Hello!
C'est une première pour moi sur le fandom de Fruit Basket, mais en participant à la Nuit du FoF sur le thème "Ronronner", sur lequel il faut écrire en une heure, j'ai pensé quasi tout de suite à Kyo.
Fruit Basket a été l'un des premiers mangas que j'ai lus et adorés, et je le relis toujours avec plaisir (et en pleurant). Et j'ai sauté sur l'animé lorsqu'il est sorti l'année dernière, cette année, et je sauterai lorsque la dernière saison sortira.
J'espère que ce cours OS vous plaira.
Tohru n'en revenait toujours pas. Elle avait senti une telle émotion en voyant Kyo enlever son bracelet, qui représentait sa malédiction, et ne pas se transformer, quelques semaines plus tôt. Mais ce qu'elle avait encore du mal à réaliser, c'était qu'il était libre.
Kyo était libre. Libre d'aller où il le souhaitait, de rester au lycée, de choisir son métier, d'aimer.
De l'aimer elle.
A chaque fois qu'elle y pensait, Tohru rougissait. Et cela pouvait arriver à tellement de moments différents ! Son embarras n'était que plus grand lorsqu'elle n'était pas seule, et surtout quand elle voyait le regard de Kyo sur elle. Son câlin lui revenait en mémoire dès qu'elle le voyait, et ses joues s'empourpraient davantage.
Ce soir-là, au retour des cours, Kyo, Saki et Arisa l'accompagnèrent, ayant décidé de faire un dîner chez Shigure avant le départ d'Arisa pour les prochaines vacances, où elle rejoindrait Kureno à la campagne, où il se remettait de la blessure causée Akito. Yuki les rejoignit un peu plus tard, après sa réunion du comité des élèves. La soirée passa paisiblement, et Tohru était heureuse de pouvoir passer de bon moments avec ses amis sans avoir d'autres préoccupations en têtes qu'un garçon aux cheveux roux, qui la couvait d'un regard sérieux mais tranquille. Après le départ des deux amies de Tohru, celle-ci prétexta les devoirs qui leur avaient été donnés durant la journée pour monter dans sa chambre. Mais la voix de Kyo l'arrêta.
— Puisqu'on a un peu de temps… tu ne veux pas qu'on discute ?
Tohru s'arrêta sur les marches, hésitante. Elle rencontra le regard suppliant du garçon et fit demi-tour. Ils décidèrent sans même se concerter de sortir dans le jardin et se promener dans la forêt. Leurs pas les menèrent vers le promontoire au-dessus du lac, là où Kyo avait blessé la jeune fille bien des mois auparavant.
— Je crois bien que c'est à partir de ce jour que j'ai commencé à tomber amoureux de toi, déclara-t-il. Tu as été la première à accepter ma forme, qu'elle soit humaine, de chat, ou de monstre.
— J'avais si peur, je ne voulais pas que tu t'éloignes. Je te connaissais finalement peu, et j'ai pu te comprendre un peu plus, même si tu m'as blessée. Je ne t'en veux pas ! s'exclama-t-elle en remarquant l'air peiné de Kyo. Je ne t'en ai jamais voulu.
Elle entrelaça leurs doigts de leurs mains jointes. Elle ne le laisserait pas partir. L'étreinte de Kyo la surprit soudain, mais elle s'abandonna dans ses bras, heureuse de connaître un tel garçon et de pouvoir contribuer à son bonheur. Elle passa ses bras autour de sa taille et traça par automatisme des cercles dans son dos, comme elle aimait caresser son dos quand il était sous sa forme de chat. Un bruit incongru résonna soudain, et elle sentit Kyo vibrer contre elle. Elle étouffa un rire en réalisant qu'il était tellement bien qu'il s'était mis à ronronner. Décidément, les vieux réflexes ne disparaissaient pas immédiatement !
Kyo dut toutefois sentir son rire.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Que tu soies en chat ou non, tu sais ronronner quand tu es dans mes bras, murmura-t-elle avec un sourire.
Contrairement à son habitude, il ne s'emporta pas, ne paniqua pas. A l'inverse, il resserra son étreinte autour d'elle et ronronna de plus belle.
