Hey ! Bienvenue sur cette suite !
Donc, dans ce chapitre, nous partons à la non-aventure, puisque le discours était chiant, je ne vous la cache pas, je n'ai pas tout écouté. Donc les personnages non plus ! Je fais tout de même un Mea-culpa pour la partie de Law... C'est en relisant que je me suis dit que sa première partie était extrêmement déprimante.
J'ai toujours du retard aussi... On est à la semaine 6 et je suis en retard pour la semaine 7... Alors qu'il y a quelque chose de très important la semaine 7 ! (Petit bibou, je ne t'oublie pas !)
Merci à PerigrinTouque, Wado21, Lijovanchan, ichunddu141, Suu-kuni, Stella, Eldar-Melda et Conteuse pour vos reviews !
Sur ce, je vous souhaite un bonne lecture !
Et à la prochaine !
Reviews Guest :
Suu-kuni : Hey ! Merci pour ta review ! Tu vas devoir te battre avec d'autres pour Kidd, je te le dis d'avance ! Luffy n'a aucune logique, il ne faut pas chercher pourquoi il fait certaines choses... J'avoue le pauvre Chopper dans le cas contraire xD Quand tu parles de te rincer l'oeil chez Kidd et Killer *humhum* ... Profite bien de ce chapitre :P Dragon est cruel avec ses sbires ! Et je comprends pour Shakky, j'adore écrire sur elle, donc je suis contente que les lecteurs apprécient cette partie avec Papy Ray !... J'espère que tu ne comptais pas trop non plus sur moi pour savoir ce que le premier ministre a dit, parce que... Eeeeeh, c'était chiant ! xD Merci encore pour ton soutien ! A la prochaine :3
Stella : Hey ! Merci pour ta review ! Chuuut, non, il ne faut rien dire à Luffy pour l'eosine ! :P Je ne dis rien pour Mihawk et Zoro, tu verras bien dans ce chapitre si c'est l'enfer... ou le paradis... Killer commence a perdre un peu sa sainteté d'esprit dans ce confinement x) C'était évident pour Sanji, il ne peut pas dire non à sa Nami-swaaaan ! Se méfier de Shanks quand même, on ne sait pas si ces nouvelles occupations sont bonnes pour lui... Et ouais, Dragon s'est trouvé une nouvelle vocation aussi x) Merci encore pour ton soutien, bon courage à toi surtout ! Et à la prochaine !
~ NOUS SOMMES EN GUERRE- SIXIÈME SEMAINE ~
Apprends la géographie, avec le Premier ministre…. Les nouvelles conditions de déconfinement ont été dévoilées, et comment dire…. On n'a rien compris. Comme d'habitude.
Même les personnes de l'Assemblée ont eu envie de se barrer, après ce qui semblait être des heures de parlote.
Autant dire que chez nos chers confinés…. Ils sont peu nombreux à avoir écouté ne serait-ce qu'un mot du Premier ministre. Ils ont leurs propres problèmes...
~.~
Chez les frères (A)SL
"Garp,
Je t'envoie cette lettre pour m'excuser. M'excuser d'avoir été un enfant et un jeune homme compliqué. Ça fait maintenant six semaines, plus de quarante jours, que je suis coincé avec Luffy. Et maintenant, je comprends pourquoi tu nous as abandonné chez Dadan…"
— Eh, Sabo, tu fais quoi ?...
Grimpant sur le dos de son frère pendant qu'il écrit, Luffy le serre dans ses bras en regardant par-dessus sa tête. Il ne se rend toujours pas compte qu'il est lourd, le bougre.
Au moins, il a perdu son teint crevette ces derniers jours, ne donnant plus l'impression à Sabo de s'adresser à un Furby rose…. Dommage, ça lui allait bien.
Mais depuis l'expérience "petit amoureux de Law"... Disons que Luffy n'est plus le même. Il est constamment perdu dans ses pensées, entre la gêne et la tristesse, toujours les lèvres pincées.
Il n'ose plus envoyer de messages à Law. Et… Ça le frustre autant que ça le rend tout cougnou. Du coup, il fait encore moins attention qu'avant à ce qu'il fait. En une semaine, Sabo a dû l'empêcher de se couper au moins trois fois la main ou le doigt. Il a aussi été obligé de lui retirer une bouteille d'eau de javel des mains, pour ne pas qu'il en verse dans ses céréales, de le faire sortir du bain pour qu'il évite l'hypothermie à deux reprises…. Sans omettre le nombre de fois qu'il s'est pris la baie-vitrée parce qu'il oubliait de l'ouvrir.
Insupportable.
C'est à se demander s'il ne cherche inconsciemment à aller à l'hôpital pour voir son mec… Enfin…
— J'écris des lettres.
— A qui ?
— Garp, Dadan, Koala, le maire… Histoire de m'excuser de tes conneries et des miennes, au passage….
Luffy pose sa joue sur l'épaule de son frère, cherchant à comprendre le sens profond de ses mots... Avant de conclure qu'il n'y en a pas. Se repentir, il ne connaît pas.
— Ok ! Tu marqueras à Jiji que je lui fais un bisou ? Et à Dadan aussi ?
— … Ouais…
Luffy fait un grand sourire, avant de descendre de son perchoir fraternel, et d'aller s'installer sur le canapé avec son portable… Ce qui occupe 70% de son temps ces derniers jours.
A la télé, un nouveau discours du gouvernement défile dans le vide. Luffy n'est pas du genre à écouter quelqu'un parler pendant une heure, au grand dam de ses professeurs, et Sabo est trop occupé avec ses rédactions épistolaires.
Faisant tourner son téléphone entre ses doigts, allumant et éteignant l'écran de façon compulsive, perdu dans ses pensées, le petit brun finit par relever la tête et interpeller son aîné.
— Sabo ?
— Mh ?
— … Comment tu ferais pour dire à quelqu'un que tu ne peux pas voir que tu veux quand même le voir ?...
Le blond relève la tête de sa feuille, haussant un sourcil.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Bah… Comment tu fais avec Koala ? Tu n'as pas envie de la voir ?
Entendre le nom de sa copine lui fait un petit pincement au coeur. Évidemment qu'elle lui manque… Presque deux mois sans avoir des moments à deux, ça commence à faire long… Mais il ne voit pas où Luffy veut en venir.
— Si… Si, bien-sûr que j'ai envie de la voir. Mais on fait avec… On s'appelle quand tu me laisses du temps pour le faire, on se fait des visios le soir… On s'adapte.
Luffy hoche la tête, toujours sa moue contrite dirigée vers son portable.
Sabo oublie parfois que Luffy est une personne qui vit tout avec des émotions très fortes et qu'il ne fait pas toujours exprès d'être un casse-burnes. C'est plus fort que lui, c'est dans sa nature de faire avant de réfléchir, mais il n'y peut rien. Certaines de ses conneries, si, il les fait délibérément, aucun doute. Mais pas toutes.
Et… Le manque est un sentiment que son petit frère gère très mal. Lui est bien plus posé et rationnel pour faire la part des choses… Ce qui n'est pas le cas de Luffy qui vit tout de façon explosive et ingérable, le rendant par ce fait entier.
Entier, déraisonnable et hypersensible. Il souffre aussi vite qu'il pardonne, aime aussi fort qu'il vit, et se perd dans un amas de sensations qu'il n'arrive pas à scinder pour pouvoir les traiter.
Peut-être qu'il a été un peu loin en le poussant à bout, en ce qui concerne Law. Aussi décousue que cette relation puisse être, Luffy a l'air de vraiment y tenir, sans pouvoir la vivre pleinement.
Sabo soupire lourdement, avant de reprendre son crayon entre ses doigts. Non, malgré ses récentes pensées, il ne met pas de côté l'idée de s'excuser auprès de leurs proches et moins proches, pour être une fratrie monstrueuse.
— Envoie lui un message, Lu'... Appelle-le…. Mais ne reste pas comme ça.
— Pourquoi lui m'envoie pas de message ?
— Il est peut-être occupé… Peut-être gêné… Qui sait ? Tu le sauras en lui demandant…
Luffy fixe encore un peu le vide, avant de hocher la tête, les mains un peu crispées. Il inspire, puis se lève du canapé, pour monter dans sa chambre, calmement. Sabo ne peut s'empêcher de l'observer du coin de l'oeil disparaître à l'étage.
Il espère juste que Luffy ne va pas inventer un plan improbable et digne de lui pour rejoindre son amoureux d'une façon ou d'une autre... Parce qu'il sait qu'il sera impliqué, et il n'a vraiment, mais alors, vraiment pas envie d'assister à ça.
Chez Kidd
Kidd bronze sur son balcon.
Oui, il pleut, et alors ? Ce n'est quand même pas la société et le soleil qui vont lui dicter quand c'est le moment de bronzer ?!
Son teint morbide l'a fait flipper dans le miroir, il a décidé d'y remédier, mais ça ne fonctionne pas vraiment, visiblement.
À poil sur sa chaise de camping, affrontant vent et pluie avec ses deux casseroles émaillées pour réfléchir les UV, et clope au bec… Kidd commence à se faire un peu chier. Non, il n'a pas froid, c'est un homme d'une grande virilité, il ne craint pas ce genre de choses.
Son acolyte est partie faire sa sieste, et ne veut pas trop s'exposer par ce temps. Il comprend, elle est vieille. Elle est tout de même apparue dans la matinée, quand le ciel n'était pas aussi capricieux, pour faire une partie de poule-pute. Une partie très peu divertissante, d'ailleurs… Trois gouttes de pluie et il n'y a plus un chat dehors. Ces faiblards….
Killer a fermé le volet. Il a estimé qu'il n'était pas obligé de supporter son pote dans sa glorieuse nudité à travers le reflet de la vitre. Et puis bon, autant Kidd ne semble pas avoir peur de la grippe printanière, autant lui préfère l'éviter.
Ah, tiens… Un arbre vient de tomber…. Bizarre…
Soupirant lourdement, le punk du quartier baisse ses casseroles inutiles, avant d'en jeter une par-dessus la rambarde, sans aucune considération pour l'homicide d'ustensile qu'il est en train de commettre.
Un cri de douleur lui parvient, lui faisant hausser un sourcil. Il se penche au-dessus la balustrade pour observer l'innocent qui se tient une épaule, s'étant pris le projectile de plein fouet.
Kidd sent une veine naître sur son front, tentant avec mal de contenir sa colère.
— Tu pouvais pas sortir ce matin, pendant ma partie de poule-pute, sale face de pet ?!
Il se lève en grognant, faisant quelques pas pour aller chercher une bière. Il la décapsule contre le rebord de la table, avant d'en boire une grande rasade, montrant son cul au reste de l'univers.
Les gens font vraiment n'importe quoi… Et jamais au bon moment.
Chez Shanks
— … Elle a vachement changé la carte de la météo….
Shanks est encore bourré. En même temps, à force de demander des bières et du rhum à ses amies boîtes de conserve -qui lui donnent !- dans différentes langues, en fonction de l'ethnie d'origine du plat dans lesdites boîtes… Parce que oui, ça n'aurait pas de sens de parler en allemand à une boîte de cannelloni, enfin ! Un peu de sérieux et de logique…
D'ailleurs, il commence un peu à se méfier de Pedro le chili-con-carne et Gunther la choucroute…. Ils ont l'air de faire des plans dans son dos…
Bref… La cohabitation se passe bien en général, il continue d'apprendre des langues en essayant de n'oublier personne… Il ne faudrait pas qu'Ahmed le couscous se sente délaissé, même si c'est le Ramadan et qu'il n'a pas le droit de toucher à de l'alcool… Bon, peut-être qu'il délaisse un peu trop Mireille la ratatouille… Mais elle n'a pas l'air de première fraîcheur, et sincèrement, il n'en peut plus de ses allusions sexuelles… Il essaye de devenir un homme bien ! Elle tente de ruiner tous ses efforts en le faisant boire plus que de mesure !
Deux litres, c'est deux litres…. Pas trois, pas quatre, pas cinq… Tu arrêtes, Mireille !
Shanks se frotte légèrement le front, en pensant à ses déboires avec ses colocataires. Il tente de se concentrer sur la télé, où une carte est affichée, mais où il n'y a pas de petits soleils ou de petits nuages gris…..
— Je comprends rien…
Le son est distordu et les mots n'ont pas l'air d'arriver jusqu'à son cerveau. Shansk a tenté d'écouter le discours, mais il a fini par s'endormir comme un loir sur son canapé. Il n'a pas cherché à combattre le sommeil, après tout, faire un gros dodo fait parti de son nouveau rythme de vie. Il doit prendre du temps pour lui….
Du coup, le déconfinement… Ce n'est pas encore très clair.
— … J'habite où, moi ?... Chez moi… Ça c'est sûr…
Et maintenant, il se retrouve avec cette carte colorée, sans légende, juste trois couleurs qui prédominent avec des numéros. C'est un genre de nouveau loto, c'est ça ? Si c'est le cas, le roux se dit que ça fera plaisir à Rayleigh.
Ou alors… Ils ont remplacé les petits soleils par des couleurs? Mais le beau temps est représenté par le rouge ou le vert ?... Le rouge pour la chaleur ou le vert pour dire : "Regarde comme il fait beau, tu peux sortir !" ?
… Alors que non ! Ils ne peuvent pas sortir ! La météo a vraiment un sens de l'humour douteux.
Toutefois, après un instant de réflexion, Shanks se dit que la bonne réponse, c'est le vert pour le beau temps. Ça serait plus cohérent avec la carte qu'il voit et le climat habituel dans les différentes régions du pays.
— Pourquoi c'est toujours dans le sud qu'il fait beau ?...
Plissant la lèvre, il soupire. De toute façon, il ne voit même pas pourquoi ils présentent encore la météo, ils sont censés être confinés…. Il verra bien à partir du 11 Mai si des gens sont dans la rue ou non… Il sait s'adapter.
Néanmoins, il sent un regard lourd sur lui, qui commence à lui titiller la nuque. Il tourne la tête en marmonnant, puis dit à l'attention du concerné.
— Björn, tu arrêtes !
Shanks se lève de son canapé, à peine titubant, puis décide d'aller se servir un nouveau verre. C'est qu'il fait grand soif. Il faudrait tout de même qu'il refasse un appel visio avec les copains, il commence à être en manque de présence humaine.
Et si vous vous demandez qui est Björn, cet être peu commode et à la forte odeur d'hygiène douteuse… C'est la boîte de harengs fumés.
Chez Mihawk & l'envahisseur
Zoro est heureux. Autant qu'il peut l'être, du moins.
Mihawk ne l'a pas abandonné sur le bord de la route, comme un animal errant, et lui a offert le gîte et le couvert.
La cohabitation entre les trois n'a pas commencé de la façon la plus simples. Perona est restée stoïque plusieurs secondes en voyant ce que Mihawk ramenait des courses. Ce n'était pas sur la liste, vraiment pas.
Du coup, les deux jeunes ont commencé à se crêper le chignon pour un rien, Perona utilisant Hubert comme arme de défense… Ce qui n'est pas très intelligent face à un mec qui se bat avec trois sabres…
Hubert va bien. Il faut le préciser.
Autant dire qu'après une demi-journée à les entendre brailler à tout va, à base de commentaires sur les cheveux verts du jeune homme, et sur le style J-pop émo de la jeune fille, Mihawk les a simplement avertis que s'ils continuaient, ils dormiraient dans le poulailler.
Ça a eu le mérite de faire baisser le niveau sonore de leurs disputes, à défaut de les faire arrêter tout court.
Depuis ce moment, la vie est plutôt tranquille et l'ambiance générale dans le manoir semble bien se porter.
Si on oublie Zoro qui lui colle au derche à tous les moments de la journée, sabres mis en avant, demandant implicitement des combats.
Et si par malheur, ils se croisent au détour d'un couloir, le jeune homme ne peut se retenir de dégainer ses sabres pour le défier. Ce n'est pas trop un souci lorsqu'il sort d'un moment lecture, par exemple. Ça l'est tout de même plus lorsque Zoro ouvre une porte au hasard et s'arme avec enthousiasme, restant planté sur place, alors que Mihawk est sous la douche.
Zoro n'a aucun sens de l'orientation, mais il a aussi un problème de timing, visiblement. L'animal farouche a un petit peu de mal avec les codes de la société. Et lorsque le plus âgé à l'audace de lui faire savoir que ce n'est pas le moment, comme lorsqu'il est nu ou en train de dormir, le jeune sabreur semble être le plus penaud. Non, il ne voit pas pourquoi ce n'est pas le moment.
C'est à se demander si leurs tentatives de téléphone rose Role-Play, pleines de virilité tendancieuse, n'étaient pas plus avantageuses. Parce que là… C'est tout l'espace vital de Mihawk qui en prend un coup.
Couplé à ça, les hurlements de Perona à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, les bruits de poules dès le lever du soleil et jusqu'à tard dans la nuit, la surconsommation d'oeufs et de concombres qui commence à lui peser sur les nerfs…
Pourquoi a-t-il accepté, déjà ?...
Il lui faut de l'air. De l'air lointain… Son immense jardin ne suffit plus. Zoro galère toujours à trouver les toilettes, mais n'a aucun souci à le trouver lui. Comme s'il avait fait installer un émetteur sur sa personne et qu'il le suivait à la trace avec un GPS.
Et comme si ça ne suffisait pas… Finalement, le 11 mai, ce n'est pas sûr. Le sénat a encore la possibilité de rejeter le plan de déconfinement, et rien n'est clair concernant les départements prochainement libres.
Il ne peut pas jeter les deux jeunes à la rue, ça ne se fait pas.
Par contre, les enterrer discrètement dans le jardin devient une option.
Chez Marco
On y est… Les examens sont lancés, les étudiants sont occupés, ses collègues sont sur leurs propres recherches…
Et lui….
— Piou piou ? Piou piouuuuuuuuu ? T'es où ?
Lui, il joue à cache-cache tout seul pour sauver sa peau.
Littéralement. Les griffures dans son dos en témoignent.
Si Ace était petit à petit en train de devenir obsessionnel les semaines précédentes, maintenant, il se transforme en un psychopathe du cul. Son vocabulaire fleuri commence à glisser vers du sale très sale, qui est à la limite de le faire débander.
Son petit-ami devient, au fil des jours, une star du X dans la vraie vie. Et contrairement à ce que tout le monde pourrait penser, c'est très loin d'être un rêve.
Pourquoi n'essaye-t-il pas d'en discuter avec son amant, lui direz-vous ?
… Vous avez déjà essayé de discuter avec un alien en rut ? …. On ne discute pas avec ça, on se barre, c'est tout. Sauf que, dans leur condition… Partir n'est pas possible.
Alors, Marco se cache pour échapper à son charlot. C'est sa dernière solution, il a tout tenté avant ça.
Il l'a menacé de faire abstinence pendant un temps. Donc, Ace s'est empressé de lui montrer que c'était une mauvaise idée, en lui faisant une lapdance et en se frottant à lui. Tout ça pour lui prouver que son chibre se souvient de sa personne et le reconnaît. Et il lui a mordu les couilles.
IL LUI A MORDU LES COUILLES. C'est bon pour vous ?
Il a aussi tenté de l'attacher au lit. Plus jamais… Il ne veut plus jamais revoir ce remake de l'Exorciste, façon accro du cul qui hurle des obscénités à en faire pâlir les voisins.
Il a également essayé de convertir sa libido en fringale, en le nourrissant plus que de nécessaire… Quelle grossière erreur. Ça lui donne encore plus d'énergie ! À l'inverse, il n'a pas tenté de l'affamer… Ses précieuses boules ont déjà assez souffert dans la vie.
Avec tout ça, Marco se demande parfois s'il aime toujours Ace…. Et la réponse est oui. À chaque fois que son homme repu s'endort dans ses bras, la mine détendue et le corps alangui, il peut passer un temps indéterminé à l'observer, juste pour un plaisir égoïste.
C'est juste que… Le confinement le rend extrêmement bizarre, mais Ace ne doit pas être le seul à voir sa psyché changer, à force de rester enfermé dans un petit appartement.
Un long soupir lui échappe, alors qu'il tente de ne pas bouger pour ne pas éveiller l'oreille ultra sensible de son brun. Néanmoins, un sursaut incontrôlable le prend lorsque la porte du placard s'ouvre en grand et que l'image de son amant se dessine devant ses yeux.
— Ah ! Trouvé ! T'étais là ? Qu'est-ce que tu fais ? C'est un nouveau jeu ?
Ace sourit de toutes ses dents, avant de venir s'asseoir en face de lui, sur le sol du placard.
— Je sais ! Tu veux jouer à sept minutes au paradis ? C'est cool, j'ai jamais baisé dans un placard ! Attends, je referme, pousse un peu tes jambes…
Marco voit sa sainteté d'esprit et sa liberté disparaître, en même temps que la lumière du jour, annihilées par la fermeture des portes. Son cauchemar reprend, alors qu'il se sent emprisonné avec son homme dans ce qui était, à la base, son exil. Transformé en limbe, rien que par la présence de l'incube qui lui sert de petit-ami…
— Sept minutes, ce n'est pas beaucoup… De toute façon, ton quotidien avec moi est un paradis, hein piou piou ?
Non.
Peut-être que c'est ça, finalement. Ace est un sbire de Satan, qui doit lui voler son âme, mais qui est décidé à jouer avec lui avant de l'emmener….
Il a déjà tenu six semaines… Plus que deux… Enfin, il espère. Sinon il renverra son homme d'où il vient, il ne tiendra pas… Ace est à ça de lui faire le cul quand il dort, juste parce que sa queue est HS, et pour la survie de son booty, il est prêt à tout.
Sentant les mains d'Ace sur lui et ses lèvres sur sa peau, il sait que la rédemption n'est pas pour tout de suite…
…. La prochaine fois, il s'enfermera dans les toilettes. Au moins, c'est une pièce qui se ferme à clé….
Chez Law
Une nouvelle journée de pause s'offre à lui. Et son congé concorde cette fois avec celui de Corazon… Depuis combien de temps ils ne se sont pas retrouvés une journée entière l'un avec l'autre ? C'est à peine s'ils se croisent en coup de vent depuis des semaines…
Et les cernes qui jalonnent le dessous de leurs yeux en témoignent, ils ont bien besoin d'une pause. Corazon ne lui a jamais paru aussi fatigué depuis des années, et ça ne l'étonne pas plus que ça. Rester des heures durant sur un emplacement pour vérifier les attestations des badauds, ce n'est qu'une partie de son métier…
Traiter les appels concernant des violences intrafamiliales, les violences conjugales… Les personnes qui appellent pour dénoncer leurs voisins, qui ne respectent pas le confinement… Travailler avec l'image des violences policières qui tournent, jouer le patriarche pour séparer les gens qui ne respectent pas le mètre de distance, ou faire rentrer ceux qui veulent prendre un bol d'air en groupe...
Se faire cracher dessus parce que tous les flics sont des pourris, supporter les insultes, gérer les conflits, intervenir sur des tentatives de suicide, obéir à des ordres sur lesquels il n'est pas forcément d'accord, gérer des rassemblements d'individus qui veulent prouver que ça ne sert à rien d'avoir peur, prendre des mesures de sécurité qui ne le mettent pas en sécurité….
Parfois devoir choisir...
Ça, c'est le quotidien de son tuteur. C'était déjà le cas avant la crise, mais tout s'est amplifié avec le confinement, les inconscients qui n'en font qu'à leur tête, et l'enfermement qui aggrave certaines situations déjà difficilement gérables en temps normal…
Quelque part, leurs métiers se ressemblent sur certains points, et il y en a d'autres qui les distinguent et qui font toutes la différence. Law voit des gens mourir de maladie, Corazon voit les horreurs de l'extérieur. Ils ont tous les deux une place dans l'envers du décor…
Mais ils n'en parlent pas. Lorsqu'ils peuvent se retrouver, comme aujourd'hui, ils veulent… Oublier. Redevenir juste des personnes lambda.
Pas le médecin, qui a beaucoup trop entendu que les enfants sont quasi immunisés du Covid-19, qui peuvent retourner à l'école, mais qui voit des brancards emporter des linceuls beaucoup trop grands pour des si petits corps. Il s'agit de 1% dans le monde, mais il suffit qu'un enfant ait une autre pathologie pour que tout s'aggrave… Et les 2% chiffrés "non renseignés"... Il a sa petite idée de quelle catégorie ça représente… Puis, s'il n'y avait que les enfants… Ses propres collègues sont parfois touchés par le virus et il doit gérer la pression d'avoir des personnes qu'il connaît en réanimation.
Des personnes lambda.
Pas le policier non plus, celui qui voit des vidéos de collègues dans les rues danser pour animer des quartiers, ou fracasser le crâne de jeunes gens à coups de matraque, en les insultant de tous les noms… C'est… Tellement loin de l'image qu'il se fait de son métier et de son quotidien. Lui tente surtout d'oublier les visages de la famille actuellement en soins intensifs, presque laissée pour morte par un voisin qui ne supportait plus d'entendre les cris des enfants.
Ouais…. Pour cette journée, ils oublient. Parce que la première règle de leur vocation, c'est de savoir faire la part des choses. Et s'imaginer l'avenir, maintenant, ne rajoutera qu'une dose d'anxiété dans leurs angoisses qui débordent déjà beaucoup trop du vase.
Penser à après le déconfinement, dans ces conditions, avec leur réalité… Non. Imaginer une deuxième vague pour l'un et des gens se pinter sur la place publique comme si c'était un open-bar géant… Non, vraiment pas….
Installés confortablement devant la télé, sur le canapé, ils tentent de s'aérer l'esprit, en discutant de tout et de rien, le film terminant surtout en fond sonore. Bepo semble clairement le plus intéressé par les images qui bougent dans l'écran.
Le discours ? Ils sont déjà au courant de tout avec les instructions à leur travail. Ils ne vont certainement pas s'infliger ça en plus.
— Au fait, tu as des nouvelles de Kidd ?
Law relève mollement la tête, puis hausse les épaules.
— Vaguement. Il me demande souvent quand est-ce que ça se termine, parce qu'il se fait chier. Pourquoi ?
— Je me demandais juste… Parce qu'on reçoit de moins en moins de plaintes contre lui. Les gens ont dû se lasser…
— Ouais, sûrement. Ce n'est pas Kidd qui a dû arrêter de faire des conneries…. Quelle idée de vivre dans le même quartier que lui, aussi…
Le problème, ce n'est toujours pas Kidd, manifestement. L'enfer, c'est les autres, comme disait Sartre…
— Tu as entendu parler de son nouveau jeu, Loulou ? Poule-mouille ?... Poule-Poutre ?... Euh…
— Poule-pute. Et oui, Killer m'a envoyé une vidéo… Apparemment, il s'est fait une amie du troisième âge…
— Oh, c'est bien ça ! Il se sociabilise !
Law ricane légèrement… Le Kiddou n'est pas un animal sociable, et il ne vaut mieux pas qu'il le soit. Ça fait généralement des ravages… Mais bon, comme d'habitude, Corazon tente de voir le meilleur chez les gens.
Corazon qui, sans transition, change de sujet pour quelque chose qui ne plaît à Law…
— Au fait, Loulou… C'est qui Luffy ?
Law se tend, évitant désormais le regard de son père pour regarder la télé.
— Qui t'a parlé de lui ?
— Shachi et Penguin… Pourquoi ?
Il le savait. Il va sérieusement les mettre dans une broyeuse… Ou une quelconque machine qui sert à détruire quelqu'un, les désintégrer…
De son expression la plus désintéressée possible, il tente de faire comprendre à son père de ne pas le questionner.
— C'est personne…
En tout cas, c'est l'impression qu'il a désormais, à cause de la connerie de ses deux infirmiers. Luffy ne lui parle plus depuis une semaine, et malgré toutes ses tentatives pour se faire croire que ce n'est pas si important, il n'arrête pas d'y penser.
Une petite moue contrite se dessine sur le visage de Cora, qui ne semble pas vraiment croire ce qu'il dit. En même temps, en vue de l'expression qu'il doit arborer, ce n'est pas si étonnant.
— Oh… Tu veux pas m'en parler ?
— …. Pas vraiment, non.
— C'est…. Ton amoureux ?
— …. Non.
Sentant son portable vibrer sur la table basse, il le prend entre ses doigts fins pour fuir la conversation… Mais il ne s'attendait pas à ce que son téléphone se transforme en sex-toys du pauvre dans la seconde suivante. Haussant un sourcil, il attend dans un silence étrange que les vibrations cessent.
Il attend un moment d'ailleurs….
Corazon ne dit rien, penchant légèrement la tête dans une question muette. Law lui répond d'un haussement d'épaules avant d'ouvrir sa messagerie. Et… Surprise.
De Luffy :
"Coucou Torao… Ça fait longtemps que j'ai pas eu de nouvelles…"
De Luffy :
"Torao tu me manques."
De Luffy :
"Beaucoup beaucoup"
De Luffy :
"Je t'aime, je veux pas que tu me boudes."
De Luffy :
"J'ai rien fait, promis, c'est pas ma faute."
De Luffy :
" Non ! Je t'aime pas ! C'est pas ce que je voulais dire !"
De Luffy :
"Enfin, si ! Mais …"
De Luffy :
"Torao…"
De Luffy :
"J'ai envie de te voir…"
De Luffy :
" Mon frère, il fait des visios avec sa copine et… Et voilà. Je sais même plus à quoi tu ressembles Torao…"
De Luffy :
"Mais je t'aime quand même."
De Luffy :
"Dis oui…"
De Luffy :
"S'il te plait."
De Luffy :
"Pour le visio, je veux dire…"
De Luffy :
"Enfin, pour tout le reste aussi, si tu veux…"
De Luffy :
" Au fait, c'est Luffy !"
De Luffy :
" … Et voilà. Tu vas bien ?"
Au fil de ses messages, Law ne peut retenir le rougissement de ses joues, tandis qu'un petit rire attendri lui échappe à la fin de sa lecture. Qui d'autre que Luffy, hein ?
Relisant une deuxième fois la suite de phrases décousues, il se fait couper dans ses pensées par Corazon, qui lui sourit, curieux.
— … C'est Luffy ?
Law retrouve une face plus présentable et sans émotion, pour garder contenance.
— T'en sais un peu trop, si tu veux mon avis…
Il commence à se lever du canapé, pour être en paix et au calme pour répondre à Luffy, sans avoir un tuteur collant et envahissant sur le dos.
Sauf que Cora n'abandonne pas comme ça.
— Alors ? C'est ton amoureux ou pas, Loulou ?
— Tais-toi, Cora !
Le jeune médecin accélère le pas pour quitter la pièce, sous le petit rire du policier, complètement gaga devant son fils qui s'épanouit et vol de ses propres ailes...
Son Loulou a un amoureux….
Chez Nami
— Tu sais ce qui me manque vraiment ?
— … Mh ?... Non, quoi ?
— Le shopping….
Allongée sur le canapé, une apparence plus fraîche que les dernières semaines, Nami se questionne sur la situation, la vie, ses envies…
Nojiko, installée confortablement avec un livre sur un fauteuil, fait une pause dans sa confection de masques. Sa petite soeur a beau dire qu'elle n'y gagne rien, elle continue. Elle s'est donné la mission de distribuer ces fameuses protections dans le quartier, et quelle n'a pas été la surprise de recevoir de l'argent, des denrées, des numéros de téléphone (qu'elle n'a pas refusé, avoir un contact avec ses voisins est important)... Et même la proposition du beau-goss du bout de la rue, de venir tondre leur pelouse gratos…
Nami ne sait pas ce qu'elle perd à jurer uniquement par l'argent…
Mais n'ayant plus grand-chose à faire de ses journées, la jeune rousse passe son temps à traquer les bourdes économiques du pays et à ressasser ce qui lui manque de la vie d'avant.
— Le shopping, hein ?
— Ouais…
— Tu sais que tu peux encore faire des achats en ligne ?
Nami lève ses yeux vers le plafond en soupirant, s'étirant légèrement la nuque.
— Ce n'est pas pareil… Je ne peux pas prendre un de mes sous-fifres pour porter mes sacs…
— Ah…
— Tu sais… Je crois que mes amis me manquent.
Drôle de façon de jongler entre les mots "sous-fifre" et "ami" de la part de la jeune fille, mais soit.
— Les blagues d'Ussop me manquent… Le rire de Luffy me manque… Arnaquer Zoro me manque… Mon esclave me manque…
— Ton esclave ?
—… Sanji.
— Ah oui.
La question paraissait presque idiote. Et pourtant, le jeune cuisinier ne devrait pas tant manquer à la jeune femme, vu le nombre de message à l'heure qu'il lui envoie tous les jours, pour s'assurer qu'elle va bien et qu'elle ne manque de rien. Gentleman un jour….
— Robin me manque aussi…. Franky et ses sous-vêtements… Brook et sa volonté de voir les miens… Même Chopper…
— Chopper, c'est le truc baveux qui sert de chien à Luffy ?...
— Oui… En fait non, mes chaussures de marque se portent bien mieux sans lui.
Nojiko ne répond rien, attendant la suite. Oh non, sa soeur n'a pas pu changer et devenir sentimentale en si peu de temps, juste parce qu'elle s'est coiffée et a fait son spa. Les vapeurs de la salle de bains n'ont pas pu lui ramener sa conscience humaine aussi rapidement, il ne faut pas rêver.
— … Il va vraiment falloir que je renfloue les caisses en sortant de là et leur rappeler mon existence…
— Renflouer les caisses, hein…
— Ça sera la crise pour tout le monde, Nojiko…
Cette dernière hoche la tête, en plissant les lèvres, faussement compréhensive. Elle se doute bien que ce qui manque réellement à Nami, c'est de jouer la dictatrice des temps modernes en petit comité.
Chacun ses priorités, elle, elle veut faire connaissance plus intimement avec le voisin tondeur de gazon, Nami, elle veut faire payer à ses potes pour la crise sur laquelle ils n'ont aucun pouvoir.
En espérant que ses fameux amis ne soient pas devenus trop farouches pendant ce confinement, sinon elle sera obligée de sortir le fouet, et Nojiko n'a pas envie d'être témoin de ça. Sa petite soeur peut être flippante parfois...
Chez Rayleigh
Le vieux gribou a tenté de négocier avec sa femme. Et il a gagné gain de cause.
Enfin… Si c'était aussi simple avec Shakky, ça se saurait.
Oui, elle l'autorise à faire sa contre-soirée au bar avec ses potes, si et seulement si, il trouve la clé dudit bar en moins d'une heure. Elle lui a préparé une sorte d'escape game low-cost pour le faire jouer et l'occuper.
Et comment dire… Il est mal barré. En trente minutes, il a réussi à décoder deux indices. Ce qui n'est pas beaucoup. Il arrive à tenir la première phase que la barmaid a inventé sur les trois et il a déjà écoulé la moitié du plan.
Revenant de la chambre, après y avoir passé encore une dizaine de minutes, avec un nouvel indice tout de même… Il le lit à voix haute.
— "Si tu veux la clé, cherche à un endroit que tu aimes beaucoup. Le code du cadenas est l'année de notre mariage."
Le vieil homme relève la tête vers sa femme, avec une mine perdue et triste. Bien-sûr que non, il ne s'en souvient pas. Et elle le sait très bien. Du coup, il lâche l'indice en boudant.
— Je vais la trouver la clé, bibiche ! Y a qu'un seul endroit que j'aime beaucoup ici !
— Mhmh…. Vingt minutes, honey...
Rayleigh se dirige vers le meuble qui contient tous les alcools de la maison, puis tombe effectivement sur un cadenas. Il s'assoit devant les portes, puis se gratte le crâne, en essayant de se souvenir de la date du jour censé être le plus beau de sa vie.
Est-ce que la clé est dans le meuble ? Bien-sûr que non. Shakky a bien précisé : "La clé est dans un endroit que tu aimes beaucoup".
Mais vu que son mari est plus attiré par les bouteilles que par son opulente poitrine ces derniers temps, il y a peu de chance qu'il aille chercher dans son soutien-gorge. Clé qui est toujours au même endroit depuis le début du confinement, si c'est pour préciser à quel point le désarroi de Shakky est important.
Comme Rayleigh passe plus de temps à câliner son rhum qu'à tripoter sa femme, elle sait que c'est une bonne cachette.
Du coup, il ne sortira pas de sitôt. Déjà que le 11 mai, ils ne sont pas sûrs d'avoir la possibilité de sortir, étant âgés de plus de 65 ans… Enfin lui. Pas elle. Est-ce qu'elle va en jouer ?... Peut-être. Elle y réfléchit encore.
— Dix minutes, honey…
Se cognant le front contre le meuble en geignant, le vieil homme sait qu'il est dans la merde...
Il est si prévisible….
Chez Dragon
— Il nous reste deux semaines avant le début du déconfinement. Des idées pour nous faire entendre ?
Grosse réunion. Là, ça ne plaisante plus. Tous ses sous-fifres sont maintenant bien imprégnés des mots de , et bien déterminés à monter leur révolution…
Enfin…
Une main se lève dans l'assemblée.
— On reprend le mouvement des gilets jaunes ?
— Non, ça ne nous appartient pas, même si la cause est la même. Il faut quelque chose de choc.
— Une manifestation alors ?
— Si nous sommes les seuls dans la rue, nous serons beaucoup trop repérables. Agir en restant cachés, vous vous souvenez ?
Un nouveau silence se fait, baigné dans la réflexion de ses hommes. Une autre main se lève, n'augurant rien de bon.
— Les gays prides sont annulées, est-ce qu'on peut en faire une quand même ?
— … Non, Ivankov
Des murmures se font dans l'assemblée, le boss se frotte les yeux, sentant que la proposition d'Iva est la porte ouverte à toutes les conneries possibles.
— … Est-ce qu'on pourra acheter des pains au chocolat pour fêter le déconfinement ?
— Oh non, je préfère les croissants, moi !
— Un gland pour moi, alors !
"C'est vous les glands.".
Voici la seule pensée qui traverse Dragon actuellement. Et il n'a pas tort… C'est quoi cette équipe de bras cassés ? D'abord Carrapicho et maintenant un goûter ? Ils se sont crus où ?
— Ce n'est pas parce que les écoles maternelles rouvrent qu'il faut avoir le comportement d'enfants de cinq ans. Vous êtes des révolutionnaires. Agissez en tant que tel !
Gonflant les joues, ses subordonnés ont l'air de bouder. Eh bien, grand bien leur fasse…
— D'autres idées ?
Des haussements d'épaules, des soupirs de déception…. Puis une nouvelle main qui se lève.
— On siège à l'Élysée ?
— Mais non, tu n'as pas écouté le chef ? On ne doit pas être repéré !
— Mais on porte des masques ! De toute façon, ça sera obligatoire !
— Oh mais oui ! En plus les magasins vont rouvrir, on pourra en acheter des sympas !
— Ou alors, ON FAIT PETER L'ÉLYSÉE !
— Ouaiiiiiiis !
Dragon écoute d'une oreille distraite, en se réinstallant sur son siège, complètement dépité.
Qui lui a filé des gars pareil ?
Putain… Ils ont bien fait d'attendre….
— Au fait Dragon, ce n'est pas l'anniversaire de ton petit bout de chou la semaine prochaine ?!
Dragon relève les yeux sur Ivankov, qui s'est levé pour se faire entendre. Un calme presque religieux se fait… Il a presque oublié ça…
Et merde...
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