parfaitement ce que je sous-entendais par là. Une personne qui pouvait avoir accès au Square, la maison de mon enfance et une éventuelle dérogation pour mes coffres, le tout pour des livres, il n'y en avait pas deux. Juste une seule et unique que je pensais être ma meilleure amie.
Avant de me monter la tête je prends le temps de respirer et de me calmer. Les gobelins, avec toutes les autorisations en main, viennent de commencer toutes les procédures qui dureront quelques jours. Des jours pendant lesquels je vais avoir quelques petites discussions avec mes meilleurs amis.
A nouveau maître de moi-même, je remercie Gripsec et quitte la banque. Malgré le temps passé dans la banque et l'heure tardive, les nouvelles récentes m'ont coupées l'appétit. Fort de mes dernières résolutions je transplane au Terrier, certain d'y trouver la brune. Autant battre le fer quand il est encore chaud !
Mon arrivée fut pleine de cris de colère, je me suis pris une droite avant même d'avoir pu me remettre de mon transplanage. J'admets sans mal que Ron a un sacré crochet du droit. Sonné par le coup je ne peux esquiver celui qui arrive droit sur mon nez quand soudain le roux vol à travers le terrain.
Clignant des yeux et me massant la mâchoire je finis par reprendre pied avec la réalité. Molly soutient une Ginny en larme, Hermione bras croisés me regarde avec déception et Ron… eh bien il sort d'une flaque boueuse avec autant de dignité que possible. Si un regard pouvait tuer, je serais déjà mort au moins trois fois… à moins que Fumeseck ne se remette à crever des yeux.
« Je dois admettre que je suis déçue, Harry. Je m'attendais à mieux venant de toi. » Tout de suite la grande Hermione Granger qui veut me faire culpabiliser. A mon tour de jeter des regards mortels ! A leur réaction le mien est plus efficace. Sans doute est-ce là l'avantage de la couleur de mes yeux.
« Je dois admettre que je suis déçu, Hermione. Je m'attendais à venant de toi. » La répartie surpris mon amie et l'incompréhension s'afficha sur son visage alors que la colère prenait place sur le mien. « N'aurais-tu pas à tout hasard quelques dizaines de livres venant du Square, plus d'autres dizaines venant de Godric's Hollow, sans compter ceux récupérés dans mes coffres ? »
« C'était pour la recherche pendant la guerre ! »
« La guerre est terminée depuis quelques années et mes livres toujours pas restitués pour le moment. Ça commence à dater. Mais passons, tu as sans doute oublié… Et les carnets de notes de ma mère ? Sont-ils liés à tes récents exploits et découvertes ? »
« Comment oses-tu douter d'Hermione ? Qu'est-ce qui te prend mec ? » Vocifère Ron s'étant enfin joint à nous.
« Il me prend que tous les carnets de notes de ma mère sur lesquels je travaille sont portés disparus de mes voûtes. La seule personne de mon entourage à aimer les recherches et les livres est Hermione, la seule personne qui m'a demandé peu après la fin de la guerre si elle pouvait m'emprunter un peu d'argent car ses parents étaient encore sous obliviate et en Australie était encore une fois Hermione. Je suis peut-être moins brillant dans mes études mais la gestion de mon patrimoine en collaboration avec les gobelins m'a appris à savoir additionner deux et deux. » Mon ton glacé coupa toute protestation. Le visage de la brune affichait clairement sa culpabilité.
« Manque de chance pour toi Hermione, quelques-uns des carnets était en la possession de Rémus Lupin car il a travaillé dessus avec elle. Maman était une Langue-de-plomb et ses recherches étaient, dans ceux que j'ai récupérés, en partie sur la lycanthropie. Cependant elle a fait mention à ses projets parallèles mentionnés dans d'autres carnets dans sa voûte personnelle. Projets dont tu as faits ces derniers mois des découvertes stupéfiantes, commençant à te faire un nom au Ministère pourtant toujours difficile d'accès chez les nés-moldus. J'étais sincèrement heureux pour toi, de tes progrès, jusqu'à ce que je découvre que tu fais cela en utilisant ma défunte mère ! »
« Harry, je suis désolée, j'aurais dû t'en parler mais c'était ma chance ! »
« Non Hermione. Ta chance était de me demander d'accéder aux recherches de ma mère pour les poursuivre et les rendre publique. Ta chance était de croire en moi comme j'ai toujours cru en toi. Ce que tu as fait, c'est provoquer ta propre perte. Après les audits, tout le monde saura qui m'a volé quoi, pourquoi, et comment cela a été utilisé. C'est ta chance pour avoir volé et trahis un double Lord qui s'entend à merveille avec les gobelins. Deux mondes, deux justices, les coupables devraient s'y préparer. »
Un long silence tomba. Ma colère était partie, Hermione serre les poings pour ne pas craquer alors que des larmes coulent sur ses joues. Ron reste plein de rage mais garde le silence. Molly semble mitigée quand soudain Ginny pousse un petit cri de surprise. Sa main sur un poignet, elle commence à regarder le sol à la recherche de quelque chose.
« Ginny ma chérie que se passe-t-il ? »
« Mon bracelet. J'ai perdu mon bracelet. » Affolée, elle se met à chercher partout autour d'eux quand elle se fige en me voyant sourire.
« Il me semblait bien que ton geste envers ce bracelet, à notre rupture, était étrange. Je l'ai dit, les gobelins font un audit de tous mes biens, mais avant cela ils récupèrent tout ce qu'un Potter n'a pas offert en pleine possession de ses moyens. Tout objet est donc considéré comme volé ou perdu, je reprends tout. Les enquêtes suivront. Ah ! J'oubliais. Le Square Grimmaurd et Godric's Hollow vous sont désormais interdit. Bonne journée ! »
Ravi de mon petit effet je n'attends pas pour transplaner. Les dernières révélations me rendent malade mais ce n'est qu'une fois chez moi, à l'abri des regards, que je m'autorise à craquer. Ma magie se fait violente, projetant, cassant tout à travers la pièce, puis dans toute la maisonnée dans laquelle je vivais avec Ginny depuis le début de notre relation. Tout craque sous la force magique, certaines photos brûlent, tout part en fumée.
Au centre du capharnaüm, des hoquets, des gémissements, des supplications et des sanglots.
Au centre de la magie enragée, Harry, Juste Harry pleure recroquevillé dans son placard.
Obliviate = Oubliette, c'est le sort en anglais et je trouve qu'il collait mieux.
Voilà voilà ! On avance doucement mais surement !
A vos reviews pendant que je prends mon goûter et m'attaque à la suite ;)
