Bonjour, bonsoir ! En rouvrant mes fichiers fics, je suis tombé sur ce crack-OS que j'ai jamais publié... Je me suis dit qu'il était temps d'y remédier ! Je n'ai pas fait bêta ce texte et c'est écrit à l'arrache dans un mood très crack, j'espère que ça vous plaira quand même !
Bonne lecture !
On a échangé nos Mamans
« Je suis rentré ! S'exclama Izuku d'une voix enjouée et sonnant légèrement faux, ôtant ses chaussures dans l'entrée après avoir refermé la porte.
Sauf que la voix qui lui répondit ne fut pas celle de d'habitude. Ce n'était pas le ton délicat et chaleureux de sa mère, annonçant que celle-ci viendrait bientôt passer la tête par le chambranle du salon pour lui demander comment s'était passée sa journée au collège. Non, la voix, bien que provenant également d'une femme, était plus ferme et surtout plus forte :
- Bon retour Izuku !
Et une fois dans le salon, il fallut un instant au jeune vert pour se rappeler de ce que faisait Mitsuki Bakugou, la mère de son ami d'enfance en personne, assise tranquillement à la table de la cuisine en train de feuilleter un livre de mode, une tasse de café à la main. Mais oui, c'est vrai. Pour une durée de 48 h, Kacchan et lui avaient échangé leurs mères, sur une idée lancée par la blonde, pour une raison demeurée assez obscure pour le jeune adolescent. Quand il lui avait demandé, elle avait simplement répondu avoir besoin d'un peu de calme pour profiter de ses jours de congés, ce qui était parfaitement compréhensif quand on connaissait l'atmosphère quotidienne chez les Bakugou.
Mitsuki releva la tête du magazine à l'entrée de son « fils pour deux jours » dans la pièce, esquissant une phrase pour lui demander si sa journée s'était bien passée. Mais cette réplique se perdit dans sa gorge quand elle remarqua que celui-ci était trempé, alors même qu'il faisait un temps clair dehors. Elle se leva alors immédiatement pour venir vers lui :
- Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu es trempé ! Tu vas m'expliquer et aller prendre un bon bain chaud avant d'attraper froid ! Lui intima-t-elle, d'une voix qui bien qu'un peu plus brusque que celle d'Inko, était cependant empreinte de douceur et d'un peu d'inquiétude.
En réponse, la main du collégien vint se perdre dans sa touffe de cheveux verts avant qu'il n'esquisse un faux sourire :
- Disons que… Quelqu'un a jeté un de mes cahiers dans le bassin du collège et j'ai glissé en voulant le rattraper, je suis tombé dedans.
Il ponctua sa phrase d'un rire légèrement forcé. Il ne pouvait quand même pas dire à Mitsuki que son fils lui-même en était le responsable. Sauf que bien sûr, elle connaissait cette incarnation de Satan qu'était l'adolescent blond par cœur, alors elle s'en douta immédiatement :
- Et ce « quelqu'un », il ne serait pas blond, invivable, gueulard et accessoirement égocentrique sur les bords, à tout hasard ?
Au regard soutenu qu'elle lui adressa, Izuku eut l'impression qu'elle lisait en lui comme un livre ouvert. Il ne put donc qu'hocher doucement la tête. Et il sentit en la femme devant lui une tornade monter :
- Eh bien il ne faut pas te laisser faire et te laisser marcher sur les pieds par ce merdeux ! Tu vas voir, je vais te montrer comment faire pour le remettre à sa place ! Je vais appeler sa mère moi ! Je vais lui rouler dessus, regarde bien ! »
Mitsuki s'avança alors furieusement vers le téléphone fixe de l'appartement, laissant le jeune garçon totalement désorienté, celui-ci ne pouvant que regarder.
Une fois le numéro de fixe des Bakugou composé, Mitsuki attendit que quelqu'un décroche en tapant nerveusement du pied sur le parquet au fur et à mesure que les « bips » résonnaient dans le salon par le biais du haut-parleur. Après trois d'entre eux, une voix de femme se fit finalement entendre :
« Bonjour, vous êtes bien chez les Bakugou. Mitsuki, c'est toi ?
Izuku reconnut la voix calme de sa mère dans le combiné, ce qui lui arracha un sourire. Mitsuki ne tarda cependant pas à rétorquer :
- Oui c'est bien moi, c'est la maman d'Izuku à l'appareil, je pourrais parler à ton fils Katsuki ? J'ai quelques mots à lui dire !
Inko parut perdue quelques secondes, son véritable fils pouvant très bien l'imaginer gigoter de l'autre côté du combiné avant que sa voix ne résonne de nouveau :
- D'accord, je l'appelle, répondit-elle, avant d'éloigner un peu le téléphone de sa bouche pour appeler le blond, celui-ci se trouvant sûrement en haut dans sa chambre. Et pendant ce laps de temps, le petit sourire affiché sur le visage de la blonde trahissait le fait qu'elle s'amusait actuellement beaucoup. Il descend, je te le passe. »
Après quelques secondes, la voix nonchalante du fils unique des Bakugou se fit entendre :
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Mitsuki parut prendre une grande inspiration :
- Alors déjà tu pourrais me saluer plus poliment jeune homme ! L'engueula-t-il, ayant largement haussé le ton. Comment tu as été élevé ?! Ensuite, ça t'amuse de pousser Izuku dans le bassin du collège hein ?! Tu n'en as pas marre de toujours t'en prendre à lui ?! Je vais en parler aussi à vos professeurs ! Si je connaissais tes parents, j'en aurais des choses à leur dire sur ton éducation et ton sale caractère ! Crois-moi !
Sauf que bien sûr, Katsuki n'étais pas prêt de se laisser démonter si facilement, même par sa mère :
- T'as dit quoi là, vieille peau ?! J'ai pas d'ordres à rece-
- Qui tu traites de vieille peau ?! Le coupa-t-elle. Tu me parles mieux, je suis ni ta pote ni ta mère hein ! Si tu veux jouer à qui gueule le plus fort tu vas me trouver et tu vas perdre, je te le garantis ! »
L'échange se poursuivit plus d'une bonne minute, Mitsuki démontrant sa supériorité dans le jeu de « Qui crie le plus fort et connait le plus d'insultes » au point de faire fermer son clapet à Katsuki, devant un Izuku estomaqué.
Il avait déjà entendu Katsuki se faire crier dessus par sa mère, mais jamais d'aussi près et en étant au cœur de la conversation. Et c'était encore plus impressionnant que ce qu'il s'était imaginé. Et alors qu'il était encore complètement abasourdi par ce qui venait de se jouer sous les yeux, sa mère de substitution poussa un profond soupir de soulagement :
« Ha, ça fait du bien ! J'ai toujours rêvé de l'engueuler comme ça, d'un point de vue extérieur, sans être sa mère ! Ça soulage ! Allez Izuku, va prendre un bain, je te prépare des pancakes pour te redonner des forces ! »
Et alors que le jeune garçon hocha doucement la tête avant de voir sa mère provisoire aller en sifflotant jusqu'à la cuisine, l'ambiance chez les Bakugou était toute autre… En effet, les cris de Katsuki résonnaient dans tout le rez-de-chaussée :
« Elle paie rien pour attendre la vieille ! Et tu peux pas te pousser de là, putain de table ! Qui est le con qui n'a pas remis d'eau en frigo en plus ! Putain de vieux ! Et-
Alors qu'il continuait de s'énerver tout seul, Masaru arriva au salon et se dirigea vers le canapé avec, en main, un plateau sur lequel étaient posées deux tasses :
- Tiens Inko, ton thé est prêt, lui sourit-il en posant une des dites tasses sur la table basse. Tu prendras bien une part de gâteau avec ?
Celle-ci releva la tête pour lui sourire à son tour :
- Mais volontiers, merci beaucoup Masaru c'est très gentil, le remercia-t-elle.
- De rien voyons, je me suis permis de mettre un peu de chantilly en plus, précisa-t-il en s'installant à côté d'elle, leurs deux assiettes avec les parts de gâteau posées sur la table. Katsuki ? Tu nous rejoins pour le goûter ?
- Laisse-moi tranquille, j'en ai marre je trouve pas ce putain de pot de Nutella ! Qui est le con qui l'a déplacé ! Si je l'attrape !
Avec les poussées de colère de son fils qui insultait le créateur du Nutella sur 12 générations en fond sonore, le père de famille haussa les épaules :
- Bon il nous rejoindra après, bon appétit !
- Toi aussi ! »
En mangeant son gâteau, Inko eut une pensée pour son fils, espérant que tout se passait bien pour lui à la maison avec Mitsuki. Mais après tout, il était entre de bonnes mains et elle le reverrait demain. Tout irait bien.
Tant que Katsuki ignorerait qu'Izuku était en train de manger son Nutella ramené chez lui par Mitsuki, bien entendu…
- - - - - - - - DEBRIEF - - - - - - -
« Comment ? Ce que j'ai appris avec cette expérience ?
Inko prit quelques secondes pour réfléchir avant de baisser un peu le regard et de reprendre :
- Et bien il est vrai que former une famille à trois, c'est quelque chose qui me manque. Je n'avais jamais réellement pensé à refaire ma vie depuis le départ du père d'Izuku… Mais peut-être que je devrais y songer et pourquoi pas essayer de rencontrer quelqu'un. »
Son sourire s'était sur la fin fait plus confiant, plus tendre. Visiblement, tout cela avait été bénéfique pour elle.
Pour ce qui est de Mitsuki par contre…
« Qu'est-ce que ça fait du bien un fils si obéissant et adorable ! Je suis vraiment obligée de reprendre Katsuki ?
Elle eut un rire puis prit un sourire plus sincère avant de continuer.
- Bon je plaisante, au fond je l'aime bien ce petit ingrat, il me manquerait presque ! Mais je ne suis plus habituée au calme ! Et bien sûr j'ai hâte de revoir mon cher mari adoré ! J'espère qu'il a réussi à garder la maison en un seul morceau ! »
- - - - - - - - BONUS - - - - - - - -
Enji Todoroki était en train de se poser des questions sur ses choix de vie. Comment déjà avait-il fini ici, sur un clic-clac bas de gamme dont les ressorts du matelas rendaient le fait de rester assis dessus plus d'une minute totalement inconfortable, un carton de 30 nuggets à partager sur les genoux, devant une émission aussi pourrie que clichée ?
Ha oui…
Ses idiots de fils l'avaient inscrit de force à un programme nommé « On a échangé nos Papa ». Il s'était ainsi retrouvé à Fukuoka contre son gré, et plus précisément dans un appartement miteux tenu aussi propre que possible par un adolescent de 16 ans – soit l'âge de sa fille Fuyumi –, bien loin de sa villa traditionnelle située à Shizuoka.
Combien de temps devait-il rester déjà ? Une semaine ? Mon dieu, ça allait être long… Ses fils prendraient le compte à son retour pour l'avoir embarqué dans une idiotie pareille…
Par contre, s'il mangeait de ces cochonneries pendant une semaine, il allait définitivement finir malade. Ce gosse n'avait jamais mangé de vraie cuisine ou quoi ? Il devrait réellement aller faire les courses et prendre les choses en main s'il voulait survivre.
Quand il pensait à tout ce qu'il avait à faire chez lui… Entre les leçons particulières qu'il donnait à Shouto, la nécessité d'essayer encore et encore de convaincre son autre fils Natsuo que faire le pitre avec un ballon ne le mènerait nulle part et qu'à 13 ans il était grand temps qu'il prenne sa vie en main, mais surtout aller critiquer Touya pour ses choix et habitudes de vie d'emo… Tout ceci resterait inévitablement en suspend pour une semaine, et cela l'embêtait énormément.
Un soupir franchit alors la barrière de ses lèvres :
« J'espère qu'au moins, ton père s'occupe bien de mes enfants.
Le jeune blond aux cheveux coiffés en arrière releva la tête vers lui, interloqué :
- Mon père ? Répéta-t-il. Quel père ?
- Je ne vais quand même pas t'expliquer ce que c'est. Si je suis ici c'est pour l'émission de télé « On a échangé nos Papas », donc le tien est chez moi, c'est logique.
Et quand il entendit la réponse amusée de l'adolescent, il comprit que ses deux fils en pleine adolescence, aussi stupides soient-ils, l'avaient cette fois complètement roulé :
- Quelle émission ? »
x-X-x
- On s'est débarrassé du vieux pour une semaine ! S'écria Touya, le plus âgé de la fratrie, en débouchant une bouteille de Champomy, debout sur la table. Allez Natsuo, musique à fond ! On va danser pour fêter ça !
Le susnommé hocha vivement la tête :
- Bien reçu ! Franchement respect grand frère, je sais pas comment t'as réussi à refiler le vieux à quelqu'un comme ça en location ! Ricana-t-il avant d'attraper son téléphone pour accéder à la demande de son aîné.
- C'est le talent ! Cherche pas et profite !
- Les garçons, calmez-vous ! Tenta de les calmer Fuyumi. Et arrêtez de crier, vous allez réveiller Shouto qui est déjà couché ! M-maman ?! Pourquoi tu danses avec eux ? »
