Réunion d'anciens élèves
Chapitre 2 : Provocation.
Lorsque Riza sortit de la cuisine en compagnie de ses deux amis, elle prit sur elle pour se construire un masque semblable à celui qu'elle affichait au bureau. Elle ne voulait pas se laisser ronger par la jalousie... De un parce qu'elle ne voulait pas que son supérieur réalise les sentiments qu'elle éprouvait pour lui et de deux, parce qu'elle voulait encore moins que se soit Clary qui se rende compte de ce détail et ne la nargue encore plus. Pour cela, elle décida donc de faire comme si le couple n'était pas là. De toute façon, avec où sans le colonel, elle aurait probablement ignoré la simple présence de Clary... Ça ne changeait pas grand chose du coup ! Alors pourquoi ne pouvait-elle s'empêcher d'être rongée par la jalousie ?
Jonathan qui se rendait bien compte dans quel dilemme intérieur était plongée Riza, décida de mettre son plan à exécution et de faire en sorte que Roy s'en morde les doigts.
De son côté, Roy voyait bien que Riza l'ignorait et son regard froid voulait tout dire. Elle lui en voulait... Et pour le coup, il s'en voulait aussi... Mais comment rattraper le coup avec Clary à ses côtés ? Il avait l'impression que s'il tentait quoique ce soit, il allait faire pire que mieux. Il soupira donc impuissant...
- Alors Riza, comment s'est passée ta journée de boulot ? Commença Jonathan avec un sourire en coin.
Riza lui lança un regard noir, mais son sourire insistant lui fit comprendre qu'il était temps de mettre en pratique les conseils qu'il lui avait donné en cuisine. Riza ne savait pas vraiment si elle aurait la force d'y parvenir, mais le petit soupir agacée de Clary lui suffit pour se donner contenance.
- Et bien, comme tous les jours... Soupira-t-elle avec sarcasme. J'ai l'impression de faire le boulot de mon "patron" à longueur de journée... Ajouta-t-elle en insistant bien sur le terme patron.
Roy se figea... Elle était sérieuse là...? Il avait toujours vu sa subordonné comme une personne sérieuse et très professionnelle, ne se laissant pas influencer par ses sentiments personnels pendant son temps de travail... Qui aurait cru que pendant son temps libre, elle s'amusait à le rabaisser de la sorte... Où alors, c'était sa manière à elle de le descendre ? Parce que, à par lui, qui savait qu'elle était la réelle identité de son "patron" ?
- Oh pas cool, c'est bien un truc de patron ça ! Le mien est pareil, s'exclama Alice, enfonçant le clou s'en même s'en rendre compte. Je te jure l'autre jour, ma chef s'est attribuée tout le mérite de mon projet architectural auprès du Big Boss...
- Ah moi, le mien, ce n'est même pas pour s'en attribuer le mérite, c'est juste par flemmardise... Renchérit Riza, qui maintenant qu'elle était lancée, se sentait pousser des ailes.
- Bah ça va... Au moins si ce que tu fais c'est nul, il ne t'en voudra pas ! Moi la mienne c'est juste pour finir dans le lit du Big Boss qu'elle a fait tout ça... Le problème c'est qu'il a choisit un autre projet et du coup, elle a rejetée toutes les fautes sur moi... Je te dis pas la scène... Depuis je suis devenue ma propre patronne !
- Pour finir dans le lit du Big Boss ? Plaisanta Jonathan ce qui provoqua un fou rire autour de la table du salon et détendit l'atmosphère !
- Si ça se trouve, Riza finit les dossier de son patron pour tenter de finir dans son lit ! Poursuivit Arthur après un temps de réflexion en riant de plus bel.
Roy qui était en train de boire une gorgé du whisky que lui avait servit le maître de maison un peu plus tôt, failli s'étrangler à cette remarque. Son regard se porta sur Riza qui se trouvait assise sur le canapé juste en face d'elle, entre Alice et Jonathan. Arthur et sa fiancée étaient sur un canapé à sa droite et Paul était assis à ses côtés sur le canapé qu'il partageait avec Clary. Jane étant assise sur un pouf au milieu de tout cela.
Le visage de sa subordonné s'était complètement pétrifié... Et pour cause ! Si Arthur pensait cela, est-ce que ses autres collègues pouvaient penser la même chose ? Donnait-elle vraiment l'image d'une femme qui voulait coucher avec son patron ? Cette idée la répugna autant qu'elle la terrifia... Car cela n'avait jamais été dans ses intentions de donner d'elle l'image d'une fille facile !
- Waouh, Bravo Arthur, t'as choquée Riza ! Ricana Alice à son tour, qui n'avait pas compris la véritable raison du trouble de son amie.
- Bah y'a de quoi, renchérit Jonathan pour sauver la situation, c'est un vieux papy proche de la retraite ! Tu viens de lui mettre des images horribles en tête ! Elle va en faire des cauchemars toute la nuit !
Mustang qui avait repris contenance beaucoup plus rapidement que Riza, faisant passer son malaise pour une simple toux qui passa inaperçu. En même temps, c'était pas difficile, tout le monde l'ignorait. Bref, il n'apprécia pas beaucoup la remarque de l'homme assis à la gauche de Riza... Et vu le regard qu'il lui lançait, il était sûr et certain que ce Jonathan connaissait le véritable travail de son lieutenant et qu'il disait ça pour le faire sortir de ses gonds. Le bougre... Il était malin. Il avait intérêt à faire attention à ses réactions, il allait devoir prendre sûr lui encore plus que ce qu'il avait cru. Il en connaissait un qui allait prendre un véritable plaisir à jouer avec ses nerfs.
- Il est si vieux que ça ? Demanda Alice.
- Bah je suppose, Riza l'appelle toujours "l'autre vieux schnock", renchérit Jonathan tout en lançant un regard en coin au colonel. Aie euh !
Riza qui après avoir repris doucement ses esprits avait donné un coup de coude à son ami pour qu'il calme un peu ses ardeurs ! C'était bien beau de se lâcher, mais c'était pas lui le lendemain qui allait devoir rendre des comptes à son supérieur. Il était gentil de vouloir l'aider, mais il se laissait un peu trop emporter par l'émotion... Vieux schnock ? Où était-il parti chercher ce surnom stupide...
- Pas cool... Poursuivit Alice qui ne s'était rendue compte de rien. J'aimerais pas être à ta place ! Bosser avec des vieux c'est l'horreur, ce sont tous des pervers ! J'espère qu'il n'a pas de geste déplacé avec toi ! Avant de travailler pour mon ex-patronne, je travaillais pour un vieux, il passait son temps à laisser sa main glisser sur mes fesses ! Brouhouuuu, conclut-elle avec un frisson de dégoût à ce souvenir.
Jonathan n'y tint plus et laissa échapper un fou rire que personne hormis Jane, Riza et Roy ne comprirent. Alice qui prit la remarque pour elle s'offusqua.
- Hey te moques pas de moi toi ! S'écria cette dernière folle de rage.
- Désolé, c'était pas contre toi, ça m'a fait penser à un truc que ma dit Riza sur son patron, répondit-il entre deux rire.
- Tu es exaspérant John... S'exclama Riza en se prenant la tête dans la main droite.
Son ami lui donnait la migraine. Elle était persuadée qu'il était plié de rire car il s'imaginait la même scène entre elle et son supérieur et il faisait ça juste pour se moquer d'elle parce qu'il savait qu'en d'autre circonstance, elle aurait pu apprécier ce geste. Attends, ne venait-elle de penser qu'elle apprécierait que son supérieur lui mette la main aux fesses ? La tequila ne la réussissait pas décidément !
- Moi je pense que Riza serait capable de se taper son "vieux snchock" de patron, s'exclama Clary en intervenant dans la conversation et surprenant tout le monde. C'est peut-être la seule chance dans sa vie qu'elle aura de rencontrer quelqu'un !
Bah oui, Clary qui dit quelque chose de valorisant sur Riza, c'est mission impossible, même avec deux grammes dans le sang ça n'existerait jamais. Mais si elle connaissait l'identité du vieux schnock en question, elle aurait tourné sa langue sept fois dans sa bouche.
- Oh la garce ! Pesta Alice entre ses dents prêtes à mordre !
Jane et Jonathan, sachant très bien qui était le "vieux schnock en question" ne purent s'empêcher de partir dans un fou rire lorsque leurs regards se croisèrent. Riza avait envie de disparaître... Dans d'autre circonstance, la remarque de Clary lui aurait fait plaisir et elle aurait même était capable de lui renvoyer la balle, juste histoire de lui clouer le bec... Mais sachant que son "patron" se trouvait juste là, assis en face d'elle et la regardait avec considération, ne prêtant aucune attention aux fous rire qui se propageaient dans la pièce, la frustrée beaucoup trop. Que cherchait-il à traduire dans son regard ? Ne supportant pas de se faire rabaisser de la sorte par cette pimbêche et répondant avec provocation au regard de son supérieur, Riza posa son regard sur Clary.
- En tout cas, je préfère être seule que mal accompagnée ! Sais-tu que tu es venue accompagnée par le plus grand coureur de Jupon de toute la région Est, que dis-je de tout Amestris même ! Désolée de te décevoir ma chérie, mais demain il t'aura déjà oublié au bras d'une autre !
Elle avait sorti sa réplique avec une telle froideur et un ton si sec qu'un silence plombant s'installa dans le salon... Les rires se turent instantanément. Même Jonathan se répliqua pas... Elle savait que lui-même était un "chaud lapin" alors, il n'osa même pas renchérir de peur de se faire descendre à son tour...
Roy lui, se pétrifia... Riza pensait-elle vraiment ce qu'elle venait de dire où était-ce de la provocation de sa part ? En tout cas, cette remarque le blessa dans son orgueil... Était-ce l'image que sa subordonnée avait de lui ?
Clary la regarda la bouche ouverte. Pour le coup, elle avait réussi à lui clouer le bec. Plus personne n'osait prendre la parole. C'est comme si la foudre émanait de Riza et quiconque tenterait de briser le silence se prendrait un éclair dans la figure.
- Tata Riza ! S'exclama la voix d'une petite furie en surgissant dans le salon.
- Léon ! gronda Jane en apercevant que son fils ne dormait toujours pas. Tu ne devrais pas être en train de dormir ?
Mais ce dernier ignora la remarque de sa mère et sauta dans les bras de Riza. Sa présence suffit à détendre l'atmosphère, tel un petit ange venu radoucir la colère de la jeune femme. Son comportement avait changé du tout au tout lorsque le petit garçon lui était monté sur les genoux pour venir lui faire un gros câlin. Elle n'avait jamais été très tactile, mais cet enfant avait un tel lien avec elle qu'elle s'était habituée à ses excès d'affection envers elle. D'un coup son visage froid et glaciale se transforma en un visage angélique. Un merveilleux sourire vint illuminer son regard tandis que le petit garçon lui faisait un énorme bisou sur la joue.
- Mais moi je veux rester avec les grands, bouda le petit garçon en lançant un regard pas content à sa mère et en croissant ses petits bras contre son torse en signe de rébellion.
- Lé-on, renchérit son père avec plus d'autorité.
Le petit garçon baissa les yeux et se serra un peu plus contre Riza.
- Est-ce que tata Riza peux me raconter une histoire alors ? Minauda-t-il avec une petite voix d'enfant sage.
Jane allait répondre, mais se fit couper la parole par Riza elle-même.
- Bien sûre, s'exclama la blonde avant même que quiconque ne puisse réagir.
Elle venait de trouvait dans cette demande une porte de sortie. Elle sentait que les choses commençaient à prendre une tournure qu'elle n'arrivait plus à maîtriser alors, elle voyait là un bon moyen de prendre la fuite le temps de reprendre le dessus sur ses émotions.
- Trop cool, s'extasia le petit garçon en sautant sur le sol. Je veux la suite de l'histoire de la dernière fois ! Sur le petit garçon qui voulait apprendre l'alchimie, poursuivit-il en entraînant à la hâte sa "tata" par la main, ignorant royalement ses propres parents et disparaissant dans le couloir.
- Bon bah, si un jour ils nous arrivent quelque chose, on sait que notre fils nous oubliera vite, rigola Jane en regardant son mari après que leur fils fut reparti.
- Tu parles, Léon est raide dingue de Riza ! C'est pas avec les vieux qu'elle aura du succès, c'est avec les jeunes ! Plaisanta Paul, ne sachant pas lui non plus l'identité du patron de Riza.
Roy lui ne savait plus où se mettre... Pourquoi personne ne semblait vouloir laisser tomber cette histoire de patron vieillard...? Il n'avait même pas trente ans et se sentait encore très jeune... Pourquoi Riza le comparait donc à un vieillard ? Il en avait marre de se voir dans chacune de ces remarques... Bien que Paul n'avait pas dit cela dans ce sens là, lui, il avait pris sa remarque pour argent comptant... Pour lui, Paul disait que Riza méritait mieux que lui... Il n'aimait pas cette idée... Le pire, c'est que si cette remarque était venue de Jonathan, il en aurait été jaloux... Déjà, le fait qu'elle le surnomme John... Ça voulait dire qu'entre eux il y avait une amitié beaucoup plus intime pour en arriver à lui donner des petits surnoms. Bref, il n'aimait pas... Lui jaloux ? Non... Il ne faut juste pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.
Le fait que Riza soit sortie de la pièce lui permit de reprendre ses esprits. Il fallait qu'il se calme sinon il allait finir par cramer quelqu'un... Il hésitait entre deux personnes... Jonathan, qui lui sortait littéralement par les trous de nez et Clary... Parce que découvrir sa véritable personnalité l'avait énormément déçu et il n'avait plus qu'une seule hâte, ne plus être affiché à son bras.
Arthur décida de changer de sujet en parlant de l'actualité du pays. Ce que tout le monde apprécia. Il posa notamment beaucoup de question à Roy pour savoir qu'elles étaient ses ambitions pour l'avenir de ce pays au sein de l'armée. Bien sûre, Clary gloussa et but chacune de ses paroles. Ça l'agaça fortement, mais il prit sur lui. De toute façon, Riza n'était pas là pour le voir, alors, il pouvait se laisser un peu aller.
Pendant ce temps-là Jane et Alice allèrent préparer la table pour le repas, car mine de rien, l'heure tournait. Il n'allait pas non plus dîner au beau milieu de la nuit. L'ambiance s'était vraiment allégée, chacun plaisantant sur des anecdotes de la vie de tous les jours et Roy était à présent heureux de participer à cette soirée. Heureux, car il apprenait à connaître des personnes qui avaient partagé un petit bout de leur vie avec Riza et lorsqu'ils racontaient des anecdotes de l'époque du lycée, il apprenait des choses sur son lieutenant qu'il ignorait, enfin, pas totalement.
Arthur vantait toujours le fait que Riza était une élève studieuse et consciencieuse. Ça, il le savait déjà puisqu'il vivait le même quotidien à la caserne. Elle vérifiait toujours les dossiers de chacun avant d'accepter qu'ils soient validés par lui-même. Et cela, même avec ses propres dossiers ! Elle voulait toujours s'assurer par elle-même que tout était en ordre. Elle avait toujours eu du mal à déléguer ce genre de tâches.
Alice la voyait comme la fille parfaite qu'elle ne serait jamais, et qu'elle regrettait de s'être moquée d'elle à l'époque du lycée parce qu'elle préférait passer ses soirées à étudier plutôt qu'à s'amuser.
Cela ne l'étonna pas non plus, combien de fois Riza était restée jusqu'à très tard le soir pour finir des dossiers alors que lui-même et le reste de l'équipe étaient partis depuis longtemps, la laissant seule sans même aucun scrupule...
Bien évidemment, à chaque fois que le nom de Riza sortait dans la conversation, Clary ne pouvait s'empêcher de la dévaloriser...
- Moi je suis sûre qu'il y a eu une histoire d'adultère en Riza et le prof d'histoire, Monsieur Esseiker, ajouta-t-elle alors que Jonathan racontait une anecdote sur l'un de ces cours, celui où Riza avait corrigé le prof qui avait fait une faute sur une date de l'histoire pourtant sans intérêt, ce qui avait valu un fou rire général de la part de la classe qui avait décrété après cela que Riza aurait du devenir leur nouveau professeur d'histoire.
Bien évidemment, Clary n'appréciait guère d'entendre de nouvelles valorisations sur Riza... Ah cette remarque, Roy du se retenir de ne pas répondre... Décidément, il ne supportait plus sa "conquête". Était-ce pour la découverte de son comportement superficiel ou pour le fait qu'il n'appréciait plus de l'entendre rabaisser Riza ? Il ne savait pas, il y avait sûrement un mélange des deux. En tout cas, si Alice, qui venait de réapparaître dans le salon pour dire que la table était prête, n'avait pas répliqué sur l'instant, c'est lui qui l'aurait fait.
- T'es jalouse parce que t'aurais bien voulu te le taper !? Rétorqua Alice en riant jaune. C'est vrai qu'il était canon, il devait avoir quoi... La trentaine à tout cassé ? Mais Riza n'est pas toi Clary, elle n'a jamais eu besoin de passer sous le bureau de quelqu'un pour obtenir quelque chose, ajouta-t-elle en foudroyant littéralement du regard la conquête de Roy. Tout ce qu'elle a acquis à ce jour, c'est pour ses compétences ! Mais tu ne dois pas savoir ce que c'est d'avoir des compétences, à toi, on t'as toujours tout apporté sur un plateau d'argent !
Roy se demanda si Alice n'y était pas allée un peu fort ? M'enfin, lui-même n'aurait pas dit mieux. Il aurait probablement sorti quelque chose du genre que Riza était une femme extraordinaire et qu'elle ne lui arriverait jamais à la cheville. Oui, très certainement qu'il lui aurait dit cela. Car c'est exactement ce qu'il pensait à l'instant présent.
Clary s'offusqua et perdit littéralement son sourire. Elle n'appréciait pas qu'Alice décide de la prendre elle en grippe... Riza, ça ne l'aurait pas étonné... D'ailleurs, elle était plutôt surprise de voir que cette dernière avait pris la fuite alors qu'elle venait de prendre l'avantage sur elle... Quelle mouche l'avait piqué ? En plus, elle avait bien vu que physiquement, le garçon manqué qu'elle était, se transformait peu à peu en fille... Oui, fallait pas abuser... Il y avait encore de la marge avant de la considérer comme une femme... Elle s'était laissée pousser les cheveux, peut-être... Ça lui donnait moins l'air juvénile d'un minot... Mais bon, elle portait une longue robe qui cachait ses jambes et une chemise remonté jusqu'au col... Elle cachait tout de son corps... Avait-elle à ce point honte d'être d'une femme ? Elle, elle portait une robe qui mettait sa poitrine en valeur et soulignait ses hanches, s'arrêtant juste sur ses cuisses, laissant à chacun le pouvoir d'admirer ses sublimes jambes. C'est d'ailleurs avec ses dernières qu'elle avait réussit à mettre le grappin sur le colonel.
- Pardon Alice d'avoir était élevée dans une famille prestigieuse ! Rectifia Clary avec dédain. J'y peux quoi si Riza sort de nul part !? A par en couchant, je vois pas comment elle a pu se payer le luxe de venir étudier dans notre lycée ! Et dois-je te rappeler que tu pensais la même chose que moi à l'époque !
- Il n'y a que les imbéciles qui ne change pas d'avis ! Rétorqua cette dernière avec rage.
Il y avait tout à coup une nouvelle tension qui envahit le salon en un clin d'oeil. Roy vit Arthur et sa femme s'éclipser discrètement vers la salle à manger, ne supportant plus cette ambiance. Paul avait disparu, Roy ne saurait même pas dire depuis combien de temps il avait quitté le canapé. Il n'y avair que Jonathan qui semblait prendre plaisir à admirer cette confrontation entre filles. Il ne lui manquait plus qu'un paquet de Pop-corn et il serait le plus fin heureux des hommes. Roy, ne savait plus où se mettre... Il espérait juste que Riza ne revienne pas dans le salon à cet instant présent.
- J'étais une gamine influencée par la fille la plus populaire du lycée, poursuivit la jeune femme sur sa lancée. Mais quand elle s'est faite détrônée de sa place de "chouchoute" des profs par une nouvelle arrivante, j'ai compris bien des choses ! J'ai appris à connaître Riza pour ce qu'elle était à l'intérieur et non pas seulement sur son apparence extérieur. D'ailleurs, j'ai fait la même chose avec toi ! Tu te crois maligne sous tes airs de jeune vierge effarouchée, tu as peut-être su berner ce pauvre imbécile qui t'accompagnes, sauf votre respect Monsieur Mustang ! Ajouta-t-elle à l'adresse du colonel.
Il lui fit un signe de tête approbative, de toute façon, elle avait raison. Il avait était un imbécile d'accepter un tel rendez-vous avec cette vipère... Il ne récoltait que ce qu'il avait semé... Lui et sa lubie des jolies jambes...
- Mais nous, et en disant nous, je parle au nom de toutes les personnes présentes ce soir, il y a bien longtemps qu'on a compris qui tu étais, conclu Alice à l'intention de Clary. Oh mon Dieu, ça fait du bien quand ça sort ! S'exclama-t-elle ensuite en reprenant son souffle.
Elle se tourna vers Jonathan à qui elle sourit de toutes ses dents, fière d'avoir enfin sorti ce qu'elle avait sur le cœur. Jonathan répondit à son sourire en levant les pouces en l'air comme pour la féliciter de cet exploit.
- Puisque c'est comme ça, nous allons nous en aller, répliqua froidement Clary en se levant et en tendant la main vers Roy pour qu'il la suive. Et pour ta gouverne Alice, je préfère être une femme désirable qu'un garçon manqué qui essaye de se faire passer pour une femme ! Ce n'est pas parce qu'elle s'est laissée pousser les cheveux que ça fait d'elle une femme !
Alice voulu répliquer quand elle fut prise de court par une voix grave.
- Bon maintenant ça suffit... S'exclama Roy en se levant. Je ne voulais pas faire de scène devant tes amis, mais là, tu vas trop loin Clary ! Tu m'as bien berné comme l'a dit Alice. En bon gentleman, je ne peux pas te laisser rabaisser cette jeune femme alors qu'elle n'est même pas présente pour se défendre elle-même !
Il voulait permettre à Riza de conserver l'anonymat qu'elle s'était choisie auprès de ses amis en faisant comme s'il ne le connaissait pas. Alors il avait sorti la carte du gentleman venant toujours à la rescousse des jeunes femmes. Mais en réalité, il avait juste envie de lui sortir ses quatre vérités comme venait de le faire Alice. Il avait envie de lui dire à quel point Riza était une femme aussi désirable qu'interdite et que même en vivant toute une vie, elle n'arriverait jamais à la cheville de la bonté qui émanait de sa subordonnée.
- Roy, mais enfin... De quoi parles-tu ? Bafouilla-t-elle prise de cours, rougissant d'être ainsi malmené par son rencard.
Elle se sentait vexée et foudroya le militaire du regard d'oser ainsi l'afficher devant ses "amis".
- Non Clary, ce n'est pas la peine de faire ta victime avec moi, répliqua-t-il froidement. Tu as raison. On ferait mieux de partir. Je ne supporte plus d'être affiché en ta présence ! Je te ramène chez toi ! La soirée est terminée.
Il s'excusa auprès de Jane qui ne réagit même pas, sous le choc de la scène à laquelle elle venait d'assister. En fait, tout le monde dans le séjour s'était figé. S'ils s'étaient attendus à cela ! Alice jubilait, elle était tellement fière de voir Clary se faire jeter par le militaire. Elle regrettait presque Riza n'assiste pas à tout cela. C'était tellement grisant.
Penaude, Clary n'eut d'autre choix que de suivre Roy dans le couloir. Reprenant contenance, Jane tenta de détendre l'atmosphère et de faire revenir Roy sur sa décision. Mais il refusa. Il ne voulait pas passer une minute de plus à cette soirée en compagnie de Clary.
- C'est dommage, murmura-t-elle. J'aurais aimé apprendre à vous connaître.
Voulait-elle le connaître lui, ou bien l'homme qui était le supérieur de son amie ? Car il en était sûr, Jane savait qui il était réellement.
- Riza m'a fait promettre de ne rien dire à personne, mais je vois qu'on ne peut rien vous cacher ! Murmura-t-elle encore plus bas pour que seul lui l'entende, comme si elle avait lu en lui. Si vous voulez venir terminer la soirée avec nous après avoir ramené Clary chez elle, n'hésitez pas ! Vous êtes le bienvenu ! Vous n'avez qu'à prétexter avoir oublié votre portefeuille dans la précipitation et je me ferais une joie de vous forcer à rester avec nous, ajouta-t-elle avec un clin d'œil complice avant de refermer la porte d'entrée sans même un au revoir pour son ancienne camarade de classe.
To be continued...
Waouh, alors avant toute chose, je dois dire que je ne m'attendais pas à recevoir autant de commentaires sur mon premier chapitre, ni même à voir autant de monde suivre et adorer cette histoire ! Pourquoi ? Parce que c'est une histoire écrite sur un coup de tête, même pas réfléchis... Y'a rien de sérieux là dessus... A la base je pensais que cette histoire traînerait en longueur et que le second chapitre arriverait d'ici un mois ou deux... Si si je vous jure, je m'attendais à un vrai flop...
Mais là, en vue de toutes ces notifications reçues par mail au cours des derniers jours et qui m'ont fait énormément plaisir, je ne pouvais pas vous décevoir ! Bien évidement, je n'en attendais pas moins de mon trio de Choc Luciole, Sow' et Léna, mais merci également à Livie-Livie, Hachiko972, LoveEra, RizaElizabethHawkeye, Sora779, kassy0 et lxouisoppa que ce soit pour vos commentaires ou l'ajout de cette histoire dans vos histoires à suivre ou vos favoris. Ça me touche énormément !
J'espère que ce second chapitre vous a plu, j'ai bien ris à l'écrire ! A la base, je pensais n'en faire voir de toutes les couleurs qu'à Roy, mais en fait, en écrivant ce qui me passait par la tête, je me suis rendue compte que Riza en prenait pour son grade malgré elle... Mais bon, comme ça se répercute sur Roy, je me suis dit que ça pouvait être drôle de laisser tel quel. La soirée ne fait que commencer ! A votre avis, que va-t-il se passer dans le prochain chapitre ? N'hésitez pas à me donner vos suggestions et vos envies, je ne l'ai pas encore écrit, ça pourrait m'inspirer des idées !
A très vite !
Sei.
