Titre : Un mal pour un bien ?
Genre : Romance
Rating : M
Résumé : Il se passe de drôles d'évènements au QG. Le personnel féminin semble être victime de bouleversements hormonaux causés par un étrange individu. Et si dans sa recherche du coupable, Riza se faisait avoir également ? Rating M pour scènes explicites. Royai of course !
Disclamer : FMA ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Tous possiblement.
Notes : Hello ! Bon, cette fanfiction est assez différente de ce que j'ai l'habitude de faire et j'ai un peu hésité à la poster ^^' J'ai eu une idée bisounours certes mais surtout complètement perverse qui a traversé mon écrit et j'ai voulu l'écrire comme ça. Et puis, en fait c'est assez cohérent (enfin autant que ça puisse l'être...) donc voilà, je la poste. Je ne sais pas trop ce que ça donne en vrai. Est-ce que c'est trop ? Ou pas assez ? Je ne sais pas. C'est un test disons, un pas hors de ma « comfort zone » on peut dire ahahah. C'est un one-shot. Sur ce, bonne lecture à vous !
Un mal pour un bien ?
Ces derniers temps, d'étranges phénomènes se déroulaient au QG. Cela avait commencé avec le Sous-Lieutenant Ross. Alors que la journée se terminait, elle était sortie déposer un dossier aux archives et en revenant au bureau, elle avait littéralement sauté sur le Sergent Brosh. Alors certes la loi sur la fraternisation entre militaires avaient été abrogée et tous savaient que ces deux-là s'aimaient sans oser se l'avouer mais ce n'était pas une raison pour se donner en spectacle au milieu du bureau. Il fallut au moins la moitié de l'équipe du Commandant Armstrong pour l'éloigner de lui.
Brosh était totalement sonné et incapable de réagir tandis que Maria se débattait comme une lionne. Alors son supérieur prit les choses en main et Maria se retrouva prisonnière de ses bras. Soudain, elle perdit tout véhémence et s'évanouit. Lorsqu'elle se réveilla à l'infirmerie, confuse et épuisée, elle pâlit en se rappelant ce qu'elle venait de faire.
« Non, souffla-t-elle en se tournant vers son supérieur. Dites-moi que je n'ai pas fait ça ? »
Armstrong eut l'air désolé.
« Par votre défense, vous n'étiez pas dans votre état normal Sous-lieutenant et des analyses sont en cours.
- Et comment va le Sergent Brosh ?
- Il s'en remettra », affirma Armstrong.
Le Sergent était surtout inquiet pour elle à vrai dire mais ils avaient préféré le laisser hors de l'infirmerie, au cas où.
Le laboratoire renvoya bientôt les analyses et il fut clair que le cycle hormonal de Maria avait été modifié. Deux prises de sang avaient été faites : une lorsqu'elle était arrivée à l'infirmerie et une à son réveil. La comparaison entre les deux fut troublantes. Dans la première, les taux d'hormones de Maria étaient considérablement élevés alors que dans la seconde, ils semblaient redescendre pour atteindre un niveau correct.
Armstrong fronça les sourcils. Quand elle avait quitté le bureau avant d'aller aux archives, elle allait bien et agissait normalement. D'ailleurs, le Sous-lieutenant s'en souvenait très bien. Par contre, elle ne se rappelait pas avoir jamais atteint les archives et le dossier qu'elle était allée déposer n'y était pas. Ainsi, elle avait été interrompue en chemin.
Une enquête fut aussitôt ouverte et ils finirent par retrouver le dossier dans une salle de réunion au sous-sol. L'endroit était poussiéreux mais le dossier était là, posé sur un bureau. Maria ne se rappelait de rien, si ce n'est avoir ressenti le besoin urgent de voir le Sergent Brosh et de lui faire l'amour. C'était alors son seul et unique but. Plus rien ne comptait à part ça. L'équipe d'Armstrong se félicitait d'ailleurs d'avoir été présents car qui sait ce qui aurait pu se passer ensuite. Le Sergent Brosh en revanche, se retenait d'émettre un quelconque avis sur cet événement. Si sa relation avec le Sous-lieutenant Ross fut quelque peu affectée, elle revint bien vite à la normale.
L'enquête ne menait à rien et cela aurait pu en rester là si il n'y avait pas eu un second incident. Rebecca Catalina finissait une longue garde de nuit avec Jean Havoc. Enfin, pas si longue, car lorsqu'ils étaient tous les deux, ils discutaient pendant des heures et oubliaient le temps qui passait. Que le hasard les ait mis sur cette garde de nuit était une aubaine pour tous les deux. Malgré cette nuit somme toute assez tranquille, ils restaient fatigués et Rebecca était allée se débarbouiller avant d'enchaîner avec la journée de travail qui l'attendait. Il était à peine sept heures et ils avaient encore une petite heure avant de devoir rejoindre leur poste.
Bien sûr, lors des gardes de nuit, ils avaient la possibilité de dormir et se relayaient généralement avec deux autres binômes. C'est ce qu'ils avaient fait les trois dernières heures et Havoc finissait d'ailleurs de remettre sa veste militaire quand Rebecca entra dans la pièce.
Il croisa son regard et sut tout de suite que quelque chose n'allait pas. Ses prunelles étaient noires comme la nuit et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, elle l'avait attrapé par le col et avait plaqué ses lèvres contre les siennes. Elle l'embrassa comme jamais quelqu'un ne l'avait embrassé et il en fut tout étourdi, se retrouvant assis sur un lit. Il sentait ses mains partout sur son corps, ses lèvres sur son visage. Elle était déchaînée et il peinait à retrouver son souffle. Rebecca s'emportait assez facilement et il la savait passionnée mais pas à ce point. Sa veste rejoignit le sol, puis sa chemise alors que la jeune femme ondulait des hanches au-dessus de lui. Il sentait son corps réagir mais savait que c'était mal et qu'elle n'était pas dans son état normal. Il devait arrêter ça.
Il attrapa ses hanches, la faisant gémir, et se leva. Elle fut enchantée de la situation bien sûr et noua ses jambes autour de sa taille. Il s'appuya contre le mur non loin et attrapa ses poignets, la bloquant à l'aide de son bassin. C'était délicieusement bon mais il ne dérogea pas à son plan et empêcha ainsi tous ses mouvements. Rebecca finit par résister et il plongea son regard dans le sien.
« Non Rebecca, déclara-t-il fermement. Tu n'es pas dans ton état normal.
- Mais... commença-t-elle en essayant de se libérer.
- Redeviens toi-même et nous ferons ce que tu veux Rebecca », assura Havoc.
Il perçut un éclat dans ses yeux et sa résistance se fit plus faible. Puis, sans crier gare, elle s'évanouit. Havoc la porta aussitôt à l'infirmerie.
L'infirmier la prit aussitôt en charge. Des tests furent faits et il le questionna sur l'incident. Havoc lui relata les faits, essayant de se rappeler chaque détail. L'heure tournant, il laissa là la jeune femme pour aller passer sa chemise et sa veste, n'ayant pas eu le temps de se rhabiller.
Enfin, c'était son intention mais à la sortie de l'infirmerie, il tomba nez à nez avec le Général Mustang et le Lieutenant Hawkeye.
« Havoc ? commença cette dernière, surprise de le croiser torse nu et avec des marques rouges partout. Que s'est-il passé ?
- Longue histoire, soupira le blond. Je vous raconte en chemin, si je peux juste aller récupérer mes affaires. »
Ils se lancèrent un regard et opinèrent. Effectivement, il ne valait mieux pas que d'autres personnes le voient ainsi.
Pour la deuxième fois, Havoc recommença donc son récit, évitant de trop rentrer dans les détails. Il finit de se rhabiller par la même occasion.
« Je vais reprendre cette affaire, déclara Roy à la fin. Ça devient trop dangereux pour le personnel féminin de se balader dans le QG seul et c'est un problème.
- Et comment va Rebecca ? questionna Riza, surtout inquiète pour son amie.
- Elle ne s'était pas encore réveillée quand je suis parti mais c'est peut-être le cas à présent. »
Ils retournèrent à l'infirmerie, des questions plein la tête. Pourquoi Havoc ? Pourquoi Brosh ? Et surtout, à quoi est-ce que cela servait de provoquer ce type d'incidents ? La loi de la fraternisation n'existait plus donc cela ne pouvait pas servir à évincer certains éléments.
Rebecca venait à peine d'ouvrir les yeux quand ils entrèrent. Havoc se tint près de la porte au cas où.
« Rebecca ! fit Riza en se précipitant vers elle. Tu vas bien ? »
La brune nia et piqua un fard monstrueux.
« Oh mon dieu ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ?! »
En état de choc, ils avaient l'impression qu'elle revivait l'événement.
« Je suis désolée Havoc, finit par murmurer, mortifiée. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris... je... »
Elle n'avait rien à dire pour se justifier et l'infirmier intervint.
« Nous avons eu le retour des analyses. Si vous le voulez bien je vais vous refaire une prise de sang maintenant pour comparer. À priori, vous avez vécu la même chose que le Sous-lieutenant Ross. Vos hormones sont sans dessus dessous. Vous n'étiez pas vous même, rassura-t-il en lui tendant un verre d'eau avec un tranquillisant.
- Mais quand même, maugréa Rebecca.
- Tu te souviens de quelque chose ? » questionna Riza.
La brune tenta de se remémorer la fin de la garde de nuit.
« Je voulais aller me débarbouiller et je suis allée aux toilettes du rez-de-chaussée. Celles qui sont pas loin de la salle de pause. Ensuite... je crois que j'ai passé de l'eau sur mon visage... c'est assez flou... »
Elle était concentrée sur ses souvenirs, les yeux dans la vague.
« ... il y avait une odeur bizarre et il faisait chaud. Oui, j'ai passé de l'eau sur mon visage... je ne me sentais pas bien, comme étourdie... l'odeur était forte alors je suis allée voir...
- Où es-tu allée voir ? questionna Riza.
- Dans la pièce à côté des toilettes.
- Et alors ?
- Je lui ai demandé s'il ne sentait pas une odeur bizarre... »
Riza fronça les sourcils.
« Qui ? demanda Roy.
- ... à lui... il était là... il m'a dit que non, il ne sentait rien mais que... il m'a dit que... »
Elle porta une main à son front, grommelant contre sa mémoire récalcitrante.
« Je ne sais plus ce qu'il m'a dit... après ça, j'ai... »
Elle releva la tête et croisa le regard d'Havoc, plus rouge que jamais.
Riza posa une main sur la sienne, compatissante.
« Nous allons attraper celui qui t'a fait ça », assura-t-elle.
Rebecca tourna son regard vers elle et sourit faiblement.
« Merci Riza. J'espère bien avant qu'il ne fasse d'autres victimes, j'aurai pu... »
Elle semblait mortifiée et Havoc intervint pour sa conscience.
« Ne vous inquiétez pas Sous Lieutenant. Ça n'aurait pas été un viol de toute façon », assura-t-il avec un clin d'œil avant de sortir.
Ils furent tous un peu surpris et Riza finit par pouffer, amusée de la situation et certainement soulagée que Rebecca aille bien.
« Roh ! Mais ça va ! » protesta son amie.
Roy soupira avant de décider de la suite des opérations.
« Bon, nous allons voir ça avec le Commandant Armstrong et reprendre cette enquête. »
Ils passèrent la journée à reprendre chaque élément, à visiter les liens, réinterroger les principaux concernés, en vain.
Ce soir-là, ils étaient fatigués et démoralisés. Ils n'avançaient pas et le mobile du coupable semblait de plus en plus flou.
De son côté, celui-ci ne désespérait pas d'y arriver. Il avait une expérience à mener et il fallait que cela réussisse. Cette fois-ci, il avait une autre cible en tête et il attendait le bon moment pour intervenir.
Le Lieutenant Hawkeye, présentant la longue soirée de travail qui se profilait au vue des dossiers à traiter sur le bureau de son supérieur, sortit préparer du café. C'était son moment. La jeune femme ne prenait que très peu de pause et elle était toujours avec le Général Mustang. S'il voulait agir, c'était maintenant. C'était risqué car juste à côté de leur bureau mais il n'avait pas le choix.
Riza était en train de sortir les tasses quand il entra. Elle sentit une drôle d'odeur avant de se tourner vers le nouvel arrivant. Tout de suite, elle comprit ce qui se passait et posa les tasses précautionneusement. Elle se souvenait des paroles de Rebecca et là, elle avait sa chance de l'attraper. Comme décrit par son amie, elle eut chaud et se força à rester focaliser sur son but, le capturer. Le coupable ? Roy ? Elle perdait un peu ses repères et tâcha de rester concentrer. Le coupable, elle voulait capturer le coupable. Pour ça, elle savait qu'elle ne pouvait pas utiliser son arme, sa vision était trop incertaine. L'homme s'avança alors qu'elle s'appuyait sur le comptoir. Elle commença à paniquer en sentant que son corps ne répondait pas comme elle le voulait. Il posa une main sur son épaule et croisa son regard noir. Il sortit alors une seringue et lui mit dans la bouche. Riza comprit que c'était comme ça qu'il injectait les hormones, par voie orale. C'est pour cela qu'ils ne retrouvaient pas de marques sur le corps des filles. Elle sentit un liquide au goût atroce couler dans sa gorge et dans un élan de lucidité, attrapa son poignet.
Son corps la brûlait et son esprit s'embrumait mais elle parvint à l'immobiliser d'une prise de judo et bloqua son corps contre la table. Il ne s'attendait certainement pas à cela et réagit un peu tard. Riza qui avait soudainement de l'énergie à revendre, parvint habilement à le menotter, l'attachant à un des pieds de la table. Elle était fixée au sol donc elle n'avait pas à s'inquiéter d'une potentielle évasion.
Satisfaite, elle se redressa, essoufflée. Maintenant qu'il était capturé, elle ne parvenait plus à faire la part des choses. Il fallait qu'elle le voit, qu'elle sente son corps contre le sien, ses lèvres sur les siennes. Elle avait tellement envie de lui. Pourtant, elle savait qu'elle ne devait pas se faire repérer où elle serait arrêtée comme les autres filles. Non, elle devait y aller subtilement ou en tout cas, le plus subtilement possible pour ne pas l'alarmer.
Elle se redressa, se contrôlant au maximum, et récupéra les tasses pour le café. Elle prit un plateau, les posa dessus et les remplit lentement. À ce stade, le coupable ne faisait pas le fier. Son injection n'avait pas fonctionné apparemment. Pourtant, le doute persistait. Il croisa son regard noir et comprit alors qu'elle avait un plan.
Elle revint vers lui et fouilla méthodiquement dans ses poches. Il frissonna en comprenant ce qu'elle comptait faire. Il y avait deux pots, un rose et un bleu. C'était cliché mais elle prit le bleu sans sourciller. Il lui sourit, sachant qu'elle parviendrait à ses fins. Le processus était plus long mais il avait également créé des gélules à avaler. Les bleus contenaient de la testostérone bien sûr.
Amusé, il la regarda sortir de la salle de pause, d'une démarche plus chaloupée qu'habituellement.
Elle rejoignit le bureau et salua l'équipe. Ils allaient partir, ayant fini leurs rapports et comme assez fréquemment il ne resterait qu'elle et son supérieur. Parfait. Pour une fois, elle était bien contente qu'il n'ait pas fini ses dossiers.
« Bonne soirée Lieutenant, salua Havoc, et bon courage. »
Elle évita de croiser son regard pour ne pas se faire prendre et lui répondit. Fatigué comme il l'était, il ne fit pas très attention et l'équipe sortit. Riza soupira et déboutonna malgré elle le haut de sa veste. Elle mourrait de chaud là-dessous. Peut-être que si elle entrait dans son bureau intégralement nue, il ne lui résisterait pas ? Oui, cette idée lui traversa l'esprit, mais elle savait qu'il préférerait lui enlever lui-même ses vêtements et cette idée lui plaisait encore plus à vrai dire. Elle reprit le plateau et frappa à la porte de son supérieur.
« Oui, Lieutenant, fit-il, ayant déjà salué le reste de l'équipe un peu plus tôt. J'ai bientôt fini », rassura le brun alors qu'elle entrait.
Elle ne dit rien, le souffle court, les yeux embrumés. Elle ne voulait que lui sauter dessus, passer sa main dans ses cheveux ébouriffés, arracher sa chemise, son pantalon et tout le reste, et lui faire l'amour là sur son bureau.
Elle s'avança et posa le plateau devant lui, peut-être un peu trop brusquement car un peu de café gicla hors des tasses. Roy fronça les sourcils et releva la tête vers elle. Elle se força à ne pas croiser son regard, d'une pour ne pas craquer, de deux pour ne pas se dénoncer. Elle savait qu'il lisait dans son regard, certainement aussi bien qu'elle.
« Lieutenant ? Tout va bien ?
- J'ai eu une idée pour capturer le coupable... » souffla-t-elle, à court d'idées justement, tout en lui tendant sa tasse.
Sa voix était un peu enrouée. Elle sentait son odeur et ne pouvait quitter ses mains des yeux. Qu'est-ce qu'elle aimait ses mains ! Elles étaient grandes, fortes et elle les imaginait déjà sur son corps.
Il prit la tasse et trempa ses lèvres dedans. Elle se força à respirer et se composa une attitude qui se voulait neutre. Le tout était qu'il boive sa tasse rapidement.
« Voilà, il ne s'en prend qu'aux jeunes femmes de cette base et je pense être la cible idéale. »
Il manqua de recracher son café et elle pâlit. Heureusement, il se reprit et nia.
« Non, c'est bien trop dangereux Lieutenant », reprit-il en buvant une gorgée.
Elle avait les yeux rivés sur le plateau et attendit qu'il boive encore une autre gorgée avant de reprendre.
« Mais si vous êtes là, non loin. On pourrait lui tendre un piège.
- Nous ne connaissons rien de sa façon d'opérer. Nous ne savons pas qui il est et s'il vous hypnotise comme Rebecca et Maria, vous le regretteriez.
- Peut-être pas », rétorqua Riza, à bout de souffle alors que sa température semblait continuer de grimper.
Il fronça les sourcils et l'observa.
« Vous êtes essoufflées Lieutenant ? Qu'est-ce qui se passe ? fit-il en se redressant, posant sa tasse.
- D'accord, d'accord », abdiqua-t-elle à bout, croisant son regard.
Il avait but les trois quart de sa tasse et elle espérait que ce soit assez et qu'elle tiendrait jusqu'à ce que le produit face effet. Elle posa une main sur sa veste, mourant de chaud, et commença à la déboutonner.
« En fait, j'ai déjà attrapé le coupable. »
Il ouvrit de grands yeux, sans comprendre. Comment ça elle avait capturé le coupable ?
« Vous êtes en train de me dire que vous l'avez eu ? »
Elle poussa un soupir proche du gémissement et posa sa veste sur le dossier d'un chaise.
« À vrai dire, je crois que c'est plutôt lui qui m'a eu », susurra-t-elle cette fois, plongeant son regard dans le sien.
Il déglutit en comprenant ce que cela voulait dire et se retrouva figé alors qu'elle déboutonnait sa chemise. Si elle était restée professionnelle jusque là, elle changea du tout au tout et vint s'asseoir à demi sur son bureau.
« Et vous, Général, murmura-t-elle d'une voix suave qui l'électrifia, est-ce que vous me résisterez également ? »
L'esprit de Roy lui cria que non mais il se retint de tout commentaire, suivant ses gestes langoureux. Il avait oublié le coupable apparemment arrêté et était en lutte avec sa conscience. Elle fit glisser sa chemise le long de ses bras, dévoilant son habituel haut col roulé. Elle enleva sa barrette, sachant très bien qu'il aimait ses cheveux longs.
« Riza... » souffla-t-il.
Et elle sut qu'il allait tout gâcher, aussi, elle contourna le bureau brusquement. Il se leva et elle se blottit contre lui, pressant sa poitrine contre son torse.
« Général, reprit-elle, lascive. Ne me dites pas non... »
C'était presque une supplication. Il déglutit difficilement alors que ses mains parcouraient son torse.
« Riza, reprit-il d'une voix plus ferme, posant ses mains sur ses épaules. Vous n'êtes pas dans votre état normal.
- Je ne suis pas incontrôlable non plus », répliqua la jeune femme qui essayait de marquer des points.
Elle se sentait incontrôlable bien sûr mais le tout était de faire croire l'inverse à son supérieur.
« Et puis, souffla-t-elle en se hissant sur la pointe des pieds. Nous ne savions pas pourquoi Havoc et Brosh, mais j'ai la réponse », murmura-t-elle contre ses lèvres.
Elle connaissait suffisamment Mustang pour savoir quels arguments pouvaient pencher en sa faveur et celui-ci était de taille.
« Pourquoi ? questionna-t-il en l'éloignant, la frustrant au plus haut point. Pourquoi choisir Havoc, Brosh et moi ?
- On ne choisit pas, susurra Riza. Si je n'étais pas folle de vous, n'importe qui aurait fait l'affaire mais c'est vous que je veux, Roy. »
Il ouvrit de grands yeux alors qu'elle posait ses lèvres sur les siennes. Elle les caressa délicatement, les titilla de sa langue jusqu'à ce qu'il cède et réponde à son baiser. Leurs langues se mêlèrent et fiévreuse, elle passa une main dans ses cheveux.
« J'ai tellement envie de toi », souffla-t-elle entre deux baisers.
Elle avait glissé ses mains sous sa chemise et caressait son torse.
« Riza », reprit Roy qui perdait la tête avec elle.
Il retenait à grand peine ses mains, se contentant de l'enlacer.
« Tu vas me tuer quand tu reprendras tes esprits.
- Non, assura-t-elle en l'embrassant à nouveau.
- Oh si, rétorqua Roy en la repoussant. Tu seras folle furieuse. »
Elle retint un soupir. Mais elle n'en avait rien à faire d'après ! C'était tout de suite et maintenant qu'elle le voulait. Il résistait le bougre ! Il fallait qu'elle tente le tout pour tout. Elle avait encore deux arguments de choix.
Elle prit sur elle, sachant qu'elle devait passer par là pour en arriver à ses fins, et se recula, lisant la déception dans le regard de Roy. Puis, elle passa une main dans son dos et il comprit ce qu'elle comptait faire avec un temps de retard. Sous ses yeux, elle retira son tee-shirt et son soutien gorge avec. Il fut hypnotisé par sa poitrine pleine, ronde et laiteuse. Ses tétons étaient déjà dressés et il pouvait voir la chair de poule sur son corps. Sa taille fine, son ventre plat, son cou offert. Elle était un appel à la luxure.
« Ça te plait ? » souffla-t-elle.
Il détourna alors le regard et elle fronça les sourcils.
« De toute façon, je te tuerai rien que pour ça, rétorqua-t-elle, alors autant aller au bout. »
Il pouffa et prit son visage en coupe.
« Riza, je t'aime et je te respecte beaucoup trop pour craquer. Tu mérites beaucoup mieux que cela. Demain, je te promets que si tu le veux toujours, je te ferai l'amour, mais pas ce soir. Pas quand tu es dans cet état. »
Il vit son regard s'éclaircir soudainement et ses yeux se remplir de larmes. Dans le brouillard qu'était son cerveau, elle perçut trois petits mots : je t'aime. Et cela fit battre son cœur de manière incontrôlable.
« Oh Roy, tu es vraiment impossible. Il n'y a que toi pour sortir des répliques comme ça dans un moment pareil. Je veux juste que tu me fasses l'amour là, maintenant, ici, sur ce bureau. Tu en as envie, je le sais. Ne me résiste pas et fais moi l'amour », supplia-t-elle
Il nia mais elle perçut son souffle court. Ça commençait à faire effet. Il le fallait car elle savait qu'il ne craquerait pas. Il le lui avait dit lui-même, il la respectait trop pour cela. Mais elle n'en avait que faire du respect là tout de suite. Elle voulait tout sauf du respect.
« Tu as chaud, susurra-t-elle contre ses lèvres. Tu devrais enlever ta veste. »
Et elle joignit le geste à la parole. En proie à un dilemme interne, il se laissa faire, ses mains agrippées sur sa taille. Oui, il avait chaud et son esprit s'embrumait. Lui qui était déjà au supplice avec Riza à moitié nue dans ses bras, se retrouva haletant et tremblant. Que lui arrivait-il ? Lui aussi... ? C'était impossible non ?
Il sentit les lèvres de Riza contre les siennes et gémit.
« Riza ! Qu'est-ce qui m'arrive ?
- Ne résiste pas, Roy », répéta-t-elle en dégrafant la sur-jupe de son uniforme.
Habituellement, elle l'aimait bien, mais ce soir elle était de trop. Elle avait fini de déboutonner la veste de son supérieur et la laissa tomber au sol. Elle attrapa les deux pans de sa chemise et devant son regard sombre de désir, la déchira.
« Riza, souffla Roy. Je ne... je ne vais pas pouvoir tenir longtemps. Je suis désolé, je suis... »
Il se tut et caressa sa joue. Elle entrouvrit les lèvres, haletant doucement. Il suivit sa poitrine monter et descendre. Elle savait que le produit qu'elle lui avait donné avait un effet différent du sien. Roy parvenait à se contrôler beaucoup plus qu'elle. Il fit courir sa main sur son cou et la descendit à sa poitrine. Il attrapa un de ses seins, le soupesant satisfait, et le malaxa, passant son pouce sur son téton durci. Complètement excitée, elle gémit en se tortillant.
Il plongea son regard dans le sien et fondit sur ses lèvres. Elle sentit ses grandes mains attraper ses hanches et se retrouva assise sur le bureau, son bassin plaqué entre ses jambes écartées. Il ne pouvait pas nier être excité à présent. Elle le sentait durci tout contre elle.
Il s'occupait de sa poitrine cependant, la découvrant avec joie, et adorant les gémissements qu'elle poussait. Elle n'était habituellement pas aussi démonstrative, ni aussi bruyante mais elle ne pouvait absolument pas se retenir. Chacun de ses gestes la rendait folle.
Il attrapa ses fesses et l'avança vers lui, appuyant un peu plus son sexe contre le sien. Il posa une main dessus, par-dessus le pantalon et elle se retrouva pantelante dans ses bras.
« Roy, je t'en prie, supplia-t-elle, fais moi l'amour ! Je veux te sentir en moi. »
Il sourit et renversa sa tête pour l'embrasser.
« Je vais te faire l'amour, promis. Mais laisse moi découvrir ton corps. »
Il caressait toujours son sexe et de son autre main redescendait sur sa poitrine. Puis ses baisers s'aventurèrent au niveau de son cou et elle frémit, sensible. Il descendit sur sa gorge puis sa poitrine et la lécha avec application, cherchant ce qui lui plaisait le plus. Ce n'était pas compliqué car Riza sur-réagissait à chacune de ses caresses. Il percevait son sexe trempé à travers son pantalon à présent et remonta sa main au niveau de sa ceinture. Elle-même passait et repassait sur son torse, ses cheveux, son ventre ferme, ses épaules carrées sans s'en lasser.
Elle s'immobilisa alors qu'il ouvrait son pantalon. Il passa une main sous ses fesses et la souleva contre lui. Elle noua ses jambes autour de son bassin et il contourna le bureau, la jeune femme dans ses bras. Il l'allongea délicatement sur le canapé et se plaça au-dessus d'elle, à quatre pattes. Il retira son pantalon et vint le dernier argument de Riza, ses jambes. Roy aimait observer les jambes des femmes, il aimait les toucher. Il aimait particulièrement les siennes et cela, elle le savait. Allongée en shorty sur le canapé, elle l'observait de ses grands yeux noirs. Il attrapa une de ses chevilles, l'embrassa et caressant sa jambe, remonta lentement en alternant baisers et coups de langue. Elle se tortillait sous lui sans le quitter des yeux. Enfin, il atteignit l'intérieur de sa cuisse et elle eut un spasme lorsqu'il embrassa son shorty trempé. Elle ne tint pas et agrippa ses cheveux, le ramenant à elle.
Leurs lèvres se trouvèrent et elle sentit son corps s'appuyer contre le sien. C'était bon, trop bon, et elle pesta intérieurement de ne pas lui avoir enlevé son pantalon. Elle oublia cela lorsqu'il glissa une main sur son shorty, jouant avec l'élastique. Il ne résista pas et lui arracha un soupir comblé alors qu'il insérait un doigt en elle. Elle était trempée et il passa bientôt à deux. Puis, il posa son pouce sur son clitoris et elle darda son regard noir sur lui. Il l'observa en commençant sa douce torture. Elle se tordit sous lui, criant son prénom, et il sentit son vagin se resserrer autour de ses doigts. Il accéléra le rythme voulant la voir venir. Il ne fallut pas longtemps pour qu'elle se tende sous lui et qu'elle retombe, essoufflée et tremblante. Lentement, il frôla son clitoris, sans enlever ses doigts, prolongeant la torture. Elle eut quelques spasmes et il s'allongea sur elle, le sexe gonflé et douloureux.
Elle releva sa jambe gauche, appuyant sur sa bosse. Il gémit à son oreille, caressant sa poitrine négligemment.
« Riza, Riza... » haleta-t-il alors qu'elle caressait la bosse tout en tentant d'accéder à sa ceinture.
Dans un sourire, il finit par se surélever, lui permettant de défaire son pantalon. Elle ne se fit pas prier et il soupira d'aise quand enfin, elle le libéra. Elle entoura son bassin de ses jambes et il attrapa ses cuisses. Oui, ils n'en pouvaient plus. Si Roy était joueur et commença à la taquiner, pressant son sexe contre le sien, il ne résista pas longtemps et s'enfonça en elle, les faisant râler de concert. Il s'immobilisa, comblé. Puis la sensation de brûlure revint plus forte et il grogna. Il fit un premier aller retour qui les électrifia tous les deux. Riza avait pris soin de rouler ses hanches, accompagnant son mouvement et Roy plongea son regard dans le sien. Il était incapable de dire s'il tiendrait longtemps ou pas. Il mourrait déjà d'envie lorsqu'il l'avait soulevé sur son bureau et pourtant, son désir continuait de s'accroître.
Il l'embrassa, ravageant sa bouche, et entama une lente série de va-et-vient. Cela dura peut-être quelques secondes avant qu'ils ne perdent tout contrôle et n'accélèrent drastiquement. Ils avaient oublié où ils se trouvaient et dans la salle de pause, à quelques pas de là, le coupable sut qu'il avait réussi.
Roy tint plus longtemps qu'il ne l'aurait pensé. Riza eut un second orgasme et il la sentit se resserrer autour de lui.
« Mmm... susurra-t-il. C'est tellement bon.
- Alors viens ! » s'écria Riza foudroyée par l'orgasme.
Une vague déferla dans son corps et elle retomba sur le canapé, comblée. Roy attendit un peu avant de reprendre ses mouvements. Elle gémit et il sourit. Elle était insatiable et il sentait qu'elle ne serait pas la seule. Elle agrippa ses épaules et se redressa. Il se mit à genoux, une main sous ses fesses pour rester en elle.
« Que veux-tu faire ? » questionna Roy, haletant.
Il comprit de lui-même lorsqu'elle le poussa en arrière. Il se retrouva assis confortablement dans le canapé, Riza ondulante sur ses genoux. Les yeux dans les yeux, elle s'empalait sur son sexe à un rythme régulier. Il l'accompagnait, les mains posées sur ses hanches, se délectant du spectacle.
Cependant, la situation devenait douloureuse pour lui et il avait besoin de plus, tellement plus.
Il se redressa soudainement et la porta une nouvelle fois dans ses bras. Il s'enfonça profondément en elle et elle cria.
« Oh Roy !
- Accroche toi », souffla-t-il en la plaquant contre la porte.
Là il la pénétra brutalement et entama une série de va-et-vient brûlants. La porte trembla mais ils n'en avaient rien à faire, perdus dans les limbes du plaisir.
Enfin, il sentit l'orgasme le foudroyer et elle le suivit, comme toujours. Il retomba à moitié sur elle, épuisé, et la déposa au sol. Essoufflés, front contre front, ils se sourirent et Riza se lova contre lui, heureuse. Ils s'embrassèrent et incapables d'aller plus loin que le canapé, s'allongèrent tous les deux dessus, Riza confortablement installée sur son torse. Roy les recouvrit d'un plaid et ils sombrèrent.
Le réveil fut étrange. Est-ce qu'ils s'étaient évanouis ou endormis ? Ils ne savaient pas trop.
Riza fronça les sourcils, perdue. Où était-elle ? Elle ouvrit les yeux en se redressant et s'immobilisa. Non, elle avait une meilleure question : pourquoi était-elle entièrement nue dans les bras de son supérieur, lui-même nu ?!
La panique l'envahît. La nuit était tombée depuis longtemps et la lumière de la lune lui permettait de voir le visage endormi de Roy. Il souriait, l'air serein tandis que des flashs revenaient dans son esprit.
Qu'avait-elle fait ? Elle s'était fait avoir et avait drogué son supérieur en plus ?!
Elle grommela en portant une main à son visage et frissonna lorsqu'un bras la ramena contre son torse. Elle poussa un cri surpris et se retrouva allongée sur le canapé, Roy au-dessus d'elle. Elle sentait son corps brûlant sur le sien, son odeur partout autour d'elle. La situation était terriblement excitante, elle en convenait.
Il dardait son regard onyx dans ses prunelles noisette et elle gémit pitoyablement. Elle était déjà nue, dans ses bras, comment pouvait-elle résister ?
« Non, murmura-t-elle. Oh Général, je suis... »
Elle rougit mortifiée et poussa un nouveau cri vite étouffé par ses lèvres. Visiblement, le produit faisait toujours effet sur Roy et ses mains caressaient son corps avidement.
Elle se sentit perdre pied et bien que sa conscience lui dise de le repousser, son esprit lui crier que c'était déjà trop tard de toute façon. Ils avaient cédé une fois, alors deux... Et puis, elle n'avait pas d'arme sur elle, elle était bloquée par le poids de son corps beaucoup plus lourd qu'elle. En soi, elle ne pouvait pas se libérer. Et surtout, son corps lui était plus que réceptif. Ses mains passèrent sur sa poitrine et elle gémit sous ses assauts. Elle fut surprise de sentir deux doigts la pénétrer sans crier gare et ouvrit de grands yeux.
« Laisse toi faire », murmura Roy à son oreille, tout en s'activant en elle, caressant son clitoris.
Elle sentait son corps réagir et rougit de cette situation. Elle l'enlaça, le ramenant contre elle, mortifiée de se laisser ainsi aller.
Roy la sentit trembler dans ses bras et elle gémit alors que l'orgasme la foudroyer. C'était beaucoup plus discret que les fois précédentes mais il savait cette fois qu'elle était bien plus consciente de ses gestes. Lui en revanche se consumait de l'intérieur. Son sexe était douloureux encore et il se retenait de la pénétrer brutalement.
Il attendit qu'elle redescende et la vit rougir avec délice.
« Roy... » souffla-t-elle avant de s'interrompre alors qu'elle sentait son sexe presser contre le sien.
Elle savait que ça devait être douloureux. Pourtant, il restait immobile, l'observant de ses yeux noirs.
Il n'y avait pas trente-six mille solutions et elle se redressa pour l'embrasser. Il gémit contre ses lèvres tandis qu'elle prenait son sexe en main. Il était chaud et vibrant. Elle inversa leur position et le chevaucha, s'empalant dessus. Elle frémit en le sentant si gros en elle. Roy poussa un long grognement et attrapa ses hanches. Elle n'eut pas le choix que de suivre le rythme qu'il lui imposait. Roy se redressa, s'attaquant à ses seins comme il le pouvait. Elle sentit la vague de plaisir monter dans son corps et se resserra peu à peu autour de lui. Roy croisa son regard et accéléra le rythme. Il finit par la renverser sur le canapé et atteignit l'orgasme en même temps qu'elle. Elle pouvait sentir son sperme la remplir et encercla son bassin de ses jambes, le gardant en elle encore un peu. Elle aimait cette sensation.
Il se suréleva juste assez pour l'observer et décoller une mèche de son front tendrement. Ils étaient tous deux trempés de sueur. Il sentait sa poitrine monter et descendre rapidement contre la sienne et elle fronça les sourcils en le sentait durcir en elle.
« Roy... souffla-t-elle. Tu es insatiable. »
Il lui lança un regard penaud.
« Je sais », murmura-t-il d'une voix rauque, la faisant frissonner.
Il se retira et Riza pensa une seconde à l'état dans lequel devait être ce canapé. Puis Roy posa ses lèvres sur les siennes et elle réalisa alors qu'elle devait toujours être un peu sous influence de cette drogue, sinon, elle n'aurait pas autant envie qu'il lui fasse l'amour, peut-être pour la quatrième fois de la nuit.
Il se leva, la portant et elle gémit bruyamment en s'empalant profondément sur son sexe.
« Oh Roy ! » s'écria-t-elle en tremblant.
Elle sentait son corps prêt à enchaîner les orgasmes. Roy tituba jusqu'au bureau et d'un geste, envoya voler les dossiers dessus. Elle se retrouva allongée sur la surface froide, son supérieur entre ses cuisses. Il s'activait en elle tout en parcourant ses longues jambes fuselées de baisers et caresses. Il accéléra et posa son pouce sur son clitoris, la faisant se tordre sous lui. C'était tellement bon que cela en devenait douloureux. Elle le sentit venir et il s'immobilisa ensuite tandis qu'elle soufflait. Il était conscient cependant qu'elle n'était pas venue avec lui et elle frémit lorsque son pouce recommença ses va-et-vient. Puis, il se retira et elle ne comprit pas ce qu'il faisait avant de sentir sa bouche contre son sexe. Elle poussa un cri et il la maintint allongée, jouant avec sa poitrine tout en léchant avidement son antre humide. Il remontait jusqu'au clitoris et redescendait aspirer ses fluides. Elle sentait avec délice la vague grossir à l'intérieur d'elle et Roy la pénétra de deux doigts. Il explora son vagin tout en continuant de lécher son clitoris. Enfin, elle gémit bruyamment et se redressa dans un spasme. Il poursuivit sa torture le temps de son orgasme et s'interrompît peu à peu.
Épuisée, Riza ne parvenait même plus à penser. Elle sentit Roy la récupérer dans ses bras et retrouva avec bonheur la chaleur du canapé et de son corps. Elle s'était déjà rendormie quand Roy la recouvrit du plaid.
Lui-même se sentit sombrer et ne résista pas.
Leur pause fut courte cependant car deux heures plus tard, il se réveilla une nouvelle fois, le sexe tendu et gonflé, maugréant contre le fameux coupable. Le corps de Riza sur le sien n'arrangeait rien à la situation bien sûr et il passa ses mains dans son dos, descendit à ses fesses, les malaxant.
Elle sembla se réveiller peu à peu alors qu'il la plaçait en-dessous de lui. Elle ouvrit les yeux sur une scène déjà vue : Roy bien réveillé au-dessus d'elle, brûlant de désir.
« Je suis désolé, souffla-t-il.
- C'est de ma faute, rétorqua-t-elle.
- Oh non, tu n'étais pas consciente de ce que tu faisais, grogna le brun en caressant son corps.
- Attends », fit-elle en le repoussant un peu.
Il fit ce qu'elle lui demandait et se retrouva assis sur le canapé. Riza plongea son regard dans le sien et l'embrassa. Puis, elle descendit dans son cou, le léchant délicieusement. Ses mains caressaient ses épaules et il l'observait déposer des dizaines de baisers sur son torse. Elle arriva à son aine et il frémit alors qu'elle empoignait son sexe. Levant son regard vers lui, elle le lécha tout du long et il gémit.
« Oh Riza ! Tu vas me rendre fou... »
Sa voix s'étrangla dans sa gorge alors qu'elle commençait ce qui serait la meilleure fellation de sa vie. Il retenait ses mains sur ses cuisses pour ne pas la brusquer et ne parvint pas à quitter son regard d'elle. Elle s'appliquait particulièrement, caressant ses testicules au passage. Se sentant venir, il ne put s'empêcher de la retenir contre lui et râla sous l'orgasme. Il retomba sur le canapé et ouvrit de grands yeux. Loin d'être choquée, Riza se redressa et fit la grimace. Il la vit passer sa langue sur ses lèvres et frémit. Oui, elle allait le rendre fou si ce n'était pas déjà fait.
Il vint cueillir ses lèvres des siennes. Elle avait un goût âpre.
Essoufflés, ils se séparèrent et Riza jeta un regard autour d'eux.
« Ton bureau est dans un sale état, marmonna-t-elle. Et je crois qu'on a bien mérité une bonne douche. »
Il opina. Si la douche était avec elle alors il signait tout de suite.
Il était juste cinq heures et en évitant les patrouilles, ce qui ne serait pas compliqué, ils pouvaient rejoindre les salles de bain.
Il leur fallut un peu de motivation. Si Riza tenait à peine sur ses jambes, pour Roy c'était différent. Le drogue était encore active dans son organisme et il se retenait de lui sauter dessus une nouvelle fois. Ils retrouvèrent leurs vêtements enfin ce qu'il en restait. La chemise de Roy était dans un état déplorable. Heureusement, ils avaient des affaires de rechange dans les vestiaires.
Ils s'habillèrent comme ils purent et rejoignirent les douches. Là, Roy ne tint plus et il ne comprit pas trop comment ils se retrouvèrent tout habillés sous l'eau chaude. Riza était pantelante dans ses bras. Il lui retira ses vêtements et attrapa ses cuisses pour la soulever.
« Ça va ? » murmura-t-il à son oreille.
Elle gémit pour seule réponse et il la pénétra. Cette fois-ci fut plus douce étonnement. Il parvenait un peu plus à se contrôler.
Après ça, il la lava lui même, la soutenant de ses bras. Elle dormait à moitié contre lui quand il arrêta l'eau. Il l'enveloppa dans une serviette bien chaude. L'habiller fut plus compliqué car il ne pouvait retenir ses mains et ses lèvres. Il embrassa longuement sa poitrine avant de consentir à la recouvrir de son soutien-gorge. Riza se laissait faire, mi-rêveuse, mi-frémissante. Lorsqu'elle fut habillée, Roy fit de même et ensuite il la porta jusqu'à la salle de pause, celle contenant des lits. L'endroit était désert. Il l'allongea sur un lit et la recouvrit de la couverture. Puis, il retourna au bureau et tenta de mettre un peu d'ordre. Les housses du canapés auraient besoin d'un bon coup de nettoyage et les dossiers étaient mélangés. Il fit un tas sur son bureau et se dit qu'il verrait ça le lendemain. Il hésita une seconde et posa une main sur le canapé. Des éclairs alchimiques le parcoururent et Roy fut extrêmement satisfait du résultat. La couleur semblait avoir un peu changé mais au moins, il n'y avait plus de taches.
Il retourna dans la salle de pause et n'hésita pas avant de se glisser sous les couverture, tout contre Riza. Elle grommela mais se lova dans ses bras.
Cette fois-ci, ils ne rouvrirent les yeux qu'au petit matin. Il était juste sept heures et Roy se heurta de plein fouet avec la réalité. Il devait se lever et s'occuper du coupable.
Il quitta le lit et grimaça. Il avait des courbatures partout et un regard dans le miroir l'informa qu'elle ne l'avait pas laissé indemne. Si ce n'est son visage qui avait été épargné, il avait des marques noirs dans le cou et des griffures un peu partout sur le reste de son corps.
Il essaya de remettre un peu d'ordre dans sa tenue et ne prit pas longtemps pour retrouver le coupable, ligoté à la table de la salle de pause près de leur bureau. Il l'emmena aux cellules du QG et remplit les divers formulaires de détention. Puis, il en profita pour l'interroger directement, voulant connaître ses motifs.
« Manipulation humaine » furent les termes qui revinrent le plus. Il voulait apparemment voir s'il parvenait à manipuler des humains grâce à leurs hormones et il était plutôt satisfait de lui au vu de la réussite de sa troisième tentative. Roy comprit bien vite qu'il ne vivait que pour réussir ses projets scientifiques. C'était un docteur en biochimie engagé par l'armée pour diverses expérimentations. Il avait visiblement décidé d'outrepasser ses droits en pratiquant directement sur des humains.
Dégouté, Roy mit un terme à l'entretien et remonta au bureau. Les gars arrivaient au même moment et ils lui lancèrent un regard surpris.
« Tout va bien Général ? » osa Havoc.
Il fallait dire que Roy avait des cernes énormes et qu'il n'était pas parvenu à camoufler les marques sur son cou malgré l'uniforme.
« Nous avons eu le coupable », fit-il avec un léger sourire néanmoins.
Ils comprirent sans mal les circonstances de cette arrestation et des images fleurirent dans leur esprit. Ils rougirent comme un même homme et Breda le questionna sur Riza.
« Elle va bien, enfin je crois. Elle dort encore. Je vais l'amener à l'infirmerie. »
Ils opinèrent et l'observèrent partir, ne sachant pas jusqu'où ils étaient allés.
Roy rejoignit la salle de pause et prit Riza dans ses bras. Il était encore tôt et il ne croisa personne en chemin pour l'infirmerie. Là, l'infirmier la prit en charge. Il l'examinait tandis que Roy rougissait face aux marques sur le corps de son Lieutenant. Il fut bien obligé de s'expliquer et relata les événements. L'infirmier l'écouta, fronçant les sourcils, devinant en gros ce qu'il taisait et finit par tousser dans son poing, les joues rougies.
« J'imagine que votre Lieutenant est une très bonne stratège dans son travail, émit-il, jetant un regard à Riza.
- En effet, approuva Roy, gêné au possible.
- Je vais vous examiner aussi. C'est plus prudent. »
Lorsque l'équipe arriva, Roy était assis sur un lit après ses examens.
« Nous avons pré rédigé le rapport suite à votre interrogatoire de ce matin », déclara Havoc alors que Riza ouvrait les yeux.
Elle se redressa en grimaçant et l'infirmier lui tendit un verre d'eau.
« Vous avez des courbatures et quelques contusions Lieutenant, mais ça devrait disparaître d'ici quelques jours. »
Elle opina et but. Puis, elle rougit et porta une main à son front.
« Bon sang... » maugréa-t-elle.
Elle releva la tête vers Roy et il sut ce qu'elle allait dire.
« Je sais, coupa-t-il. Ne vous inquiétez pas Lieutenant. »
Elle piqua un fard en apercevant les marques dans son cou et elle se dit qu'elle ne devait pas être mieux.
« Vous devez vous reposer maintenant. Votre tension est très basse Lieutenant. Je vais vous ramener à manger. Ne vous levez pas surtout. »
L'infirmier sortit et Riza sentit effectivement sa tête tourner.
Roy s'assit au bord de son lit et toute l'équipe recula instinctivement vers la porte. Ils se sentaient de trop.
« La drogue fait toujours effet ? demanda-t-elle.
- L'infirmier a dit que mon organisme prendrait quelques jours à récupérer mais c'est beaucoup moins violent qu'hier soir », assura Roy avec un clin d'œil.
Cette fois-ci, l'équipe sortit, les laissant tous les deux.
« Roy, je suis...
- Je sais », coupa-t-il, posant un doigt sur ses lèvres.
Il l'embrassa et elle gémit en constatant que ses lèvres lui faisaient mal. Elles étaient gonflées de leurs baisers. Il s'éloigna et pouffa.
« Rien que de te voir me donne envie de te sauter dessus, souffla-t-il le regard noir.
- Roy », réprimanda la jeune femme.
Il lui sourit et embrassa sa joue.
« Bon, repose toi. Je vais clôturer cette affaire. »
Elle l'observa sortir, mortifiée.
Heureusement, elle put reprendre des forces en mangeant et se rendormit tout de suite après. Maria passa la voir dans la journée ainsi que Rebecca et si au début, elles étaient peinaient pour elle, elles changèrent de discours en comprenant ce qu'il s'était passé.
« Donc en gros, récapitula Rebecca. Vous avez passé une nuit de folie amoureuse.
- Hum oui... non ! Rebecca ! gronda Riza, rouge écrevisse.
- Je n'ai pas croisé le Général, quel dommage... souffla Maria. S'il est dans le même état que toi, je comprends qu'il reste dans son bureau. »
Elle avait porté une main à son cou et Riza soupira en la repoussant.
« Bon, si vous n'êtes pas là pour me remonter le moral alors je vous laisse rejoindre vos postes.
- Roh ! protesta Rebecca. Pour une fois que ça t'arrive à toi ce genre de choses. J'en reviens pas que tu aies réussi ton coup. C'était drôle futé. »
Riza maugréa et rougit un peu plus. Elle ne trouvait pas cela futé de son point de vue.
La porte s'ouvrit à cet instant et elles virent entrer le Général Mustang en personne. Maria et Rebecca se levèrent aussitôt.
« Bon, on va vous laisser avant d'être des témoins de vos ébats », déclara Rebecca, faisant rire Maria.
Riza leur envoya son oreiller et Roy leur tint la porte ouverte le temps qu'elles sortent, haussant un sourcil.
Il la referma et son visage s'étira en un sourire amusé.
« C'est bien, il y en a deux que ça fait rire, plaisanta-t-il en ramassant son oreiller.
- Mouais... elles se sont bien foutues de moi oui... »
Il caressa sa joue d'une geste tendre et elle se sentit fondre sous son regard. Il déposa un baiser papillon sur ses lèvres pour ne pas lui faire mal.
« C'est un mal pour un bien, tu ne crois pas ? » souffla-t-il.
Elle l'interrogea du regard.
« On aurait pu rester comme deux idiots à se tourner autour pendant encore des années. »
Elle ouvrit la bouche mais il la coupa l'embrassant. Elle gémit sous l'assaut et empoigna ses cheveux.
« Ne nie pas, murmura-t-il contre ses lèvres. Je t'aime Riza, au moins autant que toi. »
Les larmes aux yeux, elle hoqueta et l'attira à elle, l'embrassant à pleine bouche. Ça leur faisait mal mais c'était tellement bon en même temps. Essoufflés, ils se séparèrent et Roy replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle les avait lavés cette nuit mais n'avait pas pu les coiffer, aussi ils ondulaient sauvagement sur ses épaules. Avec ses joues rougies, ses lèvres gonflées de leurs baisers, elle était tellement belle.
C'est à ce moment-là, alors qu'il craquait et l'embrassait une nouvelle fois, que la porte s'ouvrit sur son équipe.
« Oups... fit Breda. Bon pari gagné, les gars. »
Roy pouffa tandis que Riza les foudroyait du regard. Un oreiller vola à travers la porte et ce fut le pauvre Fuery qui se le prit en pleine tête.
« On ne peut pas être tranquille, bougonna-t-elle, faisait rire son supérieur.
- Comment tu te sens ? questionna-t-il en la dévorant des yeux.
- Ça va, opina-t-elle avec un doux sourire. J'ai connu mieux mais ce n'est que physique. Par contre, fit-elle en reprenant un air sérieux, nous ne nous sommes pas protégés et avec cette histoire d'hormones, je ne sais pas ce que cela va donner. »
Elle avait posé une main sur son ventre, lui faisant comprendre ce qui l'inquiétait. Il approuva, sérieux aussi et déposa un baiser sur son front.
« Ne t'inquiète de rien. Nous allons surveiller cela et nous ferons au mieux d'accord ? »
Elle acquiesça et il la prit dans ses bras.
Après tout, se dit-elle, il avait raison, c'était un mal pour un bien.
Alors ? Verdict ? J'arrête là le rating M ? ^^'
