Réunion d'anciens élèves
Chapitre 5 : Mensonge ou vérité ?
- Bon Riza, toi et moi faut qu'on cause ! S'exclama Alice tandis qu'elle laissa les garçons prendre de la distance entre eux.
Riza se demanda d'ailleurs si c'était une bonne idée de laisser son supérieur seul avec Jonathan... Mais bon, Alice ne semblait pas vouloir laisser les garçons entendre ce qu'elle avait à dire.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle vaincue et pas très certaine de vouloir avoir cette discussion.
- Il se passe quoi entre Jonathan et toi ?! Chuchota-t-elle tellement bas que Riza crut d'abord mal comprendre.
Riza laissa échapper un sourire, elle avait cru un instant qu'elle allait ressortir cette histoire de "vieux Schnock". Elle était rassurée. Si Alice pensait qu'il y avait quelque chose entre Jonathan et elle, c'est parce qu'ils avaient super bien joué la comédie. Tant mieux.
- Serais-tu jalouse ? Répondit Riza en rigolant.
Elle avait dit ça pour plaisanter mais surtout parce qu'elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre... Elle ne pouvait pas dire qu'il n'y avait absolument rien entre eux et qu'ils jouaient cette comédie juste pour rendre Roy Mustang jaloux car en fait le "vieux Schnock" de l'histoire en fait c'était lui... De un... Parce qu'elle en bavait déjà suffisamment pour le simple fait que Jonathan et Jane soient au courant et de deux... Parce qu'elle n'aurait pas assez du trajet jusque chez leur ami pour lui expliquer le fond de l'histoire.
Le problème par contre, c'est qu'en disant cela, Alice se mit à rougir violement... Mince... Riza aurait-elle touchée une corde sensible ? Mais non !? Alice craquerait sur Jonathan ? Bah ça alors... C'était un scoop... !
- Alice ! S'exclama Riza en comprenant. Ne me dit pas que...
- Chuttttt ! S'écria une Alice rouge de honte en plaquant sa main devant la bouche de Riza qui ne put s'empêcher de sourire devant ce spectacle.
Elle n'en croyait vraiment pas ses yeux. Elle se demandait d'ailleurs comment elle faisait pour avoir des sentiments pour lui alors qu'elle ne vivait pas dans la même ville que lui...
- Va falloir que tu m'expliques comment s'est arrivée ! Ne pu s'empêcher d'ajouter Riza.
- Comme si je le savais moi-même... Marmonna-t-elle dans sa barbe.
Alice sembla d'un coup totalement perdue.
- Tu lui as dit ?
- Non mais ça va pas la tête, s'exclama-t-elle choquée. Bon on peut changer de sujet... On devait parler de toi, pas de moi...
- J'y peux rien c'est toi qui a parlé de Jonathan... Entre nous, il n'y a rien de plus que de l'amitié... Ricana-t-elle.
En fait, elle était vraiment heureuse de voir son amie dans l'embarras, même si elle ne comprenait pas vraiment comment elle avait pu tomber dans ses filets sans qu'il ne l'y attire de lui-même... Ah moins qu'elle n'ait raté un épisode ?
- Je me doute, vu que tu as des vues sur ton patron ! Poursuivit Alice en entamant son sujet de prédilection.
Riza cessa tout de suite de rire... Là, c'était un coup bas... très bas ! Elle qui pensait y échapper... Finalement cette histoire de patron allait être remise sur le tapis... Elle ne put s'empêcher de déglutir difficilement, tout à coup, c'était elle qui se sentait mal à l'aise.
- Tu crois que j'ai oublié ce que j'ai vu tout à l'heure ? Répliqua Alice avec un petit sourire en coin et le nez retroussé de malice.
- Alice... s'il te plait... Se plaignit Riza vraiment dans l'embarras.
Tout ce qu'elle souhaitait, justement, c'était d'oublier ce détail le plus ridiculisant de toute son existence... Non mais... Comment allait-elle se remettre de cet épisode ? Elle redoutait vraiment le prochain tête-à-tête qu'elle aurait avec son supérieur.
- Y a pas de "s'il te plait"... S'exclama Alice. C'est quoi cette histoire comme quoi tu veux coucher avec ton supérieur !? Ajouta-t-elle complètement choquée, au bord de l'hystérie tellement elle n'arrivait pas à y croire.
- Je pourrais te retourner la même question, rétorqua Riza en essayant de changer la donne, ne souhaitant vraiment pas à avoir à s'expliquer.
- Oh Riza pas de ça avec moi... Riposta-t-elle avec entrain. Mon patron à trente ans, c'est un Dieu vivant et en plus il est riche... J'ai autant envie de coucher avec lui que toutes les filles d'East City doivent avoir envie de coucher avec le Colonel Roy Mustang.
Riza faillit s'étrangler à cette remarque. Pourquoi fallait-il qu'elle compare son patron au Colonel !? Elle le faisait exprès c'était pas possible !? Comment faisait-elle pour la mettre plus dans l'embarras que Jane et Jonathan réunis alors qu'elle n'était au courant de rien !?
- Pa... pardon ? Balbutia-t-elle un peu déstabilisée.
- Oh Riza, tu vas pas me dire que tu ne le trouves pas canon ? S'exclama-t-elle en pointant du doigt le dos de Roy qui se trouvait quelque pas devant eux et qui discutait avec Jonathan. 'Fin, c'est vrai que t'es attirée par les vieux... Renchérit-elle avec un air de dégout non dissimulé.
Riza soupira... Elle ne pouvait tout simplement pas lui dire qu'elle faisait partie de toutes ses filles d'East City qui voulaient justement coucher avec le Colonel Roy Mustang... ? Mais la laissait croire qu'elle était attirée par les vieux commençait à l'énerver... Elle risquerait d'en manger à chacune de leurs prochaines soirées. Il fallait qu'elle trouve une solution pour lui sortir cette idée farfelue de son cerveau. Mais comment faire ça sans lui révéler la véritable identité de son supérieur ?
Son regard se fixa un peu trop sur la carrure de cet homme qu'elle avait l'habitude de suivre chaque jour. De que pouvaient-ils bien parler ces deux-là ?
- Je me demande bien quels genres de questions peut bien poser Alice à Riza ! S'exclama Jonathan, juste devant, laissant sa curiosité prendre le dessus.
Roy aussi se posait exactement la même question. Il aurait souhaité être une petite souris pour s'immiscer dans leur conversation.
- Les filles ont l'art de se poser des questions sans intérêt, répliqua Roy en haussant les épaules, faisant celui que ça n'atteignait pas.
Mais Jonathan n'était pas stupide et savait très bien que le colonel n'en pensait pas un traitre mot.
De son côté, Roy ne savait pas vraiment quoi dire à ce type. Il ne savait pas vraiment dire s'il l'appréciait ou le détestait... Il s'était décidé à revenir chez Jane pour essayer de passer du temps avec Riza et voilà qu'il était là à discuter avec Jonathan... Ce même Jonathan qu'il trouvait un peu trop collé à sa subordonnée...
- Pourquoi être revenu sans Clary ?
Roy sursauta à cette remarque. Pourquoi cette question ? Et pourquoi Jonathan affichait-il un petit sourire en coin. Qu'essayait-il de lui faire avouer ?
- J'avais oublié mon portefeuille... Tenta-t-il le plus sérieusement du monde.
Mais le sourire en coin de ce dernier s'étira un peu plus.
- Qu'est-ce que j'ai dit ? Ne put s'empêcher de répliquer l'alchimiste.
Il n'aimait pas vraiment qu'on se moque de lui et s'il continuait à le regarder ainsi, il finirait certainement par lui griller la cervelle.
- Ah d'autre... Commença Jonathan en riant. "Vieux Schnock", compléta-t-il en riant franchement cette fois-ci.
L'alchimiste le regarda sans comprendre. Ou alors, il comprit un peu trop vite... Il avait cru que seule Jane était au courant de la véritable situation de Riza. Mais aux dernières nouvelles, Riza voyait Jane régulièrement... En compagnie de Jonathan ! Maintenant qu'il y pensait, il lui semblait évident que ce dernier était au courant depuis le début et qu'il se jouait de lui.
Tout s'éclairait dans son esprit... Les petits regards en coin qu'il lui avait lancé, sa façon dont il avait de se comporter avec Riza pour faire ressortir sa jalousie. Tout cela n'était qu'un simple jeu pour lui ! Et sa question pendant le jeu... C'était une question déguisée à sa propre intention pour savoir s'il regrettait d'être venu aux bras de Clary alors qu'il aurait souhaité y être avec Riza.
Mais comment pouvait-il savoir qu'il en pinçait secrètement pour Riza en fait !? Ca il ne le comprenait pas... Ah moins que... Non... Impossible ? Ah moins qu'il n'ait fait ça pour tenter de le rendre jaloux !? Était-ce une astuce pour savoir si oui ou non il avait des sentiments pour sa subordonnée !? En tout cas, il avait bien réussi son coup ! Il était plus que jaloux de cet homme.
Le bougre, il l'avait bien eu. Il s'était bien moqué de lui. Mais Riza était-elle dans la combine !? Non, impossible... Ce n'était pas son genre !
- Eh oui, Renchérit Jonathan devant le silence de l'alchimiste. Riza, Jane et moi sommes très proches. On a toujours su qu'elle était la véritable profession de Riza.
- Pourquoi ne le dit-elle pas aux autres ? Ne put s'empêcher de demander Roy.
Jonathan se contenta d'hausser les épaules.
- En fait, c'est surtout Clary qui ne doit pas l'apprendre. Riza refuse de lui laissait le plaisir de connaître ne serait-ce qu'un seul détail de sa vie... Et puis, connaissant Alice, elle savait que cette dernière n'aurait pas su s'empêcher de faire des allusions. Moins de personne le sait, et moins de personne ne lui posera des questions sur ses motivations. Riza n'a jamais été du genre bavarde, tout simplement.
Effectivement, Roy ne pouvait que confirmer ses dires. Pour travailler avec elle quotidiennement, il savait que Riza n'était pas du genre à bavarder inutilement. A bavarder tout court... Ce soir, c'était l'une des premières fois de sa vie où il la voyait si naturellement et parler autant. Tellement, qu'il avait du mal à la reconnaître.
- Et pourquoi ne m'avoir rien dit à moi ? Ne put-il s'empêcher de poursuivre dans son questionnement.
Maintenant que Jonathan s'était confié, il avait envie de savoir ce qui avait poussé cet homme à agir de la sorte.
- Parce que c'était tellement drôle ! Répliqua Jonathan avec un sourire idiot.
Oui bon question stupide... Il était clair que ce type avait kiffé jouer ce petit jeu.
- Pourquoi me l'avouer maintenant ? Ajouta Roy en fronçant les sourcils.
Si c'était si "drôle" comme il le disait, pourquoi n'avait-il pas poursuivit sur cette lancée ? S'il lui avait avoué connaître son existence dans la vie de Riza, c'est qu'il devait vouloir en tirer son avantage quelque part. Mais où ? Roy restait soupçonneux.
- Parce que vous me faites pitié, renchérit-il en perdant son sourire idiot et en lançant un regard désespéré au militaire.
- Pardon ?
Roy le regarda incrédule. Pitié ? En quoi faisait-il pitié ?
- Oh ! C'est bon, je ne suis pas né de la dernière pluie, s'exclama-t-il avec lassitude. Riza vous plait ! Ca se voit comme le nez au milieu de la figure.
L'alchimiste perdit de sa superbe à cette remarque. Il s'était fait grillé à ce point là ? Il est vrai que voir Jonathan aussi proche de sa subordonnée lui avait fait perdre ses moyens et qu'il s'était un peu trop lâché. Merde... Quelles en seraient les conséquences ? Il y avait une différences entre flirter et ... Et quoi ? Il n'avait même pas flirter avec elle... C'était avec Clary qu'il avait fait cela... Clary qui avait insulté si horriblement Riza... Comment avait-il fait pour se laisser séduire par cette sorcière... ?
- Qu'avez-vous à dire pour votre défense Colonel ? Demanda Jonathan, voyant que le militaire restait extrêmement silencieux.
- Que la fraternisation entre deux membres d'une même unité son strictement interdit au sein de l'armée ?
Roy avait dit cela pour se redonnait contenance, même si à l'heure actuelle, cela était le cadet de ses soucis. Jusqu'à présent il n'avait rien fait de mal... Ils étaient tous les deux à une même soirée en dehors du boulot. En quoi était-ce un crime ? Il n'y avait eu aucun écart de comportement à proprement parlé. Du moins, pour l'instant.
- Ouais, ouais... Je vous demande pas d'épouser Riza ! Ajouta-t-il avec un clin d'œil sous-entendu qui fit s'empourprer Roy malgré lui.
L'alchimiste comprenait à présent pourquoi Jonathan lui avait révélé qu'il connaissait le lien qui l'unissait à Riza. En fait, son but était de faire en sorte qu'ils repartent à deux. Il ne savait pas s'il devait s'en sentir fier ou au contraire, s'en méfier... ? Ne venait-il pas de dire que les relations entre militaires étaient prohibées ? A quoi jouait-il ? Avec le feu ? Il avait beau être l'alchimiste de flamme, s'il se faisait pincer avec Riza, ils mettaient tous les deux leurs carrières en danger. Jonathan s'en rendait-il au moins compte ?
Par chance, la discussion ne put aboutir plus loin car ils arrivèrent devant l'immeuble de Jonathan. Ils se retrouvèrent à monter les escaliers en silence. Roy plongeait dans ses pensées, Jonathan tentant d'échafauder un plan pour la suite de la soirée et juste derrière eux, Riza était totalement perdue et redoutait la suite de la soirée, tandis qu'Alice mâtait superbement les fesses de Jonathan qui était juste devant lui et donna un coup de coude à Riza pour qu'elle ne rate rien du spectacle.
Riza intriguée haussa les sourcils vers elle et quand cette dernière lança un signe de tête vers les deux paires de fesses qui leur faisaient face, elle se sentit rougir comme une écrevisse. Mon dieu, était-elle vraiment en train de relooker les fesses de son supérieur ? Et le pire, c'est qu'elle aimait vraiment le spectacle qu'elle avait sous les yeux.
- On peut savoir ce que tu as dit à Riza pour qu'elle soit rouge comme une tomate, s'exclama Jonathan à l'encontre d'Alice quand il aperçut la tête de leur amie.
Riza, de s'être fait surprendre à rougir, se mit à rougir de plus belle, elle avait soudainement peur qu'on lise dans son esprit les pensées pas très catholique qui venaient de lui passer par la tête.
- Qu'est-ce que ça peut te faire, répliqua Alice en lui tirant la langue.
Jonathan n'insista pas et se contenta d'hausser les épaules en laissant entrer ses invités chez lui. Tout le monde s'installa dans le salon. Il était beaucoup moins grand que celui de Jane, il n'y avait qu'un seul canapé. Les invités s'installèrent sur le fauteuil, Riza au milieux, et Jonathan s'installa sur une chaise qu'il plaça près d'Alice.
- Ca vous dit qu'on joue à un autre chose, minauda Alice qui s'amusait comme une petite folle.
- Oh non Alice, souffla Riza qui savait très bien à quel genre de jeu elle voulait jouer.
- Oh Riza s'il te plait. Quand on était ado tu te défilais toujours, mais maintenant que je t'ai sous la main et que tu ne peux plus m'échapper, j'ai envie de rattraper le temps perdu.
Riza ne put s'empêcher de pâlir à cette remarque et regretta de ne pas avoir insisté d'avantage auprès de son supérieur par un regard froid pour qu'il accepte de ne pas poursuivre cette soirée. Dans quel drap s'était-elle encore fourrée ?
- Tu sais que je te déteste ? Siffla Riza entre ses dents, vaincu.
- Et moi je t'aime ! S'exclama Alice avec un grand sourire triomphant sur les lèvres.
Jonathan ne put s'empêcher de rire devant cette scène, il avait vraiment l'impression d'être revenu à l'époque du lycée. Le bon vieux temps.
- Tu veux faire quoi ? Te connaissant, tu seras tentée par un action et vérité ou bien par deux mensonges pour une vérité !
- Oh oui, on peut même faire les deux ! S'écria Alice des étoiles plein les yeux en tapant dans ses mains comme une gamine devant ses cadeaux de noël.
Jonathan ne put s'empêcher d'éclater de rire. Alice était incroyable.
- On va peut-être pas aller jusque là, sinon Riza ne voudra plus jamais nous revoir.
Le regard noir qu'elle leur lança confirma ses dires. Riza semblait fulminer. En total contraste avec son supérieur, qui, assis à côté d'elle, affichait un grand sourire. Il se retenait d'ailleurs de rire de peur de se prendre l'un des fameux regard noir de sa subordonnée.
Maintenant que Roy avait entendu les aveux de Jonathan, il se sentait beaucoup plus à l'aise et se délectait de la situation. Lui qui se sentait mal à l'aise au départ, voilà qu'à présent c'était Riza qui ne se sentait pas à sa place entre ses deux amis.
- Mais euh... S'exclama Alice faisant mine de bouder. Riza tu ne peux pas me faire ça !?
- Et pourquoi je ne pourrais pas, grinça-t-elle des dents.
- Parce qu'on est amie toi et moi, exagéra Alice outrée.
- Aux dernières nouvelles, répliqua Riza en fronçant les sourcils face à la tête choquée d'Alice. Les amis ne cherchent pas à se ridiculiser les uns et les autres !
- Mais ce n'est pas pour se ridiculiser, c'est pour apprendre à se connaître, continua-t-elle de piaffer comme une adolescente.
- On se connait déjà... souffla Riza, lassée du comportement de son amie.
- Mais moi je veux découvrir tous tes petits secrets croustillants, minauda-t-elle avec un regard de chat botté supplanté d'un sourire espiègle.
Roy se disait que cette fille était une vraie terreur. Elle ne devait pas savoir que Riza était sous ses ordres, sinon il était certain qu'elle n'agirait pas de la sorte. Ou bien alors, elle cachait très bien son jeu.
- Bon, coupa finalement Jonathan. Soit on vous laisse vous tirer les cheveux comme deux lionnes en guerre et je sors du Pop-Corn pour le colonel et moi, soit Riza tu décides du jeu.
Riza le foudroya du regard, mais elle était tout de même heureuse qu'il met un terme à la folie dévastatrice d'Alice. Quand elle commençait, on avait du mal à la stopper. Elle se laissait facilement entrainer dans ses propres délires.
- Je ne connais aucun des deux jeux que tu as proposé ! Riposta Riza, tentant de laisser tomber cette idée grotesque.
- Action et vérité, comme son nom l'indique, c'est soit tu choisis de répondre à une vérité, soit tu dois faire l'action qu'on te demandera de faire.
- Ok, hors de question que je joue à ça... Répliqua aussitôt Riza sans même chercher à connaître les détails du jeu.
- Mais pourquoi, bouda Alice.
- Parce que, qu'importe ce que je choisis, je suis certaine de ne pas m'amuser du tout ! Cingla-t-elle avec un regard froid pour son amie qui bouda un peu plus.
Intérieurement, Roy non plus n'était pas trop pour l'action et vérité... Connaissant les intentions de Jonathan, ce dernier ne l'aurait pas épargné non plus.
- Du coup va pour deux mensonges pour une vérité ! Renchérit Jonathan en essayant de mettre un peu d'ambiance. Comme son nom l'indique, le but est de donner trois informations. Deux d'entre elles doivent être fausses et l'une vraie. On devra ensuite délibérer pour savoir laquelle selon nous est là vraie et il faudra répondre sincèrement si elle est vraie ou fausse.
- Je préfère, au moins personnes ne pourra jouer pour moi, souffla Riza soulagée.
Si c'est elle qui devait choisir les informations qu'elle devait révéler. Personne ne tenterait de lui faire avouer ce qu'elle n'avait pas envie d'avouer. Elle aimait ce jeu où elle pouvait garder un minimum de contrôle sur sa vie privée.
- Ca s'est ce que tu crois, murmura Alice plus pour elle-même que pour Riza avec son petit sourire espiègle, comme si elle avait lu dans ses pensées.
Riza lui lança un regard interrogateur, mais cette dernière ce contenta de lui renvoyer un sourire resplendissant avant de prendre la parole.
- Bon Jonathan, tu n'as qu'à commencé ! Enonça-t-elle en se tournant vers son ami du lycée.
- C'est parti alors ! Commença-t-il. Je n'ai pas couché avec une fille de puis plus d'un mois, la dernière fille avec qui j'ai couché était blonde, j'ai couché avec la fille de ma patronne.
- Trois informations sexuelles, dis donc ça fait un peu satyriasis Jonathan ! Faudrait penser à consulter ! S'exclama Riza en riant.
- Et oh, en présence de l'étalon de East-City faut bien que je montre ma virilité ! Rétorqua-t-il en bondant le torse.
- Ahhh les hommes, tous les mêmes, ajouta Alice avec un air désespéré.
- Je suis bien d'accord avec toi, renchérit Riza avec le même soupir, en pensant aux genres de discussions que pouvaient avoir ses collègues en salle de pause.
- Tous des obsédés sexuels... Poursuivit Alice avec évidence.
- Roy, je pense qu'il va falloir qu'on remette ses deux jeunes filles à leur place, répliqua Jonathan faussement outrée.
- Je ne pense pas que le Colonel Mustang soit le mieux placé pour intervenir, il est arrivée dans cette soirée grâce à Clary et il est toujours là alors que Clary ne l'est plus ! Renchérit Alice, ne faisant que constater la chose.
- C'est vrai, je me demande où vous avez été cacher son corps, questionna Jonathan en posant sa main sur son menton, faisant signe de réfléchir.
- Dans une poubelle ? Suggéra Alice, montrant à quel point elle détestait la blonde.
- Je l'ai juste redéposé chez elle. Je vous rappelle que je suis militaire ! S'offusqua Roy devant une telle pensée.
Pour qui passerait-il ?
- Bah vous êtes militaire, vous devez savoir cacher un cadavre, ajouta Alice en haussant les épaules.
Comme si le fait qu'il soit militaire lui donnait le droit de se débarrasser d'une personne qu'il n'appréciait pas... Si tel était le cas, n'importe qui deviendrait militaire juste pour cette raison.
- Et en plus, vous manipulez extrêmement bien l'alchimie du feu ! Renchérit Riza en prenant par à la conversation.
- Oh mais oui, j'avais oublié ce détail, tape m'en cinq Riz' ! Ricana Alice en faisant un check avec la blonde.
Roy ne savait pas s'il devait se sentir flatté ou choqué de l'intervention de sa subordonnée. La voir suggérer de se débarrasser de Clary n'était pas son genre. Après ce qu'ils avaient vécu à Ishval, à ses yeux, chaque vie avait son importance. Mais, ne venait-elle pas de vanter ses qualités d'alchimie ? Bon après tout, elle avait peut-être simplement dit cela pour vanter l'art de son père et non pas ses qualités propre d'alchimie...
- Bon, et si on revenez au jeu ? Suggéra-t-il pour changer de sujet avant de se torturer l'esprit avec trop de questions qui resteraient sans réponses.
Décidément, la soirée prenez une drôle de tournure.
- C'était quoi déjà tes trois révélations John ? Demanda Alice en se tournant vers le concerné.
- C'est gentil de t'intéresser à ce que je dis toi... Se renfrogna-t-il.
- Alors si je ne me trompe pas, il a dit "je n'ai pas couché avec une fille de puis plus d'un mois, la dernière fille avec qui j'ai couché était blonde" et enfin, "j'ai couché avec la fille de ma patronne".
- Merci Riza, au moins une qui suit ! S'exclama-t-il avec gratitude.
- J'imagine mal John n'avoir eu aucune aventure depuis plus d'un mois, s'exclama Alice en prenant les informations en considération et ignorant superbement l'intéressé.
- Pareil, renchérit Riza. De plus, je suis sûre qu'il ne se souvient même pas de la couleur de cheveux de la dernière fille qu'il a eu dans son lit.
- Faudrait-il encore qu'il se souvienne de son prénom, poursuivit Alice en pouffant.
Et les deux filles se mirent à rire avec légèreté. Roy aima beaucoup. Il était rare qu'il puisse assister à une scène aussi agréable de la part de sa subordonnée. Elle était toujours si stricte et professionnelle au bureau. Il faudrait qu'il s'invite plus souvent à ses soirées entre amis, il aimait beaucoup la Riza qu'il avait sous les yeux, elle semblait tellement plus humaine et elle-même ainsi.
Par contre, Jonathan, n'aima pas du tout, à l'inverse du Colonel Mustang.
- Vous avez terminé de vous moquer de moi ? S'écria-t-il, vraiment vexé pour le coup.
- Hé ho, t'as voulu jouer, assumes un peu ! Piaffa Alice en se moquant ouvertement de lui. Monsieur Mustang quel est votre avis ?
- Solidarité masculine oblige, je n'ajouterais aucun détail...
- Ca ne m'étonne même pas...
Riza avait murmuré cela plus pour elle-même, mais la remarque n'échappa pas aux oreilles du colonel qui se retint de rougir. Que voulait-elle insinuer par là !?
- Et puis, je ne connais pas personnellement Jonathan donc je n'ai absolument aucune idée de ce qui pourrait être vraie... Donc je vous laisse dans votre débat, vous semblez tellement bien partie ! Conclut-il avec un petit sourire en coin.
- Bon bah du coup, il ne reste qu'une possibilité, poursuivit Alice. Jonathan a couché avec la fille de sa patronne !
- Oui, c'est la seule solution possible ! Renchérit Riza en reprenant son sérieux.
Les deux filles se lancèrent un regard entendu avant de se tourner vers leur ami.
- Alors ? Dirent-elles à l'unisson.
- Raté ! Ma patronne n'a que des fils, mais c'était bien essayé.
- Crotte ! Ca voudrait donc dire que tu te souviens de la couleur de cheveux de ta dernière conquête, je suis sidérée ! S'exclama Alice sans aucune gêne.
- Tu penses ce que tu veux, j'ai répondu à votre question, donc je garderais pour moi laquelle était la vraie, répliqua Jonathan.
- Pffff c'est même pas drôle, bouda-t-elle.
- C'est le jeu ma chérie ! Renchérit-il en lui envoyant un baiser volant suivit d'un sourire moqueur. Alors, à qui le tour ?
- Riza c'est à toi ! répliqua Alice avant même que quiconque ne puisse prendre la parole.
- Euh... Déjà ? J'ai pas réfléchis à la question ! Se renfrogna-t-elle soudain mal à l'aise. Pourquoi tu ne jouerais pas avant moi ? Suggéra-t-elle à Alice.
- Tu connais pas Alice, s'incrusta Jonathan. Elle aime passer la dernière pour poser ses questions en fonction de degrés de révélations des autres questions, annonça Jonathan en répondant à la place d'Alice.
- Mais ce n'est pas juste, s'écria Riza.
- J'avoue que tu pourrais faire un effort Alice ! Renchérit Jonathan. Tu as déjà réussi à faire jouer Riza, tu pourrais passer ton tour avant le sien, pour lui montrer ta bonne volonté comme elle a montré la sienne en acceptant de jouer.
- Merci John ! Approuva Riza, heureuse de voir que pour une fois, il la soutenait un peu.
- Bon, bon, d'accord... Si vous vous liguez tous contre moi... Pesta une Alice pas contente. J'ai couché avec mon patron, je suis amoureuse, j'ai quitté mon ex parce qu'il fumait trop. Voilà, vous êtes content ?! Répliqua-t-elle avec dédain.
- La mauvaise joueuse, souffla Jonathan en se moquant ouvertement d'elle. Vu que t'avais des vus sur ton patron, je suis sûr que tu as couché avec lui ! Je pense pas que tu nous révélerais que tu sois amoureuse, sinon on le serait déjà... Et l'ex qui fume trop...Qu'est-ce que ça peut nous faire ? Y'a rien d'intéressant à cette information...
Alice lui lança un regard rempli d'éclair. John était toujours tellement sûr de lui que ça l'agaçait.
- Qu'en penses-tu Riz', tu es d'accord avec moi ?
- Bah écoutes, je suis pas sûre qu'elle ait couché avec son patron, mais juste pour être sûre de l'information je suis d'accord avec toi pour choisir celle-ci, si elle se révèle fausse, je sais très bien qu'elle finira par cracher le morceau sur la vérité.
- Hey ! Bouda Alice. Vous êtes vraiment horrible tous les deux ! Pour le coup, ce sera l'avis du Colonel Mustang qui tranchera, ajouta-t-elle en se tournant vers l'alchimiste.
- Non mais d'où tu changes les règles comme ça t'arranges toi !? S'exclama Jonathan.
- Parce que vous faites tout pour m'enfoncer ! Râla Alice en croisant les bras sur sa poitrine comme une enfant de cinq ans pas contente d'apprendre qu'elle était en train de perdre.
- Parce que tu n'as pas fait la même chose avec moi peut-être ? Renchérit-il avec sarcasme. Toi et ta mauvaise fois, souffla-t-il avec lassitude.
Riza ne put s'empêcher d'éclater de rire devant cette scène, au final, intérieurement, elle se disait que la bonne réponse devait certainement être "je suis amoureuse", puisqu'elle lui avait fait comprendre sur le trajet jusque chez John qu'elle en pinçait pour ce dernier. Mais elle se disait que si elle insistait pour choisir cette réponse, Jonathan la taquinerait pour savoir de qui elle était amoureuse et les foudres d'Alice retomberaient sur elle... Donc bon... Pour sa survie, il fallait mieux suivre son ami dans sa proposition.
- Si j'étais toi Riza, je rigolerais pas trop, ton tour n'est pas encore passé, poursuivit Alice tout en pestant.
Riza lui lança un regard interrogateur voulant dire "parce que tu crois que tu me fais peur ?" et cette dernière lui renvoya un regard qui disait "ne prends pas trop vite la confiance" et Riza déglutit malgré elle. Alice pouvait être très persuasive quand elle s'y mettait... Si elle apprenait qu'elle travaillait en réalité pour son voisin assis à sa gauche, elle ne donnait pas cher de sa peau...
- Alors Colonel Mustang ? Insista Alice.
- Arrêtez de m'appeler Colonel... Appelez-moi Roy, je ne suis pas en service ! S'exclama ce dernier mal à l'aise de devoir trancher.
Pourquoi on lui mettait le couteau sous la gorge ? Lui aussi il avait compris qu'il ne fallait mieux pas se prendre les foudres de la jeune femme qui semblait être une vrai tornade quand elle s'y mettait.
- Comme tu veux, Roy ! Mais j'attends toujours ta réponse, reprit-elle en insistant.
- Bah écoutes, solidarité masculine oblige, je vais suivre la proposition John ! Répondit Roy en haussant les épaules, montrant au passage qu'il n'avait pas vraiment d'avis sur la question.
- Pffff, j'aurais jamais du vous laissez à deux pour venir jusqu'ici... Pesta Alice entre ses dents. John s'est fait un nouvel ami...
- Ah-ah-ah, renchérit Jonathan en rigolant. Du coup, t'es obligé de répondre ma vieille !
- D'où tu me traites de vieille toi ! De toute façon s'est faux, j'ai jamais couché avec mon patron, répliqua-t-elle en lui tirant la langue.
Riza laissa échapper un sourire qui signifiait que sa supposition était la bonne, sourire qui n'échappa pas aux yeux de Roy et de Jonathan.
- Riza, tu savais que c'était pas la bonne réponse ! Traitresse !
- Hey, solidarité féminine ! J'avais un doute, mais du coup, maintenant je n'en ai plus, renchérit-elle en faisant un clin d'œil à Alice qui perdit de sa contenance.
Elle venait de réaliser qu'elle s'était trahie elle-même en venant jusqu'ici... Mince, c'est elle qui voulait mettre Riza dans tous ses états et voilà qu'elle s'était fait prendre à son propre jeu.
- Va falloir qu'on cause, commença Jonathan avant de se faire brutalement couper la parole par une Alice en furie.
- Ah ça non ! Tu n'as pas voulu dévoiler ta vraie réponse, tu n'auras pas la mienne et si Riza veut sortir d'ici vivante, elle tiendra sa langue également.
- Mais c'est pas juste, Riza sait quelque chose que j'ignore.
- Sois pas jaloux, répliqua Riza en lui tirant la langue.
- Mouais... De toute façon moi je sais quelque chose sur toi que Alice ignore, donc ça devrait suffire à me contenter, renchérit-il en lui tirant la langue à son tour.
C'est pas croyable, ils étaient tous pas mieux qu'un groupe d'enfant de cinq ans lorsqu'ils étaient réunis en si petit comité.
- Qu'est-ce que Jonathan sait et que j'ignore !? S'écria Alice en se réveillant.
Elle lança un regard à l'assemblée qui signifiait "on ne sortira pas de cet appartement tant qu'on aura pas mis les choses au clair". Riza fusilla Jonathan du regard et ce dernier déglutit. Quand à Roy, il ne comprenait pas trop pourquoi d'un coup l'atmosphère avait autant changé. Il observait la scène qui lui faisait face sans comprendre. Si des éclairs pouvaient sortir des yeux de sa subordonnée, sur qu'à cet instant Jonathan ne serait plus qu'un tas de cendre. Ce dernier semblait décomposé par sa propre bourde et Alice semblait attendre avec délectation qu'on lui annonce quelque chose de croustillant.
La "couverture" de Riza était-elle sur le point d'être révélée ? Comment la suite de la soirée allait-elle s'annoncer ?
To be continued...
Oh comme je suis méchante, plus d'un mois sans poster un chapitre et je vous offre une telle coupure sadique hihi...
Merci à Kalane et à Musing-and-music pour l'ajout de l'histoire dans vos histoires suivies ! Je vois que vous êtes toujours de plus en plus nombreux à vouloir suivre les déboires de Riza ! J'avoue qu'entre Jonathan, Alice et maintenant Roy en personne, elle n'est pas aidée la pauvre ah-ah-ah.
Je suis désolée d'avoir mis autant de temps à poster la suite, je suis partie presque deux semaines en vacances début septembre et à mon retour, j'ai vécu un drame qui ne m'a pas vraiment donné envie d'écrire quelque chose d'aussi drôle !
Je vous dis à très vite avec le chapitre six qui arrivera en fonction de vos réactions sur ce chapitre hihi.
Bon lundi à tous.
Sei.
